21 juillet 2009 2 21 /07 /juillet /2009 09:21

Après un lever plus que prématuré, je trouvais Jerémy en train de lire Courrier International, à 6h15 du matin. Le soleil est de mise sur les plaines de Grèce, et nous les dévalons en direction des fameux Météores. Phénomènes naturels étranges, ces tours de pierre suscitent notre curiosité à tous les 3. Nous parvenons au site vers 10h, au pied de ces géants tant décrits. Le paysage est déjà réellement impressionnant alors que nous ne sommes qu'en bas. Sous un soleil accablant, nous gravissons les marches en compagnie des touristes, pour atteindre le premier des monastères situés en haut de ces pics. C'est en fait par soif de solitude que des moines, dès le 15e siècle il me semble, se sont réfugiés ici afin d'y établir leur refuge. Tout au long de l'histoire, d'autres ermites les imiteront, cherchant la quiétude absolue. Désormais, envahis par les touristes de tous genres dont nous faisons partie, les monastères se sont vidés de leurs âmes, et il ne reste guère dans la région que 3 ou 4 sites de ce genre, encore à l'abri du public.
La visite de l'intérieur des monastères est payante, mais sans trop savoir comment je me retrouvais à l'intérieur, alors que mes deux amis restaient dehors à contempler le paysage. Alors qu'une foule de touristes attendait des instructions en bas, je profitais de l'étourdissement du gardien pour monter les escaliers de bois vers les étages supérieurs. Je tombais sur des salles aux murs garnis d'icones, caractéristiques de la religion orthodoxe qui régit ces lieux. Le silence s'impose à moi au milieu de ces salles de prière, ç'en est presque troublant. Je reste quelques instants puis redescend, toujours à l'insu du gardien. europa tour (21) Nous continuons ensuite la visite, passant de monastères en monastères, sans pour autant tenter d'y rentrer. La vue, de plus en plus époustouflante, va de pair avec ce soleil assommant. Coup de chaud ou non, nous avons droit à un Jérémy totalement silencieux, ce qui ne manque pas de nous laisser perplexe. Après une série de photos et une vidéo, nous redescendons vers la ville, où les commerces, bercés par la sieste, sont encore fermés. Nous parvenons néanmoins à trouver une arnaque de cybercafé afin de donner quelques nouvelles, et d'en prendre.
Vers la fin de l'après midi, nous faisons route vers le Péloponnèse, théâtre des légendes grecques. Il s'agit d'avancer un maximum, et nous passerons la nuit sur la côte. Malgré le peu de sommeil et de nourriture, les journées fatigantes je suis étonné par ma forme qui tient encore le coup, et je constate la même chose chez mes compagnons. Néanmoins, la faim commence à progresser d'un jour à l'autre, ce midi là je dévore littéralement le giros que nous nous décidons acheter. Giros, une sorte de kebab, bref, un "grec", en France. Logique.
Sur la route, nous commençons pour la première fois à élaborer un système de notation des endroits parcourus, et évoquons le mystérieux silence de l'ami Jérémy. Une fois de plus, la discussion rend les choses plus simples, et cette méthode s'avèrera gagnante jusqu'à la fin de l'aventure. Après quelques achats au supermarché, on finit par échouer près d'un stade de foot desséché. Nous mangeons des œufs sur le plat avec du pain, et ma popote s'en souviendra tout le long du tour, conservant les stigmates de l'œuf brûlé sur sa belle carrosserie. Et pas de liquide vaisselle pour régler ça...Durant ce repas, une impression étrange alors que je dévore ce plat sommaire sur mon rocher: celle d'être revenu à l'état de nature...Une sensation d'insouciance m'envahit, rien d'autre ne compte sinon manger, et la satisfaction des besoins primaires. Je découvrais les vertus de l'ascétisme...
Décidément les nuits grecques sont maudites! Après une première nuit que je qualifiais de glacée, nous sommes cette fois réveillés au petit matin par d'étranges bruits, ainsi qu'une conversation entre hommes. Je mis quelques temps à comprendre que nous étions traversés par un troupeau de vaches, leurs mugissements faisant office de sonnerie de réveil!

  Lucas

 

Les Météores furent sans aucun doute l'un des plus beaux paysages de ce tour d'Europe, si ce n'est le plus spectaculaire. Cependant, je ne peux pas commenter cette vision, en raison d'un problème aux lèvres récurrent qui m'attaque à chaque mots prononcés, à la grande inquiètude de mes collègues. Il faut ajouter que l'on fit une randonnée de quatre heures, et qu'il n'en faut pas moins pour observer un minimum les Météores.  Le reste de la journée sera sur la route, mais nous avons pris le rythme du voyage.

 

Note du jour : 15,5/20

 

Jérémyeuropa tour (22)

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