12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 14:12

Woody Allen

Qui a dit : « l’éternité c’est long, surtout vers la fin ». Oui, c’est facile, le titre et la photo vous aident ! Woody Allen, l’art des bons mots et des expressions qui font sourire ou rire. Mais mon cher Woody est surtout connu pour ses films, nombreux, très nombreux. 42 depuis 1966 ! Bon je vais classer les films que j’ai vus en deux catégories : les anciens et les très récents ! 13, pour faire plaisir à ce triskaïdékaphobique, un peu hypocondriaque sur les bords.

 

Woody Allen, Woody et les robots (titre original : Sleepers) (1973) : 12,5/20. Avec Woody Allen et Diane Keaton.

Un Américain moyen est endormi pendant 200 ans. Ramené à la vie par un groupe révolutionnaire, il doit s'adapter rapidement pour ne pas être arrêté.
Woody Allen dans un genre que je ne lui connaissais pas encore, la science-fiction. Bon, une science-fiction très comédie tout de même. Pas forcément mon genre préféré, notamment en raison des décors très originaux. Plusieurs scènes sont d'inspiration Chaplin, la musique aidant. La relation Allen-Keaton est assez amusante. Parmi les inventions passés par l'esprit d'Allen, il y a notamment la machine à orgasme (oui, Woody Allen est un pervers, et il le sait bien).
C'est l'un des premiers long-métrage de Woody Allen, pas forcément son meilleur au niveau de la réalisation. Quelques remarques bien placées sont, comme souvent chez lui, hilarantes. Mais l'ensemble, et notamment le scénario, laisse parfois à désirer. Pas mauvais, mais pas très bon non plus, un Woody Allen moyen.  

 Annie Hall (1977) : 14/20. Avec Woody Allen et Diane Keaton.

Oscar du meilleur film en 1977 pour un Woody Allen très angoissé, se posant des questions existentielles, qui fait un film sur sa propre vie et son divorce avec Diane Keaton, sa muse, vainqueur de l’oscar de la meilleur actrice pour son rôle.Le tournant de sa carrière.Annie Hall Woody Allen Diane Keaton

 Manhattan (1979) : 13,5/20. Avec Woody Allen, Diane Keaton et Meryl Streep.

Une ode à New York où Woody Allen, scénariste de télévision, semble perdu entre différentes femmes. Son ex-femme qui publie un livre sur leur relation, une jeune étudiante de 17 ans, la maîtresse de son meilleur ami dont il tombe amoureux. Un subtil mélange qui reprend les thèmes chers au réalisateur écrivain.Manhattan Woody Allen Diane Keaton Meryl Streep

 The Purple Rose of Cairo (1985) : 13/20. Titre français : La rose pourpre du Caire. Avec Mia Farrow et Jeff Daniels.

Drôle d’histoire que celle d’une serveuse amoureuse d’un personnage de film qui sort de l’écran pour la rejoindre. J’y suis entré à moitié. Les scènes à l’intérieur du film entre les acteurs patientant pour le retour de l’acteur manquant sont assez sympas.

Hannah et ses soeurs Woody AllenHannah and her Sisters (1986) : 14/20. Titre français : Hannah et ses sœurs. Avec Woody Allen et Mia Farrow.

Film de et avec Woody Allen. Histoire un peu étrange d'un Woody Allen attiré par la sœur de son ex, alors qu'il est en couple. Très Woody Allen.

Deuxième visionnage, trois années plus tard. Beaucoup de réflexions intéressantes sur la vie, la mort, l’amour. J’aime beaucoup le personnage interprété par Woody Allen, un peu moins celui joué par Michael Caine. 3 oscars.

 Manhattan Murder Mystery (1993) : 14,5/20. Titre français : Meurtre mystérieux à Manhattan. Avec Woody Allen et Diane Keaton.

Le couple Allen-Keaton fonctionne parfaitement bien dans ce thriller de voisinage. Allen, peureux par nature, joue son rôle à la perfection. L’énigme est bonne et le suspense nous tient en haleine jusqu’à la fin du film. Citation mythique du film : « Quand j’écoute trop Wagner, j’ai envie d’envahir la Pologne. »Meurtre mystérieux à Manhattan Woody Allen Diane Keaton

Deconstructing Harry (1997) : 15/20. Titre français : Harry dans tous ses états. Avec Woody Allen…

Une comédie souvent très fine, mettant en scène un écrivain et les histoires qu’il écrit se mélangeant à l’intrigue. La scène du mort dans la voiture me fit vite penser à Little Miss Sunshine. Harry dans tous ses états woody allen Les films des années 1980 et 1990 de Woody Allen ont tendance à traiter des mêmes thèmes. L’amour, les problèmes de couple, les problèmes sexuels, la passion, l’envie, la vie, la mort. Enchainer les films peut amener à une certaine lassitude. Les années 2000 amènent cependant un certain renouvellement, tout au moins une nouvelle façon d’évoquer ces problèmes.

Match point Scarlett Johansson Jonathan Rhys-Meyers Match Point (2005) : 16/20. Avec Scarlett Johansson et Jonathan Rhys-Meyers.

L’un des scénarios les plus aboutis, une histoire de tromperie qui empire de jour en jour pour Rhys-Meyers. La fin est magnifique. La vie ne se joue qu’à des détails, des coïncidences et surtout… beaucoup de chance.

 

Scoop (2006) : 14/20. Avec Woody Allen, Scarlett Johansson et Hugh Jackman.

Drôle d’histoire que ce tueur à la carte de tarot, parfois un peu tirée par les cheveux mais qui bénéficie d’un bon jeu d’acteurs.Scoop Scarlett Johansson Woody Allen

 Cassandra’s Dream (2007) : 13,5/20. Titre français : Le rêve de Cassandre. Avec Ewan McGregor et Colin Farrell.

Deux frères vivent au-dessus de leurs moyens. N’ayant plus de solution, ils se tournent à nouveau vers leur oncle, richissime. Celui-ci a cependant un service à leur demander, le meurtre d’un témoin gênant. Les deux réagissent très différemment à cette proposition. Un bon film et un très bon Colin Farrell, un peu dans la même peau que dans Bons Baisers de Bruges.Le rêve de Cassandre Colin Farrel Ewan McGregor

 Vicky Christina Barcelona Woody Allen Scarlett Johansson PeVicky Christina Barcelona (2008) : 15,5/20. Avec Scarlett Johansson, Javier Bardem et Penelope Cruz.

C’était le film qui devait me plaire par excellence. Et ce fut le résultat. Une vie d’artiste, de bohème, un peu folle, de découverte, d’art, de voyage, d’amour. La vie.Différente de la mienne à n’en pas douter. Pas forcément une vie de bonheur d’ailleurs. Mais quelque chose d’intéressant à voir. Oscar de la meilleure actrice pour un second rôle pour Penelope Cruz.

Whatever Works (2009) : 16/20. Avec Larry David et Evan Rachel Wood.

Très bonne comédie avec un Larry David très drôle, un jeu un peu à la manière d’un Woody Allen. Physicien de renom, manquant de peu le prix Nobel, il se retrouve à héberger une fille qui ne lui ressemble en rien. J’apprécie beaucoup les passages ou David parle directement aux spectateurs.Whatever Works Larry David Woody Allen

You will meet a tall dark stranger (2010) : 11/20. Titre français : Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu. Avec Naomi Watts, Antonio Banderas et Anthony Hopkins.

De loin le film que j’ai le moins apprécié. Un changement de vie pour plusieurs personnes, des couples qui se brisent… un effet un peu routine dans les films de Woody Allen, peut-être que ça a pesé sur mon sentiment vis-à-vis de ce film. Une attention particulière à la vie de l’écrivain, effrayé par l’échec, manquant de confiance en soi.

Midnight in Paris (2011) : 12/20. Titre français : Minuit à Paris. Avec Owen Wilson et Marion Cotillard.

Mwé. On m’en avait fait une bonne pub, je n’ai pas vraiment accroché. Je ne suis pas un grand fan du casting, le scénario est peut-être trop fantastique pour moi. La vie du Paris des années 1920, les artistes & Cie peuvent faire rêver une partie des New Yorkais fascinés par cette vision romantique et romanesque de la capitale, pas moi. Nommé à l’Oscar du meilleur film.

Bon Woody est un peu dans une période européenne. Après Londres, Barcelone et Paris, le prochain film sera sur Rome : To Rome with love, attendu pour cette année.

To Rome with love (2012) : 14/20. Avec Roberto Begnini, Penelope Cruz, Woody Allen et Ellen Page.


Plutôt mal-aimé, ce film complète la trilogie européenne de Allen (avec Vicky Cristina Barcelona et Midnight in Paris). Autant je n'avais pas trop aimé le film parisien, autant j'ai apprécié le romain. L'humour est rafraîchissant. La douche est fantastique, et le personnage joué par Begnini, connu et reconnu sans raison, m'a fait penser aux stars de la télé-réalité. Alors certes, il y a toujours quelques longueurs romantiques chères à Woody. Mais ça reste un bon film.

Blue Jasmine (2013) : 15/20. Avec Cate Blanchett, Sally Hawkins, Alec Baldwin.

Jasmine était mariée à Hal, riche homme d'affaire. Sa vie semblait parfaite, seule sa pauvre sœur troublant un peu sa vie lors d'une visite à New York. Mais Hal est un escroc adultère. S'en suit une longue descente aux enfers.
Ce drame vaut notamment pour le jeu de Cate Blanchett, en lice pour l'oscar de la meilleure actrice. Elle semble possédée par son personnage et joue cette pauvre femme détruite d'une façon admirable. Le film est très sombre, offre une critique acerbe des classes sociales, et les petites notes d'humour traditionnelles des films de Woody Allen sont cette fois totalement absentes.
A ne pas manquer dans la filmographie déjà très conséquente du réalisateur.Blue Jasmine woody Allen Kate Blanchett Sally Hawkins

Magic in the Moonlight (2014) : 7,5/20. Avec Colin Firth, Emma Stones.

 

Stanley Crawford, célèbre magicien anglais, est appelé à la rescousse par un vieil ami : une femme semble avoir de véritable don et il ne peut déchiffrer son secret. Stanley accepte la mission et tente de démasquer la duperie.

 

Non, vraiment pas. Je suis forcément peu crédule à ce genre de chose, et j'ai vu arriver la fin gros comme une maison. L'histoire d'amour est tellement évidente. Pas grand chose à retirer de ce film. Je n'ai pas accroché.

 

Un homme irrationnel (2015) : 14/20. Avec Joaquim Phoenix et Emma Stones.

 

Abe est un professeur de philosophie désabusé par la vie. Jill est une jeune étudiante. Elle lui donne une raison de vivre.... tuer un juge !

Film assez philosophique, intéressant pour la question de la morale, quoi que un peu carricatural. Joaquim Phoenix est très bon dans son rôle (comme toujours), sans envie, sans but. Sa quête de meurtre parfait et les questions qu'ils se posent m'ont rappelé Crime et châtiment (et Dostoievski est cité dans le film).

 

Cafe Society (2016) : 12,5/20. Avec Jesse Eisenberg, Kristen Stewart et Steve Carell.

Bobby, jeune juif de New York, décide de rejoindre son oncle, grand agent d’Hollywood. Il y rencontre la société mondaine de lieu, mais aussi Vonnie, son premier grand amour.

Un film à la Woody Allen, mélange de sentiments contrariés et de petites phrases rigolotes. Mis bout à bout, l’ensemble se révèle toutefois un peu léger et prévisible. Certes, l’esprit des années 1930 est bien représenté, mais le scénario manque de peps.

 

Dans mon classement des réalisateurs, il arrive à un beau 13,53 (en sachant que c'est le réalisateur dont j'ai vu le plus de films). Mais il a encore beaucoup d’œuvres qui peuvent le faire monter… ou descendre.

Au total, sept nominations à l’Oscar du meilleur réalisateur, une fois vainqueur.

 

Mon classement des réalisateurs (totalement subjectif)

1. Emir Kusturica : 17,08/20 (7 films)

2. David Fincher : 16,28 (9 films)

3. Albert Dupontel : 15,83/20 (6 films)

-. Alejandro González Iñárritu : 15,83 (6 films)

5. Frank Capra : 15,50 (7 films)

6. Billy Wilder : 15,46 (12 films)

7. Charlie Chaplin : 15,29 (7 films)

8. Clint Eastwood : 15,25 (10 films)

9. Xavier Dolan : 15,2 (5 films)

10. Quentin Tarantino : 15,19 (8 films)

11. Les frères Coen : 14,96 (14 films)

12. Stanley Kubrick : 14,82 (11 films)

13. Henri Verneuil : 14,69 (8 films)

14. Sergio Leone : 14,58 (6 films)

15. Jacques Audiard : 14,5/20 (7 films)

16. Howard Hawks : 14,29 (7 films)

17. Alfred Hitchcock : 14,21 (12 films)

18. George Cukor : 13,95 (10 films)

19. Dany Boon : 13,88 (4 films)

20. Pedro Almodovar : 13,86 (11 films)

21. Steven Spielberg : 13,79 (12 films)

22. Stephen Daldry : 13,75 (4 films)

23. Woody Allen : 13,55 (19 films)

24. Tim Burton : 13,25 (12 films)

25. Wes Anderson : 13 (7 films)

26. Sofia Coppola : 12,9 (5 films)

27. Gus Van Sant : 11,5 (11 films)

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