8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 16:45

Après une première expérience concluante au Vietnam (excepté avec la police locale), nous avons choisi une nouvelle fois de découvrir les charmes d’un pays en deux roues.

 

Avant mon départ, j’avais imaginé traverser l’ensemble de l’Asie du Sud-Est en moto. Je pense que c’est tout à fait possible et qu’il y a là de nombreux avantages (plus de liberté, plus de rencontres, s’immiscer pleinement dans le pays). A deux, avec nos deux gros sacs, c’est plus difficile, voire impossible. La seule condition serait d’acheter deux motos, mais ma partenaire était opposée à ce projet (tout comme ma mère !). Et comme les voyages à deux sont une question de compromis…

Le compromis c’est justement de faire quelques expéditions en deux roues, avec l’avantage de laisser notre sac à l’hôtel qui sert de base, de point d’ancrage.

 

A Paksé nous avons eu la chance d’avoir une moto manuelle (60 000 kips pour une journée, 6€). Pour ceux qui, comme moi il y a quelques semaines, ignorent la technique des deux roues :

-          Automatique, les vitesses passent d’elles-mêmes. Tu démarres la moto, tu accélères, tu freines, tout ça avec la main droite. Plus con qu’un vélo car pas besoin de pédaler.

-         Manuelle, tu dois passer et rétrograder les 4 vitesses avec ton pied gauche. Le pied droit te sert pour le frein de la roue arrière, la main droite pour accélérer et pour le frein de la roue avant (la main gauche sert à faire coucou aux Laotiens). Un peu plus compliqué mais ce n’est pas le concours d’entrée de l’ENA.

 

Paksé est notre base. A quelques kilomètres, le plateau des Bolovens fait la renommée de la région.

Tout d’abord les cascades. Nombreuses. Pas très cher (20 centimes d’euro pour chacune d’entre-elles). Possibilité de se baigner. La première, E-Tu, fut simple, pour se mettre en bouche.P1080812 La seconde fut immense. Tad Gneuang. J’ignore la hauteur, mais la plus haute que j’ai vue dans ma vie. Des arcs en ciel se formaient en bas de la chute, j’ai cherché l’or sans trouver. La puissance qui se dégageait nous fit prendre une douche, malgré la bonne dizaine de mètres qui nous séparaient. Spectaculaire.P1080890.JPG

Le top du périple, la visite gratuite d’une plantation de café et de thé. J’é-thé (ahah) inculte. L’arabica est le plus petit, sa fleur ressemble au jasmin. Puis le robusta (un peu plus grand). Le processus de création, la récolte, les grains qui sèchent… P1080913.JPGLa plupart des plantations datent de l’époque coloniale (la France a peu investi dans l’ensemble au Laos, se consacrant essentiellement au Cambodge et au Vietnam). Un franco-laotien à la retraite fait tourner la boutique, un bar spécialisé dans le café (surprise), et prend soin d’une araignée géante suspendue au plafond (si l’araignée tombe pendant qu’il n’est pas là, il y a un risque que ses employées la grillent au barbecue !).

Nous avons fini avec une troisième cascade, après des escaliers interminables, où nous pouvions glisser sur un radeau vers la cascade (et même aller sous la cascade, pour une douche puissance, pas fait). Tad Lo était aussi au programme (une autre cascade, un peu plus loin), mais nous n’avons pas trouvé !P1080968.JPG

 

Pensée du jour : le Laos grimpe très vite au classement !

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