16 octobre 2010 6 16 /10 /octobre /2010 13:15

Le soleil est à son zénith. Un délégué allemand me précède. Et vient mon tour. C'est à une salle archi-comble que je m'adresse : "Je vous ai compris !" L'applaudimètre est à son apogée, merci Laura !

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Plus sérieusement, cette visite de l'ONU fut un grand plaisir. Laura a le droit de faire entrer deux personnes. Me voici donc dans l'antre du "machin". Je passe d'abord la sécurité, ce qui n'est pas chose aisée, puis je bénéficie d'un badge "escorté", Laura devant m'accompagner à chaque seconde. Et c'est parti, direction le Hall de l'Assemblée Générale.

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La salle est déserte, deux Allemands, un délégué du Golfe (persique, pas Tiger Woods). Et puis nous. Il est midi, l'heure de déjeuner pour la majorité des représentants. De mon côté, je bénéficie de ce badge pour passer la barrière. C'est là que je ressens l'avantage de travailler pour le "machin". Je laisse les autres visiteurs derrière la barrière et je m'avance à travers les rangées de sièges. La France est à côté de la Finlande (serait-ce un signe ?) et juste derrière la Chine (ce n'est pas un signe !). Je me prends à imaginer écouter de longs discours....

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Puis vient le temps de mon discours sur l'estrade, vous connaissez la suite.

 

C'était une journée ONU, puisque nous participons à une soirée entre internes. Je rencontre notamment l'un de nos représentants, bien sympa, qui tape sur Sciences-Po à plusieurs reprises (il en était originaire) et qui me donne quelques détails croustillants sur une affaire africaine de l'été dernier.

 

Hormis cela, j'avoue avoir perdu mes illusions sur le "machin" depuis quelques temps. Laura me raconte ses journées : réunions officielles interminables et rapports qui prennent la tête. Pas souvent le temps pour manger le midi. Quant aux représentants, j'ai l'impression qu'ils ne viennent pas du même monde. J'ai beau lancer des conversations, elles retombent aussi vite. Peu de difficulté à parler de ce qu'ils font, grande difficulté à poser des questions sur l'autre. Plus mes rencontres avancent et plus j'ai l'impression que ces représentants ont sacrifié leurs amis, leurs amours ou leurs soirées. Du coup, ils n'ont pas d'autres sujets de conversations que le boulot. Ont-ils sacrifié leur jeunesse ?

Cela est cependant une généralité. Il y a plusieurs exceptions. Mais si un jour j'ai pu être intéressé par un travail dans ce milieu, j'avoue que mon intérêt a grandement diminué. Car si on doit travailler pour vivre, on ne doit pas vivre pour travailler, même pour l'ONU.

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commentaires

S


Ou comment être vite écoeuré des "milieux officiels"...



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M


Et tu te ramènes quand déguisé dans l'amphi de l'ONU? ^^



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