14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 15:29

Vous devez avoir l'impression que je passe ma vie dans le bus. A chaque article, c'est la même rengaine. Je suis dans le bus et je vous décris le paysage. Vous n'y échapperez donc pas cette fois ! Et pour cause, chaque trajet réserve son lot de surprise et de nouveaux paysages. Ainsi, pour relier Oviedo et Valladolid, il faut traverser une chaîne de montagne (laquelle ? bonne question, cherche toi-même !) Les paysages sont merveilleux. Après une sieste, je me réveille dans un plat pays qui n'est pas le mien. Je croise notamment des champs de panneaux solaires, les premiers que je vois mais sans aucun doute pas les derniers.

 

Les gens m'ont présenté Valladolid comme une grande ville inintéressante. Ca donne envie de s'arrêter ! Mais c'est sur ma route et j'ai une couchsurfing, Maud, belge en année Erasmus, étudiante en histoire, qui devrait être là ! J'utilise le conditionnel en raison de "l'effet Santander" !

 

2,85€, le prix de mon picnic. Le mode tour d'Europe n'est jamais très loin. Je demande quelques conseils touristiques à un groupe d'Allemandes en petite tenue en plein milieu du jardin public. Non, n'ayez pas peur, c'était jolie ! La communication s'effectue en Espagnol ! Même pas peur !

 

Aujourd'hui, je voyage en costar, et avec mon sac sur le dos, je présente une dualité certaine. Beaucoup m'observe attentivement, ne sachant que penser d'un tel accoutrement ! Barney Stinson en voyage, ca envoit ! Vivement qu'on le voit faire du stop !  P1120245.JPG

J'effectue ma visite en solo, dans une ville plutôt sympa. A noter le parc, son université (à côté duquel Lille 3 fait encore plus soviétique que d'ordinaire) et son IMMENSE cathédrale romane. Il voulait avoir la plus grande d'Espagne mais petit problème, il n'avait plus d'argent à la fin... du coup les finitions laissent à désirer ! Ah si, dans cette espace de grande froideur et d'austérité, on entre par... une porte automatique ! Bizarre nos amis espagnols !

 

Maud m'emmène chez elle où je passe la soirée à tenter de régler mon problème madrilène. S'en suit un picnic intérieur avec ses collocs, 22h30, normal. Deux Tchèques, une allemande, une flamande. Et que de l'espagnol ! Je craignais la soirée, à tord. Mon niveau de compréhension me surprend de jour en jour. J'avoue avoir encore un peu de mal à distinguer les temps, mes prises de paroles nécessitent mûre réflexion mais cela n'empêche : je suis sur la bonne voie ! Cervantes, j'arrive !

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