30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 13:00

Mélancolie quand tu nous tiens. Léo Ferré m’emporte souvent dans ce monde, avec son « avec le temps » bien célèbre. A chaque phrase je me remémore un événement, un sentiment, un visage. Et peu à peu je sombre dans le négativisme. Avec le temps tout s’en va. A croire qu’il a raison.


Elle s’en est allée. Mais Elle a laissé une trace indélébile, dans ma vie, dans mes pensées, dans mes photos, dans mon passé. Regarder en arrière m’oblige forcément à la croiser.

Jusqu’au dernier hiver j’adorais regarder mes photos. Dans l’ensemble, j’appréciais énormément regarder mon passé, l’analyser, faire en sorte de voir le chemin parcouru jusqu’ici.

Aujourd’hui, mon écran de veille se met à dérouler mes photos. J’agite avec rapidité la souris de peur de la recroiser. Une chance sur trois. C’est beaucoup.


Dans le même temps Elle fut beaucoup. Il est donc normal qu’Elle laisse une trace. Le soucis, c’est que cela amène de nombreux sentiments contradictoires à se rencontrer dans mon esprit (ou dans mon cœur, c’est selon).

Alors j’évite de regarder le passé. J’évite même d’y penser, de peur que la mélancolie rôdant parvienne à m’atteindre.


J’ai étudié l’histoire. J’appréciais donc étudier Mon histoire. Et depuis ce plaisir s’est transformé en malaise, accompagné bien souvent, il faut le reconnaître, de tristesse. Aïe. Ca fait donc encore mal. Il paraîtrait même que ces cicatrices se gardent tout une vie.

La plaie n’est pas refermée car j’avais encore tellement de choses à lui dire, tellement de chose à vivre en sa compagnie. Merde, c’était la femme de ma vie dans ma tête. Alors la voir partir m’a fait mal. Je ne sais pas pourquoi j’utilise le passé. Et ce n’est pas qu’elle qui est parti, c’est l’idée même d’une « femme de ma vie », celle avec qui j’aurais tout partagé, et notamment mon passé.

 

Comment parlerais-je de mon Erasmus sans parler d’elle. Comment parlerais-je de mon Tour d’Europe sans la croiser quelque part en Finlande. Mon année à Rennes ? Une idée de fiançaille ?  New York ?

C’est ça qui me fait prodigieusement chier. La croiser partout dans mes bons moments de ces deux dernières années.


Oui, l’Espagne fut quelque chose de géniale car pour la première fois elle n’intervenait pas dans mon récit. Elle a disparu, et elle n’hantera pas les souvenirs de ce voyage. Le tour du monde ? Oui, je sais, cela peut paraître comme un échappatoire. C’est également une façon de me construire mes souvenirs sans sa présence. De pouvoir à nouveau regarder le passé sans cette souffrance qui ne se digère pas (mais j’espère que ça viendra).

Là, une réflexion traverse sans doute votre esprit. Mais pourquoi veut-il absolument regarder le passé ? N’y-a-t-il pas tellement de chose à faire dans le présent. Vivre. Et construire le passé de demain.P1090681

Partager cet article
Repost0

commentaires

Plus De Blogs