29 juillet 2009 3 29 /07 /juillet /2009 09:34

 Après un gros détour par Vladivostok qui nous prit quelques mois (blague ironique de l'auteur : le récit de ce tour prend beaucoup plus de temps qu'imaginé), nous arrivâmes enfin à Sofia. Depuis ce fameux mercredi, de l'eau a coulé sous les ponts! Ainsi pour la première fois, je peine à relire mes notes de crayon de bois qui subissent les effets du temps, et certains des moments évoqués dans mon carnet ne me rappellent plus rien.


   

Vers les 11h du matin, nous entrons dans la capitale bulgare, ville de 1.2 millions d'habitants mais étrangement très étendue. Nous apprécions le retour de TOMTOM, notre bien nommé GPS, dans le coma depuis la Grèce. 

europa tour (34)

Sofia est une superbe ville. Une fois encore, nous découvrons un univers nouveau, que ce soit au niveau des paysages ou de la population. Pour la première fois, nous visitons des Eglises orthodoxes, dont l'atmosphère rompt véritablement avec nos Eglises catholiques. Dans ce genre d'édifice, beaucoup de bois, et les murs sont entièrement recouverts de peintures. La messe orthodoxe renforce notre impression d'exotisme. Les rues de la ville sont bourrées de charme, sans savoir vraiment l'expliquer. J'ai personnellement l'impression de découvrir pour la deuxième fois, avec Istanbul, une ville réellement différente, qui se démarque de toutes les autres quelque peu semblables que nous avons déjà visitées. Seul Romain semble rester insensible à l'univers bulgare qui nous séduit Jérémy et moi, lui qui n'a jamais vraiment apprécié les villes. Il décide de faire une sieste dans un parc au pied de l'imposante Cathédrale Alexandre-Nevski. Pendant ce temps, Jérémy et moi en profitons pour rentrer dans un étrange bâtiment aux allures d'école d'Harry Potter. Le gardien nous autorise la visite, après nous avoir proposé de nous prendre en photo. Il s'agit en fait de l'université de la ville, et ses couloirs respirent encore l'ère communiste. Le temps semble n'avoir pas de prise en ces lieux.

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Une fois dehors, Jérémy repousse péniblement un mendiant, tentant de lui expliquer que nous n'avions guère plus d'argent que lui. Nous avons ensuite mangé près du fameux et magnifique théâtre Ivan Basov, au milieu des joueurs d'échec. Nous restâmes un moment devant une partie, au milieu du peuple bulgare, et personne ne s'étonna de notre présence, tant l'attention allait au jeu. Tranquillement installés sur l'une des tables, on se mit à déguster notre traditionnel pain tomates: l'objectif est de ne dépenser aucun denier sur les terres bulgares.

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Rapidement, on se mit en route vers Belgrade. Bien plus de temps sur la route qu'à visiter, l'éternel point faible de notre parcours, l'inconvénient majeur. Sofia ne nous aura vu qu'une poignée d'heures, sans doute méritait elle bien plus d'attention... En deux jours, nous sommes donc passés d'Istanbul aux portes de la capitale serbe, dont le nom trop souvent évoqué négativement nous effraie quelque peu. Il n'y a pas si longtemps, la zone était ravagée par la guerre et les épurations ethniques, ce qui ne manque pas d'alimenter notre imaginaire à l'approche de la frontière serbe. Vous ne m'enlèverez pas le fait que les Serbes sont des salauds, et notamment leurs douaniers, recouvrant de leur immonde tampon le tampon américain de mon passeport. Mais les Serbes ont, à l'instar des Bulgares, un bien beau pays, quelque peu indescriptible cependant quand on manque de souvenirs et surtout de vocabulaire. Non loin de la route principale du pays que nous empruntons, nous trouvons un coin isolé entouré

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de grandes herbes pour dormir cette nuit. Nous venons en fait de pénétrer le royaume des moustiques, qui nous harcèleront toute la soirée, plus particulièrement la chair sucrée de Romain ^^. Quelques passants nous aperçoivent et nous observent d'un air inquisiteur, il ne nous faut alors pas grand chose pour nous imaginer les voir revenir équipés de quelques Kalashnikov! Après une petite partie de cartes, la routine du voyageur nous amène au traditionnel repas fait de pâtes et de kubor, celui ci se transformant en guerre ouverte contre les moustiques. Un bon moustique est un moustique mort!

 

Lucas 

 

La messe orthodoxe m'a enchanté. Tout le monde est debout, à quelques centimètres du prêtre, et les signes de croix s'enchaînent, à l'envers.  Les Bulgares chantent. Les peintures sont nombreuses, l'autel possède quelques figurines dorées. J'avoue apprécié le beauté artistique du lieu. Alors que Romain fait la sieste, nous profitions de l'université pour découvrir au dernier étage une reconstitution focile de mammouth. Au soir, après quelques trous du cul (jeu de carte !), on mange deux loukoms, pour notre plus grand plaisir.

 

Note de la journée : 14,5/20

 

Jérémy

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