25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 06:04

Les films de science-fiction/fantastiques sont loin d’être ma tasse de thé (depuis que j’apprécie le thé, je peux me permettre d’utiliser l’expression !). Mais j’ai aimé l’expérience Avatar, mon premier film en 3D (je ne dois pas être le seul dans ce cas), impressionné notamment par la vue des paysages de la planète Pandora. Dommage qu’on ne puisse pas la visiter !

 

Les Chinois sont forts. Surtout en matière de contrefaçon. Des sacs Longchamp aux magasins Apple en passant par Baidu (le google chinois), ils reproduisent tout (et parfois n’importe quoi) en très grande quantité, et pour moins cher bien sûr. Mais quand j’ai lu que Pandora se trouvait en Chine je me suis dit que ce n’était pas possible ! Contrefaire une planète 3 ans après la sortie d’un film, quel exploit ! Combien d’ouvriers ont dû bosser jour et nuit pour un tel résultat ?

 

Bon j’ai ensuite un peu approfondi le sujet, et la planète Pandora chinoise, localisée à Wulingyan, est en fait un travail de la nature (quelle bosseuse aussi celle-là !) depuis plusieurs millions d’années. Le parc est inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco depuis une vingtaine d’années.

 

Sur place, il faut d’abord s’acquitter des frais d’admission : 248 yuans tout de même, près de 30 euros, pour un pass deux jours. Ma carte étudiant fonctionne toujours mais il faut être en dessous de 24 ans… mon âge me trahit pour la première fois ! Autant vous dire tout de suite qu’à ce prix-là nous sommes restés 3 jours ! Chose étrange, en entrant dans le parc, on vous prend le pouce pour une empreinte digitale….Pourquoi ? Pas de réponse. Ils sont bizarres les Chinois tout de même.

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C’est quoi Wulingyan ? 3000 karsts. Un peu un air de Météores grecs, sur une distance qui semble infinie. Un travail d’orfèvre, merci l’érosion. Vu d’en bas chaque karst est une merveille. Le cou fait des allers-retours à n’en plus finir, haut, bas, gauche, droite. La biosphère est exceptionnellement préservée, plus de 3000 plantes et même des singes sauvages. Tellement sauvages qu’ils bondissent à quelques mètres de moi sur une touriste chinoise, s’accrochent à son sac et déchirent un paquet de kiwis qui se balançait à l’extérieur. Le tout en dix secondes, juste le temps pour la touriste de pousser deux, trois cris effrayés. Bonnie and Clyde repartent avec leur précieux butin.

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Pour aller en haut, deux solutions : les câbles ou la marche. On choisit la seconde possibilité, tout en ignorant que pour aller de zéro à 500 mètres d’altitude, c’est près d’une heure d’escaliers ! La tendinite du genou gauche apprécie moyennement, surtout avec le sac sur le dos.

Une auberge de jeunesse peut vous accueillir au sein même du parc, pour un prix très abordable. Ils cuisinent même des repas pour 10 yuans (1 euro quelque chose). Bon plan. Car pour le reste, les touristes étant présents en nombre (pas d’Occidentaux, que des Chinois), les prix n'ont pas fléchi, et manger devient un investissement sur le long terme. L’idéal reste l’achat de nourriture à l’extérieur du parc pour ensuite pique-niquer. Avec ces paysages devant vous c’est un réel plaisir.

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Vu d’en haut, c’est la brume qui donne toute sa splendeur au paysage. Certains pesteront sur une partie de la vue bouchée. Je persiste à dire que c’est là tout le charme de l’endroit. L’imagination donne parfois une immensité supérieure aux paysages devant moi.

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Nous avons fait deux jours quasiment isolés du reste du monde. L’idée, facile à mettre en pratique, pour éviter les groupes de touristes : demander à l’auberge quels sont les chemins à emprunter. Ensuite, faire tout l’inverse de ce qui est recommandé. Ça marche aussi avec la distance. Tout ce qui est à plus de vingt minutes d’un arrêt de bus est déserté. Une carte et une boussole sont toutefois nécessaires, ainsi qu’un coup d’œil sur la montre. Oui, à 18 heures, les bus s’arrêtent et vous pouvez parfois vous retrouver à 4 heures de marche de l’auberge.

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Le top du parc ? Wulong Village. One dangerous Step (un précipice de 400 mètres que vous pouvez enjamber en un pas). Emperor’s Throne (photo à la Caspar Friedrich recommandée !). Et puis tout le quartier d’Avatar (renommé ainsi depuis le film), bien pollué par un tourisme de masse, mais qui vaut clairement le déplacement, que ce soit pour le Greatest Natural Bridge, soit disant le premier pont du monde, ou pour les milliers de cadenas autour du karst.

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Des chaises à porteurs. Oui, ça fait terriblement esclaves, surtout quand ils montent plusieurs centaines de marches avec quelqu’un sur le dos. La personne, grand sourire aux lèvres, un verre à la main, nous lance un « Hallo ! ». Pendant ce temps, les porteurs triment de toutes leurs forces. Je n’aime pas.

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Pour finir, je reviens sur la drôle d’habitude des Chinois de vouloir prendre des photos en notre compagnie. Cela m’amusait un peu, au départ. Dans le parc, dans le quartier d’Avatar, cela nous amusait beaucoup moins. Tous les 3 mètres. Si vous êtes blonde (non ceci ne sera pas une annonce d’Elie Semoun !), se teindre les cheveux ou porter un voile peut être une bonne idée pour passer inaperçue. J’ai pensé à ce moment-là à la vie des célébrités, jusqu’à les plaindre ! Non, je ne veux pas être célèbre !

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