14 décembre 2009 1 14 /12 /décembre /2009 12:42
"Son excellence monsieur l'ambassadeur du Rwanda à Bruxelles vous accueillera vendredi à 14h". Après avoir posé un lapin à monsieur l'ambassadeur en raison de la cérémonie anglaise, je me devais donc d'être présent, quitte à faire un aller-retour Rennes-Bruxelles...

Ambassadeur. Rien que ce mot et je suis fasciné. Alors en rencontrer un, pour de vrai ! J'ai plusieurs amis qui rêvent de travailler dans ce milieu. De mon côté, c'est une piste que je ne met pas de côté, même si contrairement à un certain Lucas D., je n'y pense pas en me rasant le matin.

Auparavant, avec Laura (puisque nous y sommes allés ensemble), nous avons préparer nos questions. Nos professeurs respectifs étaient d'accord sur un point : mettez vos questions dans des termes diplomatiques ! Termes diplomatiques, qu'est-ce ? Nous y allions donc de nos "monsieur l'ambassadeur" par-ci, "son excellence" par-là. De plus, je parle à un Rwandais, plusieurs sujets sont sensibles. Il y a donc une double précaution dans mes futures questions. Surtout ne pas demander l'ethnie de mon sujet ou ce qu'il faisait en 1994 !

 

Nous arrivons donc dans "la maison du Rwanda" à Bruxelles, costume-cravatte obligatoire. Après un première période d'attente en bas de l'édifice, nous grimpons à l'étage pour... une deuxième salle d'attente, composée de fauteuils, canapé et quelques photos du pays. Nous pensons même que l'entrevue se réalisera ici. Dans les faits, Monsieur l'Ambassadeur nous fait avancer dans son bureau, plutôt classe, avec un petit coin salon qui permet de nous asseoir. Paul Kagamé trône sur la pièce et me regarde fixement, accroché sur le mur.
Ma première impression, c'est un homme souriant. Ca semble peu, écrit comme cela, mais ça rassure très vite les deux étudiants. Je lui demande si je peux enregistrer cet entretien. Je ressens un malaise, et après plusieurs tergiversations, j'obtiens un petit oui, suffisant pour que je puisse mettre le magnéto (serge !) sur la table. Laura stresse un peu (beaucoup) et commence par remercier notre interlocuteur. Et puis je débute ma série de questions.
Oublier les "monsieur l'ambassadeur" et "votre excellence", je joue franc-jeu. J'ai plusieurs points que je souhaite aborder, j'improvise mes questions, les formules de politesse sautent dans l'affaire. Peu importe, c'est un homme simple qui me réponds, ancien professeur, très sympa, qui va même jusqu'à nous demander où nous nous sommes rencontrés.

 

Réponses officielles. Ca, il n'y a rien à dire, monsieur l'ambassadeur a de la culture, beaucoup de réparti et répond à mes questions tels des communiqués de presse du secrétaire de Paul Kagamé. J'apprends peu de choses, je ne m'attendais guère à plus. L'entrevue devait durer quelques minutes, 1h15 plus tard, nous ressortons du bureau en compagnie de notre hôte qui nous raccompagne jusque dans les escaliers. Une prochaine entrevue est possible, ce n'est pas un souci, vous êtes les bienvenues ! Merci monsieur l'Ambassadeur ! Mais pourquoi n'a-t-on pas eu le droit à nos Ferrero Rocher ? Erasmus-9491.JPG
Et puis bien sûr comme un bon Erasmus qui se respecte, j'en ai profité pour rencontrer un Canterburyen. Alban, le genre de mec que tout le monde aime en Erasmus, car le premier a organisé une soirée. Avec lui, les soirées Made in Belgique sont devenues une marque déposée et le revoir en plein milieu de la place de Bruxelles, les bras grand ouvert et le sourire sur les lèvres...ça fait quelque chose. Comme toujours, des discussions d'after-Erasmus sur la vie actuelle, sur les évolutions professionnelles, sentimentales avec toujours une place pour se remémorer le passé grandiose. Le vie est belle.
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