7 juillet 2009 2 07 /07 /juillet /2009 17:40

En ce mardi 7 juillet 2009, tout commence. C’est l’esprit brumeux et quelque peu à reculons que j’arrive chez Romain aux alentours de 8h30. Dès les premiers regards et paroles échangés avec ceux qui m’accompagneront pendant 41 jours, 24h/24, aux contours de l’Europe, je sens leur enthousiasme et leur impatience. Ils sont prêts. 
Nous chargeons les voitures alors que Laura, la copine et future épouse de Jérémy s’apprête à quitter la famille de celui-ci pour retourner en Finlande. Ils sont censés prendre le train de Saint Omer jusqu’à Lille où elle prendra le train en direction de Paris, alors que Romain et moi reprendrons Jérémy en voiture dans la capitale des Flandres, et puis ce sera la route, jusqu’à Strasbourg, première étape du voyage.
Dès 9h30, Jérémy et Laura mettent les bouts. Je me retrouve seul chez Romain, que je ne connais que peu à l’époque, et les premiers doutes surgissent sur ma capacité future à cohabiter aussi longtemps avec ces amis de longue date, tous deux plus vieux que moi.
A 12h15, nous mettons les voiles et quittons Tilques. Sur la route, la discussion s’engage facilement avec Romain et sa sœur, et très vite la bonne vieille ville de Lille nous ouvre ses portes. Nous récupérons un Jérémy quelque peu triste de quitter sa moitié mais débordant d’envie pour la suite. Aux alentours de 13h30, on met les bouts et je dis adieu à ma ville de cœur, que je retrouve à la rentrée. L’aventure commence. 
Sur la route, l’ambiance est au bea
u fixe et mes doutes s’envolent. On traverse la Belgique où un autochtone nous suit en nous faisant des signes au volant. A ses gestes, on pense qu’il veut nous vendre de la drogue. Il voulait en réalité nous avertir qu’il y avait des contrôles plus loin sur la route, à la frontière allemande. Puis vient le Luxembourg et même l’Allemagne. C’est à ce moment que Romain annonce la couleur en faisant avaler au lecteur CD du Patrick Sébastien. Détail minime mais d’importance capitale pour la suite de l’aventure. Il faut dire que nos choix musicaux sont réduits, Jérémy ramène 4 CD remplis de musique mais ceux-ci ne semblent pas convenir au lecteur ! On se retrouve donc pour tout le séjour avec 5 CD : The Cramberries, Ben Harper, Pink Floyd, le Carnaval dunkerquois et ce bon vieux Patrick… !
Le temps maussade qui nous suivait nous quitte à l’approche de Strasbourg. Nous avons hâte d’entrer dans la ville, surtout moi qui ait fait pression pour qu’elle soit la première étape, en tant que symbole de l’Europe. Vers
 18h30 on y fait notre entrée. On y découvre une belle cité, avec ses airs brugeois par moment. Je suis le guide officiel strasbourgeois et ma première prestation laissera des traces : nous courons après un Palais Rohan indiqué sur la carte mais invisible. Vanne récurrente, nous chercherons le Palais Rohan partout en Europe !europa tour (3)Aux alentours de 21h30, nous quittons la ville, un peu déçus par celle-ci, d’autant qu’on ne voit pas le quartier des institutions européennes, faute de temps…On s’éloigne de la ville jusqu’à la frontière allemande, où nous plantons la tente pour la première fois dans un coin calme. On se fait un foot alors que le soleil se couche sur un terrain plat à proximité. Dans la tente on se raconte nos vies, c’est le début d’un rituel qui subsistera jusqu’à la fin. L’ambiance est parfaite mais rien n’y fait, je n’y suis pas. Je n’étais pas prêt au moment de partir et la sensation s’accentue en fin de journée. Je me demande comment ces 41 jours vont se passer, je m’interroge même sur ma capacité à aller au bout. Alors que mes amis sont définitivement prêts à tracer la route, ma nuit strasbourgeoise est celle des doutes…

Lucas

Le grand jour, le grand départ. L’excitation est à son comble au moment de charger la voiture, et de relever son compteur : 193 452 km. PRETS, nous sommes prêts, et nous partons, nous prenons la route. Peu enclin à avoir une étape française dans notre tour d’Europe, j’entre dans Strasbourg perplexe, mais je suis un peu séduit par son vieux quartier. La quête du palais Rohan nous offre une franche partie de rigolade … Première nuit en tente où nous rêvons de la suite de nos aventures.

 

Romain

europa tour (2)

Le départ m'a fait mal. Quitter celle qui m'accompagné depuis quelques mois fut assez dur. Mais je ne suis pas seul, je rejoins ceux qui vont m'accompagné pendant 41 jours. Dans la voiture, je n'y suis pas. J'ai l'impression que l'on est juste entre potes, partant en soirée quelques parts, à travers le pays. Sur l'autoroute, j'ai encore la vision d'un ami belge qui nous suis et tente de dire quelque chose. Après plusieurs tentatives, il y arrive : "si vous allez à Maastricht, y'a les flics !" tout en immitant Johnny Hallyday chantant Gabrielle, les poignets enchaînés. Comme si nous ressemblions à des vendeurs de shit... Et puis la visite de Strasbourg, sa cathédrale, la petite France, son palais Rohan que l'on a découvert une vingtaine de fois ^^. J'entre pleinement dans ce tour d'Europe lors du foot alors que Romain plante la tente. Un terrain infesté de moustique, une ambiance différente de celle que j'ai déjà pu connaître auparavant. Le tour d'Europe comme ici, pas trop loin de l'autoroute, à étendre nos beaux sleeping bed qui nous serviront tant.

 

J.R.

 

Note personnelle : 12/20

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6 juillet 2009 1 06 /07 /juillet /2009 23:14

(Tour d'Europe)

europe-romain-tour.jpg

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6 juillet 2009 1 06 /07 /juillet /2009 08:37

Derrière chaque histoire il y a un rêve.
C'est de l'imagination fertile de notre ami Jerémy qu'est issue la folle idée de ce tour d'Europe. En 2008, après une expérience franco-française de voyage en stop, et avec 1 euro par jour aux quatre coins de l'Hexagone, il pense alors à conquérir l'Europe. Seul? Non, 2 irréductibles gaulois l'accompagneront tout au long de cette belle destinée. C'est petit à petit que le projet se construira, sur les apports et envies de chacun. Car ce tour d'Europe est avant tout une réussite de compromis entre les aspirations parfois différentes de ses trois protagonistes. A chacun ses raisons de prendre la route, et c'est à cela qu'est consacré le premier article de ce blog.

Présentation Romain

« Je suis le patriarche de cette bande de déjantés qui s'apprête à prendre la route. Après avoir passé 18 mois à l'étranger (dont 1 an en Erasmus), j'ai soif de repartir. A une époque charnière de ma vie, la fin des études, la transition vers la vie active, je souhaite profiter pleinement de ces dernières « grandes vacances », réaliser un projet fou, m'engager dans une belle aventure.

... des racines et des ailes ... Mes racines sont à Tilques, je veux désormais voler de mes propres ailes, en toute autonomie, en toute indépendance.

Nous sommes jeunes, et chacun sait que les voyages forment la jeunesse.

L'Europe est un beau rêve que nos parents et grands-parents ont su construire. Ils ont aussi su nous donner le goût de l'Europe. A nous de repousser ses frontières.

Nous avons soif, soif de voyager, soif de découvrir d'autres cultures, soif d'admirer la diversité des paysages, de revenir avec des images plein la tête, d'observer l'unité du peuple européen. 1 + 1 = 3

 Nous avons soif de découvrir, envolons-nous dans l'ivresse du voyage.

Allez, Roulez jeunesse. »


Présentation Jérémy

Noms: Jérémy, Paul, Alexandre
Age: 21 ans (ou presque)
Activité scolaire: Mémoire sur le génocide rwandais à mi temps (pendant le tour d'Europe)
Expérience: Eté 2008: tour de France avec 1€/jour
Villes/Pays les plus attendu de ce tour: Prague, Istanbul, Finlande
Position favorite: "l'égyptien"

« My name is Jérémy, je suis né le 15 avril 1987 à Saint Omer. Avant de partir je mesure 1m85 pour 62 kilos. Maigre ? Oui et c’est pour cela que j’ai envie de faire un régime tour d’Europe ! Cette idée trotte dans ma tête depuis mon tour de France l’année dernière. A l’époque, on l’a fait sur le modèle Pékin Express avec 1€/jour. 20 jours et 18 euros plus tard, des souvenirs pleins la tête, je reviens satisfait d’un rêve accompli. Après quelques moi d’Erasmus et de rencontres européennes, l’idée du tour d’Europe galope. Repartir sur les bases du tour de France mais en plus grand, en plus fou. Je lance l’idée, comme une bouteille jetée à la mer, et Lucas la récupère très vite, séduit par le projet. On se met donc à discuter du parcours, des lieux à découvrir. On y pense parfois en se rasant le matin, on y rêve la nuit. Puis l’idée de partir à 3 prend tout son sens quand un travailleur finit par se joindre à l’aventure. Quelques réunions plus tard, nous allons prendre la route en quête d’aventure.
Ce n’est pas ma seule quête, mon seul objectif. Si je pars, c’est pour découvrir un maximum de pays, de villes, de lieux, en un minimum de temps. Un tour d’Europe express, pour essayer de mieux connaitre ceux qui composent notre UE ou ceux qui essaient de la rejoindre. J’ai longuement hésité à solliciter beaucoup de mes connaissances Erasmus, finalement j’en retiens 4, à des points stratégiques du parcours.
Enfin, l’aspect financier. J’imagine continuer sur les bases du tour de France, 1€ par jour tout en utilisant les mêmes stratagèmes. Néanmoins, je suis plus ouvert que l’année précédente. Je n’exclus pas de profiter, de goûter les délices gustatifs locaux. 
C’est donc un esprit de découverte de l’Europe qui m’anime, à un cout imbattable. Je n’ai pas de craintes ou de peurs liées au séjour, juste une envie folle de réussir. Je n’ai pas peur de la route, faudra voir faut qu’on y goute, des méandres aux creux des reins, et tout ira bien…Le vent nous portera ! »

Présentation Lucas

« A chacun ses raisons de prendre son sac. Pour ma part, il y a d’abord une logique irréfutable, une logique de vie, selon laquelle puisque l’on est sur la terre, il faut la courir, et même si du haut de mes 19 ans je suis le benjamin de ce groupe, je sais que le temps nous fuit et qu’il ne faut pas le perdre. Ce 7 juillet 2009, c’est donc avec une ferme intention d’avaler la route que je m’embarque pour cette aventure de 50 jours avec mes deux compagnons.
Sur notre chemin, la découverte nous attendra partout, en chaque paysage comme en chaque vie humaine. Découverte est donc un saint mot, celui qui nous guidera à travers cette Europe tant désirée, de ses lieux mythiques jusqu’aux sourires de ceux qui la peuplent.
Mais si notre parcours est planifié, notre destin n’est pas moins incertain. C’est donc l’aventure l’essence de ce voyage, et c’est bien elle que je traquerai sans relâche au long des routes du Vieux continent, qui nous révèleront à coup sûr bien des surprises. C’est donc par soif d’incertitude, par un goût certain du risque, que je m’élance dans le brouillard, à bord de notre fidèle et vieux destrier, la Clio 95 de Romain. N’est ce déjà pas un beau pari que de lui faire accomplir 15000 km, en si peu de temps ?
Au cours du chemin, nous apprendrons, découvrirons, et endurerons. Du fait des objectifs de vie fixés, et d’un budget rigide, nous savons que le terme « vacances » sera totalement superflu. Endurer pour mieux savourer le retour et l’essentiel, voilà un point capital. J’apprendrais au fil du périple à quoi ressemble mon essentiel, et c’est un grand pas.
Enfin, cette aventure est avant tout humaine. Au fil des kilomètres et des moments passés ensemble, pour le meilleur et pour le pire, une vérité s’est dessinée. A notre départ, je savais partir avec un ami, à notre retour je sais en avoir deux. Voici donc résumée, à traves ces quelques lignes, l’esprit qui m’anime au moment du départ. Jack Kerouac écrivait : « La route, c’est la vie ». Tachons de lui donner raison ».

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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 16:31

Après ma campagne victorieuse en Grande-Bretagne, je me dirigeai vers mon nouvel objectif : l'empire italien, actuellement sous la coupe d'un Rocco Siffredi en puissance. Quelle ne fut pas ma surprise d'être accompagné par 21 fidèles soldats que je côtoyai tout au long de l'expédition anglaise...

Tour-de-France-8922.JPG

(Ma fidèle armée)


L'organisation fut donc un détail important. Heureusement, Paolo, mon principal soldat italien, connaît la région. Il a réussi à trouver une place familiale intéressante pour établir notre camp. Nous partîmes 22, un dimanche d'après Summer-Ball, sorte de bal de fin d'année que l'on retrouve dans les descriptions de Cicéron et Virgile...
Le trajet ne nous posa pas de problème, au sein de notre liburne volante aux frais dérisoires (13 pounds aller-retour !) Après avoir franchi le Rubicon, nous arrivâmes dans notre quartier général, vieille bâtisse typiquement italienne en pleine nature, afin d'assurer notre sécurité. Après avoir repris quelques forces, grâce aux spécialités locales (Mozzarella, Pasta, Pesto, Vine...), nous partîmes en expédition. Nous avions une semaine pour découvrir l'empire italien, tout au moins la région de Toscane.
Notre première étape fut la plus vieille université européenne : celle de Bologne. Nos soldats en profitèrent donc pour faire ce que font tous les soldats italiens de notre âge : boire et faire la fête. Dans ma fonction de général-consul, je me chargeai donc de surveiller les troupes et de veiller au plaisir de chacun.

Tour-de-France-9033.JPG

(l'expédition Bolognaise)


Après une belle victoire sur l'ennemi fatigue, nous rentrâmes au crépuscule. Mon armée fut fatiguée par cette expédition, nous décidâmes alors de rester au camp deux jours afin de préparer au mieux la prochain expédition, la plus importante à mes yeux : Florence, le berceau de la Renaissance. La ville des Médicis, de Dante, Machiavel, de Leonard de Vinci, Botticelli, Galilée ou Donatello (pas la tortue Ninja). Cette expédition fut magique.

Tour-de-France-9099.JPG

(la magie...)


Bien sûr, Elle m'accompagna tout au long de ce voyage. Ce fut mon compagnon de route, une sorte de double, d'ombre. A chacun de mes pas s'en suivaient les siens. Telle une armée lors d'un défilé, nous fûmes totalement coordonnés. Un regard, un sourire, un geste et tout devenait évident. Une symbiose. Deux corps, un amour.
Florence c'est une capitale romantique. Nous y avons baigné. Nous en sommes imprégnés. Mon armée est devenue amour. Elle remplaça les balles par des fleurs. Les chants de guerre devinrent poème.

Après cette nouvelle expédition victorieuse, il resta une dernière merveille pour partir en beauté...

pise.jpg

Les soldats s'en allèrent, plus forts et tristes à la fois. Ils perdirent plusieurs d'entre eux sur le champ de bataille. Ils savaient que la période des expéditions touchait à sa fin. Ce fut la dernière, l'une des plus grandioses. Avant de mourir assassiné par le temps au doux surnom de Brutus, ils se dirent quelques "au revoir" sans prononcer le mot adieux, même si tous l'avaient à l'esprit.
De mon côté, je me transformai en Octave, bientôt prêt à conquérir l'Europe. Le temps d'Auguste arrivera dans deux semaines. S.P.Q.R. ou plutôt Carpe Diem.

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16 juin 2009 2 16 /06 /juin /2009 23:11
sciences20po20logo.jpgLe premier véritable échec d'une vie. Concours de Sciences-Po 2009, Lille. Au départ, c'est juste pour le fun. Pas de pression, pas de préparation, je voulais juste essayer un premier concours. Environ 300 candidats pour seulement 40 précieux sésames, pas un de plus.
Pendant et après l'épreuve, je n'espérais rien. Je ne rentrerai sans doute pas dans cette grande école, qui forme les futures élites du pays. Mais ce fut une bonne expérience. Néanmoins, après quelques problèmes avec mon université, mon opinion commence à évoluer. Et si j'y étais... pourquoi pas ? Pourquoi refuser cette opportunité si je peux intégrer l'école ?
Juste avant les résultats j'ai ressenti le stress qui m'a fait comprendre que cela avait de l'importance pour moi. Ce genre de stress que je n'avais pas ressenti depuis le bac et ses résultats. 19H, jeudi 16 juin 2009, premier véritable échec de ma vie. 51ème. Pas trop mal. Mais je suis triste sur le moment. Justement parce que je suis 51ème. Si j'avais été très loin, il n'y aurais pas eu d'espoir. Là c'est juste pour quelques places, pour quelques dixièmes de points sans doutes.
Non, je suis surtout triste parce que je suis rejeté à cause de mon niveau en anglais. Et pas qu'un peu : 2,75. Aïeeee !!! Ca fait mal aux fesses si vous me permettez l'expression. Est-ce que l'Angleterre ne m'a rien apporté ? N'ai-je pas progressé ? Bien sûr que non ! Je suis arrivé ici sans connaître les jours de la semaine, sans savoir dire fourchette et verre, chaise ou assiette. J'ai progressé plus que beaucoup peuvent le faire, je partais de tellement bas... Auparavant il me fallait dix minutes pour construire une phrase si bien que la conversation avait déjà évolué sur un autre sujet avant que je puisse placer le fruit de mes efforts. Oui, mon niveau en oral a progressé et j'ai des témoins qui peuvent le prouver. De même je comprends bien mieux mes amis British ou les bouquins que j'ai étudié ici (au départ ce fut une page par heure...).
Néanmoins il reste un point faible, mon niveau d'écriture. Je le savais déjà en faisant mes dissertations. Le jury a apparement confirmé la chose... De ce fait, après l'échec, c'est l'heure des résolutions. Première d'entre elle, je commence aujourd'hui à écrire mes articles également en Anglais. Un mal pour un bien, ce sera l'occasion de garder des liens avec les Erasmus en filant le lien du blog. Et puis Elle bien sûr. Seconde résolution, lire en anglais. Le seigneur des anneaux et Harry Potter sont sur la liste (culture générale diront certains...). Enfin, ma dernière résolution que j'ai déjà débuté : regarder les films en V.O.

D'un échec peut naître le prochain succès...

Résultats:
Question d'actualité (sujet philosophique sur le bonheur) : 7
Anglais (sujet sur les traités de non-prolifération nucléaire) : 2.75
Politique, économie et société (limite de la démocratie particpative : 12.5
Moyenne : 7.36
Classement : 51ème


The first veritable failure in my life. An examination to get into Sciences-Po Lille, 2009. At the beginning, it was just for fun. No pressures, no preparation, I just wanted to make a big examination, the first competitive examination in my life. Around three hundred candidates, just forty of them got accepted.
During the examination, I did not expect anything. I will not get into this school, from where the future's french elite will come. But it was a good experience. However, after few problems with my university, my opinion changed. And if.... Why not ? This school is one of the best schools in France, why would I refuse this opportunity ?
Before I got my results I was in stress. This kind of stress everybody already felt once during a big examination or before getting a result. At seven o'clock, on Tuesday 16th of June 2009, I know my first failure. My rank is fifty-first. "Not so bad". But because of that, I am sad now. Because I was not too far from the "magic places" I am sad now. If I was totally bad, in the end of the ranking, that would not be the same.
No, there is just one reason why I am sad. I will not get into Sciences-Po because of my english mark. 2.75. Ouch !
Why am I in England ? My most important reason was that I did not want to fail in my examination because of my level of English. The result is not amazing. After one Erasmus year, I failed my first competitve examination because of the language of Shakespeare. I am dissapointed.

Stupid question : Was my Erasmus year useless ? Of course, not. I improved my English level more than anybody else here. Certainly, I was one of the worst at the beginnig. I did not know all the day of the week, how to say fork or plate, chair or glass. To make a sentence, I had to think it ten minutes before. Yes, my oral English has imporved. It is the same for my understanding in conversation, and also with books. I read quite a lot of history books. At the beginnig, one page took me one hour... Everybody who knows me since the first week could say how much I improved my English.
However, I still have one weak point, my Achilles' heel : writing in English. It was already hard to write all of my essays. Few of you who corrected me, saw that my progress in English were not at the same level when I was writing. Apparently, the jury thought the same...

Nevertheless, I have to learn from this first failure. First resolution, I will start to write my articles in English. I know that I do not have a lot of English readers yet, but they will appear. It is a solution to improve my writing skills in English. Second resolution, I have to read more in English, for example Lords of the Rings or Harry Potter. And third resolution (that I already started), watch English or American movies in original version.

After the failure will come the time of the success...

Marks :
Questions of current events : 7 (subject on happyness)
English : 2.75 (subject on nuclear treaty)
Society, Economy and Politics : 12.5 (subject : "Limits of the participating democracy")
Average : 7.36
Raking : 51
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31 mai 2009 7 31 /05 /mai /2009 23:06

J'avoue que la fin des exams m'a foutu un coup de blouse. Pourtant en plein milieu de la période je ne rêvais qu'à la terminer. Mais soudain, le grand vide. Plus de cours, plus d'examens, pourquoi rester ici, au milieu du campus, alors que l'école est finie ? Manu a décidé, retour en France. Ma première colloc qui s'en va, ou plutôt qui m'abandonne lâchement. Elle n'est pas la seule. Raquel, petite espagnole avec qui j'ai fait mes premières soirées....au revoir. Bob, le seul hongrois du campus...au revoir. Eve, la seule erasmus d'histoire avec moi...au revoir.

Le pire c'est qu'on ne s'est pas vraiment dit au revoir. Pour beaucoup je savais que c'était un adieu. Alors ce fut un discours Carpe Diem. Profiter bien du pays, des vacances. On se revoit ? Qui sais....parfois le hasard. Oui, si je passe dans ton pays je te contacte par Facebook, pas de soucis.

P1040916.jpgJ'ai l'impression que sans Facebook ou MSN la vie des anciens Erasmus étaient plus dure. Je n'imagine même pas leurs adieux, en se donnant l'adresse de leur maison. La bonne vieille carte postale ou l'onéreux téléphone, tels étaient les possibles liens à échanger. Facebook facilite la vie des Erasmus...


Enfin, arrêtons de revenir sur le passé et regardons le présent. J'ai trois semaines de vacance/écriture de mémoire. Je pense privilégier la première solution. J'ai déjà commencé. Football, diner, sortie. A l'ancienne. Alors forcément je revois des têtes perdues de vue. Le top c'est Janire. Le deuxième semestre nous a éloigné. Nous n'avions pas les même amis, les même envies. Mais à chaque fois que je la revois c'est comme si c'était hier. Ensuite il y a le Works ce soir, le football tous les deux jours, la plage cet aprem... Oui c'est cela Erasmus. Qui a dit "les vacances" ? Pas faux.

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23 mai 2009 6 23 /05 /mai /2009 23:04
Touche pas à mon Yop ! Ce fut la boisson à la mode à la fin des années 90. Un yaourt à boire, ah la belle idée. Depuis que je suis en Angleterre, je suis revenu dans le passé. Yop, ma boisson officielle, proche de détrôné le coca. 
P1040882.jpg
Mieux, la couille de Mammouth ! Celle-là a fait fureur au collège. C'est un peu comme le Yo-yo, quelque chose dont on ne comprend pas trop comment c'est devenu la mode à la fin des années 90-2000. Le pire, c'est le côté hygiénique de la chose. Quelque chose que l'on mettait dans sa poche mouillée et qu'on reprenait quelque jours plus tard. Certaines couilles de mammouth avaient 6 mois d'âge, presque des pièces de collection.
P1040884.jpg
Enfin, et là on entre dans la vrai histoire : le banania et son fameux slogan : "Y'a bon banania."  Pendant la première guerre mondiale, la marque apparaît et c'est très vite un tirailleur sénégalais qui est représenté. Certains déclareront dans les années 70 que c'est un symbole du colonialisme. Et en 2006 le slogan disparait. Néanmoins, je le déclare devant vous aujourd'hui : Banania, y'a bon !P1040886.jpg
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20 mai 2009 3 20 /05 /mai /2009 23:03

Rappel des épisodes précédents :

Juin 2008 : alors que je me renseigne pour un eventuel sujet pour mon mémoire, on m'explique que je recevrai un mail pour une réunion d'information (j'attends toujours)
Novembre 2008 : le secrétariat d'histoire de l'université d'Artois se rend compte que je suis parti en Erasmus...
Janvier 2009 : en me rendant à l'université, je me renseigne pour mon master l'année suivante. On se rend compte que je n'ai pas de prof attitré ni de sujet de mémoire. Je dois donc, à la hâte, faire mes choix. Mon mémoire doit contenir 80 pages et faire l'objet d'une soutenance.
Avril 2009 : le service des relations internationales confirment mes doutes, je ne suis pas habilité à faire un mémoire si je valide déjà mes 60 crédits ECTS en Angleterre // Après 3 mois sans réponse mon professeur répond enfin à un de mes mails et m'explique comment se fait un mémoire...
Mai 2009 : la nouvelle tombe : j'effectue déjà mes 60 crédits ECTS en Angleterre. Or, un mémoire compte pour 27 crédits ECTS. J'effectue donc une année à 87 crédits ECTS...

Enfin, le clos du spectacle d'une administration dépassée. Je demande des informations au secrétariat depuis plusieurs semaines. Dois-je faire, oui ou non, mon mémoire. Quel est la date de remise ? La date de soutenance ?
Réponse avant-hier (après un nouveau mail de relance) : "Votre situation a été évoquée à M. Giry. Mais le doyen ne nous a pas encore donné de réponse. Je vous tiens au courant dès que possible."

Aujourd'hui, 21 mai 2009. Je ne sais toujours pas si je dois faire mon mémoire et si oui, pour quelle date. Dans le même temps, j'effectue des démarches pour une entrée à Rennes II l'année prochaine. Délai de réponse à mes mails : une journée.

Merci l'administration d'Artois !


De ce fait, le mémoire est en ce moment en parenthèse. En pleine période d'examens et de dossier d'inscription, je ne peux pas me permettre d'effectuer un travail qui ne sera peut-être pas noté. Néanmoins je retiens le côté positif de la chose, j'ai appris beaucoup sur le génocide rwandais et j'ai plus ou moins trouvé mon sujet de mémoire pour l'année prochaine. Cependant une petite réforme de l'université française pourrait être intéressante !

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18 mai 2009 1 18 /05 /mai /2009 23:01

repas-ensemble.jpgEt voila ceux avec qui je passe la plupart de mes soirées depuis quelques mois déjà. Vous pouvez comparer avec le début de l'Erasmus, les têtes ont bien changées. Et pour cause, ils sont pour la plupart arrivés au mois de janvier. Les Erasmus du Second Term comme on les appelle ici.
Vous me connaissez. J'aime découvrir de nouvelles personnes, élargir les groupes, être le plus nombreux possibles. J'ai parfois compris que c'était impossible avec certains "amis", que ceux-ci préfèrent les soirées en petit comité.

Tout d'abord il faut rappeler pourquoi je suis venu ici. Apprendre l'anglais, raison n°1. Dès le départ j'évite le français. Ce n'est pas faute d'avoir des possibilités. Mais dans ma tête, un français ne pouvait pas devenir un très bon ami ici. Je voulais voir autre chose cette année. Une sorte de discrimination positive pour les Erasmus.
Alors j'ai choisi l'Espagne, par facilité. Ils sont les plus nombreux avec les français, ils aiment sortir et il y a beaucoup de filles (oui, l'argument ne me laissait pas insensible à l'époque). Néanmoins, il y a eu un tournant aux alentours des vacances de Noël sans que je m'en rende compte. Les espagnols n'étaient devenu qu'espagnols, pas Erasmus. Et l'anglais se transformait de plus en plus en Espagnols. A ma décharge parfois, être le seul non-Espagnol...

Alors j'ai changé de groupe, comme il m'arrive peu de le faire. D'ordinaire je m'entends très vite au début d'année avec plusieurs personnes et nous restons ensemble plusieurs années. L'exemple de la fac et du lycée en témoigne. Néanmoins, ici, je ne suis là que pour 9 mois. Alors les règles changent. J'ai lâchement abandonné mes espagnols au fil du temps. Et j'ai surtout privilégié Elle.

Il se trouve qu'Elle était en collocation avec un Italien du second term. Et que les seconds term restaient pour la plupart ensemble, faute de rencontre organisée avec les premiers term. Au début je me sens comme un incruste, puis petit à petit les relations évoluent. On part en vacance ensemble et c'est là que tout se fait. Je les sens de plus en plus devenir mes amis au lieu des amis de ma copine.


Et maintenant (tam, ta ta ta tam, ta ta ta tam) ? Les relations avec les Espagnoles sont devenu de simple connaissance. Une sorte de bonjour, comment ça va ? Et les exams ? On essait de se revoir ? Bye.
L'amitié c'est quelque chose de régulier. Perdre ses amis va très vite. Il suffit de ne pas savoir ce que fait l'autre. Sans contact régulier il est difficile d'avoir une vrai amitié. Sinon la relation reste de surface. Quand tu restes avec des personnes pendant plusieurs mois, il devient facile de parler de tout. De la famille, de ta vie en France, de tes projets.

Je ne pense pas avoir été toujours un exemple d'amitié. J'ai souvent été plus intéressé à profiter du moment présent sans donner de nouvelles à ceux du moment passé. Néanmoins j'ai vite compris que ceux du passé peuvent être également ceux du futur. Alors j'essaie de m'améliorer. Ce blog, c'est histoire de donner de mes nouvelles. De temps en temps je fréquente MSN ou Facebook. Pas assez pour garder des nouvelles de tout le monde. Mais j'essaie.

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16 mai 2009 6 16 /05 /mai /2009 23:00

Imaginez vous dans une guerre. D'un côté des rebelles, de l'autre un gouvernement. Et vous, au milieu, qui essayait d'obtenir la paix. Si les deux partis n'en veulent pas, que faire ? L'imposer par la force ? Ou partir et laisser se dérouler le troisième génocide du XXème siècle ?
Cette problématique s'est posée à Roméo Dallaire, chef de la mission MINUAR au Rwanda, en 1994. Et plus je retourne la question, moins j'ai la solution.

Que doit faire la communauté internationale lorsqu'il y a une guerre ? En ce moment les exemples sont encore nombreux : Sri Lanka, Soudan ou Tchad. Mais l'ONU reste assez loin de ces conflits. Le "machin" que stigmatisé de Gaulle a retenu la leçon, intervenir au milieu d'un conflit peut avoir un coût humain et médiatique. En Somalie, les Américains se souviennent avoir perdu 19 soldats pour leur opération à Mogadiscio. Pire, l'ONU a perdu au total 154 hommes entre 1992 et 1995. Et au final, le "machin" n'a pas stoppé la guerre.
De ce fait, après la mort des 10 soldats belges en avril 1994, l'ONU réduit à minimum son opération au Rwanda. Et cela aboutit à 800 000 morts dans le génocide. Néanmoins, si les troupes de l'ONU était restait, est-ce-que le génocide aurait pu être empêché ? Et combien de mort supplémentaire pour les soldats onusiens présents sur place ?

Alors que faire ? Une politique de "laissez-faire", laisser des populations s'entretuaient loin de chez nous et réagir simplement lorsque cela touche notre propre sécurité ? Ou alors essayer d'obtenir la paix par les négociations et la force, envoyer nos hommes et risquer d'en perdre dans une grosse opération militaire. Seulement la négociation ? Belle utopie alors que les deux camps ont intérêt à une destruction totale de l'adversaire afin d'obtenir le plus de pouvoir.


Je n'ai toujours pas la solution. Je cherche, encore et encore.


La décision de l'ONU de réduire ses troupes alors que se tramait le génocide rwandais me laisse sans réponse. Il fallait faire autre chose. Empêcher ce génocide. Mais comment ? Laisser les troupes sur place et en perdre 5, 10, 100 fois plus. Facile à dire mais ce n'est pas moi qui a perdu un père, un ami, un fils dans la mission "ONU". Qu'on pu dire les familles belges concernées par la perte de l'un des leurs. "Pourquoi est-il parti là-bas ?" "Il avait tout pour être heureux ici" ."Si nous n'étions pas intervenu, nos soldats seraient encore vivants, à se la couler douce dans une de nos casernes".
C'est facile de dire "on intervient" quand je suis dans mes bureaux de l'ONU à New York. Je ne joue pas ma vie, mais je joue celle de soldats qui venaient pour assurer la paix. Qui n'avaient par pour mandat se participer à la guerre.

Néanmoins je m'imagine encore à l'ONU quand on m'annonce la mort de mes soldats et le début du génocide. Choix cornélien. J'imagine les pleurs des familles belges ayant encore un proche sur place et les pleurs Tutsi. Et je dois décider qui je vais abandonner. Rodrigue, que ferais-tu ?
Comme toujours je subis la pression des gouvernements qui ont des troupes ou des civils sur place. Qui menace de rappeler tous leurs soldats des missions onusiennes si on évacue pas ce théâtre des morts.


Je n'ai toujours pas la solution. Je cherche, encore et encore.


Que peux faire l'ONU pour empêcher un conflit. Intervenir en amont, éviter les tensions. N'est-ce pas là trop d'interventionnisme pour un "machin" sans pouvoir et sans légitimité, hormis celle que les Etats veulent bien lui donner. Comment réagir face à un individu qui se dit représenter son peuple ? Il est au coeur de l'action, il connait mieux que moi les problématiques et ses acteurs. Il me faut alors lui faire confiance. Je ne suis pas le président du monde, je n'en ai pas les pouvoirs. C'est seulement lorsque des faits graves lui sont reprochés que je me dois d'intervenir. C'est ma mission. Rendre justice aux morts. La belle affaire !


4 mars 2009, la cour pénale internationale délivre un mandat d'arrêt contre Omar El-Bachir, le président Soudanais pour crime de guerre et crime contre l'humanité. La belle affaire ! Le 29 mars, ce président est en voyage diplomatique à Doha, pour le sommet de la ligue Arabe. A ce sommet participe le secrétaire générale de l'ONU, Ban Ki-Moon. C'est son 4ème voyage depuis le mandat d'arrêt. Et je rappelle que la cour pénale internationale est direction en affiliations avec les Nations-Unies. La boucle est bouclée.machin.jpg

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