21 mai 2008 3 21 /05 /mai /2008 19:25

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La tristesse me prend souvent dans cette semaine de partiel. Non pas en raison d'un plantage ou d'une flemme de réviser. Mais simplement parce que je sais que c'est la fin. La dernière semaine de la Licence. Sans doute la dernière semaine à Arras. La dernière fois que je vois certaines personnes, que je parle avec des gens que j'aurais croisé pendant trois ans...
C'est parfois dur de regarder le passé, surtout quand il est aussi heureux. Maintenant j'ai peur, en regardant mon avenir, en me disant que mes plus belles années sont peut être passés, ici, dans cette bonne ville d'Arras. Alors pour atténuer mes pleurs, regardons ce passé...

La fac, c'est quoi au fait ? En arrivant à Arras, je ne savais pas trop. L'université d'Artois que j'ai rejoint un peu par hasard, en suivant Aurore et Johnny. Changement, peur de ne pas se faire de pote, peur de ne pas s'intégrer, de ne pas réussir à passer ce cap. Peur aussi pour les exams, pour mon niveau.


D'abord la fac c'est l'indépendance. La liberté, le bonheur d'avoir (enfin) un petit bout de maison à soi. L'appartement, quelques mètres carrés qui te font tellement plaisir. Alors c'est la mise en place des meubles, l'accrochage des photos, tu fais ta propre déco. Tes parents ne t'ont jamais semblé aussi gentil que le jour où il te laisse partir dans cet appart vide. Seul tu te sens parfois, mais libre tu es. Je ne dis par qu'il n'y a pas de mauvais côté : la vaisselle, le ménage, la cuisine. Jérémy comprend les galères de Maman qui râle pour les tâches ménagères. Alors pendant une année ce sera pâte-jambon et riz-croquette de poisson. Bilan à la fin de l'année : - 5 kg. Régime de choc !

Mais les points positifs sont bien plus nombreux, tu te couches qu'en t'en a envie, tu mets la musique que tu veux au niveau que tu veux. Tu décide de quand tu manges, quand tu te lèves, quand tu te laves. Et puis tu invites qui tu veux.


La première journée à la fac ce fut d'abord le départ en train. Première fois, la panique. Arrivée dans le train je vois Amandine W. que j'ai connu au lycée. On se tape la discute et puis arriver à Hazebrouck, merde je dois changer de train. Je me dépêche, je sors et puis... Quelques minutes plus tard je m'aperçois que le train était direct vers Arras. Je sais...mais parfois la panique ! Pas grave je prends le train suivant et j'arrive vers 8h45 à la gare d'Arras. Mon premier cour est à 9H, je me dépêche sur la route et pourtant je souffre. Mon sac est plein de cannettes et je n'ai pas encore compris l'utilité du sac à roulette. Je cours vers la fac et j'arrive dans le bâtiment histoire. Là, je vois des personnes croisées lors de la pré-rentrée, notamment Sam, qui est dans mon groupe. Installé dans la salle je regarde chaque personne avec intention, j'essaie de trouver un sourire compatissant de quelqu'un qui ressent la même chose que moi en ce moment... Histoire contemporaine, il faut que je choisisse un exposé. Ma feuille m'arrive dans les derniers, je ne peux pas le faire seul...Je me décide et me met avec un certain Samuel B. ! La chance sans aucun doute me sourit, mais je ne le sais que maintenant.
On mange à la cantine, je revois Aurore et Johnny (ça me rassure) et un petit groupe commence à se former. Dans ce groupe, les deux précédents cités et puis notamment Julie Cana, Mélissa, Déborah (j'avoue que ma mémoire flanche légèrement sur ce repas).

Les rencontres de la première semaine me rassurent sur le monde de la fac, pas si loin en fait du lycée. Rose-Marie, Sam, Philippe, Julie, Aurore, Johnny, Mélissa, Déborah and Cie. Le groupe est presque formé. L'année s'annonce bonne, j'invite très vite les deux garçons & Mélissa et Déborah à manger chez moi. Au menu...des pâtes bien sur !
La grande différence avec le lycée reste néanmoins les cours. Moins de 20 heures par semaine, du temps libre à gogo, mais aussi des exposés à faire. Je me lance dès la première semaine en histoire moderne. A l'oral, la polysynodie, les conseils au temps de Louis XIV. Seul au tableau, l'un des moments déterminants pour moi à la fac. Affronté sa peur, sa frousse, sa trouille, son angoisse, son stress et tant d'autres synonymes de pétoches. Le prof me félicite, premier exposé terminé, les autres suivront avec le même succès.
Mercredi après-midi, cour de droit constitutionnel. Est simplement présent Philippe. On entre dans l'amphi, surprise c'est vide, on doit être une dizaine. Et puis une jolie blonde seule son rang. Une folie, s'asseoir à côté d'elle. Réflexion de Philippe « Jérémy tu peux pas t'empêcher ! ». Sans aucun doute l'un des meilleurs cours de la fac. Puis elle passe à mon appart... De nombreux fous rire, de nombreux délires, et cette rencontre qui va changer ma vie à l'université. Karina, nos chemins se séparent pendant une semaine et puis on se revoit devant la cantine. Elle me demande quand est-ce qu'on se revoit ? Bientôt elle sera dans notre petit groupe qui s'agrandit au fur et à mesure que l'année s'écoule. On est même obligé d'aller manger à l'étage des profs pour réussir à rester ensemble.

 

 

Le premier semestre ce sera un rêve éveillé pour moi. Je n'ai jamais été aussi motivé à me lever pour aller en cours. Je sais que chaque jour je délire avec des ami(e)s et je maudis parfois le week-end d'arriver si vite. Restent en mémoire les sourires à la Karina, les moments de stress en préparant les exposés, les voitures japonaises de Philippe qui m'auront fait pleurer de rire, les grands moments à la cantine et en amphi, les départs spectaculaires en histoire de l'art, les premières soirées chez Rose-Marie avec Amanda et d'autres parfois (Johnny, Sam, Karina). Philippe nous invite à son anniversaire, et puis au sortir on se rend chez moi avec Johnny, Sam & R-M, pour une partie de belote à 3 heures du mat'. On découvre également la fille avec ma double pendant ces premiers mois, le beffroi, les magasins et même les églises ^^


Mais dans tout ça, il y a peut-être un regret, celui de ne pas avoir réussi à tenir cette ambiance, cet immense groupe d'ami qui va s'effilocher au fur et à mesure de l'année. Certains supportent mal la fac, viennent par intermittentes, où préfèrent simplement rester un peu plus loin du groupe. Ces personnes vont me manquer durant le deuxième semestre, qui sera peut-être moins joyeux. Johnny est moins présente, or c'est elle qui rassembler les deux futurs groupes (Sam, Philippe, Mélissa, R-M / Aurore et les Julies). Mélissa après le départ de Déborah recherche d'autres connaissances, Philippe recherche un autre avenir. Et puis Karina...


Le deuxième semestre est moins abouti et pour cause : CPE ! Oula, pour une première année à la fac c'est agité ! Un mois de vacance supplémentaire, pas forcément demandé au contraire ! J'ai beau râlé, rien n'y fait, il faut attendre que de Villepin recule ! Le soir du blocage de la fac on fait l'une des dernières grandes soirées Erasmus de l'année, puis on se rend chez moi pour manger avec Aude, nouvelle venue, R-M et Sam. On appelle Philippe, on se rend à l'université, on escalade les grilles et on observe ce blocage qui nous dépasse un peu...
Ce CPE est l'un de mes regrets. Je pense que j'aurais pu garder certains contacts plus facilement sans cet épisode...


Le final de cette année c'est la réussite aux exams. Et le dernier jour une aprem avec la fille charmante (dixit Sarah ^^). Puis c'est Karina qui nous rejoint et là je regrette le temps passé...

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