29 juin 2013 6 29 /06 /juin /2013 06:32

Le Rwanda m'a très clairement réconcilié avec l'Afrique. Un petit bilan en douze mots


Argent : au Rwanda ce fut mon retour avec les francs. Sensation très étrange de payer 100 francs pour quelque chose, ça m'a rappelé des souvenirs. Bon, le taux de change est d'un euro pour 850 francs. J'avais donc des pièces de 100 francs et des billets de 5000 francs ! Concernant les prix, c'est beaucoup moins cher que le Kenya ou la Tanzanie (on peut aisément manger pour un euro, les déplacements sont peu chers). Seul les parcs sont TRES chers (compter 500 dollars US pour voir des gorilles!!!)


Belges : Car mon séjour fut marqué par ma Couchsurfer, Fred, avec qui j'ai vécu pendant deux semaines. Au-delà de l'aspect financier, cette expérience a été très concluante pour ma découverte du pays. Elle m'a emmené dans des lieux que je n'aurais pas trouvés seul, et fait vivre des expériences magnifiques. J'ai également passé un peu de temps avec les professeurs de l'école belge. Cela m'a confirmé une chose : les Belges sont des gens bien sympas tout de même !

 

Conduite : J'ai enfin retrouvé un pays où l'on roule à droite. J'ai vécu au rythme des motos-taxis, redécouvert les vélos-motos (pas à Kigali mais dans les petites villes et villages).


Développement : Le Rwanda se transforme depuis plusieurs années. Le Masterplan de Kigali a carrément prévu des détruire des blocs entiers de résidences pour tout reconstruire, avec une hauteur minimum de six étages ! Je reviens l'année prochaine et je risque d'être perdu dans des quartiers que je connaissais cette année. Augmentation constante du PIB de 6-7 %.


Français : Le fait d'être un Français parlant anglais est une grande chance dans le pays. Les anciennes générations maîtrisent la langue de Molière, les plus jeunes se débrouillent dans la langue de Shakespeare. Bon, ceci est le cas dans la capitale, mais dans les villages mieux vaut bredouiller quelques mots de kyniarwanda, la langue commune du pays.


Génocide : Aller au Rwanda sans évoquer le génocide serait une erreur. C'était il y a moins de 20 ans, et ça reste présent dans l'atmosphère. Un peu partout j'ai vu des affiches pour la 19ème commémoration de cet épisode. Et les mémoriaux sont un must-to-see.

 

Muzungu : Comme au Kenya, comme en Tanzanie, tu es et resteras un Muzungu, à savoir un blanc. Peu importe que tu vives dans le pays depuis 6 mois, un an, dix ans, tu es un Muzungu. Et les gens t'interpelleront toujours de cette façon dans la rue. Ça peut fatiguer.


Nourriture : Le Rwanda fut pour moi l'occasion d'une rencontre avec de multiples saveurs culinaires. Le meilleur plat : le Tilapia du dernier soir, un poisson péché dans le lac Kivu, clairement énorme dans l'assiette. Les bananes plantains furent également très sympas.

Tilapia Green Corner Rwanda Lac Kivu 

Recherche : C'était tout de même la raison principale de mon séjour. J'ai réussi à voir plusieurs personnes, notamment des professeurs et des gens de l'institut français de Kigali. Pour des professionnels, notamment dans les milieux politiques, il me fallait attendre une autorisation des ministères. Résultat : ce n'est que le dernier jour que j'ai eu les contacts de la Ministre de la Santé ou des Affaires Étrangères. Mais c'est un bon début pour ma prochaine visite.


Sécurité : A mon arrivée ici ce fut les messages reçus : sois prudent, et ne te fais pas enlever ! Pas d'inquiétude pour le coup, le Rwanda étant le pays le plus sécuritaire d'Afrique de l'Est. Avec un militaire armé tous les 100 mètres dans Kigali, ce n'est pas difficile. Cette impression de sécurité se ressent dans les déplacements de la population : la nuit, pas d'inquiétude, les gens sortent et rentrent à pied. Chose impensable à Nairobi.


Sourire : C'est un souvenir que je garderai de ce pays : des gens souriants. Cela m'a changé de la froideur des Kényans et à un degré moindre des Tanzaniens. Les Rwandais étaient très ouverts, toujours prêts à discuter. Et les enfants furent formidables.


Vert : C'est la caractéristique du pays : des collines vertes, boisées. Je suis arrivé au début de la saison sèche, et on m'a dit que pendant la saison des pluies c'est encore plus impressionnant. Même la capitale est de cette couleur (en partie, faut pas déconner non plus).

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