3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 13:52

Cette étrange sensation d’être en avance dans le temps a pris tout son sens le soir du 31 décembre. Alors qu’en 2011 vous étiez sans doute sous la douche, ou en train de vous maquiller (je parle pour les garçons), nous étions déjà en 2012 du coté de Saïgon.

 

Comment fête-t-on la nouvelle année à Saïgon ? De façon un peu différente il est vrai. Tout d’abord la ville, qui doit détenir le record de motocyclettes par habitant, grouille d’un peu partout. Le trafic est on ne peut plus dense et nous avons souvent l’impression lorsque nous traversons la rue d’être confrontés à une armée de motards vietnamiens. A la nuit tombée nous ne pouvons qu’identifier les casques, vision sympa.

 

Avec Nguyet, notre couchsurfer locale, le programme semble chargé. Rencontre de ses ami(e)s, visite nocturne de la ville, verre dans un bar, festival au nom de bière anglaise, fin de la nuit dans un club. Programme chargé, programme optimiste aussi puisque les coûts et les distances nous feront revoir notre copie.

 

Tout d’abord ce festival est l’attraction principale dans la ville. Un immense concert en plein centre-ville regroupant star du pays et pseudo-star américaine (DJ) pour faire monter l’ambiance jusque minuit. Il doit bien y avoir plusieurs centaines de milliers de personnes aux quatre coins de la scène.P1060824.JPG

Puis le traditionnel décompte depuis 10, mais en vietnamien ! Ba, Hai, Mot… Bonne annéeeee ! J’embrasse ma partenaire et je jette un œil au feu d’artifice (bon, nous sommes clairement mal placés et ne voyons rien, mais peu importe). Et puis le DJ au platine met les tubes du moment. Est-ce l’effet de 2012 ? Toujours est-il que les Vietnamiens, plutôt calmes jusque-là, se mettent à sauter et danser dans tous les sens. Ca crie, ça chante. Nous ne sommes pas les derniers à nous y mettre, plutôt les premiers d’ailleurs, ce qui fait beaucoup rire les Vietnamiens et les entraîne également. Plusieurs centaines de milliers de personnes qui sautent en même temps, ce n’est pas tous les jours (ou alors aux concerts de Muse ou de U2).

  Petite déception quand ce jump géant se stoppe après 30 minutes. En 2 temps, 3 mouvements le coin est nettoyé par une armée de balayeurs (parfois le communisme est plus efficace que le capitalisme) et, après un quart d’heure, la route est ouverte, la circulation reprend, l’armée de motos reprend la route.

 

Notez que sur cette carte le Royaume-Uni a déjà disparu de l’Europe, la botte de l’Italie a disparu, la Norvège, la Suède et l’Islande ont cessé d’exister, tout comme la Nouvelle-Zélande. Le Japon aussi, mais je les soupçonne de les avoir ignorés volontairement (depuis les années 30-40, les Nippons n’ont pas très bonne réputation dans toute l’Asie).

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Direction le club Gossip, à quelques 30 minutes de marche. Sur place nous rejoignons un ami suisse (francophone) de Nguyet, un peu éméché, qui fait le salut nazi à Alba quand il apprend qu’elle est allemande (blague récurrente en Asie à chaque fois que ma partenaire annonce sa nationalité : l’Allemagne ? Ah Hitler ! Bon il y a eu Adenauer ou Kohl depuis, mais ça a dû être passé sous silence). Dans le club, outre les basses qui sont 5 fois plus fortes qu’au Kess West (j’ai cru devenir sourd après une chanson), il y a les Européens. Masculins pour la plupart. Eméchés. Se comportant comme des porcs.

Oui, j’ai eu du dégoût pour mes semblables. Les filles étaient des animaux et les techniques d’approche, plutôt respectueuses en Europe, était oubliées. Et vas-y que j’essaie de lécher la joue de la fille qui ne me connaît pas, je danse le sexe en avant, un peu à la manière d’un chien s’excitant sur une jambe. J’ai 55 ans mais je drague une minette de 17. C’est parfois comme ça en Asie, malheureusement, mais cette fois fut vraiment dégoûtante.

 

Après avoir visité la ville dans la journée, je ne donnais pas cher de notre peau en fin de soirée, surtout au niveau des jambes. A 4 heures nous attendons le premier bus. Nous sommes dans la station de bus, en compagnie des travailleurs locaux. Plusieurs personnes dorment apparemment là depuis plusieurs heures. Nous tombons dans un sommeil léger avant d’être réveillés par le doux son du bus. Nous arrivons à notre domicile vers 6 heures. Un nouveau jour se lève sur Saïgon. Que dis-je, une nouvelle année.

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commentaires

sandrou 04/01/2012 09:33


Je plains sincèrement Alba de se retrouver aussi souvent confrontée à la bêtise de ses contemporains ! (quand je dis bêtise, c'est pour rester polie...)

Tontonphilippe 03/01/2012 20:45


coucou l'aventurier,


toute la famille se joint à moi pour te souhaiter une excellente année 2012, nous suivons avec beaucoup d'intérêt tes aventures. Profites un max, le temps passe tellement vite.

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