9 octobre 2008 4 09 /10 /octobre /2008 09:16
2063673130_1.jpgDe temps en temps je me lance. Puis je relis et je jette. Ça ne me plait pas. Pourquoi écrire ? Pour qui ? D'ordinaire j'écris pour moi. Mais si ce que j'écris ne me plaît pas, quel intérêt ?
Nouvel instant de solitude, ou de remise en question, ou de tristesse. La plume frétille, les idées aussi. Je me lance dans mon imagination ou dans mon passé, j'imagine mon avenir. Je relis et je jette.
Écrire autre chose qu'un article, écrire autre chose que ma vie. Développer, imaginer, se fabriquer une histoire. Ça me plairait tellement. Mais pour le moment je n'y arrive pas. Je jette.

Aujourd'hui, un français a reçu le prix Nobel de Littérature. Jean-Marie G. Le Clézio. C'est son nom. Inconnu pour la moitié des Français. Que dis-je, pour 90%. Pourtant lui a trouvé sa voie, il écrit, et il sait écrire apparemment ! Mais combien de feuille a t-il jeté avant de se lancer ? Combien de texte démarré puis abandonné ?

Alors je vais me lancer ! Quand ? Comment ? J'en sais trop rien. Je ne sais pas ce que je veux écrire. Mais je l'écrirai !
Certains parlent bien pour ne rien dire...

J'écoute Bénabar, Grand Corps Malade. Je lis Verlaine ou Apollinaire. C'est mes Dieux à moi. Champion du rythme et de la rime. Champion du sens et des visions. Tu peux regarder, écouter, imaginer leur histoire fabriquée.

"Les sanglots longs des violons de l'automne
Blessent mon coeur d'une langueur monotone."
[A ma jeunesse]
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