14 mai 2009 4 14 /05 /mai /2009 22:58

Parfois Internet me rend dubitatif. Non pas que ce soit fort pratique, au niveau des liens sociaux, des messages, du téléphone ou pour donner des nouvelles. Le tout à un prix abordable. Non, c'est ce que les gens font d'internet.

Il m'arrive de parcourir les sites sportifs. Oui, le football m'intéresse, on ne se refait pas... Malheureusement, il m'arrive aussi de jeter un coup d'oeil dans le forum, l'espace consacré aux réactions des articles. Et là j'ai les yeux qui piquent. Insulte en tout genre, banalité extrême, comportement violent. Comme si Internet était devenu un champ de bataille et que les armes s'étaient transformées en mot. Parfois j'en regrette de ne pas être aveugle.

Ma question est simple : quel intérêt ? Pourquoi insulter une personne qu'on ne connait pas et qu'on ne verra sans doute jamais ?


Pire, j'ai un ami qui m'a montré la vidéo d'un échange télévisé entre Lalanne et Eric Naulleau. J'ai eu honte pour la télévision. Et j'ai eu honte que cela puisse être montré à toute une population. Une querelle de bistro, des arguments de bas-étages pour des hommes qui prétendent représenter une certaine catégorie de la France (Lalanne s'engage en politique et Naulleau serait critique littéraire).

Et quand je vois le niveau des blagues de Dechavanne (toujours en dessous de la ceinture) dans ces émissions culturelles et l'esprit d'Arthur, juste une proposition : utiliser un décodeur.

Le cerveau.

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11 mai 2009 1 11 /05 /mai /2009 15:22

A Nelson
Pour Trafalgar...

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A Wellington
Pour Waterloo...

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Et oui, même dans votre tombe, les Français vous feront toujours ch*** !

 

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Néanmoins, ils finissent toujours par contre-attaquer...

(à noter que cette information faisait la une des médias locaux tandis que le silence planait en France sur ce sujet)

Et vive la France !
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5 mai 2009 2 05 /05 /mai /2009 23:10

le coup du coeur du jour

 

Un film de Yann Arthus-Bertrand, disponible gratuitement sur Youtube, projetté sur le Champ de Mars ou encore à Central Park hier. 1H30 et une grande claque dans la tête. Réfléchir sur notre planète, sur notre consommation, sur l'avenir et le monde de demain. A voir et à faire voir autour de vous. Grandiose.Yann-Arthus-Bertrand.jpg

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4 mai 2009 1 04 /05 /mai /2009 15:02

2 semaines après mon retour, il est grand temps de finir ce récit d'un voyage pas comme les autres. Et la dernière étape est son apogée : la découverte de l'Ecosse en voiture avec la première dame de Finlande.
Tout commença par la location assez chère du véhicule, une Vauxhall corsa, l'équivalent anglais d'Opel. L'arnaque est pour les conducteurs de moins de 25 ans qui doivent payer une taxe supplémentaire... et il est même impossible pour ceux de 23 ans de conduire. 22 ans depuis quelques jours, j'ai donc l'interdiction de toucher le volant... En route Madame ! Le stress monte, en ville, du mauvais côté de la route. On s'engueule comme un vieux couple en voiture :  "plus à gauche", "moins vite", fais attention !".
Mais au-delà des histoires de couple, il y a le paysage. Et c'est vrai que c'est tellement mieux de s'engueuler quand il fait beau, quand les forêts et les lacs se succèdent.

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Notre première étape c'est le Loch Ness. On visite le château de Donald Duck, dont la demoiselle est fan, qui bordure le lac légendaire. On a pas scruter l'horizon, pas une trace de Nessie.
On ne s'arrête pas en si bon chemin et décidons de continuer vers l'Isle of Skye, au Nord-Ouest de l'Ecosse. Les paysages sont de plus en plus hauts, de plus en plus extraordinaires. On s'arrête et grimpe une colline. L'impression d'être seul au monde. Enfin, seul avec Elle, donc plutôt bien accompagné !

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Cette île me fait penser à la Corse. En Ecosse, certes, mais avec le soleil on s'y croirait. Les montagnes, les vallées, l'eau : le paysage est impressionnant. Les deux jours que nous passons sur cette île sont un rêve éveillé. Alors certes on dors une nuit dans la voiture (glacial !!!) et les finances sont au point bas mais on s'en fou, on vit quelque chose de grand. Petit florilège photographique.

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Certains paysages me font penser aux Philippines, d'autres à un parc Néerlandais, voir me rappellent certains souvenirs d'une enfance lointaine.

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Parfois j'en oublierai même que je suis dans le Nord de l'Ecosse, pays plus réputé pour ses parapluies que pour ses coups de soleil. Mais quelques piqûres de rappels m'expliquent que ce n'est pas tout à fait le paradis. Notamment pour ses habitants. Car nous, touristes ou voyageurs, apprécions ce paysage durant quelques jours. Mais les quelques habitants de l'île voient cela sous un regard différent. Nous avons notamment croisé quelques jeunes bien Scottish avec un accent prononcé. Cela faisait peine à voir. L'ennui est total dans la région. Portree, la plus grande ville de l'île compte moins de 2500 habitants... Parfois nous nous rendions dans des villages que notre carte nous indiquait....et nous apercevions 3 maisons. Voici le village ! Et c'est bel et bien ces 3 maisons ! Isle of Skye, paradis pour touristes, mais petit enfer si vous avez entre 15 et 30 ans...
Néanmoins je préfère finir sur le côté positif des choses. Revenir sur ces auto-stoppeurs que j'ai pris dans la voiture (réflexe tour de France)...et qui était français (ils sont partout ces French !) Je me remémore le Haggis, plat national Ecossais, au goût de fricadelle. Forcément je ne regrette pas ce voyage. 10 jours à la découverte du Royaume-Uni, parfois sous un soleil de plomb (si, si, c'est possible !) Allez, une petite dernière pour vous donner envie d'aller visiter nos amis Scottish... (et non, ça n'est pas les Philippines !) Sable fin et eau turquoise... : Scottland !

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3 mai 2009 7 03 /05 /mai /2009 14:50

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Avant d'arriver à Edinburgh, il y a l'avion. Et plus le temps passe et plus ça me fait flipper. N'allez pas me demander pourquoi, mais le décollage et l'atterrissage me cause de sérieux problèmes de stress. Néanmoins la première dame de Finlande  n’est pas forcément mieux, étant donné qu’elle me brise la main à chaque décollage. On appelle cela l’amour… !

Au départ notre séjour Ecossais devait être très romantique, en tête à tête. Et puis le hasard a fait que le reste du groupe était dans le même hôtel. Alors on est repassé dans la voyage de groupe, repoussant de quelques jours notre voyage de noce (^^).

Ma première impression fut extraordinaire. Une ville à l’opposé de Dublin. On découvre ces bâtiments chargés d’histoires, à la tombée de la nuit. La brume, les petites ruelles sinueuses, des

escaliers sans fin, l’atmosphère est mystérieuse. Un Ghost (fantôme) Tour est même organisé à 21

heures ! Néanmoins, Elle a faim, je rejoins son avis et on déguste une petite pizza, entorse à notre règle du « manger local ». La visite, ce sera demain.

Comme à Dublin, un Free Tour de 3 heures pour découvrir les charmes de la ville, du pays et les petites histoires. Ici, c’est beaucoup de meurtre ^^ Le soleil nous accompagne sur la fin, et nous permet de profiter de la vue d’Edinburgh du haut du Monument. Un peu de cornemuse, l’atmosphère est parfaite. Repas bien British, on mange un peu moins cher, ce qui me permet de laisser mon livret A à côté de l’assiette.

L’après-midi, direction le Hill, avec notamment ses monuments grecs. Alors je pose devant une sorte de Parthénon et profite d’un lieu bien différent du reste de la ville.

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De retour à l’appartement, on craque pour une sieste. Au réveil, je crois rêver. J’ouvre la porte et je vois Alicia, ma colocataire. Fou rire. Putain de hasard, après le reste du groupe, voilà Alicia, Paolo et Erminia qui sont dans le même appartement. On décide de manger ensemble. La cuisine de l’auberge ressemble à Parkwood, on parle espagnole, italien, français ou finlandais. Le voyage Erasmus est à son apogée. Direction un pub de la ville pour un live musique, l’une des soirées les plus traditionnelles dans ces belles îles Britanniques. P1040433.JPG

Edinburgh, c’est la fin de notre périple Erasmus ainsi que son apogée. On connaît très bien les autres membres de la famille Erasmus, l’arrivée d’Alicia et des Italiens me fait très plaisir. Et le tout dans une ville qui mérite le détour, Edinburgh. La suite, c’est mon amour !

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1 mai 2009 5 01 /05 /mai /2009 22:55

messi.jpgCe mec est un messi. Un joueur de foot comme on en fait plus beaucoup, spécialisé dans l'art de la passe, du dribble, du contrôle orienté. A côté de lui, il a une équipe de rêve, comme on en fait plus beaucoup, spécialisée dans les déculottés et les fessés.
Par deux fois, j'ai regardé un match avec les yeux qui pétillent. Barcelone - Bayern Munich 4-0. Là, j'ai cru voir un match de PES. D'un côté, ceux qui jouent au ballon, de l'autre ceux qui courent après. Un immense taureau de 90 minutes et 4 piques plantés dans le dos. Et puis ce soir, l'apogée. Real Madrid - Barcelone 2-6. Merci pour ce moment.

La plus dur, c'est d'enchainer avec un match de Ligue 1. La dernière fois, j'ai craqué pour PSG-Kiev après le match contre le Bayern. Ca piquait les yeux. Alors demain, à l'heure de Paris-Rennes, je vais plutôt aller jouer au foot, pour tenter d'imiter ce prodige.

Futur ballon d'or 2009.
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24 avril 2009 5 24 /04 /avril /2009 22:53

C'est l'une des choses que l'on remarque très vite en Angleterre. Des bandes d'écolières aux habits semblables se baladent dans les rues de ma ville. Cette uniforme n'a pas l'air de les déranger. Avec l'Irlande, la Grande-Bretagne est l'un des derniers pays européens a obligé le port de l'uniforme dans ses écoles publiques. En France, celui-ci a totalement disparu du public après 1968. Nous avons choisi la liberté, les anglais l'égalité.
Plusieurs fois la critique est revenu dans notre hexagone : l'école est un lieu où on affiche les marques,  ou le racket prospère. De leur côté, nos amis de 100 ans n'ont pas vu de vol d'uniforme, et pour cause, ils ont tous le même. Pas de jalousie. Mais pas de liberté. Pas d'égalité de notre côté. Certains peuvent montrer leur richesse en achetant les derniers vêtements à la mode, les plus pauvres ont repris ceux du grand frère.

C'est malheureusement l'un des gros problèmes de la liberté et de l'égalité, une tendance à l'opposition.

Pour moi, le plus grand exemple est la lutte entre le capitalisme et le communisme, le premier privilégiant la liberté, le second l'égalité. La liberté a gagné, mais avec elle un grand cortège d'inégalité. Economie de marché, liberté d'investir, mais également liberté d'instaurer des salaires différents et de ce fait, liberté d'instaurer une inégalité. Nos amis Bolcheviques avait d'abord choisi d'instaurer une grande égalité dans le niveau de vie mais ils ont sacrifier la liberté sur l'autel de l'égalité. Quel est le meilleur sacrifice ? Que choisir ? Egalitarisme liberticide ou libéralisme inégalitaire ?

Heureusement, dans notre belle devise symbole que nous a transmis Robespierre, il reste la fraternité. Les liens de solidarité et d'amitié entre les hommes. C'est peut-être ce mot là qui doit rassembler les deux autres.l-abb-.jpg

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23 avril 2009 4 23 /04 /avril /2009 14:45

Le transport se fait en bus entre Belfast et Dublin. L'occasion d'admirer les paysages irlandais, souvent en pleine construction. Et l'arrivée offre un contraste saisissant. Je sortais d'une petite ville sympa chargé d'histoire, Belfast. Et me voici en plein coeur d'une sorte de City irlandaise : immeuble immense, circulation dense et siège des banques. Ce que je connaissais de Dublin revient à ma mémoire, le Tigre celtique et sa croissance économique faramineuse, sa politique ultralibérale et son savoir-faire technologique. L'Irlande fut l'un des principaux bénéficiaires de l'UE. Néanmoins, le boeuf risque vite de se retransformer en grenouille. Prévision pour l'année prochaine : - 8% pour le PIB. C'est le pays européen le plus touché. Néanmoins, au-delà des considérations économiques, j'attendais beaucoup culturellement de cette visite. J'avais à l'esprit les traditions irlandaises, les chansons de U2, les combats pour la liberté. L'Irlande me faisait déjà kiffer avant d'y rentrer. Plus dure sera la chute...

Après une première soirée en toute tranquillité c'est parti pour la visite. Et là, c'est le drame... Le froid est présent dans le ciel et sur la ville. Loin de l'histoirienne Belfast, je suis en pleine mégapole. Les monuments sont planqués entre deux immeubles, la circulation est dense. On manque le free tour et décidons finalement de faire notre propre visite. Je suis peu impressionné par les lieux, l'université est une petite déception. On se pose ensuite dans un pub pour se réchauffer, le blouse monte en moi. L'après-midi on visite l'usine Guiness... oui c'est un programme commun. Mais pour l'anti-alcool que je suis, c'est un second drame. Aucune information sur les méfaits de l'alcool, juste une immense publicité : "Guiness, la meilleure bière du monde" ou encore "Guiness est bon pour vous". Autant expliquer à un accidenté de la route les bienfaits de cette voiture qui fait des pointes à 200 km/h. Beaucoup sont d'accord avec moi concernant l'aspect vendeur de la visite. Le seul point positif est le 7ème étage avec la magnifique vue de la ville sous la pluie irlandaise. Une pinte gratuite, pour moi un coca. En soirée c'est un restaurant bien sympa.

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Les voyages forment la jeunesse. Oui, mais ils forment aussi parfois quelques trous dans les comptes; Dublin en est l'exemple illustrateur. Clope 8€. Kébab-Pepsi : 9,70€. Les prix sont hallucinants. Chaque bouchée est savourée, compte-tenu de la somme contenu dans la cuillère. J'ai l'impression de manger mon Livret A. On est loin d'un Tour de France avec un euro par jour. La soirée continue du côté de Temple Bar, le quartier des artistes et des assoiffés. La musique est bien sympa et réévalue ma première vision de la ville.

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Celle-ci remonte un peu plus dans mon esprit à la suite du Free Tour de mardi. Le principe est simple. Rendez-vous à 11 heures dans un lieu stratégique de la ville. Un guide est présent et vous fait une visite gratuite de 3 heures. Il aborde l'histoire de la ville, l'histoire du pays, l'anecdote sur certains lieux. On y découvre où U2 a commencé sa carrière, on y écoute un peu de musique traditionnelle. Le soleil revient dans le ciel et dans nos coeurs. Le guide mérite son gros pourboires, le temps passe trop vite. Lunch dans un pub bien Irlandais, je teste comme à chaque fois la nourriture locale, toujours avec succès. L'après-midi, les filles sont partis faire du shopping (étonnant, non ?) et les garçons continuent à la découverte de la ville. On se pose ensuite dans un pub (étonnant, non ?) et apprécions les paysages irlandaises (non, il n'y a pas de faute d'accord !)

Aujourd'hui c'est le 14 avril, je m'attends donc à quelques choses. Le coup de la surprise je connais. Alors chaque signe que je décèle me font penser que quelques choses se préparent. Dans le magasins, l'un des boys me tient à l'écart des autres pour que les autres fassent un achat spécial. Je le sais mais je fais genre de ne pas comprendre et de n'avoir rien vu. Internet café, un des mecs reçoit un appel curieux des filles et doit partir de toute urgence. Ok, je le vois venir. J'arrive à l'auberge, ils sont dehors. Que vont-ils faire ? Suspense.
En vérité je me suis fait un film. L'appel bizarre était vrai. L'auberge nous a compté 2 nuits au lieu de 3. Nous voici à la rue. Notre staff a disparu. Tout le monde a sorti les crocs dès que nous croisons celui en charge des réservations. Il comprend notre douleur, 2 bonnes heures de négociations, d'appel, d'attente. Et le dénouement heureux. Ce soir nous dormons dans l'hôtel d'à côté. Grand lit, 4 par chambre maximum. Le grand luxe. Finalement on ne regrette pas le temps perdus. La douche dans la chambre, l'eau est chaude, on a une armoire et on peux faire notre lessive. Une sorte de "Bon anniversaire Jérémy" de la part de l'hôtel. Ma soirée anniversaire fut d'être entouré d'eux, ma nouvelle famille Erasmus. Et puis la cadeau de sa part, quelque chose d'extraordinaire sur quoi je reviendrai assez vite.

Le dernier jour à Dublin me permet de visiter les deux gros musées de la ville, le musée d'histoire de l'Irlande et la National Gallery. L'étudiant en histoire de l'art apprécie plus le second. On sent la fin de notre petit séjour approché. Le groupe perd 3 éléments, parti pour rentrer au pays ou sur Londres. Alors on savoure les derniers moments together, avant, pour elle et moi, de découvrir l'Ecosse pour la deuxième partie du séjour en tête-à-tête.

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21 avril 2009 2 21 /04 /avril /2009 14:21

Les vacances d'un Erasmus. Vous allez dire : "hum, c'est un pléonasme". En effet, Erasmus = grande vacance. Mais à l'intérieur de la période Erasmus je me suis accordé 10 jours de découverte. A l'assaul des îles Britanniques !
Vendredi matin, départ en bus vers Londres où nous devons prendre l'avion. Comme souvent, les Espagnols sont en retard et n'ont pas acheter leur ticket de bus...ils courent pour prendre le train et nous rejoindrons à Londres. Ensuite c'est direction Belfast et son aéroport Georges Best (les fans de foot apprécieront).
Je pars vraiment à l'inconnu dans cette ville. J'ai quelques souvenirs lointains des histoires ensanglantées de Belfast dans les journaux télévisés aux milieux des années 90. Le reste, c'est très flou. J'ai bien compris que Belfast fait parti du Royaume-Uni, le reste ce sera de la découverte. La première soirée se fera dans un restaurant assez chic, à une heure trop tardive pour nos amis British. Aujourd'hui 10 avril, c'est le Good Friday, celui qui précède Pâques. Alors la plupart des pubs ferment à minuit. Nos espagnols sont en pleurs. Heureusement, un bar reste ouvert et nos nouveaux guides nord-irlandais nous emmènent dans ce lieu où il n'y a pas d'alcool... mes amis Erasmus sont en pleurs. J'ai beau expliqué que cela est possible, qu'une soirée sans alcool c'est sympa, il n'y arrive pas...

Samedi matin, l'empereur, sa femme...ok j'ai déjà fait cette blague dans un article récemment, je sors ! Brunch anglais ! Je n'ai pas choisi mais j'ai le droit aux saucisses et aux oeufs à 10 heures du mat'. Mon chocolat chaud me manque... mais j'apprécie la chose. Ensuite visite de Belfast. Là, c'est le choc.
Belfast c'est un peu le Berlin d'avant 1990. Une ville coupée en deux. D'un côté on vend des maillots de foot de l'Angleterre, de l'autre de l'équipe d'Irlande. D'un côté le drapeau de la couronne flotte, de l'autre les drapeaux irlandais sur les maisons. Catholique contre protestant. On comprend très vite dans quels quartiers nous sommes, il suffit de regarder les murs. Les dessins me glacent le sang.

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On ne peux pas être plus explicite. Partout on vous explique les méfaits de l'IRA. Bienvenue en terre protestante. P1040385.JPGLes plaques commémores les morts. Et puis le mur. Berlin, 1980 ? Non, Belfast 2009. Il est immense et laisse de marbre. Partout des inscriptions. Pour la paix. Ou pas. Du genre : "L'IRA a tué plus de catholiques qu'aucune armée Britaniques". Ou "I have a dream : Peace in Belfast". Alors que nous sommes là, ébahis, des touristes s'approchent et gravent leur nom sur le mur. Une façon de dire : j'y étais. On continue notre marche et découvrons que la route est fermée. Le quartier est l'un des plus sensible. L'un des plus pauvres aussi. De l'autre côté les grillages se prolongent jusqu'aux maisons. Pour éviter que les pierres lancées ne brisent ou tuent. Des fils barbelés, un quartier désert, sorte de No man's land. Et enfin on traverse la route. Second choc. Les drapeaux irlandais flottent sur les maisons. On commémore les martyrs tombés pour la liberté. Des vitres sont encore brisées, les plaques commémoratives ornent les murs. Ici sont morts .... tombés pour la liberté. Un cimetière est spécialement dédié aux catholiques tués par cette guerre civile. La dernière plaque : 2008. En 2009, deux policiers britanniques se sont fait descendre ici.

 

P1040393.JPGJe ne sais pas pourquoi, mais j'avais plus de sympathie pour le côté catholique, irlandais. Peut-être parce qu'il souhaitait le liberté. Ou alors c'est mon côté français anti-anglais qui ressurgit. Ou les symptômes de ma communion qui me vont croire que les catholiques étaient des martyrs. En vérité, il n'y a pas vraiment de bon ou mauvais côté. Des deux côtés ce sont des civils innocents tués, car présent au mauvais endroit au mauvais moment. Femmes, enfants, les listes sont longues. L'IRA date de 1916. Plus de 80 ans de guerre. L'accord du Good Friday en 1998 à Belfast. Et néanmoins certaines branches de l'IRA qui continue de tuer comme l'IRA véritable. L'historien que je suis est passionné.

Néanmoins il n'y a pas que des endroits flippants dans cette ville, direction le pub ! Match de foot, ambiance assurée. On s'installe à côté de deux grand-pères qui nous font la discussion. J'écoute avec attention l'accent irlandais, moins pire que je ne le croyais. Belfast, c'est aussi l'une des villes de conception de Titanic. On se dirige vers les docks mais il y a peu de trace de l'insubmersible (sic !) Petit repas, petite séance de bowling. On se remet de nos émotions et reprenons plaisir à vivre. Le choc fut important et ce fut difficile de rire ou de sourire après notre matinée.
La soirée se passe dans un pub, où nous pouvons déguster les spécialités locales. Puis l'Empire, une sorte de cabaret à l'ancienne, installé dans une ancienne... église !P1040412.JPG Musique irlandaise, petite danse. Une journée parfaite, où nous avons découvert les multiples facettes de cette ville qui mérite d'être vue. Une petite rose achetée pour Elle et c'est parti pour la deuxième et dernière journée.

Déjà le réveil à la douche froide, ça n'est pas sympa ! Le brunch anglais, ça c'est fait ! Ensuite nouveau quartier de Belfast, son université, sorte de mini-Oxford. J'ai déjà vu le vrai, mais ça me rappelle quelques bons souvenirs en sa compagnie. Le soleil nous accompagne (oui il y a du soleil en Irlande du Nord ^^) dans notre visite du jardin botanique. Ceux qui me connaissent bien savent que je suis plus historien que jardinier. Néanmoins j'apprécie les décisions prises en commun. Oui car nous sommes 9 pendant ce voyage Eramus. Autant dire que les risques de prise de tête et de désaccord sur le programme sont élevés. Mais cela se déroule très bien.
C'est quand même assez fou Erasmus. Je ne connaissais pas la plupart de ces étudiants avant janvier (ce sont beaucoup d'Erasmus du second Term) et pourtant on dort ensemble, on mange ensemble, on en arrive même parfois à partager notre déo...(oui, je sais que vous appréciez la précision du texte !) La famille Erasmus en quelque sorte. Et après un petit foot (on ne perd pas les bonnes habitudes, même en Irlande du Nord !) départ pour Dublin.
Vous nous accompagnez ?

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14 avril 2009 2 14 /04 /avril /2009 22:51

22 ans. Aie.
Depuis déjà plusieurs mois, j'envisage ce chiffre avec inquiétude. Non pas que 22 ans soit une étape importante de la vie. Ca n'est pas 18 ans et le permis. Ca n'est pas 20 ans et sa grande fête surprise. Non, mais 22 ans c'est peut-être plus que cela. 22 ans ça m'amène à réfléchir sur mon avenir encore un peu plus. Que faire de ma vie, c'est un peu MA question existentielle de ses 22 ans. Le fait de devoir faire des dossiers, de se présenter à des concours, d'avoir des risques d'échecs...tout cela est bien nouveau pour moi. Pour le moment, ma vie était guidé par l'université, voilà qu'il se peut que je quitte celle-ci dans quelques mois. Avec regret ? Pas forcément mais j'avoue que le rythme de travail (sic !) risque de me laisser mélancolique ces prochaines années.

22 ans. Ca y est, on passe dans le décompte inversé. Jusque 21 ans, ça me plaisait de grandir. 22 ça me fait beaucoup moins rire. On n'a plus 20 ans... Expression qui nous fait bien marrer quand on les a encore, beaucoup moins aujourd'hui. Je prends beaucoup plus de temps qu'auparavant à regarder certaines photos, à revenir en arrière, à relire quelques pages de blogs pour me rappeler de l'époque du lycée ou de la fac. "Déjà !" diront certains. Oui, en effet, il peut paraître dérisoire de regretter le passé à un âge aussi peu avancé. Mais c'est peut-être la peur d'un futur moins joyeux.

A 22 ans j'ai déjà réaliser pas mal de mes rêves. Les pyramides, un voyage exotique, un tour de France en mode galère. De la radio, de la presse écrite. 3 années de fac, une année Erasmus. Et devant moi ? Pfffff, le flou en fait. La seule chose dont je suis sûr pour ma vingt-troisième année (putain, ça fout encore plus les boules de le dire comme ça, j'ai l'impression de prendre une année de plus !), c'est un Tour d'Europe. Le reste ce sera une histoire de chance.

Ah oui, il paraît que ça se fête ! Rassurer-vous, je suis actuellement (et logiquement) en Ecosse en compagnie de la demoiselle. Néanmoins je pense toujours à vous, que vous ayez 20 ans (ah le bel âge !) ou plus (bon courage !)...

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