9 avril 2009 4 09 /04 /avril /2009 22:49

Mardi ce fut le dernier Ruby Tuesday. Déjà ? Merde alors, j'en ai pas assez profité (sic !). Every mardi c'était devenu un rituel, et tel un bon chrétien allant à la paroisse chaque jour du seigneur, j'allais trainé mes guêtres du côté d'Origins, ce bar tant accueillant, aussi connu pour sa fondu au chocolat que pour cette fête hebdomadaire. J'ai beaucoup trémoussé mon corps au départ, histoire de me faire remarqué, notamment des filles. Et puis depuis quelques semaines je lui ai préféré le Bluesday Tuesday et ses music live, bien sympa et un peu plus reposant.

Jeudi, ce fut la dernière présentation et le dernier Seminar. Pour faire simple, mon dernier cours ici. Déjà ? Oui, là j'avoue que ça me fait limite un peu ch***. 9 avril, et presque en vacance. Reste 4 examens... Alors je me suis rappelé des premiers seminars, ceux où je ne comprenais pas ce qui se passait, où j'essayais de rester accrocher la première demi-heure. Je me suis souvenu des profs qui m'ont toujours accordé un peu plus d'attention qu'aux autres élèves, qui essayent de faire des blagues en français...pas toujours drôle, mais j'avais toujours un sourire pour les récompenser de leur gentillesse.

Jeudi soir, dernière soirée du semestre à Parkwood. Je n'y vais même pas. House party, c'est fini pour le moment. Envie d'être chez moi à préparer mon avenir. Car oui, les house party font déjà plus parti du passé que de l'avenir. 9 avril, je croise Alicia, Sean, Liz dans le couloir et la cuisine à 3 heures du mat'. Une habitude qui ne change pas. J'explique que demain c'est le départ. Irlande, Ecosse. 10 jours de vacances dans une année où le travail n'aura pas toujours été de la partie (sic !). Certains diront que ça n'est pas mérité. Pas faux, mais je profite au maximum du système Erasmus. Ce fut donc des accolades, des imitations de pleurs, de "on se revoit dans 15 jours..." Pour le moment, ce fut du cinéma. Mais on est bien conscient que ça ne le sera pas le jour J.
Mercredi, Myrthe est définitivement parti. Une néerlandaise, avec qui j'ai passé quelques soirées. Certains l'ont vu devant sa maison, en pleurs. Ca me fait déjà mal d'imaginer que ce temps risque d'arriver pour moi, et pour nous tous ici. Le paradis à une fin. Il me reste maintenant à en trouver un autre pour m'accueillir.

Néanmoins, après cette petite déprime de fin de semestre, une vidéo de nous, Erasmus, en partance pour le Works ce lundi, deuxième étage du bus complet. Les Italiens se mettent à chanter leur hymne, les Français leurs répondent. Enorme... Une soirée qui fut encore magique.

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6 avril 2009 1 06 /04 /avril /2009 22:48

Elle-et-moi.jpgQue dire en ce moment, hormis que ma vie tourne autour d'elle. Que chacun de mes choix, de mes décisions dépendent de ses actions, de ses sentiments. Que même mes déplacements et mes activités se font selon ses désirs, ou plutôt les miens : être avec elle.
Le futur est incertain, je le sais bien. Pour le moment j'essaie de profiter de l'instant présent, sans trop me poser de questions (oui, vous ne me croyez pas, et vous avez raison !) Va t-on continuer après Erasmus ? On compte bien essayer. Les relations à distance ? Je n'y crois pas. Mais avec elle je crois à tout.

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5 avril 2009 7 05 /04 /avril /2009 22:47

P1040297.jpgRéveil matin dans ses bras
Pic-nique à la plage
Sieste dans ses bras au soleil
Foot avec les Erasmus
Foot avec les collocs
Repas avec les collocs
Dormir dans ses bras
Résumé : 3 fois "dans ses bras", 2 fois "collocs" et "foot", Erasmus, plage et repas


Il y a le ciel, les oiseaux et la mer... Qui a dit cela ? Aurait-il oublié l'amour ? Parce que sans cela c'est tout de même un peu moins sympa. Je suis bien au paradis ici, à n'en pas douter. Je profite un maximum mais le temps passe très vite. Je serai de retour le 19 juin, mais je risque de passer du 6 au 8,9 mai.
Je vous aime, elle aussi

                                                                        Un ami qui vous souhaite de vivre la même chose

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2 avril 2009 4 02 /04 /avril /2009 22:46

3h du mat', une silhouette longe les murs. Qui peut bien être cet individu encore réveillé ? Et que fait-il donc ? Il se rend à la laverie. Pas bête, à cette heure là, il n'y a pas foule.
5H, la lumière est encore allumée dans sa chambre. Il continue de vivre alors que le reste de la population est tranquillement plongé dans le monde de Nounours.
6H, il sourit. L'essai est transformé.

   Une soirée qui résume une semaine. J'ai vécu la nuit et dormit le jour. Pourquoi ? Mais pourquoi pas ! Se réveiller avec la coucher du soleil, s'endormir avec son lever. C'est un peu une mode Erasmus. En plein coeur de l'hiver je ne voyais parfois pas la lumière du jour. Et je sais que je ne suis pas le seul. Hier je croise Sean à 5H30 dans la cuisine. Mardi on mange ensemble à 3H du mat', avec Miss Alicia and Manu. Cela m'encourage ! Forcément le réveil se fait aux alentours de 14-15 heures. Petit-déjeuner. Lunch à 19h...en compagnie d'Alicia ! Ah les espagnoles !

   La nuit je me sens bien. Libre en fait. Je travaille bien mieux. L'inspiration est en moi, plus que le jour. La nuit m'apporte quelques conseils. Surtout c'est la motivation qui fait son effet. Si je veux travailler le jour, il y a toujours le risque d'une invitation au sport, ou à la sortie en ville. Pas facile de résister quand vous êtes en train de lire du Marx. Enfin, on a beau se balader à la laverie, on ne rencontre pas grand monde. C'est calme Erasmus en fait. Il faut juste choisir la bonne heure.

   Néanmoins, la nuit peut nuire à mon entourage. Alors même si je peux l'admirer à chaque mouvement de tête, il me faut faire un effort. Reprenons le goût du jour.

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31 mars 2009 2 31 /03 /mars /2009 22:43

Pourquoi faire aujourd'hui ce que l'on peut remettre à demain ?

A chaque fois c'est pareil, je me dis "allez, cette fois-ci on commence les essais deux semaines avant, histoire de ne pas stresser le dernier jour". Et c'est toujours la même chose : "tiens, je peux le faire demain, c'est pas trop urgent, j'ai encore une semaine". Et voilà comment je me retrouve mardi à commencer mon premier essai. 2 essais pour vendredi, cela fait donc 2 jours par essai. Et en anglais !

Alors certes il y a toujours le petit démon en moi qui me dit : "tu es Erasmus, tu peux faire ce que tu veux". Presque, en effet. Cela fait trois fois que je rends mes essais en retard. Pas de beaucoup, toujours quelques minutes ou quelques heures. Mais à la mi-février, ce fut la fois de trop. Menace : vous allez avoir zéro ! "Merde, pour quelques heures... vous pourriez pas faire un effort ?" Réponse : ok mais la prochaine fois, soyez à l'heure !

Donc cette fois-ci je dois finir avant l'heure fatidique, vendredi 17h. Et c'est bien cela le problème. Je ne peux pas empêchais mon cerveau de dire : "c'est pour vendredi 17h !" Comme-ci le fait de le rendre avant était prohibé ! Alors le dernier jour, ou plutôt la dernière nuit, c'est le grand stress. La course contre la montre, les arrêts de jeu. J'ai beau avoir 90 minutes pour forcer la décision c'est toujours dans le temps additionnel que je marque le but.

Mercredi, 23h20. Je suis à la mi-temps. Et toujours pas de changement. Il y a encore le temps pour cela...

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28 mars 2009 6 28 /03 /mars /2009 23:42

Je me sens fort. Je vole. Presque invincible.00945.jpgNéanmois, l'important, ce n'est pas le vol, c'est l'atterrissage.
A moins que... l'amour et l'eau fraîche ?
:-)

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23 mars 2009 1 23 /03 /mars /2009 23:37

Je l'annonce déjà, cet article sera compliqué à comprendre et laissera apparaître de nombreux sous-entendus, pas forcément les plus simples.

Hier j'ai marqué le plus beau but de ma vie de footballeur. Pourtant en France j'ai une formation de libéro, ou de défenseur pour le non-spécialiste de football. Depuis que je suis arrivé ici, les Erasmus me font jouer attaquant. Et je prends du plaisir à ce poste. Donc revenons à hier, et à un match entre notre équipe Erasmus et des anglais. Je restais assez mécontent de mon dernier gros match face à nos amis British. Un espèce d'esprit de revanche a fait que j'étais intenable. Première action, premier but de la tête. Corner pour nous et tel Zidane face au Brésil je surgis au premier poteau pour le doublé. J'arrête la comparaison avec Zidane tout de suite, le niveau est loin d'être le même. Toujours est-il qu'à la mi-temps 6-3 pour nous, avec à mon palmarès 4 buts et une passe décisive. Le match parfait pour moi, je m'éclate. 2ème période, quelques erreurs défensives, 6-6. Heureusement une passe décisive plus tard et nous reprenons l'avantage. S'en suis deux attentats sur moi, non sifflés. Le premier j'ai le ballon, je dribble un joueur et hop, un ippon ! David Douillet n'aurait pas fait mieux. Deuxième faute, c'est une reconstitution de France-RFA, Séville, 1982. Je suis dans le rôle de Battiston, le goal adverse dans celui de Schumacher. Pour expliquer aux non-spécialistes, balle en profondeur, je prends le ballon avant le gardien et celui-ci me rentre dedans. Je tombe sans trop comprendre pourquoi je n'entends pas la faute... Bref, ça m'énerve sérieusement. Et là
Là, c'est le but de ma vie. Corner, je pique au premier poteau. Le ballon est derrière moi. Je me jette. Coup du scorpion. Petit filet opposé. Je revois le ballon dans le but alors que je suis à terre. S'en suis une course vers le passeur pour le remercier, une petite danse festive devant les autres Erasmus et les félicitations par l'équipe adverse le reste du match. Au final une victoire 13-9 (oui, ça n'est pas la Ligue 1 ^^) et 7 buts personnels (pourquoi il n'existe pas un classement des buteurs ici ??).
Bref, vous allez vous dire que je me la pète avec mes buts, mais c'était juste pour vous expliquer le contexte du plus beau but de ma vie.

Hier soir j'ai marqué l'un des buts les plus difficiles de ma vie. La rencontre a démarré il y a bien longtemps. Et je n'avais pas encore réussi à marquer. Pourtant j'ai reçu de belle passe de beaucoup. Mais je n'avais pas envie de scorer. Le contexte est une nouvelle fois important, Erasmus, l'atmosphère de vacance, le bonheur. Et l'envie tout d'un coup. J'ai eu une coéquipière qui a réussi à m'aider. Et ce fut parti. Pas forcément un beau but, pas forcément une belle action, c'était beaucoup de contres favorables, de passes manquées et un jeu à l'anglaise. Pas de spectateurs, ni vous, ni eux, juste elle, moi et ce qui se passait là-haut. Enfin.

Aujourd'hui c'est une réflexion. Que faire de sa vie ? Et surtout que faire l'année prochaine ? Les deux questions sont fortement liées alors qu'elles ne l'étaient pas encore il y a quelques années. J'avais choisi 12 possibilités. Ils en restent 3 : Rennes, Lille, Paris. Ensuite c'est une question de réussite. Mais je n'en voudrais pas à la chance de ne pas me choisir cette fois-ci. J'en ai déjà eu beaucoup hier.

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18 mars 2009 3 18 /03 /mars /2009 23:36

Ils s'embrassent au mois de Janvier,
Car une nouvelle année commence,
Mais depuis des éternités
L'a pas tellement changé la France.
Passent les jours et les semaines,
Y'a que le décor qui évolue,
La mentalité est la même:
Tous des tocards, tous des faux culs.

Ils sont pas lourds, en février,
À se souvenir de Charonne,
Des matraqueurs assermentés
Qui fignolèrent leur besogne,
La France est un pays de flics,
À tous les coins de rue y'en a 100,
Pour faire régner l'ordre public
Ils assassinent impunément.

Quand on exécute au mois de mars,
De l'autre côté des Pyrénées,
Un anarchiste du Pays basque,
Pour lui apprendre à se révolter,
Ils crient, ils pleurent et ils s'indignent
De cette immonde mise à mort,
Mais ils oublient que la guillotine
Chez nous aussi fonctionne encore.

Être né sous le signe de l'hexagone,
C'est pas ce qu'on fait de mieux en ce moment,
Et le roi des cons, sur son trône,
Je parierai pas qu'il est allemand.

On leur a dit, au mois d'avril,
À la télé, dans les journaux,
De pas se découvrir d'un fil,
Que le printemps c'était pour bientôt,
Les vieux principes du seizième siècle,
Et les vieilles traditions débiles,
Ils les appliquent tous à la lettre,
Y me font pitié ces imbéciles.

Ils se souviennent, au mois de mai,
D'un sang qui coula rouge et noir,
D'une révolution manquée
Qui faillit renverser l'Histoire,
Je me souviens surtout de ces moutons,
Effrayés par la Liberté,
S'en allant voter par millions
Pour l'ordre et la sécurité.

Ils commémorent au mois de juin
Un débarquement de Normandie,
Ils pensent au brave soldat ricain
Qu'est venu se faire tuer loin de chez lui,
Ils oublient qu'à l'abri des bombes,
Les Français criaient "Vive Pétain",
Qu'ils étaient bien planqués à Londres,
Qu'y'avait pas beaucoup de Jean Moulin.
http://www.free-lyrics.org

Être né sous le signe de l'hexagone,
C'est pas la gloire, en vérité,
Et le roi des cons, sur son trône,
Me dites pas qu'il est portugais.

Ils font la fête au mois de juillet,
En souvenir d'une révolution,
Qui n'a jamais éliminé
La misère et l'exploitation,
Ils s'abreuvent de bals populaires,
De feux d'artifice et de flonflons,
Ils pensent oublier dans la bière
Qu'ils sont gouvernés comme des pions.

Au mois d'août c'est la liberté,
Après une longue année d'usine,
Ils crient: "Vive les congés payés",
Ils oublient un peu la machine,
En Espagne, en Grèce ou en France,
Ils vont polluer toutes les plages,
Et par leur unique présence,
Abîmer tous les paysages.

Lorsqu'en septembre on assassine,
Un peuple et une liberté,
Au coeur de l'Amérique latine,
Ils sont pas nombreux à gueuler,
Un ambassadeur se ramène,
Bras ouverts il est accueilli,
Le fascisme c'est la gangrène
À Santiago comme à Paris.

Être né sous le signe de l'hexagone,
C'est vraiment pas une sinécure,
Et le roi des cons, sur son trône,
Il est français, ça j'en suis sûr.

Finies les vendanges en octobre,
Le raisin fermente en tonneaux,
Ils sont très fiers de leurs vignobles,
Leurs "Côtes-du-Rhône" et leurs "Bordeaux",
Ils exportent le sang de la terre
Un peu partout à l'étranger,
Leur pinard et leur camembert
C'est leur seule gloire à ces tarrés.

En Novembre, au salon de l'auto,
Ils vont admirer par milliers
Le dernier modèle de chez Peugeot,
Qu'ils pourront jamais se payer,
La bagnole, la télé, le tiercé,
C'est l'opium du peuple de France,
Lui supprimer c'est le tuer,
C'est une drogue à accoutumance.

En décembre c'est l'apothéose,
La grande bouffe et les petits cadeaux,
Ils sont toujours aussi moroses,
Mais y'a de la joie dans les ghettos,
La Terre peut s'arrêter de tourner,
Ils rateront pas leur réveillon;
Moi je voudrais tous les voir crever,
Étouffés de dinde aux marrons.

Être né sous le signe de l'hexagone,
On peut pas dire que ça soit bandant
Si le roi des cons perdait son trône,
Y'aurait 50 millions de prétendants.

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16 mars 2009 1 16 /03 /mars /2009 14:33

Etre une année en vacance, ça n'est pas toujours facile ! Heureusement, de temps à autres, je m'accorde quelques poses touristiques. La meilleure occasion reste la venue d'une soeur en Angleterre.
Arrivée dimanche, Mélanie a d'abord eu la chance de manquer son bus, et d'attendre sous la pluie battante. Heureusement ce fut le seul incident et la seule pluie du week-end ! Dimanche soir, petit repas avec mes collocs, un peu perturbé en raison de l'accident d'une Erasmus ici. L'ambiance est moyennement à la fête, mais la tartiflette et les bons fromages français nous ont remonté le moral ! Hum le bon maroille et son odeur si particulière !

 

DSC00866.JPGLe lundi, c'est Canterbury ! Et Canterbury c'est d'abord fish and chips ! Après le repas anglais traditionnel, ce fut la visite d'une ville que je commence à vraiment bien connaître, sa cathédrale somptueuse, ces ruelles traditionnelles, sa rue commerçante et sa porte penchée.
Après quelques courses à Tesco, je lui offre gentiment quelques spaghetti histoire de se rappeler la bonne époque de la collocation !
Pour bien comprendre mon Erasmus, quoi de mieux que d'organiser une house party dans mon appart. L'occasion de voir les plus proches amis et la demoiselle. Ca parle autant espagnole qu'en anglais, avec du français et de l'allemand. De l'Erasmus en fait !

Pour continuer à présenter mon Erasmus, c'est le Works, traditionnel le lundi soir ! Quelques espagnoles, une française et un Tchèque nous accompagnent. Un DJ venu spécialement de Londres nous fait payer quelques euros supplémentaires mais peu importe, on verra le Works ! Après la salle Rap-R'N'B' dont Mélanie se souviendra longtemps, bienvenue dans ma salle, un peu ambiance, pop-rock, années 80, qui fait bouger à chaque fois les français et les Erasmus.

 

Mardi matin, l'empereur Jérémy (et le petit prince) sont allés en cours....Et oui, pendant ce temps-là une limace dort sur une jolie chauffeuse ! Revenu à midi, je lui fait découvrir mes nouveaux talents de cuisinier, moi qui carburer aux pâtes... Le steak à la façon Jérémy, un plat que je commence sérieusement à maîtriser à force de le pratiquer ! Et mon invitée a apprécié !
On prend un peu de retard de ce fait et on doit un peu se dépêcher pour trouver où emprunter une voiture le lendemain. Après une petite marche, nous voila rassurer, les jours qui vont suivre seront plus tranquilles. Mardi, c'est également opération relooking pour la famille. Un pull et un jean pour moi, des chaussures pour Nanie (étonnant, non ?)
Ensuite on va retrouver mon tandem pour un repas bien français, enfin je croyais. Un welsh, bien typique du Nord, du fromage fondu en bière sur un toast avec du jambon. Bien bourratif également, et qui apparemment viendrait d'Angleterre, puisque les Anglais ont à peu près le même ^^ Ils nous ont envahi les salauds !
Mardi soir c'est Bluesday Tuesday avec un sacré bon groupe. Du jazz, du rock, de la bonne musique que j'aime. Nanie a l'occasion de pouvoir discuter avec la demoiselle et de découvrir que leur goût vestimentaires se ressemblent ! Elle craque néanmoins avant d'atteindre le Ruby Tuesday, emportée par la fatigue !

Mercredi, direction Brighton. Une première pour moi, tout comme celle de conduire une voiture anglaise. Le volant est à droite, la boîte de vitesse doit être utilisée avec la main gauche et il faut conduire du mauvais côté de la route ^^ Bref, ne pas se tromper de sens dans les ronds-points, regarder à droite avant la gauche... Une partie de plaisir pour l'anglais que je suis devenu ! 2 heures plus tard, nous voici à Brighton, station balnéaire du Sud de l'Angleterre. C'est la fameuse "côte d'Azur anglaise". Le soleil est au rendez-vous, la chance aussi, je suis garé devant la plage. Après un repas Bruger King (on continue le régime !), quelques photos devant la mer du Nord/Manche et on prend route vers le ponton. L'occasion de pas mal de photo stupide, petit florilège :P1040065.JPG

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Bref, beaucoup d'inspiration et de plaisir. Ces sentiments vont laisser place à l'admiration devant le pavillon royal de Brighton, sorte de Taj Mahal anglais. Là, on débloque. Quelques photos sympa, en mode free-style !

 

P1040083.JPG

P1040084

Après s'être posés pour boire un verre aux rythmes du saxo, nous sommes rentrés au paradis. L'entrée était gratuite car une partie du bâtiment est en travaux. Nous sommes ressortis ébahis par autant de beauté, une salle des banquets et une salle de musique aux allures de maison du Seigneur. Extraordinaire endroit.
Mercredi soir, c'est le repos du guerrier, en prévision des prochaines échéances.

 

Jeudi matin, l'empereur Jérémy (et le petit prince) repartent en cours, à savoir en direct de la cathédral pour visiter les DSC00950.JPGarchives bien sympa, mais à 9h du mat' !). L'après-midi est occupée par le Leeds Castle, château médiéval un temps occupé par les familles royales. Le soleil fait du cache-cache, comme nous dans le labyrinthe du parc. On galère bien avant de trouver l'arrivée. On joue comme des grands enfants à des jeux prévus pour les petits.
Le Leeds Castle ne vaut pas le Taj Mahal, la comparaison fait même apparaître une certaine déception pour moi, étant donné que ce n'est pas une découverte. Mais les jardins restent bien sympathiques et Nanie a l'air d'apprécié. Coco le perroquet commence à nous parler, mais on ne saisi pas très bien ses propos en anglais, peut-être a-t-il trop l'accent ^^ Elle appréciera également la victoire de la Team R. au billard pendant la soirée au Woodies, le bar de Park Wood.

 

Vendredi et samedi, c'est Londres. Une ville que je connais aussi bien que Canterbury, pour l'avoir fréquenté une septième fois. La national Gallery (et ses chefs d'oeuvres), le British Museum, (et ses cailloux) le Tate (et ses malades mentaux), Big Ben, Westminster, Buckingam Palace, Chinatown, Leicester Square, Saint James Park, Hyde Park, Oxford Street.... Nanie a eu fortement mal aux pieds, mais elle a tout vu ! Vraiment tout ! Difficile de faire plus en deux jours que les trois principaux musées londoniens et les grands monuments. London, plus grande métropole d'Europe, apparaît désormais comme bien petite pour la team Révillon ! En résumé photographique :

DSC00994.JPG

DSC01006.JPG

Attention, la dernière image peut choquer. Ame sensible s'abstenir !
On prend un peu froid dans le bus du retour, un peu de retard aussi, puis on rejoint Romain, Lapin et Perrine. L'occasion du repas maison après quelques toasts au saumon et jeux alcoolisés. La soirée commence à une house party en mode fire alarm et se conclut au Loft. Le même nom qu'à Saint-Omer mais pas le même lieu. Bonne ambiance, pas mal d'Erasmus notamment la première dame de Finlande. Quelques danses et une petite virée à 6 dans une voiture qui apparaît très petite de ce fait. La nuit est calme (enfin je crois ^^) et le réveil sous le soleil laisse prévoir un dimanche en apothéose !

 

Dimanche, cette apothéose s'appelle England-France en direct de Twickenham. Les places récupérées par P1040133Romain alors que l'on ne s'y attendais pas nous permettent de réaliser un beau rêve commun. On est des fous, on est des dingues, on part sans plan et on trouve le stade sans trop de frayeur. L'ambiance est assez indescriptible à l'intérieur comme à l'extérieur. Les anglais sont franchement sympa, ça mange et boit dans tous les coins. On se pose au soleil, un verre à la main. C'est déjà le bonheur d'être à l'extérieur ! A l'intérieur c'est une arène, où les combattants sont surtout d'un côté. On se prend une déroute, une branlée, une sorte de Waterloo, mélangé à Trafalgar tellement on prend fuite de toute part. Premier essai au bout d'une minute. 29-0 à la mi-temps. Deuxième mi-temps, premier essai au bout d'une minute... Azincourt ne leur a pas suffit les salauds ! Néanmoins une réaction d'orgueil nous fait revenir à 34-10.
Mais je n'oublierai pas le God Save the Queen et les Swing low, sweet chariot, Coming for to carry me home....
Le retour à la maison est pour moi un retour à la vie Erasmus. Mes amis français repartent aussi vite qu'ils sont arrivés, Nanie est déjà à Tilques depuis quelques temps.

Cette semaine de vacance a vraiment fait du bien et comme la prochaine est prévu très bientôt.... :-)

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7 mars 2009 6 07 /03 /mars /2009 23:31

silence.jpgParfois, je rêve de silence.

Notamment cette nuit, alors que la musique de Sean empêche tout le monde de dormir. Je l'aime bien, Sean. Mais sur le moment j'ai une envie d'homicide volontaire. Après plusieurs hésitations, je me lève. 2H30. Que lui dire ? Rien. J'entre dans la chambre, mon regard fatigué se tourne vers lui, je fais deux gestes avec le bras, il comprend et baisse la musique. Pas besoin des mots pour exprimer mon idée, je la pensais si fortement qu'il l'a entendu.

3H30, l'alarme incendie se déclenche. Ce n'est pas la première fois, sans doute pas la dernière. Je metterai ma main au feu qu'il n'y a pas d'incendie. Elle est avec moi et m'oblige à sortir. Tout le quartier est dehors, frigorifié, à attendre la fin de ce bruit infernal. Les pompiers débarquent, Campus Watch également. La rumeur fait état d'un toast au fromage qui aurait brûlé. Mais dîtes-moi pourquoi manger un toast au fromage à 3H30 ? Et si la personne le fait, qu'elle le fasse en silence !
Néanmoins je garde mon calme. 30 minutes dehors, pas un mot. Avec pour seul réaction un silence roi. 4H, dodo.

5H30, deuxième alarme incendie. Mon silence veut dire quelque chose. On sort de l'apartement et c'est un grand cri de rage : ahhhhhhhhhhhhhhhhHHHHHH !!! Oui, trop de silence tue parfois le silence. Surtout trop d'alarme incendie tue l'alarme incendie. Le risque c'est le jour où il y aura un véritable incendie et que nous déciderons de rester dans l'appartement...
Cette fois-ci je change d'habitation. Direction son appartement. Calme, paisible, je reprends le court de ma nuit.

Et j'ai rêvé en silence.

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