30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 01:04

Mercredi, j'ai réalisé un petit rêve : entrer dans l'Assemblée Nationale. Non pas que j'eusse été élu à la suite d'une élection passée inaperçue ! J'y suis allé en simple spectateur.

L'Assemblée Nationale se réunit dans le Palais Bourbon. Ce bâtiment a une belle histoire. Il fut construit en 1722 pour Louise-Françoise de Bourbon, fille légitimée du roi Louis XIV et de Madame de Montespan. Le prince de Condé récupéra le palais en 1764, avant de devoir le céder lors de la Révolution, puis de le louer à la Chambre des députés. L’État acheta finalement le bâtiment en 1827.
Assemblee-nationale-palais-bourbon.jpgPour assister à une séance, il faut être invité par un député. Ou mieux, un ministre. Ça tombe bien, j'ai un ami haut-placé qui a effectué un stage au ministère de l'écologie. Ainsi, c'est Monsieur le ministre Philippe Martin qui nous permet d'être sur la liste des spectateurs. Après avoir présenté notre passeport, nous passons le contrôle de sécurité. Il y a un peu de queue, le temps pour la dame en charge de la sécurité de nous demander de signaler si l'on se présente avec un couteau ! Bizarre ! Je ris à entendre cette phrase, me demandant qui peut bien vouloir entrer dans l'Assemblée Nationale avec un couteau.

Moi. En fait, sur mon porte-clef, il y a un mini-couteau. Suffisant pour me faire remarquer lors de ce contrôle. « Avez-vous un couteau ? » Je ne réalise pas très bien, ne me souvenant plus de la présence de mon porte-clef dans mon manteau. « Non, c'est un stylo ». La dame me regarde avec un air surpris. Puis me montre mon couteau. Ah, oui, en effet. François Pignon, bonjour.

Après quelques escaliers (et de nouveaux contrôles d'identité), nous entrons enfin dans l'Hémicycle.

assemblee-nationale.jpg

C'est magnifique. Petit frisson. On s'assoit et on se tait, la cloche sonne, la séance débute. Les premières questions au gouvernement. L'événement est retransmis sur France 3, c'est la seule fois de la semaine. De ce fait, l'hémicycle est plein (ce qui n'est pas toujours le cas, loin de là). Et Michel Lefait, le député de ma circonscription, de nous avertir : « les questions au gouvernement, c'est un spectacle ». Spectacle pour les caméras, spectacle pour les téléspectateurs.

Spectacle est le mot. Déplorable spectacle conviendrait mieux. Les députés sont des collégiens. Mais pas les bons collégiens du premier rang. Non, les cancres du dernier rang. Ils n'écoutent pas celui qui parle. Ils vaquent à leurs occupations (lecture de journal, de mail, envoi de courrier). Pire, certains parlent entre eux. Pire, d'autres hurlent. « Vous mentez ! Vous mentez ! ». La secrétaire d’État continue son discours, malgré les clameurs venus d'un groupe de cinq députés UMP.
Bien sûr, il faut montrer que l'on est là. Lorsqu'un député va poser une question, tous ses petits voisins se collent à lui, afin de passer à la télévision. De notre place, en haut de l'hémicycle, on observe tout ça avec désolation. Le président du parlement frappe avec son marteau pour obtenir le silence. Il rappelle que ce genre de comportement renforce la mauvaise image des députés. Pas mieux.
A-l-assemblee-nationale.JPG

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commentaires

L

Quand j'y suis alle pour accompagner l'ecole de mon village invite par Michel, c'etait un jeudi !!!


Cette fois ci pas de cancre, mais juste 20 deputes. Eh oui ce n'etait pas un mercredi...
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