10 août 2011 3 10 /08 /août /2011 08:23

Non, pas d'Erasmus à Padoue (ce n'est pas faute de connaître quelqu'un qui a fait Erasmus là-bas et qui pleure en lisant chacune de mes lignes...) mais Couchsurfing, avec Anna ! Pour la rejoindre depuis la gare, nous prenons un bus italien, qui a de pratique le fait qu'il n'y a nulle part écrit les arrêts. Je me penche donc sans cesse pour observer si c'est notre arrêt. Petit problème, pour demander l'arrêt du bus, il faudrait savoir à l'avance le nom de l'arrêt...

 

Bref, nous y arrivons sans peine, aidés en cela par notre bus d'Italiens, bien sympas pour l'occasion (contrairement à une majorité de Français traumatisés par un épisode footballistique de l'été 2006, je n'éprouve aucune aversion pour nos compatriotes transalpins, leur trouvant même beaucoup de ressemblances avec nous autres Français).

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L'avantage de Couchsurfing, c'est d'avoir un guide sur place. Anna nous fait découvrir Padova en vélo, dans une sorte de bike tour. Très vite nous arrivons sur la place centrale, la prato della valle, la plus grande d'Italie (presque 9 hectares, il y a même une piste d'athlétisme !). Une ceinture d'eau entoure le parc central, que l'on rejoint par l'un des nombreux ponts. Une multitude de statues nous observe (78 !). Certaines bougent ! Ah non, ce sont bien des militaires qui procèdent à des contrôles d'identité : à la suite d'incidents dans le quartier des migrants, la ville a carrément fait appel à l'armée pour rétablir l'ordre !

P1150127.JPG P1150130.JPGNous continuons notre grande boucle de Padoue avec le vieux centre-ville. L'église Saint-Antoine de Padoue est mondialement connue (oui, ce monsieur est surtout utilisé dans la langue courante lorsque l'on recherche quelque chose). Sophie, elle, cherche un moyen d'entrer puisque, considérant son short comme trop court, le garde refuse de la laisser passer. En découlent quelques insultes contre les religions dans leur ensemble et pour cause, fermer la porte du seigneur en raison de l'apparence d'un de ses fidèles, ce n'est pas très catholique tout ça ! Pas sûr qu'on apprécie tout là-haut. Elle va donc manquer les reliques d'Antoine, exposées, avec notamment... sa mâchoire inférieure et ses dents, ma foi, plutôt bien conservées.

 

L'université, la seconde plus ancienne d'Italie, vaut elle aussi le détour. Petites ruelles, mairie, palace, tout y passe. Padoue est plus grand que Vérone et, même si elle reste en-dessous de la ville des amoureux, elle vaut clairement le coup d'oeil. Ses habitants sont même bien sympas, un homme nous entendant parler français vient nous taper la discute et nous offre quelques figues du jardin de sa mère. Quand je dis que les Italiens ne sont pas dénués de qualités !

 

L'avantage de Couchsurfing n'est pas seulement sa gratuité, c'est également de pouvoir manger local. Pâtes au pesto le soir, pizza le lendemain.

 

L'avantage de Couchsurfing, c'est les parents des Couchsurfers. Le padre et la madre vont "envoyer du rêve" comme on dit dans le jargon. Ils débarquent avec leur voiture le lendemain pour nous emmener à la plage. Nous traversons donc l’est italien pour rejoindre la mer Adriatique. Celle-ci, avec ses 25°C, fait rêver. Sophie se croit d’ailleurs dans son bain tandis que j’ai limite un peu trop chaud dans l’eau. Les parents ont ramené les chaises longues pour tout le monde, les sandwichs ont été préparés avec amour, la glacière est remplie jusqu’au top… ils nous proposent même de nous payer une glace. Nous refusons, faut pas abuser non plus.

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Seul point négatif, nous sommes allés à la plage sans produit solaire. Je tente donc de limiter les risques en restant à l’ombre. Je m’endors paisiblement. Au réveil, une moitié de mon dos est au soleil. Non, ce n’est pas une coïncidence si c’est cette même moitié qui accueille un coup de soleil les jours suivants.

 

PS : pour repartir nous utilisons donc toujours la voiture. Et les Italiens en voiture sont sans foi ni loi…

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