30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 16:40

Dans un train (oui, je passe ma vie dans les trains), je discute avec une demoiselle, assise à côté de moi. Franchement. Oui, franchement. C'est son tic de langage. Pas besoin d'être orthophoniste pour le repérer. Au bout de deux ou trois phrases je pense que c'était déjà fait. Mais j'essayais d'en faire abstraction. Cependant, il arrive un moment où le cerveau ne peut plus se concentrer sur le fond. Alors que ma voisine parlait, je comptais. Combien de franchement peut-elle mettre dans une seule phrase ? 16. C'était impressionnant. Franchement. Parfois tous les deux mots. Franchement.


On connaît tous quelqu'un qui a un petit tic de langage. Je me souviens de l'université et des « en fait » que l'on entendait en exposé. Comme c'était nos copines, on était sympa, au premier rang, à faire des bâtons à chaque « en fait » prononcé. Forcément, elles s'en sont rendu compte, et elles en étaient toutes déstabilisées (sympa les copains!).


To be honest. Oui, pour être tout à fait honnête, j'ai également moi-même des tics de langage. Et je m'en suis rendu compte... en anglais. Enfin, plus précisément, on me l'a dit dans la langue de Shakespeare. Je sors mon excuse habituelle, à savoir que je n'ai pas assez de vocabulaire, ce qui explique les répétitions. Mais tout de même, to be honest, c'est très énervant d'apprendre son tic de langage. Au départ, je disais : « mais non, je ne le dis pas tant que ça ! ». Et puis quand tu le sais, c'est fini. A chaque fois que tu prononces cette expression, on te fait un petit sourire diabolique, du genre « tu vois, tu le dis ! ». Et après c'est comme une sale maladie, il faut lutter. Je fais un « To be » et je m'arrête. Et puis ça s'en va, remplacé par quelque chose d'autre. True story.


Oui, au Kenya, on m'a dit que je disais régulièrement la phrase de Barney. Le tic de langage se refile autant que la grippe. True story.

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