5 août 2013 1 05 /08 /août /2013 08:38

Il y a plusieurs mois de cela, j'ai écrit un article au titre similaire. Celui-ci retraçait mes craintes vis-à-vis du temps qui passe et des regrets qui s'amassent. Et je me demandais ce que les personnes âgées, celles qui vivaient en face de chez moi à cette époque, pouvaient bien regretter.

Une infirmière australienne a répondu à ma question. Elle travaille en soins palliatifs et accompagne les gens vers leur dernière demeure. Elle a posé la question à de nombreux patients, et le résultat est le suivant

 

5 – J'aurais dû me laisser être plus heureux.

4 – J'aurais dû rester en contact avec mes ami(e)s.

3 – J'aurais dû avoir le courage d'exprimer mes sentiments.

2 – J'aurais dû moins travailler.

1 – J'aurais dû vivre la vie que je souhaitais vivre, et non pas celle que les autres voulaient que je vive.

 

Depuis plusieurs semaines je repense beaucoup à cet article que j'ai lu dans le Guardian. Et je repense à ces regrets. Le premier, le plus important de tous, est le fait de ne pas avoir vécu ses rêves. C'est clairement un point sur lequel je travaille, comme ma Bucket List en témoigne. J'essaie de faire le maximum pour ne pas avoir ce regret-ci, relisant régulièrement cette liste. A terminer.

Mais ce sont surtout les autres regrets qui m'ont intéressé. C'étaient des points auxquel je n'avais pas pensé. Pour le coup du moins travailler, je ne pense pas être un bourreau de travail. J'ai toujours pensé qu'il fallait travailler pour vivre et non pas l'inverse. A continuer.


Concernant le regret 3, exprimer mes sentiments, c'est quelque chose que je n'arrive pas forcément à faire. Dans ma vie sentimentale, plutôt. Avec mes ami(e)s, j'essaie de leur faire comprendre parfois, à l'aube de quelques articles sur ce blog, que j'ai besoin d'eux. Quant à ma famille, c'est peut-être plus difficile. A méditer.

 

Le point 4 est un point essentiel. Les ami(e)s. Ces vieilles personnes, quelques semaines avant leur mort, pensaient à leurs ami(e)s perdu(e)s. Et je sais que c'est une crainte que je partage. L'amitié est une plante extrêmement fragile. Surtout quand on s'en occupe à distance. Depuis plusieurs années, je fais régulièrement les efforts, par message et à chacun de mes retours dans le Nord. Mon objectif est clair : revoir l'ensemble de mes ami(e)s à chacune de mes venues. Cela semble fonctionner. Les filles du lycée, les Arrageois, deux groupes que j'aurais pu perdre de vue. Mais nous avons fait les efforts pour rester liés. Je sais aussi que j'en ai laissé d'autres sur la route. Et ça me chagrine déjà un peu. A rattraper.

Quant au dernier, le fait de ne pas se laisser à être heureux, je pense qu'il découle beaucoup des regrets précédents. Si je n'ai pas ces quatre premiers regrets à quelques heures de ma mort, je pense que je n'aurai pas celui-ci. J'essaie toujours de faire les choix en terme de bonheur, et jusque là ça m'a plutôt porté chance. A savourer.

Et vous, déjà des regrets ? Quelles sont vos peurs par rapport à ça ?
On n'a qu'une vie. Profitez.

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Published by Phileas Frog - dans Autre
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