18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 20:10

Là, c'est dur. Dur d'être loin de l'Europe. Je le savais un peu d'avance, ce voyage ne me correspondant pas vraiment. J'aime bouger, d'une ville à l'autre. J'aime découvrir, une population, une culture, des nouveaux paysages. Et là je suis bloqué. Bloqué dans ma prison qu'est mon institut de recherche. Bloqué dans mon autre prison qu'est ma chambre.

 

La faute à qui ? A moi, forcément. Je n'arrive pas à me motiver pour sortir seul. Bon, jusque là ce n'est pas anormal. J'ai des colocataires, mais ce sont des fantômes. Il y a mon directeur de thèse, mais il est plus près de la retraite que de ses années universitaires. Et puis il y a les autres jeunes de l'institut, qui sont loin d'être les fêtards d'Erasmus.

Je savais que je ne venais pas ici pour faire la fête ou du tourisme. Mais ça n'empêche que ça me paraît déjà long. A 20h, j'ai commencé à faire deux-trois trucs chiants pour ma recherche. Deux heures plus tard, il était 20h20.

Souvent, j'ai tendance à me plaindre du temps qui défile trop vite. Mais je gardais tout de même en mémoire mes cours d'allemand où les minutes comptaient 1600 secondes. Et j'ai l'impression de replonger dedans. Et encore, je voudrais bien reprendre mes cours d'allemand...

 

Elle me manque. Oui, c'est une certitude. Parce que deux mois de distance, c'est long. Hier, on m'a évoqué la possibilité d'un stage à Nairobi...de 6 mois. Mais on m'a dit que ce n'était pas sûr. J'ai pensé intérieurement que « si, si, c'est sûr, je ne le ferai pas ! ». Et peu importe que ce stage m'offre une jolie ligne sur mon CV, tant j'ignore comment je ferai pour survivre ici 6 mois.

Je reviens dans 23 jours. Oui, j'ai commencé le décompte. Et j'essaie déjà d'imaginer ce que je veux faire à mon retour. La famille, les ami(e)s, l'Allemagne. Et puis la thèse. Ça demande de l'organisation. Je réfléchis même déjà à Nouvel An et à ce qu'on peut faire.

 

Je suis jaloux. De vous. D'elle. Depuis quelques jours elle sort chaque soir. Elle commence l'université ce lundi. Je ne sais pas si vous vous rappelez vos débuts d'université ? Pour moi, c'était il y a... 7 ans. Oui, putain, 7 ans. Et pourtant je me dis que je pourrais encore faire ces choses là mille fois. De nouvelles rencontres chaque soir, de nouvelles amitiés, vivre la nuit et dormir le jour. Reprendre une cure de jeunesse. Reprendre une cure de vie.

23, putain, 23.

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