6 août 2008 3 06 /08 /août /2008 08:02

Comment rejoindre le Mont-Saint-Michel et arriver à Rennes dans la journée ? Au fond de moi il y a beaucoup d'incertitude. L'objectif, c'est de ne pas prendre de retard pour arriver à l'heure chez Tif. Mais pour sortir de Ouistreham, c'est déjà la galère. Un mec sympa nous fait sortir du littoral, prend des raccourcis et nous emmène assez loin, plus loin que sa maison. C'est ça aussi le stop, certains font des trajets qu'ils n'effectueraient pas normalement.

P1010205.JPGEnsuite nos premiers étrangers (ce sera les seuls), des Néerlandais qui s'arrêtent dans un bled... Là, petits soucis pour lancer la discussion ^^ J'ai bien dit Danlcul (merci en néerlandais) mais ensuite c'est en anglais qu'il faut se débrouiller. Petit travail pratique pour moi ! Arrivée à Bayeux (petite pensée au général !) On continue notre avancée vers Le-Mont-Saint-Michel, direction Saint-Lô puis Avranches. Un élève infirmier puis un couple à l'allure un peu bizarre. Nous on s'en fout un peu de l'apparence de ceux qui nous prennent. L'important c'est d'avancer.
A Avranches c'est le stress. D'ordinaire on aime faire du stop à la sortie de la ville, notamment au niveau d'un rond-point. Le souci c'est que là c'est une rocade... Une petite heure passe (tiens, un Pont Audemer !) Et finalement une famille s'arrête. Un mec, sa femme et sa fille et puis nous, un peu serrés dans la voiture. Eux font une balade. On explique notre histoire. Et les voici partis au Mont-Saint-Michel alors qu'ils n'avaient pas prévu d'y aller !
On discute beaucoup avec eux. Lui est dégoûté d'avoir loupé Jimmy Briand hier, qui était chez un copain. Elle nous présente le Mont-Saint-Michel, le deuxième Japon, un peu trop touristique à son goût. Nous arrivons dans les bouchons, des voitures, des campings-cars : pas de doute on y est !

P1010217.JPGLe Mont-Saint-Michel est vraiment très beau. J'avais des souvenirs de jeunesse mais assez vagues. On grimpe, on fend la foule et on apprécie.

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Première vidéo pour résumer ces derniers jours et pour expliquer les moments que nous avons vécus. Petite séance photo et on se prépare à décoller.

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Il faut s'approcher de Rennes ! Un urbaniste tout seul dans sa voiture nous emmène un bout puis un mec et sa cousine, sles deux en vacances. L'avancée vers Rennes est très rapide, deux gars nous avancent enfin dans la ville. En tout aujourd'hui 9 prises en stop ! Enorme tout de même.

Rennes, ville étudiante, ville festive. Réaction mitigée à postériori. Nous arrivons assez tard dans la ville, Antoine pense déjà : où dormir ? Moi je réfléchis où manger. Une boulangerie nous offre 9 pains : de la viande, du chocolat...on ne mangera pas tout ! C'est à ce moment là que je croise la fille qui m'a sauvé la vie aux Philippines. Vraiment étonné de cette rencontre : elle est d'Amiens, moi du Nord et on se croise à Rennes. Déjà sa présence à Manille était extraordinaire...J'ai prévenu Antoine, si je la recroise un jour je la demande en mariage !
Petite balade dans la rue Saint-Michel ou rue de la Soif ^^

P1010240.JPGBeaucoup de cafés et au fond le coin des miséreux : vision étonnante. Et puis le parlement de Bretagne. L'inquiétude monte chez mon partenaire : où dormir ? Je pense discuter dans la rue de la Soif, il n'y croit pas vraiment. On se décide alors à prendre le train et à sortir de la ville. Mais il n'y a qu'un train et on arrive un peu trop tard. On se repose alors au parlement de Bretagne, on commence à stresser. Que faire ? On arpente les rues, puis on déambule... Un café nous propose l'auberge de jeunesse : on n'a rien à perdre. Là-bas, après quelques dizaines de minutes de recherches, on nous explique qu'il est trop tard, qu'il n'y a plus de place. Aïe, on est en galère. On se pose sur un banc, deux heures de mat', je m'endors en SDF. L'occasion de mieux comprendre leur vie. Finalement le mec de l'auberge nous dit de nous poser derrière, sur le parking, petit coin d'herbe...Dur, je m'endors très vite. Antoine moins.

P1010246.JPGC'est réellement une journée qui nous aura servi pour la suite. L'objectif sera d'éviter une "soirée rennaise" ou grosse soirée galère. Heureusement on se rappelle que demain, c'est la Bretagne et l'arrivée chez Tif !

J.R.


Belle journée qui se termine malheureusement par une nuit difficile.. où j'aurais passer le plus clair de mon temps normalement imparti au sommeil, à écouter la discussion de deux jeunes toxicomans...junkies décérébrés, aux propos quelque peu démunis de sens .
Mais rue de la soif je reviendrai ;)

A.

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5 août 2008 2 05 /08 /août /2008 07:51

La première nuit passe vite et pas le temps de s'arrêter que l'on doit déjà aller à Caen ! La route est difficile, le stop marche bien jusqu'à Pont Audemer... Cette ville nous aura marqué pour le reste du séjour. Dès que l'on va galérer un peu en stop : "tiens un Pont Audemer !" Traversé du nord au sud, puis 5 km à pied et toujours pas pris en stop... Enfin une Audi pilotée par une femme s'arrête juste à l'endroit où je prends la photo !

P1010151.JPGEnsuite un phénomène nous prend en stop, un mec, ouvrier. En discutant il craque parfois. "Vous faites quoi dans la vie ?" "Je suis ouvrier, je suis de la merde en fait..." On passe devant un radar il gueule : "enculé !"...
Où boire et où manger ? Pour remplir notre gourde : les cafés. Pas encore de refus, tout le monde est prêt à donner de l'eau à deux randonneurs. Pas contre pour manger... la première fois ce fut à Pont l'Evêque. Je vois une boulangerie et je tente le coup. "Bonjour, voilà on fait une randonnée et on vient du Pas-de-Calais. On fait ça avec un euro par jour et là on est un peu en manque de nourriture..." A ma grande stupéfaction, la boulangère m'offre deux viennoiseries ! Hummmm ! On savoure.

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C'est grâce à elle que l'on va maintenant constamment "taxer" les boulangeries, notamment aux heures de fermeture.
Après ces heures difficiles nous rejoignons donc Caen grâce à un 62. Celui-ci nous offre une petit café et à manger...ah ces ch'tis ! Caen me laisse de très bons souvenirs. Peut-être parce qu'on m'en avait parlé assez négativement ! Deux abbayes bien sympa et une château ducal qui m'impressionne !

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On passe par le stade et le centre de formation. Surtout Antoine récupère à manger dans une boulangerie. Un joli petit sachet grâce à un mec qui a d'abord une drôle de réaction : "passez à la fermeture, parce que là je suis surveillé (en donnant des petits coups d'oeil à la caméra) ! Retenez bien cet épisode, Antoine qui demande à manger ce sera l'unique fois !
Où dormir ? Et oui la question revient régulièrement ! On se dit d'avancer vers le Mont Saint Michel et de faire comme la veille. Mais une jaguar décapotable nous offre le déplacement vers Ouistreham et les plages du débarquement...Alors forcément on ne résiste pas ! (c'est notre dixième prise en stop) Le mec se la pète un peu, et surtout il carbure : pointe à 190 km ! Moi qui suis derrière les cheveux au vent...ça décoiffe ! On arrive sur la plage pour passer la soirée. Petite balade qui fait plaisir et puis un peu de stress. On se pose sur la plage, mais la fraicheur du sable et la sécurité nous font penser que ce n'est pas une bonne idée. On observe les champs des alentours (un peu trop marécageux !) Et puis on tombe sur des personnes à qui l'on a parlé en soirée. 3 jeunes, pas sûr qu'ils ont 18 ans. Ils nous cherchent une solution, vont voir au camping avec nous. Et finalement ils nous proposent de dormir dans l'une des 2 tentes qu'ils ont plantées chez eux ! Enorme ! Même pas besoin de sortir la nôtre !

P1010200.JPGJ.R.


Pas de doute, Pont-Audemer fera jurisprudence tout au long du périple . Une journée qui finit en beauté avec cette petite virée en jaguar cabriolet et un premier coucher de soleil sur la plage que j'ai particulièrement apprécié .

A.

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4 août 2008 1 04 /08 /août /2008 07:35

Départ 8h30 de la grand place de Saint-Omer. On immortalise le moment et en route vers l’inconnu . L’énigmatique périple commence. L’objectif du jour est d’atteindre Rouen. Dans la fraîcheur audomaroise, on arpente les premières rues, on descend les premières marches sans penser aux milliers d’autres qui vont suivre. A droite à gauche, tout droit, s’orienter n’est pas encore un souci , on est chez nous. On est quand même dans le flou, mais c’est le jour de vérité ou on aura une partie des réponses à la pléthore de questions que l‘on se pose : Est-ce que le stop marche encore ? Combien de temps va t- on attendre ?

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On tend son pouce hésitant de novice une première fois vers le ciel : sensation bizarre, sans succès . Des prémices de gros doute semblent s’installer rapidement. Les premiers kilomètres sont donc avalés à pied et nous voilà à la sortie de Wizernes. Jerem’ le sent bien, et il a du flair semble --il ,une première voiture nous prend :un Audomarois qui va a Lorient chercher son fils et qui passe près de Rouen. Quelle chance ! On entame la discussion, et il nous dépose une grosse centaine de km plus loin à un péage à proximité de notre but. On recommence l’auto stop et c’est un accidentologue qui nous prend et qui nous dépose ….- et  c’est un comble pour un accidentologue- sur une bretelle d’autoroute … ( Aurait-il eu envie d’étudier un cas pratique ? ) On se débrouille pour sortir de l’autoroute en franchissant tant bien que mal un grillage et en traversant un champ pour rattraper une route nationale en direction de Rouen .

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On hésite à s’arrêter pour déjeuner mais on renonce finalement et heureusement car c’est à ce moment là qu’une chanteuse de clubs libertins s’arrête pour  nous avancer jusqu’au cœur de la ville où elle nous indique le quartier des prostituées … On se dit alors que l’autostop se joue vraiment à pas grand-chose et que le moindre choix a son impact.
13h et nous voilà dans le centre de la ville aux cent clochers ou nous sommes arrivés sans trop de difficultés. On mange rapidement dans le quartier historique de la rive droite, puis on visite le vieux Rouen, la cathédrale, la place du vieux marché, le gros horloge, et tout cela sous le soleil au zénith.

P1010131.JPGS’en suit une sieste réparatrice sur les quais de Seine avant qu’on ne quitte la ville pour passer la nuit sous la tente fraîchement acquise . Sortir d’une ville s’avère en réalité être un exercice hautement délicat mais on réussit à se faire prendre en stop près d’un rond point presque miraculeusement étant donné la circulation dense. Le jeune homme, au volant d’une vieille voiture presque de collection , guitare sur la banquette arrière , connaît ça le stop et nous a pris sans hésitation. A la sortie de la ville, on marche pour se trouver un endroit perdu entre Rouen et Caen et on monte la toile de tente. Pour une première nuit, on tombe rapidement dans les bras de Morphée. La première journée s’achève et le début est très encourageant pour la suite. L’aventure ne fait que commencer.

 

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A.


  Marcher sous le soleil, sensation agréable que seuls les coups de soleil peuvent gâcher en partie. Rouen sera la seule ville où le rouge marquera certaines parties de nos corps...

Pour le reste de la journée, Antoine l'a raconté avec talent ! ^^ Rouen a laissé pour moi un léger goût de déception, peut-être en raison du trop grand nombre de propos élogieux qu'on m'avait faits de cette ville. Beaucoup d'églises en effet, mais beaucoup de coins qui se ressemblent aussi. Et pour le stop c'est un réel soulagement. L'avancée vers Rouen est très rapide, et les discussions s'engagent assez facilement. 0€ de dépensé, il faut dire que nos repas étaient préparés à l'avance. Je me couche donc en cherchant comment manger demain...

J.R.

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3 août 2008 7 03 /08 /août /2008 07:28

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Pourquoi partir ? Pourquoi vouloir quitter son petit confort ? Quelles raisons poussent à vouloir se retrouver face à l'inconnu ? Etes-vous fous ?
Parfois ces questions nous ont été posées et nous n'avions pas toujours la réponse escomptée. Partir en vancances est souvent agréable. Et chacun a ses préférences. La Côte d'Azur ou le Touquet, certains préfèrent la plage. D'autres chercheront la campagne et la tranquilité en plein milieu de la Lozère. Et puis nous, pauvres ignorants, simples étudiants, chercheurs d'or.
Ne pas avoir les même vacances que d'ordinaire. Ne pas chercher la facilité. Et surtout découvrir.
Vous connaissez Pékin-Express ? Emission qui permet à des équipes de deux d'aller jusqu'à Pékin avec un euro par jour. Bien sûr les caméras et "certaines aides" font que ce voyage est possible. L'idée m'est venue il y a plusieurs mois de réaliser un tour de France. Et cela avec 1€ par jour.
Pourquoi pas ? Beaucoup me répètent avant le départ qu'on ne tiendra pas, que ce n'est pas possible, que l'on va craquer très vite. Autant de propos qui me surmotiveront dans les moments difficiles. Mais qui me mettent un peu de doute sur ce que va être ce voyage, cette aventure.

Antoine est très vite intéressé par ma proposition. Comme c'est quelqu'un qui me parait sérieux, j'accepte sans difficulté. L'objectif est de ne pas faire tout ça seul. à 2 ou 3, cela me parait faisable. Au final, ce sera 2.

Il faut donc préparer un peu nos 3 semaines. C'est bien beau de partir à l'aventure mais il vaut mieux un peu de préparation. Notamment sur notre parcours. Partir vers l'Est ou vers l'Ouest ? On s'arrête dans quelles villes ? Où dormir, on connait des gens là-bas ?
Très vite l'information de notre aventure fait le tour de ma famille, de mes amis. Chacun cherche un endroit ou une connaissance dans les villes que nous allons visiter. On est sûr de la Bretagne, de Montpellier et de Dijon. Il en reste beaucoup.

Notre parcours est prêt, l'heure du départ arrive à grands pas. Les achats ont été effectués, le sac, les chaussures, la gourde. Autant d'éléments indispensables aux voyageurs. Ma mère se fait à l'idée de mon départ, Antoine triche un peu en n'avouant pas à ses parents que c'est avec un euro par jour...

La dernière nuit est difficile. Le week-end a été chargé, totalement décalé, le sommeil tarde à arriver. J'imagine alors des tas de scénario possible. Certains totalement farfelus, d'autres totalement impossibles. Et puis je rêve très vite à ce qui sera trois semaines de folie...

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J.R.


Pour ma part c'est une proposition quelque peu originale de Jérémy que j'accepte volontiers malgré tout.
Partir autrement, ne pas être un touriste, un vacancier, mais plutôt avec l’âme d’un voyageur : intéressant. Je me dis qu'on aura du temps pour faire le beauf’ de service plus tard avec son parasol et sa glacière. Alors on laisse tout ça ici, tout comme les déceptions, les galères d’une année, trois slips, quatre tee-shirts, et trois francs six sous, et en route pour l’aventure...
Plusieurs autres aspects intéressants en réalité :
- No conso, je reste fidèle à la légende selon laquelle je suis un radin .
- Écologique, de source sûre il faut savoir qu’en France en moyenne, le taux de remplissage d’une voiture est  de 1,5 personnes! vive le stop, c’est écolo)
- Relationnel, rencontrer des gens de milieux différents, d’origine différente, de régions différentes.
- Culturel, conclure presque 20 années de visites aux quatre coins de l’hexagone.

Et puis bien évidemment pour " le fun ", parce qu'on est jeune et qu'il faut en profiter !


A.

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21 juillet 2008 1 21 /07 /juillet /2008 18:58

1905348935_small_1.jpgPourquoi est-on toujours obligé de se cacher quand on parle de sentiment ? Et surtout pourquoi se pose-t-on tant de questions ? Notamment moi. Que va-t-elle penser ? Que vont-ils dire ?


Parfois je rêverais d'être un chien. Le chien ne se pose pas tant de question. Il aime quelqu'un, il lui fait fête. Il a besoin de quelque chose, il tourne dans tous les sens. Il n'aime pas quelqu'un, il aboie. Nous, être humain, on se complique la vie. On devrait revenir à nos origines animales de temps en temps. Mais non, on se cache. On aime quelqu'un mais on ne le dit pas. On ne sait pas trouver les mots. Moi j'aime ma mère plus que tout au monde et pourtant je crois ne jamais lui avoir dit. C'est débile quand même, ça parait tellement facile. Mon chien fait fête à ma mère dès qu'il l'a voit et dans ces moments là, c'est moi qui le traite de con...


Le chien quand il aime quelqu'un, il remue la queue. Pourquoi je n'en fais pas autant ? Je sais, je te vois avec ton grand sourire en m'imaginant remuer la queue à chaque fille que j'aime bien...^^ Mais ça parait si simple pour les animaux. Pourquoi je me pose toutes ces questions, pourquoi je ne vis pas le moment présent ? Carpe Diem, je suis capable de l'écrire et de le dire sans cesse mais pour l'appliquer... Mon chien ne réfléchit pas au lendemain, si on lui dit qu'on va se promener il fait fête sans penser à la fatigue qu'il aura à la fin de son parcours.
Et puis j'ai peut-être compris. Si je parlais de mes sentiments plus facilement aux gens, eux-mêmes en ferait sans doute de même. Reprenons l'exemple du chien. Quand on lui parle on ne pense pas aux regards des gens. On fait le gaga, on joue avec, on est content. On est capable d'exposer ses sentiments aux chiens, de le caresser sans avoir peur de se que vont dire les autres. Alors pourquoi on ne fait pas pareil avec les humains. Ca parait tellement facile...
Parfois j'aimerais être un chien. J'aimerais jouer avec les gens, j'aimerais pouvoir dormir des heures sans être embêter, j'aimerais chier dans ma pelouse. Et puis surtout j'aimerais pouvoir dévoiler mes sentiments sans arrière pensée et que les gens en fassent de même avec moi.


PS: mon chien peut paraître laid pour certaines personnes, chose que je peux facilement comprendre. Mais lui est capable de courir après les chats toute une journée ou est content d'aller chercher son courrier tous les matins sous la pluie alors respect !

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12 juillet 2008 6 12 /07 /juillet /2008 18:54

1888215615_small_1.jpgAh ce qu'il parait il y a dix ans on gagné la coupe du monde. Alors voilà jour inoubliable.
C'est vrai que c'est très rare de se rappeler une journée qui a dix ans. Oui mais voilà les souvenirs sont bien là, présent dans mon esprit. Je me rappelle de mon réveil, de ma matinée sur la route nationale de Tilques. Déjà à l'époque j'étais fan de foot, donc je me baladais avec le drapeau de l'équipe de France en attendant qu'on me klaxonne. Débile ? Peut-être mais jeune également. Enfin surtout fan. Je suis resté longtemps devant chez Delphine et Agnès et puis j'ai du revenir chez moi. Cet après-midi là je devais aller manger à la crinoline je crois bien. Mais je me faisais chier, du coup j'étais reparti à pied, j'avais été chercher alex et on avait à nouveau agité le drapeau français. Je crois bien que depuis ce jour là je n'ai pas agité de drapeau français. Ce drapeau je l'avais récupérer chez mon voisin, il n'était pas très beau, fait à la main. Oui mais voilà, c'était le mien !


Ensuite la soirée est un peu plus vague. Je me souviens de l'avoir passer chez Raph, d'être descendu en courant pour revoir le second but de Zidane. Il drachait mais à la fin de la rencontre on est quand même sorti à Zudausque city pour voir qu'il y a avait. Et les gens étaient tout de même sortis de chez eux.



C'est ma soirée mais c'est un peu la votre aussi, celle de la France. D'ailleurs l'équipe magazine d'aujourd'hui résume bien : "Le 12 juillet, soir où vous avez embrassé votre femme, vos enfants, vos amis, les voisins du 2ème, ceux du 1er, la concierge, son chien...." Cette journée reste unique pour beaucoup d'entre-nous. Ce soir là nous étions les plus forts, nous étions les plus heureux.


Alors maintenant ça a dix ans tout ça. Et aujourd'hui on fait quoi ? On se rappelle des moments de bonheur. Parce qu'ils ne sont plus là ? Je ne sais pas trop. Tout ce que je sais, c'est que dans 10 ans je ne me souviendrai peut-être pas d'aujourd'hui, ni de hier, encore moins d'avant hier. Déjà je suis incapable de savoir ce que j'ai fais il y a un mois. C'est fou comme les souvenirs sont sélectifs. Alors dans dix ans j'espère pouvoir relire ce blog et me dire : "ah oui je me souviens, au matin j'avais bossé pour la VDN, et j'ai vécu une soirée de folie, au concert d'Arques et puis à la fête de Sophie à Serques"

Il me reste simplement à vivre ces moments, intensément...

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11 juillet 2008 5 11 /07 /juillet /2008 19:41

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Et oui c'est bien terminé ! L'inscription et c'est le moment de vider l'appartement. Mélange de sentiment qui me font revenir en arrière...

Autant la deuxième année avait été parfaite sur tous les points, autant la troisième sera faîte de haut et de bas, de moment géniaux et de moment de tristesse et de déception. Ca a commencé pendant les vacances. La deuxième année a renforcé les amitiés, ainsi on peut se retrouver et se faire une petite sortie à Versailles après l'anniversaire de Aude. Cette sortie augure un bon début ! Collocation chez Sam ! Oula, à peine revenu d'Egypte qu'il faut se remettre aux exposés ! Mais ce retour fait du bien, je m'amuse à observer sam téléphoner dans le couloir chaque soir...mais qu'à t-il donc à cacher ? ^^ Cette collocation qui devait durer quelques jours durera finalement quelques mois avec un peu le sentiment d'être chez moi (en effet c'était plus l'appart Révillon parfois ^^).

Notre groupe s'est un peu élargi, Mick & Fanny sont présents (parfois à l'insu du plein de gré de certaines ^^). On ne reviendra pas sur les petites histoires, sur les contre-soirées organisées de part et d'autres. Toujours est-il que l'ambiance au beau fixe de la seconde année a laissé place à quelques tensions. Mais on fait avec, les tensions continuent à la fac avec la LRU dont on aura longuement discuté.

A la fin du semestre je déménage. En route vers un appartement où je serai seul...Ceux qui me connaissent bien savent que je digère mal le changement. La déprime s'installe, les sorties sont un peu moins là... L'hiver me fait mal, j'avoue.

Heureusement après l'hiver, le printemps ! On repart en sortie, jusqu'à Paris ! Et puis Bruges et Tournai. De nouveaux jeux apparaissent, le loup-garou redonne une vie étudiante pleine de délire.
Difficile de résumer cette année, je préfère repasser les personnages qui l'auront marqué un par un.


Le trio de départ

Tout d'abord Sam, forcément. L'homme des secrets bien caché, celui qui m'aura accueilli à bras ouvert, qui aura supporter Sean Paul et Raphaël durant quelques mois, avec qui j'aurais partager les exposés et les révisions. Sans hésiter ma meilleur relation de la fac. Même si cette année j'ai du la partager avec l'ours ^^ Je pense que pour l'année prochaine tu as trouvé ta voie. Et puis j'espère que tu passeras voir Sean paul à Canterbury...

Rose-Marie, l'unique. Mes plus grand fous rire c'est avec toi. Mes plus grands délires également. Ne changes pas, t'es merveilleuse. J'espère que tu réussiras ta licence l'année prochaine et je ne doute pas : tu vas réussir ta vie et le bucheron qui aura l'honneur de t'avoir à ses côtés aura une immense chance.

Aude, la chamailleuse ! Le jeu du chat et de la souris...avec toi c'était un peu comme cela. On ne reviendra pas sur certains épisodes palpitants de notre relation... (^^) Toujours est-il que des tensions sont parfois apparus (en raison de ton caractère de cochon(ne) ! Mais la fin de l'année m'a rappelé qu'on resterait pote quoi qu'il arrive. On se ressemble trop pour se quitter comme ça ^^ Bonne chance pour tes histoires de coeur aux multiples péripéties !


Le trio des girls !

Astrid, Lisa. Chère Allemande, j'espère que tu auras apprécié notre pays et que tu en garderas plein de bon souvenir. Grâce à moi, tu as pu apprécier l'humour français, parfois les fantasmes ^^ J'ai toujours cru que tu m'aimais bien en deuxième année (tactile d'après les rumeurs !) Peut-être une vision ou encore un fantasme, toi seul le sais. Ton duo avec Aude nous aura parfois causé des contre-soirées mais ça ne t'empêche pas de venir me hanter la nuit. Bon retour en germany !

Marie-Ève, la lapine. Tu restes parfois pour moi énigmatique. Marie ça aura été cette année la dormeuse, qui arrive à la bourre au Dôme alors qu'elle habite à 20 secondes. Marie ça aura été aussi celle qui pète des câbles de temps à autres, qui part dans de drôle de délire (quéquette !) Bonne chance en Allemagne (la Lorraine c'est pareil ^^)

Tiff, la gauchiste. Je l'ai déjà dit à ma soeur. Tiff c'est la plus intelligente. Oui Tiff c'est la fille qui a de l'esprit, qui s'intéresse à beaucoup de chose. Tiff c'est aussi la fournisseuse officielle de cidre (et d'autres produits que j'aurai testé ^^). Tiff c'est la bretonne, qui essaie de nous faire croire qu'il fait toujours beau là-bas. Tiff c'est aussi la militaire, amoureuse de notre président ^^


Le trois invités surprises !

Mick, l'ours. Le plus gros dormeur de l'année, qui aura passé son temps à mater les feuilletons de M6 et de TF1 l'aprem (bien que R-M soit parfois passé ^^) Celui qui aura pleurer à mainte reprise cette année devant les résultats footballistiques. Et puis Mick c'est aussi une grande gueule (chut !), qui accompagne Tiff dans les bières et qui se fait engueuler parce que la vaisselle est pas faîtes ^^ Bon courage pour les études, je t'attends avec ton ours en Angleterre.

Fanny, la normande. Il aura suffit d'une discussion à a BU pour que je tombe sous son charme. lors forcément quand je me suis retrouvé à la rue j'ai pas hésité longtemps. Même s'il fallait rentrer chez toi par la fenêtre ! Alors Fanny t'aura parfois été un enjeu ^^ Mais tu auras été également celle qui m'a fait visiter des appartements inhabités. Et puis qq'un connait la fille aux étoiles. Alors forcément à un moment j'ai même hésité à aller plus loin avec toi ^^ (mais je réfléchis parfois longtemps ^^) J'hésite à te dire bonne chance pour les études, mention très bien cette année ça devrait aller pour la suite. Au plaisir ptite normande !

Emilie, la littéraire. Celle qui connait R-M depuis le plus longtemps (la pauvre). Celle qu'on entend pas beaucoup mais qu'on entend jamais pour ne rien dire. Tu n'auras accompagné de nombreuses fois cette année, tu auras regarder amusé notre contre-soirée. Et puis tu m'auras parfois guidé (jusque Acquin ^^) La suite est belle pour toi, mais fais attention à tes mais quand même !

 

Bien sûr il reste ma soeur mais j'y reviendrai un autre jour ^^

 

Enfin, elle et eux

Marie, gros bidon. Difficile à expliquer tant je n'ai pas compris. Quelques choses de tellement fort et de tellement court. Quelque chose qui m'aura fait tellement de bien, qui m'aura fait délirer pendant tout l'automne. Et quelque chose qui m'aura fait un peu mal cet hiver. Marie ce fut un squattage à de maintes reprises. Marie ce fut des moments de chamailleries, de délire, parfois de sortie (même si ce n'était pas facile de te motiver). Marie c'est aussi une grande stressée, qui révise souvent. Et puis Marie c'est quelque chose que je n'ai pas compris, que je ne comprendrai peut-être jamais. Marie c'est le point d'interrogation. Marie c'est un peu ma déception avec Karina. C'est une relation non-aboutie, stoppée net sans comprendre. Alors forcément Marie c'est un goût d'inachevé. Mais Marie sait qu'elle n'a qu'à m'appeler pour rattraper ces choses là...

Momo, Alex, Jenny, Jean-Pierre, Mathieu, Elo, Laury, Gwen, les poulettus, Caro, Emilie cacahuète, Lætitia, Juliette, Sarah, les erasmus, la BU, la cantine, le secrétariat, les amphi, le Crous, Sud et Unef, et puis Arras et tout ceux que j'ai sans doute oublié. Tout ceux qui auront fait ma fac, tout ceux qui auront fait cette année et les deux précédentes. Tout ceux qui auront fait partie de ma vie...

 

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27 juin 2008 5 27 /06 /juin /2008 18:49

P1000760.JPGOn a pas mal tourné autour de Tournai avant de trouver cet accrobranche un peu branché qui rend les jeunes accros. Tourner dans tous les sens, malgré le fait de pédaler. On se rappellera longtemps de cette accrobranche et d'une traversé de l'eau qui nous a fait tourner la tête. Parcours familial, d'aventure ou sportif, certaines en auraient perdu un verre. Pas la peine de tourner au tour du pot, on est accro aux branches. Tournai, ville splendide qu'on a découvert le temps d'une soirée, à arpenter le paradis de la place Saint-Pierre ou à déguster un petit croque maison (et une dame blanche à 2 euros snif snif). On a détourné notre regard vers sa cathédrale, son beffroi et une place encore plus jolie qu'à Arras. Pas de doute, on y retournera... Alors faîtes tourner l'information, Tournai mérite de bien tourner. La preuve, j'en suis tout retourné !

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21 juin 2008 6 21 /06 /juin /2008 18:42

1840453777_1.jpgJ'ai hésité à mettre son visage mais c'est comme pour le téléthon, c'est important de montrer la maladie. Jeudi, Brice est fier d'afficher ses très bons résultats. Le nombre de reconduite à la frontière atteint 29 729 personnes sur un an (+ 80%). En d'autres termes, monsieur Hortefeux et son ministère de l'immigration et l'identité nationale ont tout simplement dégagé 29 729 personnes de France pour les renvoyer dans un pays qu'ils avaient choisi de quitter. Souvent des hommes et des femmes qui vivaient depuis plusieurs années en France, qui avaient un travail... Et tout logiquement il explique qu' "un étranger en situation irrégulière a vocation à être reconduit dans son pays d'origine". Ca me rappelle quelque chose...

Je prends le programme du FN (j'essaie de ne pas me brûler les doigts et j'ai mal aux yeux...) : Mettre en œuvre une politique de contrôle des frontières...mettre en œuvre une politique de retour...

Donc j'ai une proposition, on met Brice Hortefeux dans l'émission Vis ma vie. Il vivra comme un clandestin. Né en Afrique dans un pays en pleine guerre civile (exemple du Tchad au hasard), il devra se battre pour manger et vivre un peu dignement. Pendant ce temps là, il regardera les télévisions européennes et américaines qui lui donneront l'espoir d'un eldorado.

Et comme Candide il se rendra dans ce beau pays. Sauf que la télévision a oublié de préciser que l'eldorado nécessite des papiers.

Tu sais Brice, je viens d'écrire à Barack il n'y a pas très longtemps. Je passe un peu du coq à l'âne. 

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23 mai 2008 5 23 /05 /mai /2008 19:31

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En ce moment je dis un peu moins « au plaisir ! ». Et quand je le dis, je réfléchis souvent au fait que la personne qui vient d'entendre ces paroles ne les réentendra peut-être jamais. Difficile de profiter dans ces conditions de ces dernières journées de licence. Mais j'essaie tout de même : je sors de mes deux oraux et j'arpente les couloirs afin de discuter, de retrouver les amis ou simplement les connaissances. Peut-être que certaines visages ne seront pas revus, j'essaie de m'en souvenir.

Mais je ne perds pas espoir. La preuve, les soirées qui seront prochainement organisées, notamment jeudi prochain et surtout le lundi 9 juin, jour des résultats, avec si possible la plus grande partie de l'amphi d'histoire et de géographe de 3ème année (à bon entendeur, me contacter !).

Et après une belle première année de passé avec vous...


La deuxième année à la fac, celle qui reste pour moi la meilleure que j'ai passé.
Tout d'abord, nouvel appartement. Nanie vient à Arras, un peu orienté par Jérémy, pour découvrir les joies de la faculté d'Artois. Donc, on découvrira ensemble les joies de la colocation ! Une pièce en haut pour mettre les lits, nouvelle table en bas, prête à recevoir les soirées. L'espace me paraît bien plus grand que l'année dernière. Cette colocation restera pour moi un grand souvenir et une belle performance. Pas de prise de tête entre frère et sœur en colocation pendant une année ! Certes elle râle parfois parce que je ne fais pas le ménage (en réalité elle adore le faire, cela lui permet d'arrêter de réviser) ou pas assez la vaisselle (bien que je fasse des efforts !). L'appartement est à cinq minutes de la fac, vue sur le parc, l'endroit idéal pour une année qui l'est tout autant.

Cet appartement restera le lieu de nombreuses soirées. Une par semaine minimum mais parfois ce sera tous les jours. On a l'impression d'être en vacance toute l'année ! Notre petit groupe d'ami a grossit depuis l'année précédente. Aux anciens (R-M, Sam, Aude) sont venus se greffer Astrid, Marie, Tiff et même Sarah. La raison de ce rapprochement ? Hum bah moi allons donc ! (je sais j'en rajoute ^^). La première soirée me reste en mémoire, Sam et moi étions là, avec Tiff qui avait ramené de la Goudale (hum la bigoudène !) and Marie. Bizarre cette soirée avec des gens que l'on ne connaissait pas vraiment. Je me souviens notamment de l'échange de surnom sur les gens de la fac...ce fut instructif ! La deuxième soirée fut chez Tiff, la découverte des ami(e)s. Puis peu à peu les groupes vont se superposer.


Les soirées vont s'enchaîner, notamment à l'approche de l'hiver. Soirée trivial à gogo, un peu moins de gingle que l'année dernière, et visite de l'OV. Ainsi, Rose-Marie découvre Oussmane, certaines découvrent les joies du billard. On fait même les mannequins pour une séance photo. Le must restera la nuit blanche du jeudi avant les vacances. Commencée par un trivial, terminé par un cache-cache dans le bâtiment du CROUS à 4 heures du mat'. Entre-temps on fait les Maurice-Lappin... Et surtout le vendredi matin on se rend en histoire médiévale (perso j'ai tenu une heure...mais certaines ont craqué bien avant (on ne dénonce pas Marie ^^)).

La preuve de ce rapprochement est le nouvel an fait en compagnie d'Aude, R-M, Astrid & Sam. Je ne rappellerai qu'une expression : « la main dans la culotte ! » Avec Sam, Marie & Astrid on se dirige même vers les Pays-Bas pour une petite découverte.
La vie en cours se passe plutôt bien pour nous tous, on est rentré dans une petite routine avec nos exposés. Avec Sam on a choisi la technique : exposés des premières semaines pour bien glandouiller le reste du semestre.

La fin de l'année est encore plus cool que le début. A l'approche des partiels, on se met à la pétanque...Sam y laissera le nom de sa copine (hum étais-ce le cas ?) Pour moi c'est l'heure des premiers déguisements. Le premier garde une saveur toute spéciale, arrivé en habit du carnaval, maquillé par Nanie. L'entrée dans l'amphi me reste gravée, des souvenirs émus ^^
Après les partiels on se fait des soirées où l'on refait parfois le monde, où l'on démontre qu'un trivial poursuite peut-être connu par cœur (tant pis pour Nanie qui révise !)


Souvent je voulais rester le week-end pour continuer sur ce rythme. Si une année devait être re-vécu je prendrai celle là. Je crois que je n'ai jamais été aussi heureux que cette année là.


Année merveilleuse...

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