26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 14:41

Et je me retrouve seul. Pour la première fois depuis 7 mois. 210 jours. 5000 heures. Seul sans elle. Une semaine. Déjà.

 

Je retombe sur terre, doucement. Ce week-end pas vraiment, beaucoup de choses à faire, à organiser. Mais depuis 2-3 jours ça y est, je suis en plein dedans. Hello solitude. Tu ne m’avais finalement pas tant manqué que cela. Et bonjour tristesse, puisque les deux se collent très vite chez moi.

C’est bizarre, j’attendais un peu de cette toute nouvelle solitude. 7 mois en couple, 24h/24h, 7j/7j, cela pouvait parfois sembler un peu trop pour mon esprit. Non pas que je le vivais mal, au contraire, j’adorais chaque moment avec ma partenaire. Mais je me demandais toujours : comment est-ce quand on est seul ? Seul avec soi-même, avec ses doutes ou ses certitudes. Et me voilà en plein dedans.

 

Cette étrange sensation a commencé la seconde nuit, au moment de rejoindre le lit. Tiens, je dors seul ce soir. Pas de bras autour de moi, pas de grand sourire ou de baiser de bonne nuit. Juste moi, et ce grand lit froid.

Et puis ce fut sur Internet que cela s’est propagé. Pour la première fois, j’écrivais avec ma partenaire. Nous nous parlions sur Skype, avec une vidéo. Mais nous ne pouvions pas nous enlacer. Enervant cette situation. Viens ici, je veux t’enlacer maintenant ma p’tite dame !

 

Ca s’est aggravé. Le 4ème et le 5ème jour. Hier soir par exemple, alors que j’espérais passer un bon moment dans ma nouvelle ville. Une atmosphère de café qui m’en rappelait bien d’autres. Mais je n’y étais pas. Je n’y arrivais pas. J’étais comme perdu, sans elle. Les discussions s’engageaient et je disparaissais. Plus seulement physiquement, mais mentalement.

 

Le manque. Ca y est. Je l’ai. Il est là, bien profond en moi. Un manque pas ressenti depuis un bon bout de temps, une bonne année. C’est con mais je souris. Et pour cause, si manque il y a, c’est que sentiments sont présents. Développés.

 

Et voilà, c’est reparti. Cette situation compliquée dans laquelle je me suis déjà trouvé. L’heure des choix, ou des sacrifices. Personnels ou de couple. Que faire ? Quand ? Comment ? Et pourquoi au fait, pourquoi je trouve toujours une fille bien dans un pays lointain ? J’aurais dû chercher à Tilques, il y avait du monde. Mais non, j’aime apparemment le côté exotique de la chose. Il me faut un accent, une autre culture, une autre langue.

 

Et me revoici comme un benêt. A souffler, fermer les yeux, regarder vers le ciel en cherchant des réponses. Elles n’y sont pas. Je ne les aurai pas, peut-être jamais. Qu’est-ce que l’amour ? En sommes-nous sûrs ? Je pose ma tête contre le mur. Et je la remue. Bon Dieu, où vais-je ainsi ? Il est où ce foutu paradis terrestre ?

 

Je regarde par la fenêtre. Le soleil brille. La vie suit son cours. Et mes pensées me poursuivent. Comment m’en délivrer ? Ma feuille blanche, et les idées noires. Sortez.

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commentaires

C

Oh oui il y avait des filles top à Tilques ;) ! Pour arrêter de plaisanter, bon courage Jerem et continue ton beau voyage mais reviens très vite vers l'amour!  
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