5 septembre 2018 3 05 /09 /septembre /2018 16:29

Parfois on prend des résolutions le 1er janvier, sans trop savoir comment on va pouvoir les réaliser. Prenez mon « voyager avec la famille » et « voyager avec les ami(e)s ». Clairement, je n'y croyais qu'à moitié. Et voilà que ma sœur a eu envie de me rejoindre en Bolivie ! Et voilà qu'un vieux de la vieille, l'ami Lucas, a eu envie de partir cet été. Comme souvent, ensemble, nous avons parcouru le monde de nos idées. Le Pérou a tenu la corde. Puis ce fut l'Islande. Nous avons parlé de la Géorgie, d’Israël-Palestine. Et, après beaucoup de réflexion et une course à élimination, notre choix s'est porté sur les Balkans. Parce que Sarajevo nous faisait rêver. Et que le Monténégro avait été effleuré. Quand ? Il y a 9 ans. A l'époque, nous étions partis pour un tour d'Europe avec l'ami Romain. 3 euros par jour, tel était notre budget. 25 pays traversés, 15 000 kilomètres plus loin, nous étions revenus avec des images plein la tête. Et, pour moi en tout cas, un regret : être passé trop vite, un peu partout. Le Monténégro est l'exemple parfait : nous l'avions traversé du Nord au Sud, sans nous arrêter ! Le pays, devenu indépendant 3 ans plus tôt (2006), était alors un point d'interrogation pour nous. Que s'y cachait-il ? Que diable y faire ? Nous n'avions pas les réponses, et nous avions dû faire des choix. La Grèce nous appelait et la Croatie avait eu nos faveurs. Et nous voici de retour, 9 ans plus tard. 9 ans trop tard ?

 

Comme en 2009, c'est en voiture que nous débarquons, avec un petit passage en Bosnie (j'y reviendrai prochainement). La joie des frontières, de l'attente, du tampon. Oh, les cochons ! Ils tamponnent toujours n'importe comment ici ! Le tampon déborde du passeport, et ils ont pris une nouvelle page, vierge. Merde les gars, faites un effort !

Le Monténégro, de Kotor au Durmitor

A peine passés que nous voilà aux prises avec une auto-stoppeuse. Nous nous arrêtons. La dame a bien 50 ans, elle est du Monténégro... et c'est à peu près tout. C'est le retour de la barrière de la langue ! On lui dit Herceg Novi, elle a l'air d'accord. Et nous voici devant l'Adriatique. Sans surprise, le lieu est assez touristique. Le Monténégro, c'est un peu la Croatie il y a 5 ans : la destination à la mode. Et pour cause : il fait beau, l'eau est chaude, et c'est surtout beaucoup moins cher que notre Côte d'Azur. Les Monténégrins utilisent l'euro, c'est aussi bien pratique ! Nous nous régalons de poissons (ce sera l'une des valeurs sûres du voyage), et nous faisons comme tout le monde : plage et baignade.

Le Monténégro, de Kotor au Durmitor

Pour aller jusque Kotor, nous longeons un immense fjord. Le paysage est incroyable, et nous comprenons pourquoi cette fameuse « bouche de Kotor » attire le monde.

Le Monténégro, de Kotor au Durmitor
Le Monténégro, de Kotor au Durmitor

La ville de Kotor, inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco, vaut également un bel arrêt. Fortifiée, elle offre un énorme dynamisme en soirée, avec des concerts, spectacles etc. Il y fait bon vivre, et l'ascension de la muraille le lendemain matin nous offre une vue sur l'ensemble de la bouche. Magnifique.

Le Monténégro, de Kotor au Durmitor
Le Monténégro, de Kotor au Durmitor
Le Monténégro, de Kotor au Durmitor
Le Monténégro, de Kotor au Durmitor

Nous espérons continuer notre balade-baignade, mais les gros immeubles poussent comme des champignons à mesure que nous nous rapprochons de Budva. A partir de là, c'est l'Espagne, en pire, au niveau de l'architecture. Dommage, car il y avait moyen de faire quelque chose d'un peu moins laid. Là, c'est le tourisme à son apogée : chaises longues sur des kilomètres, et immeuble de 30 étages en construction. Le béton est omniprésent.

Le Monténégro, de Kotor au Durmitor

Bien sûr, tout cela n'est qu'une question de point de vue. Au sens propre. Car quand on regarde la mer, il y a toujours de quoi se faire plaisir...

Le Monténégro, de Kotor au Durmitor
Le Monténégro, de Kotor au Durmitor

Changement de paysage, direction le cœur du pays, et le parc national du Durmitor, lui aussi classé Unesco. Le temps est couvert, nous prenons la pluie pour la seule fois du voyage, et nous sommes assez surpris du monde. Le Monténégro est bien devenu touristique en 9 ans, même quand on quitte la côte. La randonnée est très sympa, pas seulement à cause de ma victoire au ricochet (je me devais de narrer ce moment), mais aussi parce que les couleurs et les montagnes se reflétant dans un lac, c'est toujours beau ! A noter le canyon de la Tara, le plus profond d'Europe (et le deuxième du monde après le grand Canyon) !

Le Monténégro, de Kotor au Durmitor
Le Monténégro, de Kotor au Durmitor
Le Monténégro, de Kotor au Durmitor

Le bilan du Monténégro ? 3-4 jours à l'arpenter, et oui, ça vaut le coup. Mais, honnêtement, nous avons préféré la Bosnie...

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4 septembre 2018 2 04 /09 /septembre /2018 05:59

3 650 mètres. La capitale (administrative) la plus haute du monde ! La vue impressionne dès notre arrivée en ville : le bus débarque par le haut, et nous apercevons l'étendue, la grandeur, et la populace... un million d'habitants, dans une immense cuvette entourée de montagnes, notamment le Nevado Illimani, à 6 462 mètres d'altitude !

 

L'altitude entraîne de drôles d'effets, ainsi l'eau bout à 87°C ! Autre effet, moins sympa, La Paz est bien polluée. Enormément de circulation et des rues où les bus sont obligés de rouler en première tellement le dénivelé est important (il y aurait 850 mètres de différence entre le haut et le bas de la ville!).

La Paz, et la Bolivie d'Evo Moralès

Nous arpentons le centre-ville, l'occasion de faire mon activité préférée : les magasins ! Bon, on est assez loin de nos standards occidentaux, et on est également très loin des prix occidentaux ! Le marché aux sorcières est peut-être le plus touristique (on peut notamment y acheter un fœtus de lama... afin de l'enterrer sur son terrain avant la construction de la maison, il paraît que ça porte chance!), mais les autres valent aussi le coup d'oeil, rien que pour les couleurs. A noter qu'on peut également téléphoner sur les marchés (y'a des téléphones fixes directement dans les stands!).

La Paz, et la Bolivie d'Evo Moralès
La Paz, et la Bolivie d'Evo Moralès
La Paz, et la Bolivie d'Evo Moralès

Le centre-ville témoigne de l'histoire colombienne du lieu. La ville a été fondée en 1548 par un capitaine espagnol (Mendoza). Les monuments les plus impressionnants restent la cathédrale et le palais du gouvernement. Les places sont animées, c'est jeune, ça vit, ça grouille de monde et de pigeons. Vite, on s'échappe par les airs !

La Paz, et la Bolivie d'Evo Moralès
La Paz, et la Bolivie d'Evo Moralès

Car, aussi fou que ça puisse paraître, La Paz dispose d'un immense réseau de téléphériques ! Et c'est clairement le meilleur moyen de visiter la ville ! Nous avons quasiment fait toutes les lignes, de bout en bout. Et c'est là que nous réalisons à quel point cette ville est immense. Parfois nous la surplombons, parfois nous nous retrouvons dans ses entrailles. Pas de circulation, pas trop de monde, bref, un bon moyen de visiter une grande ville.

La Paz, et la Bolivie d'Evo Moralès
La Paz, et la Bolivie d'Evo Moralès
La Paz, et la Bolivie d'Evo Moralès
La Paz, et la Bolivie d'Evo Moralès
La Paz, et la Bolivie d'Evo Moralès

La Paz est la fin de notre voyage. L'air de rien, ces presque trois semaines nous ont permis de réaliser une jolie petite boucle du pays. La Bolivie n'en nécessite pas moins.

La Paz, et la Bolivie d'Evo Moralès

Je l'ai déjà dit à plusieurs, c'est sans aucun doute l'un des plus beaux pays que j'aie vu (parmi 60!). Un pays en développement, où les routes sont encore largement en construction, les ponts, les maisons... clairement une politique de grands travaux, initiés par un président atypique : Evo Moralès. Le premier président andin (famille aymara), dont les portraits sont partout. Trop peut-être, au point que j'ai parfois l'impression d'avoir passé mes vacances avec lui : Evo Moralès avec un casque à côté des travaux de construction d'une route (à croire que c'est lui qui fait les travaux), Evo Moralès avec des habits traditionnels dans l'Altiplano, Evo Moralès sur la porte du restaurant, Evo Moralès ça et là... un culte de la personnalité un peu embêtant (surtout quand on est prof d'histoire : c'est là l'un des symptômes des régimes autoritaires). Attention, je ne fais pas feu sur le président bolivien, tant il est vrai que son arrivée coïncide avec une baisse importante de la pauvreté et une amélioration de vie pour une grande partie de la population. Néanmoins, nous avons pu ressentir un vrai débat politique dans le pays. La raison ? Des tags, un peu partout, pour ou contre le référendum de 2016, qui devait permettre à Moralès de solliciter un quatrième mandat... (oui, encore un symptôme d'un régime autoritaire). Moralès perd, pour la première fois (51,3% de non). Mais, et là encore symptôme d'un régime autoritaire, il en appelle au tribunal constitutionnel bolivien, qui décide de supprimer la limitation des mandats présidentiels... (alors que c'est Evo Moralès lui-même qui avait fait inclure cette disposition dans la constitution en 2009!). A noter qu'Evo Moralès, très proche d'Hugo Chavez à l'époque, est toujours copain avec le président vénézuélien Maduro (« une brute » selon un de mes chauffeurs) et le président équatorien Correa. Ajoutez à cela des militaires très présents dans les rues... et vous aurez le sentiment d'être au sein d'un régime autoritaire.

La Paz, et la Bolivie d'Evo Moralès
La Paz, et la Bolivie d'Evo Moralès
La Paz, et la Bolivie d'Evo Moralès
La Paz, et la Bolivie d'Evo Moralès

Dans l'ensemble, la Bolivie reste néanmoins un pays plutôt pauvre, avec une différence marquée entre les Andes et le plat pays, mais surtout un gouffre séparant les grandes villes des campagnes isolées. La mondialisation existe dans les premières et reste assez lointaine dans les secondes, quoique les smartphones soient déjà là partout. Le tourisme existe, et est assez important dans les premières, ainsi que sur le lac Titicaca et dans le salar, mais ça doit être beaucoup moins qu'au Pérou voisin.

 

Enfin, je ne peux pas terminer ce récit bolivien sans évoquer le travail des enfants, omniprésents. Cireurs de chaussures, vendeurs de nourriture, zonant dans les gares ou à l'intérieur des bus, ils sont partout, dans des conditions parfois très précaires. Un gros problème pour le pays, qu'Evo Moralès n'a pas encore réglé.

La Paz, et la Bolivie d'Evo Moralès

Allez, on repart... direction Sarajevo !

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3 septembre 2018 1 03 /09 /septembre /2018 11:44

J'ai découvert le Ministère des Affaires Populaires à Lille, sans grande surprise. Un peu tardivement, certes, parce que c'était en janvier 2011, et que le groupe s'était séparé... en 2010. Qu'importe, ils ont depuis relancé deux groupes, et leur musique à base de rap, d'accordéon et de violon, de ch'ti et de raï (sacré mélange!) m'ambiance régulièrement.

Non, le rap français n'est pas mort dans les années 1990 : le M.A.P., et le rap ch'ti
Non, le rap français n'est pas mort dans les années 1990 : le M.A.P., et le rap ch'ti

Par laquelle commencer ? Allez, hommage à ma colocataire, qui m'a balancé cette chanson 50 fois cette année (minimum!) Un talent pour le texte, de l'humour, et pourtant, un message assez politique.

Lillo (à prononcer avec l'accent), l'un des hymnes de la métropole. Le premier couplet est un « hommage » à la région, tandis que le second est très axé sur la politique locale. Le refrain est prenant.

Vous comprenez pourquoi ça me plaît : des paroles engagées, qui disent quelque chose (coucou Booba), tout en gardant un air entraînant, ce qui est rare dans le « rap conscient ». Difficile de choisir un morceau engagé, tant ils sont nombreux : Salutations révolutionnaires, Debout là d'dans, Palestine (avec une intro magnifique), Un air de révolution...). Allez, va pour Salutations révolutionnaires, qui était l'hymne de campagne d'Olivier Besancenot !

Le groupe se sépare en 2010, et de cette séparation naissent deux groupes : HK et les Saltimbanks, et Z.E.P (zone d'expression populaire!).

Le premier est peut-être le plus sympa pour les paroles. Au niveau des tendances, ça part un peu plus vers le reggae et le blues : ça bouge un peu moins du coup ! Ainsi, « Sans haine, sans arme, sans violence » et « Citoyens du monde », les deux chansons les plus connues. Une petite préférence pour « on lâche rien », plus rythmé, et « niquons la planète », qui pue le sarcasme. Le premier morceau a été utilisé par Mélenchon... et Philippe Poutou !

ZEP va plus loin dans les paroles, tendance rap hardcore (au point d'avoir été condamné..). Ainsi « je me soigne » ou « nique la France », où on sent plus de colère. Une colère qu'on fredonne comme dit « le bal de la zone ». Au niveau de la musique, c'est plus dansant qu'HK et les Saltimbanks.

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30 août 2018 4 30 /08 /août /2018 08:08

Tout travail mérite salaire qu'ils disent ! Allez, on déchiffre ma fiche de paie de métropole, puis celle de Guyane ! (pas tout à fait les mêmes chiffres!)

 

Le salaire tout d'abord : le traitement brut d'un enseignant contractuel [à savoir que je n'ai pas passé le concours d'enseignant] est de 1709,51€ selon mon salaire de décembre 2016. A l'époque je suis à plein temps, à savoir que j'enseigne 18 heures dans la semaine au collège. A cela il faut rajouter 100,53€ d'ISOE. Que diable se cache derrière ce sigle (l'éducation nationale est très forte pour créer des sigles) ? Indemnité de Suivi et d'Orientation des Élèves. Celle-ci n'existe que dans le second degré, et n'est pas prise en compte dans le calcul de la retraite.

Au total donc, 1810,04€.

 

A côté de cela, il faut déduire 124,89€ de cotisation ouvrière vieillesse plafonnée et 6,34€ de déplafonnée [la retraite en gros], 42,68€ de CSG déductible et 90,70€ de CSG non déductible [pour la SECU], 8,89€ de CRDS [pour la dette de la SECU], 13,58€ de cotisation ouvrière maladie déplafonnée, 49,23€ de cotisation ouvrière ircantec [complémentaire retraite] et enfin 16,16€ de contribution exceptionnelle de solidarité [aide au financement de l'assurance chômage si j'ai bien compris]. Au total, 352,47€ de déduction.

 

Mon salaire disponible, net comme ils disent, était donc de 1 457,57€. Ce n'est pas un mauvais salaire (surtout quand, comme moi, tu sors de 9 ans d'étude, et donc tu ne connaissais pas ce qu'était un « salaire »!). Néanmoins, je fais partie à ce moment là des 50% des salariés gagnant le moins, puisque le salaire médian était en 2016 de 1 772€ (et donc 50% des salariés gagnent plus que cette somme). Je suis même dans les 30% des salariés gagnant moins de 1 471€ par mois. [à titre de comparaison, 10% des salariés gagnent plus de 3 544€ par mois, 0,1% plus de 8 061€ par mois].

Monsieur le professeur : combien tu gagnes (en étant contractuel) ? (3/3)

Direction maintenant la Guyane, où les choses sont un peu différentes.

Le traitement brut est de 1719,77€ et l'ISOE fixe de 101,13€. La même chose qu'en métropole (avec l'inflation). Mais il y a des différences. L'ISOE modulable, de 118,82€ par exemple. Ça, c'est le fait que j'étais professeur principal cette année. Plus de boulot (les conseils de classe à préparer, l'orientation à gérer etc.), et donc plus de salaire. HSA hors suppléances, 109,98€, sigle qui signifie heures supplémentaires années, correspondant à une heure sup que je faisais chaque semaine. Celle-ci est majorée car c'est ma première, avec 22€ supplémentaires. En gros, si vous faites 5 heures supplémentaires, vous êtes plus récompensés pour la première que pour les autres. Il se trouve que je n'en avais qu'une dans mon emploi du temps (que je n'ai pas choisi hein, il m'était imposé à mon arrivée). Je touche également 0,70€ d'indemnité compensatrice sur la CSG (qui a augmenté entre-temps, j'y reviens). Enfin, et c'est le plus gros changement, une ligne « majoration traitement 40% », à 687,90€. Car, dans les DOM-TOMs, les salariés du public sont payés plus. 40% en Guyane. L'objectif est de compenser le coût de la vie, plus élevé qu'en métropole. Un gros plus, forcément.

Total : 2857,76€. Oui, ça fait 1 000€ de plus qu'en métropole.

 

Du côté des déductions, ça monte logiquement : 197,19€ et 11,43€ pour la retraite, 62,20€ pour la complémentaire retraite, 190,93€ de CSG déductible et 67,39 non déductible [SECU], 14,04€ de CRDS [dette SECU]. Soit 543,18€ de cotisations.

 

Mon salaire net était donc de 2314,58€. Et quand, comme moi, tu n'avais connu que 4 bulletins de salaire avant dans ta vie, c'est la folie. Avec mon coloc, ancien poissonnier de chez Auchan, nous faisions une danse de la joie à chaque salaire !

 

Il y a des variations dans l'année. Ainsi, cet été, je suis payé un petit peu moins, car je ne suis plus considéré comme professeur principal. Mais je suis payé pendant les vacances (et ça, je n'ai pas encore l'habitude).

 

En résumé, je faisais partie des 30% de salariés les moins bien payés en métropole, et je fais partie des 30% des salariés les mieux payés depuis mon arrivée en Guyane. Tout en faisant le même métier. Étrange tout de même.

Monsieur le professeur : combien tu gagnes (en étant contractuel) ? (3/3)

Suis-je trop payé ? J'ai tendance à le penser. Là, je ne vais pas me faire que des copains chez les profs guyanais, mais si je pense qu'un prof en métropole est payé à sa valeur (et qu'un contractuel pourrait être augmenté), je pense aussi qu'un prof dans les DOM est un peu trop payé. Oui, le coût de la vie est plus élevé, mais clairement pas à 40%. Et encore, je ne suis pas au collège (coucou la prime REP). Néanmoins, je tiens à signaler que la Guyane... manque toujours de profs. N'hésitez pas à venir nous renforcer !

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29 août 2018 3 29 /08 /août /2018 09:36

Il y a des noms mythiques. Titicaca. Pipi caca, comme aime à le dire ma sœur (qui a gardé l'humour de sa tendre enfance!). Le plus grand lac d'Amérique du Sud, situé à 3 800 mètres d'altitude. Le lac se jette dans une autre lac... le lac Poopo ! Et là, ma sœur est hilare !

Et il y a Copacabana. Bon, le mythique, c'est la plage de Rio, pas forcément la ville située en Bolivie ! (dont je ne connaissais pas l'existence). Et c'est peut-être une erreur, car la plage de Rio tire son nom... de cette ville bolivienne ! (une histoire de pêcheur d'après mes lectures).

Copacabana et le lac Titicaca, sous la neige

Notre programme est alléchant. Encore faut-il arriver... Nous prenons le bus depuis Toro Toro jusque Cochabamba, puis nous nous dirigeons vers la Paz. Un bus de nuit, nous sommes bien installés... et heureusement. Car, au cours de la nuit, notre bus s'arrête. A moitié endormi, je pense qu'il y a des bouchons, suite à un accident. Quelques heures plus tard, j'ai l'impression que nous ne bougeons pas encore. Bizarre... Et au petit matin, en regardant par la fenêtre.

Copacabana et le lac Titicaca, sous la neige
Copacabana et le lac Titicaca, sous la neige

La neige ! Chouette. Enfin, c'est beau, mais c'est moyennement pratique quand tu es en bus, et que la DDE locale n'existe pas ! Nous sommes bloqués dans un bouchon de compétition, en haut d'un col, en compagnie de centaines de bus et de poids lourds. Un bus, pas très loin devant nous, est en travers, dans le fossé ! Le reste des chauffeurs n'a pas pris de risque, et c'est ainsi que nous n'avons pas bougé jusqu'au matin. Ce que nous attendions ? Le soleil pardi ! Peu à peu, alors qu'il monte dans le ciel, la glace fond sur le goudron. Et nous nous remettons en route, avec le reste du peloton. Une dizaine d'heures de retard, et nous voici à La Paz, où notre bus... est parti il y a 10 minutes ! Caramba, encore raté ! On court de l'autre côté de la ville pour finalement trouver un bus partant vers Copacabana, où nous débarquons à la nuit tombée. Notre hôtel... est plein ! Merde, ce ne serait pas le retour de Sophie la guigne ? Ou de Jérémy la guigne ? On en trouve un quelques mètres plus loin. Il fait froid. On rêve d'une douche chaude. Mais la guigne is back, l'eau est froide, et nous nous réveillons dans une ville où le soleil a déserté. Des flocons tombent et le froid nous glace.

Copacabana et le lac Titicaca, sous la neige

Nous avons un peu l'impression d'être en Norvège. Beau paysage, mais tu as tendance à te réfugier dans les magasins et les cafés. Ou dans l'hôtel !

Nous découvrons néanmoins la basilique Notre Dame, haut lieu de pèlerinage de Bolivie. Chose étonnante, le jour où nous sommes là, des voitures sont garées devant l'église et un curé... les baptise ! Apparemment c'est une tradition à Copacabana, il paraît même que certains jours il y a des milliers de voitures ainsi bénies !

Copacabana et le lac Titicaca, sous la neige
Copacabana et le lac Titicaca, sous la neige

Allez, une petite prière devant les Dieux du soleil, quelques fruits, et on espère très que demain ça ira mieux ! (on a beau dire, mais la météo transforme toujours les voyages!)

Copacabana et le lac Titicaca, sous la neige
Copacabana et le lac Titicaca, sous la neige

Et le lendemain, alors qu'il a neigé toute la nuit, le ciel bleu is back ! Et les paysages à Copacabana et sur l'île du soleil (Isla del Sol), la plus grande île du lac Titicaca, seront incroyables.

Copacabana et le lac Titicaca, sous la neige
Copacabana et le lac Titicaca, sous la neige
Copacabana et le lac Titicaca, sous la neige
Copacabana et le lac Titicaca, sous la neige
Copacabana et le lac Titicaca, sous la neige

Peu à peu la neige disparaît, et transforme le paysage. Quelques batailles de neige avec les gamins boliviens, un bon repas avec vue sur le Pérou. Marche d'altitude. Lamas. Régalade.

Copacabana et le lac Titicaca, sous la neige
Copacabana et le lac Titicaca, sous la neige
Copacabana et le lac Titicaca, sous la neige
Copacabana et le lac Titicaca, sous la neige

Nous terminons notre journée de rêve avec une petite ascension à Copacabana. Vue sur la ville, coucher de soleil qu'il faut savoir partager. Et on se tourne déjà vers la Paz, pour la fin du voyage.

Copacabana et le lac Titicaca, sous la neige
Copacabana et le lac Titicaca, sous la neige
Copacabana et le lac Titicaca, sous la neige
Copacabana et le lac Titicaca, sous la neige
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27 août 2018 1 27 /08 /août /2018 11:54

C'est quoi le comble d'un touriste ? De penser qu'il y a trop de touristes.

 

Le salar d'Uyuni. Peut-être dans le top 3 des lieux les plus touristiques d'Amérique du Sud (avec le Machu Picchu et Rio). Du monde, forcément. Beaucoup de monde. Et, parmi la foule, des « pppfff c'est trop touristique ». Really ?

 

Ce discours, je le rencontre de plus en plus au cours de mes voyages. Car ils sont nombreux, les touristes : + d'un milliard en 2016. Car ils sont aussi très nombreux, les touristes qui ne veulent pas l'être... Dans leur discours, c'est évident : ils recherchent toujours l’authenticité. Voir le « vrai » pays, pas celui des touristes. Rencontrer les « vrais » gens, pas ceux qui côtoient des touristes tout le temps. Ils vont donc éviter les voyages organisés, et, pire encore, le « all-inclusive », qu'ils jugent avec dégoût. Eux, ils veulent de la Bolivienne avec ses habits traditionnels ; et c'est encore mieux avec un chapeau ! (c'est pour la photo...).

Mais, chose étonnante, ils choisissent presque toujours les mêmes lieux. En Bolivie ? Le lac Titicaca, un parc national, le salar et le sud-Lipez, Potosi, Sucre. Un peu comme si en France vous faisiez Paris, le Mont Saint-Michel, les châteaux de la Loire et la Côte d'Azur. En juillet. Bizarrement, il y a des touristes... sans doute parce que ce sont les coins les plus connus du pays !

 

Le touriste qui ne veut pas l'être fait toutefois les choses différemment du touriste « all-inclusive » : il ne passe pas par une agence pour faire ses réservations. Non, il est original : il choisit ses hôtels sur place, sur son smartphone (en prenant les meilleures notes sur Booking, faut pas déconner non plus!), en regardant son Lonely Planet, ou AirBnB. Trois entreprises occidentales. Bizarrement, il se retrouve dans des hôtels avec plein de touristes, qui, eux aussi, ne veulent pas l'être. Et il pestera contre eux.

 

Je peux sembler un peu moqueur dans mes propos, mais je m'y reconnais pourtant ! Ma volonté de dormir chez l'habitant (coucou Couchsurfing!) n'est-elle pas une preuve ?

Néanmoins je comprends peu à peu que nous sommes prisonniers de notre condition : quand quelqu'un dort chez l'habitant, il reste vu comme un touriste. Pire, il « contamine » parfois des gens qui ne sont pas habitués aux touristes. Ne nous mentons pas, nous sommes au XXIème siècle, siècle du tourisme de masse. Ne pas vouloir être un touriste, du moins ne pas vouloir les côtoyer, c'est devoir éviter les plus beaux endroits sur terre, les plus fous : adieu Pyramides, Grande Muraille, Taj Mahal et Statue de la Liberté, adieu parcs nationaux et plages de rêve. La solution ? Bonjour Afrique subsaharienne ! Bonjour Asie Centrale ! Un peu comme si vous voyagiez en Lozère et en Picardie : là, vous êtes plutôt tranquille (comme je l'étais au Burundi ou en Zambie). Mais il n'empêche : notre look, notre passeport et notre carte bancaire font de nous des touristes. Il y a 10 ans, j'avais encore l'illusion de faire des choses un peu extraordinaires. Quand je suis parti aux Philippines en 2008, quand j'ai découvert le Monténégro en 2009, trois ans après l'indépendance de ce pays. A l'époque, les gens me regardaient d'un air bizarre (« que diable va-t-il faire aux Philippines???!). Aujourd'hui, je ne pourrais même plus compter les gens qui, autour de moi, sont allés en Asie du Sud-Est, ou qui ont découvert la Croatie et le Monténégro ! Il y a 10 ans, j'avais un peu l'impression d'être un aventurier, aujourd'hui je me dis que je n'étais qu'un peu précurseur.

Le touriste qui ne voulait pas l'être
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23 août 2018 4 23 /08 /août /2018 08:59

10 ans. Il y a 10 ans, nous étions quelque part entre Reims et le Pas-de-Calais, peut-être le pouce levé, peut-être avec la faim au ventre... quoique, non, les vieilles personnes chez qui nous avions dormi nous avaient donné un bon repas à emporter.

 

10 ans. Il y a 10 ans, nous sommes partis à travers la France, si simplement. Pas d'argent. Enfin, si, 1€ par jour. Une tente. Et le pouce. Se déplacer avec le pouce. Faire du stop, pour la première fois de ma vie. C'est parti vite, c'est parti fort. Et nous avons traversé la France. Que de paysages. Que de jolies villes traversées. Mais surtout, que de rencontres. Les Français sont formidables. L'humain est incroyable, si l'histoire que tu lui proposes est belle. Nous étions jeunes, nous étions fous. Ma plus belle folie, sans aucun doute. La plus importante. Celle qui m'a montré que tout était possible, qu'il ne fallait pas trop écouter « les autres », de ceux qui disent « impossible », parce qu'ils auraient une trouille bleue de le faire. Rien n'est impossible. Si je peux traverser la France avec un euro par jour, je peux très bien voyager à travers l'Europe pour pas cher aussi. Et je peux partir faire un tour du monde... Tout a commencé là. Il y a 10 ans, je me rendais un peu compte de cette folie. Mais j'ignorais ses conséquences. Ce voyage a, plus que les autres, fait de moi un aventurier.

Le voyage initiatique
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20 août 2018 1 20 /08 /août /2018 12:33

Ba la la Bamba. Cochabamba. Après Santa Cruz, Potosi, et le sud Lipez, encore un endroit dont je n'avais jamais entendu parler. C'est pourtant la troisième ville de Bolivie (plus d'un million d'habitants), et un poumon économique. On le ressent tout de suite : la ville est bouchonnée (et comme le vin, ce n'est pas bon) et la station de bus est un vrai foutoir où nous devons jouer des coudes.

Je n'aime pas jouer des coudes.

Cochabamba et Torotoro : sur les traces des dinosaures

Ce mauvais a priori est vite corrigé le lendemain. Nous décidons de faire l'ascension d'un monument un peu connu...

Cochabamba et Torotoro : sur les traces des dinosaures

Non, je ne suis pas à Rio ! Car si Mitterrand n'avait pas le monopole du cœur, Rio n'a pas le monopole du Christ rédempteur ! Il y a le même à Lisbonne et donc à Cochabamba, Bolivie ! Mais, petite différence... celui de Cochabamba est le plus grand... pour six mètres ! (c'est moi qui ai la plus grosse, ! non c'est moi!). La vue sur la ville nous récompense des 1 500 marches en plein soleil.

Cochabamba et Torotoro : sur les traces des dinosaures

Cochabamba nous surprend par un centre ville dont on attendait peu, et qui nous a donné beaucoup. Enfin, beaucoup de photocopieuses et d'internet cafés, quasiment tous les 10 mètres ! Le marché vaut le détour (ils disent que c'est le plus grand d'Amérique du Sud.... c'est moi qui ai le plus grand ! Non c'est moi!).

Cochabamba et Torotoro : sur les traces des dinosaures
Cochabamba et Torotoro : sur les traces des dinosaures
Cochabamba et Torotoro : sur les traces des dinosaures
Cochabamba et Torotoro : sur les traces des dinosaures
Cochabamba et Torotoro : sur les traces des dinosaures

Le lendemain, direction le parc national de Torotoro, sur les traces de nos prédécesseurs sur Terre ! Le chauffeur nous prend au mot, puisque nous transportons... un cercueil sur le toit du minibus ! Drôle de sensation que ce cadavre posé à côté de nos sacs à dos. Surtout que la « route » est extrêmement vallonnée, j'imagine d'ailleurs à plusieurs reprises le cercueil passer par dessus le pare-chocs (« on a tué le mort ! »).

Torotoro est clairement le plus campagnard que nous ayons fait (5 heures de route au milieu des villages). Une autre vision de la Bolivie, où le quechua remplace l'espagnol, et où les visages andins succèdent aux faciès plus européens des plaines. C'est le lieu des vieilles grand-mères toutes fripées avec un drôle de chapeau, mi haut de forme mi melon. C'est les bestiaux qui traversent les routes, c'est les routes qui disparaissent dans le cours des rivières, c'est les rivières qui tombent des montagnes, c'est les montagnes qui nous enferment, où se baladent des bestiaux.

Cochabamba et Torotoro : sur les traces des dinosaures
Cochabamba et Torotoro : sur les traces des dinosaures

Torotoro. Aucun taureau. Par contre, des traces de pas...

Cochabamba et Torotoro : sur les traces des dinosaures

Je ne rêve pas, un dinosaure est passé par ici ! Et pas qu'un ! Ce site regorge de traces, on en compterait 2 500 ! 22 espèces différentes, datant du crétacé supérieur (il y a 65 millions d'années).

Parfois les traces s'entremêlent, de quoi faire penser que les petites traces, du petit dinosaure, sont peut-être poursuivies par les plus grandes !

Cochabamba et Torotoro : sur les traces des dinosaures
Cochabamba et Torotoro : sur les traces des dinosaures

Pas toujours facile d'imaginer le gros animal derrière ces traces, mais voici à quoi ressemblaient les bestiaux ! Les ptérosaures (immenses reptiles volants), les hadrosaures et les ankylosaures (des végétariens, qui pouvaient manger jusqu'à une tonne de nourriture par jour!), ou encore les théropodes (qui étaient plus flexibles sur le régime végétarien!).

Cochabamba et Torotoro : sur les traces des dinosaures
Cochabamba et Torotoro : sur les traces des dinosaures
Cochabamba et Torotoro : sur les traces des dinosaures
Cochabamba et Torotoro : sur les traces des dinosaures

Le parc est également connu pour sa grotte, avec stalagmites, stalactites, et normes de sécurité.... boliviennes : descente de 8 mètres en rappel, sans sécurité, aucun cordon... à la limite du dangereux ! (faut pas être gros qui plus est....  « qui a dit que j'étais maigre? »). Mais ça reste un plaisir d'être un peu dans les entrailles de la terre, d'y croiser des rivières souterraines et des cascades.

Cochabamba et Torotoro : sur les traces des dinosaures
Cochabamba et Torotoro : sur les traces des dinosaures
Cochabamba et Torotoro : sur les traces des dinosaures

Enfin, ce parc Torotoro nous permet de faire une belle randonnée à travers un immense canyon : vue à couper le souffle (300 mètres plus bas) et nature surprenante. Un régal.

Cochabamba et Torotoro : sur les traces des dinosaures
Cochabamba et Torotoro : sur les traces des dinosaures

Ce lieu est sans doute le moins touristique que nous ayons fait en Bolivie (une route est en travaux depuis Cochabamba, qui divisera le temps de voyage par deux, ça devrait ramener du monde).

 

Pas le temps de se poser, direction le Titicaca !

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6 août 2018 1 06 /08 /août /2018 16:01

Nous avons vu des montagnes enneigées. Mais nous n'avions encore rien vu.

Le Sud-Lipez : nous n'avions encore rien vu
Le Sud-Lipez : nous n'avions encore rien vu

Nous avons vu des déserts. Mais nous n'avions encore rien vu.

Le Sud-Lipez : nous n'avions encore rien vu
Le Sud-Lipez : nous n'avions encore rien vu

Nous avons vu des vigognes. Mais nous n'avions encore rien vu.

Le Sud-Lipez : nous n'avions encore rien vu
Le Sud-Lipez : nous n'avions encore rien vu

Nous avons vu les montagnes se reflétant dans un lac. Mais nous n'avions encore rien vu.

Le Sud-Lipez : nous n'avions encore rien vu

Nous avons vu les flamants roses dans un lac où se reflétaient les montagnes enneigées, avec un vigogne. Mais nous n'avions encore rien vu.

Le Sud-Lipez : nous n'avions encore rien vu
Le Sud-Lipez : nous n'avions encore rien vu
Le Sud-Lipez : nous n'avions encore rien vu

Nous avons vu les flamants roses dans un lac ROUGE où se reflétaient les montagnes enneigées, avec les vigognes à nos côtés. Et là, nous avions vu.

Le Sud-Lipez : nous n'avions encore rien vu

Que dire du Sud Lipez ? L'un des plus beaux endroits que j'aie vu sur terre. Je passe les geysers, les lamas, les eaux thermales, notre découverte des feuilles de coca, les lagunes vertes, les 5 000 mètres d'altitude, le canyon anaconda, les champs de quinoa, les autruches, la frontière chilienne. Et la France, championne du monde. Tu parles d'un week-end.

Le Sud-Lipez : nous n'avions encore rien vu
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Le Sud-Lipez : nous n'avions encore rien vu
Le Sud-Lipez : nous n'avions encore rien vu
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5 août 2018 7 05 /08 /août /2018 16:37

Prendre la route, et voir du pays. Rien de tel qu'un trajet de jour en bus pour découvrir la « vraie » Bolivie, la plus authentique, celle des campagnes, celle où l'on ne s'arrête pas, mais que l'on traverse. C'est la traversée des montagnes enneigées, des petits cols rouges, où l'on klaxonne pour éloigner les lamas. C'est la Bolivie des terrains de football inexplicables, au milieu du vent et de la poussière. C'est la traversée du désert, où quelqu'un s'arrête, sans que l'on puisse voir quoi que ce soit de vivant à 100 lieues à la ronde. Cette route Potosi-Uyuni est magnifique, et vaut le coup d'être éveillé !

Le salar d'Uyuni
Le salar d'Uyuni
Le salar d'Uyuni
Le salar d'Uyuni
Le salar d'Uyuni
Le salar d'Uyuni

Uyuni est une ville assez étrange, où l'on imagine assez bien le tournage d'un western de Sergio Leone : des rues où le vent s'engouffre, faisant voler la poussière et rouler de la végétation en boule, des bâtiments qui devaient être en construction mais qui semblent abandonnés, des fils électriques qui pendent et des chiens qui aboient. Un touriste pour trois habitants, des agences et des restaurants un peu partout. Uyuni est devenu le cœur du tourisme bolivien. Beaucoup font le combi Pérou-Bolivie, privilégiant cependant le premier pays, et délaissant le second : seul le salar, avec la Paz, semble avoir leur faveur.

Le salar d'Uyuni
Le salar d'Uyuni

Nous choisissons l'agence à côté de l'hôtel, et c'est parti pour un périple de trois jours avec, pour nous accompagner, trois Suisses et un Equatorien !

 

Que dire sur ce salar ? Les photos répondent du lieu. 10 500 km². Immensité. Tellement grand que l'on dit pouvoir observer ici que la terre est ronde, simplement en regardant l'horizon ! Un désert blanc, situé à 3 700 mètres d'altitude. Il y a 14 000 ans, c'était le lac Tauca qui recouvrait cette zone. Le lac a disparu, le sel est resté. Il est aujourd'hui exploité, environ 25 000 tonnes par an. De quoi faire disparaître le salar à terme ? Pas vraiment, puisque le gisement est estimé à 64 milliards de tonnes ! Y a de la marge ! Plus dangereux, peut-être, la découverte de lithium : quasiment la moitié des réserves mondiales !! Pas exploité pour le moment, mais ça discute. 

Le salar d'Uyuni
Le salar d'Uyuni
Le salar d'Uyuni

Alors on se régale du lieu, on essaie de laisser libre cours à notre imagination pour quelques photos sympas. On pose, on cause. On voit passer au loin les 4x4, les bus ou les camions, à petit rythme. C'est une question d'échelle : dans un paysage pareil, même un cavalier lancé à fond de train aurait l'air d'un fainéant. 

Le salar d'Uyuni
Le salar d'Uyuni
Le salar d'Uyuni
Le salar d'Uyuni
Le salar d'Uyuni

On savoure. Nous savons la chance que nous avons d'être là, en vie, en bonne santé, heureux. Et riches de cette expérience, de cette vue incroyable. Un désert de sel. Fou.

Le salar d'Uyuni
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