1 mai 2004 6 01 /05 /mai /2004 17:53

Henri Verneuil, Mélodie en sous-sol (1963) : 14/20.

Dialogue d’Audiard.

Charles (Jean Gabin), la soixantaine, tout juste sorti de prison, ne se fait plus tout jeune. Il retrouve difficilement son pavillon à Sarcelles, où ont poussé les barres et les tours dans la bonne mode new-yorkaise. Sarcelles, alors habitat haut de gamme de l'ouvrier plein d'avenir.

Son épouse Ginette lui propose de déménager dans le Sud, de prendre un commerce et de couler des jours heureux, mais Charles ne conçoit qu'un seul genre de retraite : dorée et au soleil, en Australie. Pour cela, il doit faire un autre coup, le dernier, celui « d'une vie » et cette fois ce sera la bonne : le casino de Cannes. Tout est prêt. Il retrouve, Mario (Henri Virlojeux), son compère des beaux-jours, mais à sa grande surprise, le Mario est tricard de Perlot et ses globules blancs se sont faits la malle. Il lui est donc impossible de faire le coup avec lui, à grands regrets. Il manque donc à Charles, le complice, sans lequel le coup ne peut être réalisé. Ne préférant, d'aucune façon, vivre les grands rêves d'hôtellerie côtière de sa femme, il contacte alors un jeune malfrat rencontré en prison, Francis Verlot (Alain Delon). À eux deux, s'ajoute Louis Naudin (Maurice Biraud), le beau-frère de Francis, un garagiste qui fera office de chauffeur.

Une fois le trio formé, ils n'ont plus qu'à jouer la partition si bien écrite, en évitant toute fausse note. Il s'agira d'abord pour Francis, déguisé en jeune dandy, de séduire une danseuse afin d'avoir ses entrées au casino pour le jour J.

La scène de la fin, avec l’argent dans la piscine et le regard de Gabin est grandiose.

 

 

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