4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 13:11

A l’âge de trois je suis entré à l’école primaire en pleurant. Ma mère aussi pleurait, c’était pour elle le début d’une pseudo-indépendance de son fils. C’est ainsi que je me suis retrouvé installé sur un tapis roulant. Au fur et à mesure des années, j’avançais sans bouger de ce tapis, tout se passait automatiquement. Collège, lycée. Licence, Master. Je me laissé guidé. Pas de grand virage, peu de mouvement, une suite logique. Et là, en juin, c’est la fin du tapis roulant. Je vais devoir marcher. Et j’ai de nombreux chemin qui s’ouvrent devant moi.

Je ne me plains pas, l’objectif était jusque là de garder le maximum de portes ouvertes. Mais j’avoue être un peu circonspect devant toutes ces portes. Laquelle emprunter ? L’histoire, le social, l’art, la diplomatie, le journalisme ? Quelle école ? Quel métier ? Quelle vie ?

 

Il y a deux Jérémy. Un Jérémy qui rêve intérieurement d’écrire quelques lignes de l’Histoire, de peser sur le cour des choses, de s’engager pour un avenir meilleur. Un autre qui pense surtout à lui, à son histoire, et qui rêve à son propre bonheur.

 

Après juin, je n’ai rien, c’est le grand vide. Des pages blanches qu’il me faut remplir. Et je n’ai guère d’inspiration. Ma seule ancre, c’est Elle. Alors je veux la suivre, contre vents et marées. Peu importe si des port(e)s se ferment, mon bateau du bonheur ne chavirera pas, je tiens la barre et n’abandonnerait pas le navire. Visitons des contrées lointaines ! A bâbord, à tribord, ne nous arrêtons pas, suivons les alizées ! Peu importe le risque d’avarie allons à l’abordage de la vie !

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