13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 06:00

Jour 3/4

 

La deuxième partie du loop est renommée pour la tranche Laksao-Tha Lang (le terme tranchée correspond mieux). Une route. Non, c’est une insulte au mot route. Chemin non plus, voie pavée à moitié. Un truc. Oui, voilà, un truc où les motos et voitures sont censées rouler. Des pierres il y en a. Mais s’il n’y avait que ça… Des trous, il y en a. Mais s’il n’y avait que ça… Du sable il y en a…. Oui, le mélange de tout ça et vous obtenez la pire route que j’ai rencontrée dans ma vie. 60 kilomètres, 3 bonnes heures. Imaginez un peu que l’on vous fesse avec une pelle pendant 3 heures, tout en vous demandant de rester concentré, sinon il y a risque de chute (et chute il y a eu, sans grande conséquence heureusement puisque la vitesse lente et les fougères qui nous ont gentiment accueillies ont permis d’éviter un drame).P1180348.JPG

Un cauchemar pour le conducteur (moi), je n’ai pas levé la tête pendant le périple et parler du paysage serait un récit automobile (tourne à gauche, gros trou à droite, voie de droite bouchée par le sable, gauche, droite, plus vite, moins vite, attention, cailloux, gros cailloux, trous… et ainsi de suite)

 

Bon, heureusement nous avons fait quelques poses. Le temps d’apprécier un bus dans le fossé (5 minutes avant et c’était pour nous). Le temps d’apprécier une forêt d’arbres morts sur plusieurs kilomètres (la nature est bizarre parfois). Le temps pour ma partenaire de voir le coucher du soleil.

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Après une telle journée, c’est une joie d’arriver à l’hôtel Sabaidee (bonjour en laotien, on nous le répète à tous les coins de rue). Problème, il n’y a plus de bungalow disponible.

Pas grave nous dit le patron, aimez-vous le camping ?

Personnellement, après une journée de fessée, j’apprécierais beaucoup un lit.

Pas d’inquiétude, ce sera gratuit !

Le radin qui est en moi dit banco avant que le matérialiste n’ait le temps de réagir.

Et c’est ainsi que l’équipe de l’hôtel Sabaidee nous transforme une hutte. Moustiquaire, deux couvertures (il fait près de 20°C la nuit, pas de soucis de ce côté-là). Pour la douche, on peut prendre celle dans la chambre du patron ! Si vous le dites !

Du côté du service ce fut le top. J’apprends un peu plus tard que le patron parle français, et qu’il y a un terrain de pétanque derrière le restaurant. Et c’est ainsi que le lendemain, pendant le petit-déjeuner, je me retrouve à jouer à la pétanque au milieu de nulle part avec deux Laotiens ! (introduction pendant la colonisation française, 3ème sport du pays !)

 

Jour 4/4

 

Après 20 kilomètres de poudreuse jusque Nakai, on retrouve enfin le goudron, à notre plus grande joie. La vie à moto paraît tellement facile sur du goudron !

Du coup, je relève un peu la tête pour apprécier les paysages. Les karsts sont splendides, la nature laotienne bat à pleine couture le Cambodge et le Vietnam. P1180345.JPG

On décide de prendre une route sur la droite. On se retrouve dans un village totalement isolé. Les enfants se rassemblent autour de nous, nous poursuivent. Les adultes nous regardent d’un air surpris. Si nous n’étions pas les premiers touristes qu’ils ont vu dans leur vie, nous n’en étions pas loin !

 

La route n°12 offre les plus belles vues. Il y a des caves à visiter, des cascades à découvrir. Ayant déjà fait les deux récemment, nous optons pour la baignade en rivière, toujours aussi agréable.

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Le bilan du loop autour de Tha Khek ? La meilleure façon de découvrir les campagnes du Laos. La moto offre la liberté, les paysages, les populations. Et même si la route fut parfois éprouvante, nous avons maintenant le sourire. L’impression d’avoir été pleinement dans le pays, de l’avoir déjà découvert en grande partie. Et l’impression d’apprécier à sa juste valeur le Laos et les Laotiens.

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