30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 15:18

C'est en bus que se fait le début de ma traversée de l'Espagne, d'est en ouest. Je quitte donc la Méditerranée pour aller à Zaragoza, 17€ au lieu des 75€ du train, 3h30 de voyage au lieu d'une heure. Mais ca me laisse le temps de vous écrire ces quelques lignes, en jetant parfois un léger coup d'oeil au paysage. L'Espagne semble parfois désertique : des pierres, du sable, le soleil. Peu de culture. Concernant la culture cinématographique, c'est Twilight 2 sur les écrans du bus. Passons.

 

Maria, Maria, sans Carlos Santana, mais avec Ricardo, son "special friend" comme on dit en Erasmus, viennent me chercher à la station.

 

Couchsurfing a un charme particulier, c'est le moment de la rencontre. On se demande toujours si la personne va vraiment venir. Puis c'est la peur d'une personnalité difficile, en retrait, taciturne, voir même fermée. Certes, une inscription sur couchsurfing témoigne d'une certaine ouverture d'esprit et d'une envie d'aller vers l'autre. Mais le doute subsiste.

Après deux minutes, tu peux déjà savoir si la personne te correspond et, par la même occasion, si ton séjour sera agréable. Pour Maria, je savais déjà que Zaragoza serait une bonne étape.

 

Dès le départ nous avons visité le Nord de la ville pour se rendre à l'appartement familial. Ricardo me montre notamment les télésièges, inactifs toute l'année. Ils sont là pour donner envie à la population d'aller faire du ski dans les stations du nord du pays. Drôle de vision en plein centre-ville.

Puis c'est le parc de l'exposition nationale qu'à accueilli la ville il y a trois ans. En résumé, de nombreux bâtiments, tous plus jolis et plus travaillés les uns que les autres, très grands, bourrés de détails architecturaux et.... inoccupés. C'est malheureusement souvent le cas. Pour les J.O, pour la Coupe du Monde, on se demande que faire des installations. C'est la même pour les grandes expositions. Des touristes en grand nombre sur une courte période, ca semble bon pour l'économie. Puis un gouffre financier sur le long terme.

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Maria habite avec sa mère et Rocky, son chien. Je ne suis pas inquiet pour la bête mais un peu intimidé pour la maman, avec qui je dois bredouiller un ersatz d'espagnol. Nos discussions seront de ce fait limitées.

Après la douche, direction le centre-ville pour.. faire la fête ! Tout d'abord, bars à tapas avec des amis "du couple". Carlos retient mon attention. Pas le chanteur, mais un garcon dont j'ai l'impression que tout le monde sait qu'il est gay, sauf lui. Bière, bière, bière et jus d'ananas. Le serveur ne trouve pas sur sa machine. Pas de souci pour les bières pourtant...

Je mange local, et je mange bien : petits sandwichs, chorizo, jamón... et je rigole. Comme rarement. Ces personnes sont géniales. La soirée se termine à 7 heures. Je reviens détruit mais heureux. Zaragoza est une ville de fêtard comme jamais j'en avais vu jusqu'ici. Une sorte de rue de la soif sur plusieurs kilomètres carrés. Impressionnant. Et j'ai eu le droit à ma première conversation en espagnol en tête à tête avec une autochtone. Du basique bien sûr mais j'en étais pas peu fier !

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14 heures est une belle heure pour se réveiller. Après un repas frugal et un cours d'espagnol en famille, à l'attaque de la ville. Maria avait l'air un peu blasé par Zaragoza. A l'écouter, ce n'était pas trés joli. Du coup je m'attends à rien d'extraordinaire. On traverse l'Ebre et Bim ! La basilique ! A côté, Notre-Dame-de-Paris a été construit par des bouchers. Magnifique, un joyau baroque ! Enorme d'extérieure, somptueusement travaillée et décorée à l'intérieure. Un édifice qui se paye le luxe d´héberger deux tableaux et une peinture murale de Goya. Je me perds dans les nombreux détails des plafonds. Rien que pour elle, je serais venu dans la ville.

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Mais il n'y a pas que ca. Tout le forum de la basilique est une succession de bâtiments qui valent le coup d'oeil. Plus on avance et plus je tombe sous le charme. Les églises sont nombreuses et variées, elles ont toutes quelque chose de plus d'une église ordinaire : mosaïque, architecture, sculpture... Zaragoza était une ville romaine : forum et théâtre. Nous finissons dans le parc. 3 heures de marche, 2 bars pour récupérer.

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A la gare, je vais acheter mon ticket pour Bilbao. En sortant, Maria ouvre une portière, mais elle s'est trompée de voiture. Une demoiselle la fixe, l'air inquiet. Fou rire. Cette ville était géniale. Mais si j'ai aimé à ce point Zaragoza, c'est grâce à elle et aux gens qui l'entourent. Cela me renforce dans l'idée qu'un voyage doit être partagé, qu'une ville doit être découverte avec quelqu'un à ses côtés. Qu'il soit Erasmus ou CouchSurfer.

 

Ce matin, je pars heureux et triste à la fois. Couchsurfing a un charme particulier, c'est le moment du départ. En quelques minutes, em quelques mots, on doit exprimer toute sa gratitude. Et quand les mots ne viennent pas, il suffit d'ouvrir les bras. "Gracias Maria".

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commentaires

J


salut jeremy;quand une femme t aime elle aime meme tes defauts,quand elle ne t aime plus,elle n aime meme plus tes qualites,tout ca pour te dire de ne pas regarder en arriere et passer a autre
chose ou mieux une autre fille ;te parlerai un jour entr hoomme si ca te dit ;j ai beaucoup pratique les femmes dans une vie anterieur!!!oui barcelonne doit etre une ville qui vit:bonn voyage
profite!!!!!jean


 



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