2 août 2012 4 02 /08 /août /2012 12:19

C’est l’occasion d’un premier bilan. Il ne sera pas complet pour une raison essentielle : cela ne fait qu’une semaine que je suis de retour en France. Je vais d’ailleurs séparer mon analyse en deux parties.

Tout d’abord les premières semaines, en Allemagne. J’ai été surpris, voyez-vous. Je ne pensais pas que ça serait aussi facile. Et aussi bonifiant. Pour tout vous dire, j’ai l’impression d’un grand soulagement. Facebook me stressait. C’est con n’est-ce pas ! Mais à chaque fois que je voyais un ordinateur, je l’allumais. Et je me connectais quasi-rituellement, automatiquement, à Facebook.

Pourquoi ? C’est une bonne question. J’ai l’impression que Facebook est une sorte de drogue. Je devais aller sur le site pour voir ce que faisaient les gens. Faisaient-ils des choses intéressantes ? Ce serait mentir que dire que la majorité des informations que je lisais valait le coup d’œil. Mais au milieu de tout ce défilé de statuts ou liens, je voyais parfois quelque chose qui me faisait rire ou sourire. Quelque chose qui m’intéressait et que je lisais avec attention. Cependant, à chaque fois que je restais plusieurs (dizaines de) minutes sur le site, je partais avec un drôle de sentiment. Celui d’avoir perdu un peu de mon temps.

Mon départ m’a donné du temps libre, c’est là l’essentiel. Du temps que je consacre à d’autres choses. Et c’est également le point positif à tout cela : l’information intéressante que je pouvais voir sur Facebook, je la retrouve par moi-même. Pas forcément la même, mais d’autres. Quand je fréquente le web, j’avoue passer un temps fou sur les sites d’information (une autre drogue mais on y reviendra). Mais hormis cela, Fb et le blog, j’allais peu à l’aventure. Depuis les choses ont un peu évolué et j’ai notamment pu lire un peu plus de récits de personnes rencontrées au cours du périple par exemple. J’ai continué à me renseigner sur les informations sur ma thèse. Et puis j’ai lu, des bouquins, des vrais. J’ai regardé des films. J’ai fait du sport. J’ai bossé mon allemand ! Ach so !

 

De retour en France j’avoue avoir un peu douté. Je rappelle que je n’ai pas de téléphone. Et Facebook était mon (quasi)seul moyen de communication avec le monde extérieur, et notamment mes ami(e)s. Cependant ceux-ci se sont également adaptés à mon exil. C’est là quelque chose d’essentiel, vous ne pouvez pas quitter le site sans donner une adresse mail ou un autre moyen de vous contacter, à moins de vouloir vous replier sur vous-même. Pour moi, le téléphone fixe et le mail sont mes deux possibilités de contact, avec bien sûr la venue directement à mon domicile. L’avantage du blog c’est aussi que les personnes qui n’avaient pas vu que je partais sont venues aux infos. Certains m’ont même contacté directement par mail via le blog.

 

Je ne pense pas revenir sur le site. Plus l’envie. Plus l’enthousiasme comme lorsque je l’ai connu. Une sorte de séparation à l’amiable. Merci d’être venu m’a-t-il dit, en espérant que l’on se revoit. Alors j’ai fait comme lors de toutes mes séparations, j’ai fait semblant d’y croire. Tout en sachant au fond de moi que les au revoir sonnent souvent comme des adieux. Il m’a remercié pour les services rendus. Il faut dire que j’en ai amené des personnes à te rencontrer. Je t’ai imposé, parfois sans ménagement, auprès de mes ami(e)s, de mes proches. Et voilà que c’est moi qui te quitte. Les autres ne comprennent pas. Ils se sont attachés à ta présence. Pas grave, je ne leur impose pas une séparation avec toi, ni de choisir entre nous deux. Ils te verront de leur côté, et puis, ils viendront me voir aussi, de temps en temps. C’est normal, c’est une séparation. Merci pour tout Facebook, et bonne continuation.

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