8 août 2011 1 08 /08 /août /2011 18:09

Le pays des pâtes, de la mafia, de Berlusconi et des maillots de foot à 6€, oui, bienvenue en Italie ! Ryanair, toujours fidèle (les prix augmentent cependant d'année en année, mais ils restent inférieurs à ceux de ses concurrents), nous dépose dans la ville de Vérone, connue mondialement pour être le terrain de jeu des aventures amoureuses d'une certaine Juliette et d'un certain Roméo. Soleil de plomb, sac sur le dos, et une journée à voguer dans la ville, guidés que nous sommes par une bonne vieille carte.

 

A partir de la gare, nous marchons vers le centre-ville sous l'oeil bienveillant de Cavour, héros de l'unité italienne dont on fête les 150 ans cette année. Nous passons près des remparts puis entrons dans le vieux centre-ville. Dès le départ nos regards sont portés sur l'architecture soignée et les couleurs scintillantes des maisons. L'arène occupe la place centrale et on comprend pourquoi la ville est jumelée avec son homologue nîmoise. Je troque mes chaussures contre des sandales, le sweat est rangé pour un temps défini appelé X dans le sac à dos (le retour du sweat sur les épaules à X+1, considérant +1 comme le Nord-Pas-de-Calais).

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La place centrale. Un mélange de "ouah" et de "woh". Occupée en son centre par un marché, la place est splendide. Très vite les coupes de fruits et les glaces nous susurrent des mots d'amour. Nous résistons tant bien que mal, voulant prouver notre fidélité à notre saint budget. Dante sourit devant notre purgatoire. Il occupe le centre d'une seconde place qui n'a rien à envier à la première.

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Ce sentiment de beauté infinie ne va pas nous lâcher de la journée. Nous avons marché le long de la rivière à la recherche d'un endroit laid, nous avons surmonté la ville pour y voir la pollution, nous avons déambulé dans chaque recoin à la recherche d'un lieu mal entretenu ou sentant mauvais... Vérone n'est que merveille.

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La ville des amoureux offre le spectacle des ponts remplis de cadenas et des clefs jetées par dessus bord. Les amoureux y voient ainsi le symbole de leur amour. A force, les ponts devenaient difficilement praticables, ce qui a obligé la municipalité à mettre en place un énorme fil reliant les deux berges. Ainsi, les amoureux peuvent tranquillement faire glisser leur cadenas d'amour le long de la corde (en soi, un cadenas est laid, mais plusieurs dizaines donnent un certain style au paysage).

 

P1150024-2.jpgLe balcon de Juliette est forcément infesté de touristes, tous prêts à faire la photo du Roméo appelant sa Juliette. Mais ce que j'ai retenu, c'est l'entrée dans ce lieu mythique. Des milliers de messages d'amour engorgent le mur, des coeurs à gogo, des prénoms gravés. Combien sont encore d'actualité ? Dieu seul le sait (si tant est qu'il existe). Mais ces messages témoignent de ce sentiment d'amour qui a traversé tant de couples lors de leur visite à Vérone.

 

 

Direction Ilaria ! Erasmus à Canterbury en ma compagnie, elle nous accueille dans son humble demeure, à Mozambano, où elle côtoie le château. La mama et le padre nous traitent royalement, avec un festin italien qui ravit nos papilles.

 

Le lendemain, le soleil frappe ma tête au réveil. Sensation géniale. Nous commençons par un petit tour à vélo vers Castellaro Lagusello, le long d'une rivière, sur un parcours spécialement aménagé pour les cyclistes. Le village est une petite merveille de nature apprivoisée avec délicatesse par ses habitants. L'impression est donnée que les maisons flottent sur la rivière.

P1150094.JPGL'après-midi est une pause baignade-farniente au lac de Garda, avant de visiter le lendemain matin Peschiera. Une grosse présence néerlandaise dans les camping du coin (ils représentent près d'un quart de la population l'été !). Pas une nouveauté me direz-vous, étant donné que les Néerlandais sont présents dans tous les campings français ou espagnols. Une question demeure : qui habite aux Pays-Bas l'été ?

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