3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 14:50

Le roi du western spaghetti. « Ce mot de « spaghetti-western », c'est un des plus cons que j'ai jamais entendus de ma vie ». Oui, Sergio Leone, l'homme de Rome, a un caractère bien trempé. Alors que le western américain est en plein déclin, il décide de s'y lancer à corps perdu. Après avoir réalisé Les derniers jours de Pompéi, Sodome et Gomorrhe et Le colosse de Rhodes, il débute sa première trilogie, la trilogie du dollar, aussi connue sous le nom de La trilogie de l'homme sans nom. Le lien entre ces trois films : Clint Eastwood, et son poncho. Ennio Morricone, aussi, à la musique.

 

Pour une poignée de dollars (1964) : 13/20. Titre original : A fistful of dollars. Avec Clint Eastwood.Pour une poignée de dollars for a fistfull of dollars Clin

Le premier western spaghetti. Peut-être le moins abouti. Deux familles rivales, les Baxter et les Rodos, se déchirent pour le contrôle d'une ville. Un étranger, interprété par Clint Eastwood, profite de l'occasion pour se faire un maximum d'argent en servant tour à tour d'informateur pour les deux familles. Mais cela ne l'empêche pas de sauver la veuve et l'orphelin.

C'est le remake d'un film japonais, Yojimbo. L'histoire a simplement était transposée dans le far-west américain. C'est le premier grand rôle au cinéma pour Clint Eastwood.

Et pour quelques dollars de plus (1965) : 14/20. Titre original : For a few dollars more. Avec Clint Eastwood et Lee Van Cleef.Et pour une poignée de dollars For a Few Dollars More Clin

Deux chasseurs de primes sont à la recherche de l'Indien, qui a réussi à s'échapper de prison. Après s'être testés mutuellement, ils décident de le traquer ensemble. Les deux réussissent à s'intégrer à l'équipe de l'Indien pour piller une banque mais se font repérer quand ils tentent de voler l'argent. S'en suivent des duels à n'en plus finir avant le duel final.
Cette scène finale, la première qui marquera les fans de Leone, est rythmée par la petite musique de la montre qui explique le pourquoi de la vengeance de Clint Eastwood. De nombreux flash-back entourent le film, au rythme de la montre.

Le bon, la brute et le truand (1966) : 16/20. Titre original : The Good, the Bad and the Ugly. Avec Clint Eastwood et Lee Van Cleef.Le bon la brute et le truand the good the bad and the ugly

Très clairement le meilleur film de la trilogie du dollar. Tout d'abord parce qu'il y a beaucoup d'humour. Eli Wallach dans le rôle de Tuco est fantastique. Ensuite, l'Histoire entre dans l'histoire, avec la guerre de Sécession. Enfin, parce que chacun des protagonistes se retrouve confronté à la mort à un moment du film. Et la scène finale, quelle scène finale ! A trois, avec les regards qui vont vers la gauche, puis vers la droite, tout cela entraîné par la musique d'Ennio Morricone...

Et la citation du film : « Tu vois, le monde se divise en deux catégories : ceux qui ont un pistolet chargé et ceux qui creusent. Toi, tu creuses. »

A noter que l'ensemble de ces films est tourné en Espagne, du côté d'Alméria, alors en pleine période franquiste.

Il était une fois dans l'Ouest (1968) : 17,5/20. Once upon a time in the West. Avec Charles Bronson, Henry Fonda, Claudia Cardinale.Il était une fois dans l'Ouest Once upon a time in the wes

Que dire, si ce n'est que ce film résume le western. Déjà la première scène, l'absence de parole, de dialogue, d'échange. Si, des regards. Rien que des regards. Les trois hommes qui attendent l'homme à l'harmonica. Et cet air de musique, magique, éternel. Le début du film donne le ton, le reste suit à la perfection. L'histoire est belle, le scénario rondement construit. Le Cheyenne apporte le côté humour. Le film se déroule notamment du côté de Monument Valley aux formes aisément reconnaissables. La B.O est magique. Un immanquable.

A noter que le film fut d'abord un échec aux Etats-Unis. Il est maintenant classé 20ème de l'Imbd.

La citation du film :

Harmonica : La prime pour la capture de cet homme est de 5000 dollars.

Cheyenne : Un certain Judas a trouvé que 30 dollars, c'était tout à fait suffisant.

Harmonica : Y avait pas de dollars à cette époque-là.

Cheyenne : Mais des fils de putes, ça y en avait.

Il était une fois la Révolution (1971) : 14/20. Titre original : A fistful of dynamite, Duck, you sucker !, Once upon a time... the Revolution. Avec Rod Steiger et James Coburn.

Il était une fois la révolution duck you sucker a fistful

Un film très politique, évoquant à la fois la révolution mexicaine et un peu d'Irlande. Une histoire d'amitié, Juan le bandit et John le spécialiste de la dynamite, ancien membre de l'IRA. Se retrouvant pris dans la révolution mexicaine, ils n'arrivent pas à braquer la banque d’État dont ils rêvent tant. Mais ils deviennent des héros aux yeux des Mexicains.

Un peu moins d'humour, un peu plus de drame. Les acteurs ont à la fin du film un air désabusé que l'on va retrouver un peu plus encore dans le dernier film de la trilogie.

Il était une fois l'Amérique (1984) : 13/20. Titre original : Once upon a time in America. Avec Robert de Niro et James Wood.

C'en est fini du western spaghetti. L'époque a évolué, nous sommes dans les années 1920, au moment de la prohibition. De Niro replonge dans ses souvenirs, ses amitiés d'enfance, sa relation d'amour manquée, l'argent disparu de ses compagnons morts trop tôt. Le film est sombre, l'acteur n'a plus d'espoir. L'oeuvre m'a paru un peu longue par moments. C'est le dernier film de Leone, son testament, 13 ans après sa dernière production. Ennio Morricone est là, comme toujours.

Il était une fois en Amérique once upon a time in America

Jamais récompensé, à peine reconnu de son vivant (une seule nomination aux Golden Globes, 0 aux Oscars...), Sergio Leone est maintenant entré dans la légende.

 

Mon classement des réalisateurs-acteurs (totalement subjectif)  

1. Emir Kusturica : 17,08/20 (7 films)

2. Jacques Audiard : 16/20 (5 films)

3. Billy Wilder : 15,55 (11 films)

4. Charlie Chaplin : 15,29 (7 films)

5. Clint Eastwood : 15,25 (10 films)

6. Frank Capra : 15,07 (7 films)

    Quentin Tarantino : 15,07 (7 films)

8. Les frères Coen : 14,88 (13 films)

9. Stanley Kubrick : 14,82 (11 films)

10. Sergio Leone : 14,58 (6 films)

11. Sofia Coppola : 14,5 (4 films)

    Audrey Hepburn : 14,5 (8 films)

13. Alfred Hitchcock : 14,32 (11 films)

14. Woody Allen : 14 (13 films)

15. Howard Hawks : 14,29 (7 films)

16. George Cukor : 13,95 (10 films)

17. Tim Burton : 13,25 (12 films)

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commentaires

T
C'était aussi un grand bouffeur de pizzas !
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