18 janvier 2010 1 18 /01 /janvier /2010 12:58

Le ski, c’est comme le vélo, ça ne s’oublie pas !

 

C’est ce qu’un ami m’a écrit à propos du ski. Il a oublié de préciser que comme le vélo, le ski commence avec des grosses chutes. C’est ainsi que j’ai découvert les joies de la belle poudreuse blanche (non, ce n'est pas de la coc') sur mes deux longs pieds rectilignes qu’on appelle ski. Avec ces deux instruments de tortures, on m’a offert deux bâtons pour tenter de me stabiliser, les petites roues du vélo en quelque sorte. Les joies du vélo, c’est du pouvoir humer l’air frais de la nature et comme certains m’ont fait la même publicité pour le ski, je me suis laissé convaincre de tenter l’expérience. Bien sûr j’ai démarré sur le plat, on n’imagine pas un apprenti cycliste démarré dans le col du mont Ventoux… Ce fut un désastre. Comme l’armée française à Azincourt ou Waterloo, je suis tombé en masse. Le même ami m’a écrit que les débuts en ski « ont une saveur particulière », il évoquait sans aucun doute la saveur de la neige dans la bouche, qui s’accumule au fur et à mesure des chutes ; c’est donc cela, l’air frais de la nature…

 

Apprendre le ski, c’est comme apprendre le vélo : on débute toujours par apprendre à tomber et à se relever. Comme sur ma bicyclette, j’ai pester sur ma machine, « bon Dieu, ils ne vont pas ces skis […] où sont les petites roues ? » Ma deux petits bâtons, que je ne savais pas utiliser… Le planté de bâton, c’est donc cela… Dans mon cas, je plantais souvent ces bâtons profondément, au moins tout autant que moi.

 

Après tant de lourdes chutes je pensais que le pire était passé. Et là, comme à vélo, arrive le temps de la première montée, celle qui te démontre qu’il te faut encore un peu d’entraînement avant de remporter la Grande Boucle. Cette première montée ressemblait pour moi au Tourmalet, quelque chose d’interminable, où j’avais l’impression de ne pas avancer… Et ce n’était pas qu’une impression ! Tandis que je faisais un pas en avant, je glissais de deux pas en arrière. Difficile dans ses conditions de remporter le maillot à poids du meilleur grimpeur.

 

« Heureusement après la montée, il y a la descente », telle fut ma stupide réflexion au moment des faits. Avec le recul, je pense que les chutes sont plus dangereuses dans le second cas. Je me suis lancé sans réfléchir et lorsque le virage est apparu, je me suis rendu compte que je n’avais pas de guidon pour tourner et j'ai eu beau chercher les freins… J’ai crié alors du plus fort que j'ai pu, non pas par peur, mais pour prévenir les personnes qui étaient devant moi. Et là, il me restait deux solutions : soit je continuais tout droit, direction les arbres (c’était « l’appel de la forêt » de Jack London) ou je me sacrifiais dans la neige (style Worms en mode kamikaze). J’ai choisi la seconde option, pour l’honneur.

 

Maintenant, certains trouvent drôle de payer 6€50 pour se ramasser la gueule pendant une heure et demi ? Moi aussi.

 

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