6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 07:49

 

 

Revoir cette vidéo me donne des frissons. Les mêmes que je ressentais à l'époque. La victoire d'Obama, ça me restera autant en mémoire que le 12 juillet 1998 ou le 11 septembre 2001. Je me rappelle où j'étais, ce que je faisais, comment j'ai réagi. Cette nuit là, dans cette bonne vieille université du Kent, je n'étais pas seul. Nous étions des dizaines, nous étions des centaines. Dans le monde entier, nous étions des millions, peut-être même des centaines de millions. Nous sommes restés là toute la nuit, à attendre que chacun des États tombe dans l'escarcelle démocrate. Et vous entendez cette clameur dans le Woodies ! Pourtant nous n'étions pas des citoyens américains, juste de simples citoyens. Mais nous avions confiance dans le changement. Nous avions l'espoir. La fin de règne de G.W Bush, la fin des guerres à outrance (mais où sont les armes de destruction massive?) et l'Amérique qui se réconcilie avec le monde.

 

Quel bilan donner à tout ça ? Quel bilan donner à ces quatre ans ? Les mauvaises langues prendront la première mesure, la fermeture de Guantanamo, pour démontrer que, finalement, Obama ne peut pas faire grand chose. Pas faux. Mais je leur répondrai avec le retrait d'Irak ou la réforme de l'assurance-santé. Certes, Obama n'a pas transformé nos vies, il n'a pas changé notre monde. Mais il a contribué ces dernières années à ce qu'il aille dans le bon sens. Et c'est pour cela que j'espère qu'il sera réélu. Mais cette nuit je ne veillerai pas comme j'ai veillé cette nuit-là. Peut-être parce que je n'ai plus les mêmes illusions. Yes, we can. A bit. 

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