14 juillet 2009 2 14 /07 /juillet /2009 09:01

Vienne, Vienne, Vienne ! Que d’attentes et d’espoirs en ce jour de fête nationale, alors que nous nous dirigions vers la gracieuse capitale autrichienne. Vienne, c’est une de mes principales attentes, une de ces capitales qui rayonne depuis des siècles, un joyau de l’Est. Après un petit déjeuner plus que sommaire, nous filons à travers la plaine et entrons dans la ville vers 10h.
Sous un soleil tapant, je peine à trouver ce que je cherchais. On déambule, on visite, on erre. Et là, on y trouve bien des beautés, c’est vrai, des bâtiments haussmanniens qui rappellent Paris à Jérémy, des édifices somptueux comme le Parlement ou le théâtre. Mais rien à faire, Vienne a peut être oublié son âme ce jour là, je ne sens rien.europa tour (13) L’essentiel de toute ville est avant tout ce qu’elle dégage, il y a quelquechose de puissant et de différent dégagé par ses constructions comme par ses habitants. Ce jour là, j’étais sans doute anesthésié pour une raison quelconque. Il est vrai que la fatigue nous plombait quelque peu, avec une première grosse chaleur sur ce tour d’Europe, et peu de carburant dans l’estomac. L’enthousiasme n’est présent ni chez Romain, globalement hostile aux villes, mais aussi chez ceux qui espéraient le plus de Vienne. On reste àpeine 2h dans la ville, et on se dirige péniblement vers le château des Habsbourg, situé en périphérie, avec un goût de trop peu. J’ai beau scruter à travers ma fenêtre alors que nous quittons le centre ville en voiture, je nevois pas. Vienne est la première déception, et c’est notable. Je me dis alors que c’est sans doute la faute à la   configuration de notre aventure. Comment découvrir une ville, comment la vivre, en une simple matinée, voire une journée ? Je crains pour la suite, même si cela a relativement bien marché avec Prague. Sans doute y-a-t-il des villes qui vous confient tout dès le premier instant, et d’autres plus farouches, que l’on amadoue avec le temps. Je retournerai à Vienne, persuadé qu’elle ne m’a pas tout dit ce jour là.
europa tour (14)Le château des Habsbourg reste cependant réellement impressionnant. Dans la course au plus bel édifice, les Autrichiens ont à coup sût fait moins bien que Versailles, mais leur niveau n’est pas le plus faible. Un parc immense, que surmonte une gigantesque fontaine et une sorte d’arc de triomphe, Jérémy l’historien se régale au milieu d’une armée japonaise et de son artillerie numérique.
Je ne sais plus vraiment quelle heure il devait être quand nous nous sommes mis en route pour la Croatie. Nous avons encore de la route et tenons à être aux lacs de Plitvice pour le lendemain. Sur la route, je reste enthousiaste à l’idée d’avancer mais le pays commence à me manquer. Nous traversons la petite et belle Slovénie, des paysages de campagnes, vallonnés, verdoyants et forestiers (plus de la moitié du pays est couvert d’arbres), le pays des Ours. Alors que le soleil se couche, on trouve un coin au calme, entre deux champs de maïs. Le paysage est magnifique, l’un des plus cadres où l’on dormit selon moi pendant ce tour d’Europe. J’en perds mon latin, à tel point que je perds aussi le chapeau de paille généreusement prêté par Olivia. Espérons qu’il fasse aujourd’hui le bonheur d’un fermier slovène, ou d’un ours.

 

Lucas

 

Magnifique Vienne ! J'avoue que mon sentiment sur cette ville est un mélange de satisfaction et de déception. Contrairement à mes petits camarades, j'ai franchement aimé la ville, qui me fit très vite penser à Paris. Et la question que je me pose depuis : Haussman est-il autrichien ? Néanmoins cette visite fut trop courte à mon goût. A peine de le temps des préliminaires..., même pas le temps d'acheter une carte postale... Nous courrons ! Quant au château de Sissi, un régal ! Le parc est à mon avis plus grand que celui de Versailles. europa tour (15)

En route vers la Slovénie, pays de transition. A noter l'épisode Nutekka, dont l'achat reporté fera causer sous les chaumières. Quant aux repas entre les deux champs de maïs, je n'oublie pas le présence en grand nombre d'acteurs qui nous suivrons tout au long de notre parcours : les moustiques ! De ce fait, on avale plus qu'on ne savoure nos délicieuses pâtes.

Note personnelle : 15/20

J.R.


« Encore une ville, encore une grande ville, une nouvelle capitale européenne » voilà ma pensée au lever. Les bâtiments sont beaux, il est vrai, mais ça reste du ciment, du béton, du gris. Sissi m'a peu fait rêver dans mon enfance, je ne perçois pas trop la magie de cette ville. La visite du parc est pourtant agréable. Alors que nous quittons Vienne et l'Autriche, nous n'en avons sans doute pas assez vu. Mais la Croatie nous tend les bras et nous fonçons vers elle. Pas d'ours lors de la traversée de la Slovénie et c'est une vraie déception pour Lucas.

Romain

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