21 juillet 2014 1 21 /07 /juillet /2014 07:22

Nevers en France.

Oublier les yeux. Oublier la voix. Oublier les moments. Oublier la peur. Oublier l'angoisse. Oublier les souvenirs. Oublier l'amour. Oublier la vie.

On oublie tout, lentement. Les moments du passé s'effacent toujours, à un rythme continu. On dit se souvenir, mais on ne se souvient pas. On ne revoit pas les moments, on revoit les photos, revues 100 fois. Le moment est parti. On a capturé l'instant. On a capturé une image. Mais on a oublié le bruit. On a oublié le vent. On a oublié l'odeur, la couleur, la ferveur. La photo ne retient rien qu'une image. C'est triste.

L'oubli est triste. Mais l'oubli est réparateur. L'oubli du malheur. L'oubli sert et dessert. L'oubli permet d'oublier. L'oubli permet de ne plus pleurer. L'oubli efface la plaie. L'oubli permet de cicatriser.

Reste les écrits. Reste aujourd'hui. Cette sensation. Ce lit. Oublier le passé. Vivre au présent. Penser le futur. Le fabriquer. Mais essayer de garder cela en tête. Toujours.

 

Hiroshima mon amour

 

Repost 0
Published by Phileas Frog - dans Autre
commenter cet article
21 juillet 2014 1 21 /07 /juillet /2014 07:03
Le Burundi

Je vais commencer ma visite du Burundi par une petite présentation du pays, étant donné que c'est sans aucun doute l'un des Etats les moins connus du monde. Tout d'abord, sa situation géographique : le pays est coincé entre le Rwanda au nord, la République Démocratique du Congo à l'ouest et la Tanzanie au sud et à l'est. Pas d'accès à la mer donc, mais à un lac, le Tanganyika (j'y reviens dans le prochain article).

 

Le Burundi

Niveau population, c'est 10 millions de personnes, dont un million dans la capitale, Bujumbura, où je me trouve pour deux grosses semaines. Niveau de vie... le Burundi est pauvre. Très pauvre. Il était classé en 2011 185ème sur 187 à l'indice de développement humain. La raison, c'est la guerre civile qui s'est déroulée entre 1993 et 2003. Le dernier accord de paix avec les rebelles a été conclu en 2008.
Le Burundi est donc un pays en reconstruction. Ce serait vous mentir de dire que ça fonctionne. Le pays est gangrené par la corruption. La gouvernance est loin d'être éclairée. Et les conflits ethniques restent toujours présents. Le gouvernement est en ce moment CNDD-FDD. Le président est Pierre Nkurunziza. C'est un hutu. Oui, car le Burundi présente les mêmes caractéristiques ethniques que son voisin du nord : une majorité hutu, une minorité tutsi et quelques twas. Mais le Burundi est le faux jumeau du Rwanda : quand les hutus sont au pouvoir au Rwanda après la colonisation, ce sont les tutsis qui le sont au Burundi. Et dans les années 1990, il y a eu un nouveau basculement. A l'heure d'aujourd'hui, le président est censé quitter le pouvoir l'année prochaine (selon la Constitution). Mais il va profiter d'une petite faille dans le texte pour se représenter. La liberté d'expression est plus importante qu'au Rwanda, mais l'opposition politique doit tout de même lutter quasi-quotidiennement contre la censure, les arrestations arbitraires ou les décisions de justice défavorables.

Niveau sécurité, ce n'est pas le Rwanda non plus, mais ce n'est pas le Congo. Bujumbura me fait penser un peu à Nairobi de ce côté-là (il est déconseillé de se balader seul à la nuit tombée). L'ambassade de France fait un peu flipper lorsque je suis allé m'enregistrer (comment réagir en cas de situation de crise, coup de feu, intrusion au domicile...).

Les Burundais parlent le kirundi (proche du kinyarwanda). Mais également le swahili, et bien sûr le français. Tu commences toujours ta conversation par un « bonjour, ça va ? ». Ca rappelle le pays. C'est aussi plus pratique pour communiquer avec les locaux. Quand je dis qu'ils parlent français, je devrais dire belge (les colons) : septante (70) et nonante (90), la police de roulage (la circulation) ou encore l'attache-tout (un trombone !). Ils ont aussi des expressions assez amusantes, comme l'article 15 de la Constitution (la débrouillardise ! C'est sur le mode congolais) ou encore le deuxième bureau (la maison de la maîtresse).

Au niveau du commerce, le café et le thé sont les principales exportations, avec les minéraux (nickel, cobalt, or). 88% de la population travaille dans l'agriculture, surtout une agriculture de subsistance (les haricots sont le plat national, le sorgho, courges, aubergines, manioc, patates douces, et bien sûr les bananes). La malnutrition est très importante (73% en 2011 !) Le nombre d'enfants par femme est élevé, 6 en moyenne.

Bref, pas besoin de détailler plus, vous avez compris que le Burundi est un pays pauvre, le plus pauvre que j'ai visité. Ce n'est pas un gros choc, j'étais préparé (et ce n'est pas comme si c'était mon premier voyage). Mais je pense qu'un Francais qui débarque directement de chez lui peut être vraiment choqu.

Petit point prix locaux : 6€ pour la chambre individuelle (pas de douche), buffet du midi : 2,50€-3€, sodas dans les bars : 40 centimes. Taxi : entre 1,50 et 3€ selon la distance. Déodorant : 4€. Petit pain au chocolat : 1€ pour deux. Shampoing : 10€. Petit pot de Nutella : 8€.

Demain, je vous emmène chez les hippos !

Repost 0
Published by Phileas Frog - dans Burundi
commenter cet article
16 juillet 2014 3 16 /07 /juillet /2014 14:45

Il faut une bonne heure d'avion pour faire Nairobi, Kenya-Kigali, Rwanda. Le temps-fort doit être le survol du lac Victoria, que j'avais beaucoup apprécié l'année dernière. L'appareil photo est prêt, il n'y a plus qu'a être patient.

Kigali, presque l'Afrique

Bon, comme vous le voyez, difficile de l'apercevoir ! Mais ça n'en reste pas moins une photo sympa !


C'est mon deuxième séjour à Kigali, après celui de l'année dernière. Je ne vais donc pas vous refaire le coup de la nourriture rwandaise ou de la description des collines ! Non, cette fois, je vais vous parler de mes trois semaines sur place, côté Muzungu. Comme l'année dernière, j'étais en mode Couchsurfing. Ma première hôte fut Thérésia, une Allemande de Dresde. Elle habite une maison assez grandiose en comparaison avec les locaux : 3 salles de bains, dont deux avec de l'eau chaude ! Un cuisinier, une femme de ménage, un jardinier... bref, un endroit où il fait bon vivre ! Ils sont cinq à partager la maison, des jeunes actifs. Je suis resté une grosse semaine là-bas. Puis vint Josselin, un Breton bien de chez nous, cuisinier hors-pair (il m'a fait une tartiflette !). Lui habite une maison locale, avec toit en tôle (chaleur, chaleur), sans jardin (et donc sans jardinier), sans cuisinier, sans femme de ménage. Pas de machine à laver, ici on fait tout à la main !

Je détaille un peu, car ce sont les personnages principaux de ma vie à Kigali. Commençons avec cette histoire d'eau. En France, ça nous semble à peu près logique de nous doucher chaudement, et d'avoir une machine à laver. Ici les choses sont différentes. Chez Thérésia, pour avoir de l'eau chaude, il faut brancher le chauffe-eau et attendre 30 minutes. Facile. A Gisenyi, je devais me laver à l'aide d'une bassine. Eau froide. Moins sympa. Mais il y a parfois pire. L'absence d'eau courante. Je l'ai vécue le temps d'une grosse journée chez Josselin. Et ça change la vie. Pas possible de se doucher. Passe encore. Pas possible de cuisiner. Plus embêtant. Pas possible d'utiliser les toilettes. Emmerdant (jeu de mot adéquat). Reste la solution « achat de bidon d'eau ». Prévoir un budget.

Kigali, presque l'Afrique

Avec Thérésia, nous sommes sortis pas mal. Nous avons fait une soirée Couchsurfing avec beaucoup de Rwandais (dont un qui m'a parlé toute la soirée des péripéties de Hollande avec les femmes !). Sympa. Dans sa maison, une soirée électro-swing a été organisée (en mode Parov Stelar). Ce jour-là, une bonne centaine d'Occidentaux de Kigali sont rassemblés. Je me rends compte à quel point il semble difficile de se mélanger avec les locaux.

En plus de la coupe du monde, on sera aussi sorti à plusieurs reprises à Sundowner, la boite de nuit du coin. A l'intérieur, le pire DJ du monde. Oui, oui, il est là. Sa passion, c'est de changer de musique. Toutes les trente secondes, il change le CD, et met un genre totalement différent. Le genre de DJ qui vous passe de l'électro et qui enchaîne avec un reggae. Mister roi des transitions. C'est lui. Et il ne me manquera pas !

Kigali, presque l'Afrique

Josselin est tout à gauche sur la photo. Cette photo est d'ailleurs sympa, car c'est une magnifique amitié franco-belge (les 3 garçons sont français, les 3 filles belges). Le garçon le plus à droite est un séminariste, c'est à dire qu'il sera très bientôt prêtre. Original de sortir avec lui en boîte !

Négocier. C'est aussi une habitude africaine. Une histoire amusante : j'ai envie de bananes. J'en vois quelques unes, je demande c'est combien à la vendeuse. « 700 francs ». Je ne suis pas sûr d'avoir bien entendu : « 700 francs? ». « 600 francs » qu'elle répond ! « 600 francs ? » que je répète. « 500 francs ! » qu'elle enchaîne. Je sors mon billet de 500 francs (50 centimes d'euro) avant qu'elle ne continue à marchander toute seule !

En parlant nourriture, je rappelle que je suis en mode végétarien en Europe. Et être végétarien en Afrique, c'est difficile. Plusieurs fois dans les restaurants je me suis retrouvé face à un choix très élection nord-coréenne : brochette de chèvre ou brochette de chèvre ? Surtout c'est le principe qui n'est pas compris. Dire que t'es végétarien à certains Rwandais, c'était comme dire que tu refuses de te vacciner pour des raisons éthiques à un malade de la polio. Incompréhensible. J'ai essayé de m'expliquer les premiers jours, j'ai lâché l'affaire ensuite. Et j'ai fait exploser mon compteur viande.

 

Pour être complet, il reste mes recherches. J'ai eu 13 interviews au total (dans le détail, 4 IBN, 2 COMESA, 2 CEPGL, 3 EAC, 2 autres). Et j'ai clairement passé mon temps d'un bureau à un autre. Difficile de faire bouger l'administration (comme un peu partout dans le monde) et de respecter les délais que je m'étais fixés. Mais je suis plutôt content, j'ai réussi à voir qui je voulais voir.
L'expérience d'un ministère : je suis dans le secrétariat. La femme me voit et dit : « vous êtes chinois ? ». « Presque, français ! ». Mes yeux m'auront permis d'être surnommé « chinois » à deux autres reprises ! (il faut que je vienne avec mon arbre généalogique la prochaine fois pour leur prouver mes origines 100% Nord-Pas-de-Calais !!)

Kigali, presque l'Afrique
Kigali, presque l'Afrique

Enfin le petit bilan de Kigali. Une ville où il fait bon vivre. Une bonne atmosphère. Une météo parfaite (la moyenne du pays varie entre 19°C pour le mois le plus froid et 21° pour le mois le plus chaud !). Pas de crainte pour sa sécurité. Pas de bouchon en ville. Tout semble rouler parfaitement, dans tous les domaines. Pas de corruption. Kigali est calme, surtout en comparaison avec les autres villes africaines. Kigali est presque ennuyante pour les Occidentaux vivant sur place. Et pour certains, il ne fait pas de doute : Kigali, c'est pas l'Afrique. Et ils n'ont pas tort. Le pays a l'ambition de devenir le Singapour africain. Vision 2020. Quitte à en perdre un peu de son identité. Le « cas spécial » du Rwanda le justifie. On aime, ou on déteste. 


A suivre... (direction le Burundi, pour mon premier vrai pays d'Afrique francophone !)

Kigali, presque l'Afrique
Repost 0
Published by Phileas Frog - dans Rwanda
commenter cet article
14 juillet 2014 1 14 /07 /juillet /2014 15:13

J'aurais pu vivre la Coupe du Monde en Allemagne. J'aurais alors vécu une victoire qui n'aurait pas été pas la mienne. Et je l'aurais vraiment eu mauvaise en quart de finale.
J'aurais pu vivre la Coupe du Monde en France. A l'ancienne. Mais je ne sais pas pourquoi, 2010 m'a laissé peu de souvenirs. J'avais même longtemps hésité à aller voir la finale.
Et puis me voici au milieu de l'Afrique. L'occasion de vivre la Coupe du Monde de manière un peu originale.

Tout d'abord, je confirme la rumeur : les Africains sont fans de foot ! Les matchs sont retransmis partout, jusqu'à chez le coiffeur ! Dès qu'il y a une télé quelque part, il y a le match du soir.

Ce qui m'a marqué aussi, c'est le bruit. Je n'ai pas regardé tous les matchs (je viens tout de même pour bosser à la base !). Mais j'étais toujours au courant des buts. Le Mexique-Pays-Bas notamment, où Kigali a gueulé au moment des deux buts néerlandais.

Quelle équipe supportes-tu quand tu es Rwandais ? Le Rwanda n'a pas une grande équipe de foot, et ils n'étaient pas qualifiés. Du coup, il faut choisir un camp. Première chose : un esprit d'unité africaine. Avec une préférence pour le Ghana. La sélection des frères Ayew a fait une belle performance en 2010, et ça a visiblement marqué les esprits. Mais même l'Algérie était supportée à chacun de ses matchs (même s'ils ne sont pas vraiment africains pour beaucoup ici, ça reste sur le continent).
Dans les autres matchs ? Ça dépend. La France jouait clairement à l'extérieur, à chaque fois. La Belgique aussi. Les pays Sud-Américains étaient souvent privilégiés.

Les matchs sur grand écran. A partir des huitièmes de finale, les choses deviennent sérieuses. Et les ambassades font parfois des efforts. L'ambassade américaine met le paquet (300 personnes pour le huitième). Côté français, le grand écran est installé dans un restaurant français (l'épicurien). C'est là où je verrai la victoire des huitièmes et la défaite des quarts, en direct sur Canal + Afrique ! (les commentaires faisaient presque regretter Christian Jean Pierre !). Côté allemand, il faut attendre la finale pour voir quelque chose s'organiser.

Forcément, les demi-finales s'annoncent avec moins de saveur. Je me retrouve dans un petit restaurant miteux de Gisenyi, on est 7 devant un match Brésil-Allemagne... vous connaissez l'histoire, match de fou, et ambiance sympa malgré le petit comité. Les Rwandais présents, plutôt pro-Brésil à la base, se mettent à supporter l'Allemagne à partir du deuxième but !

Reste la finale. En direct de Car Wash, le repère des Allemands de Kigali. Beaucoup de monde, dont les Rwandais pro-Argentins. Lors du but refusé à l'Argentine, les deux camps se lèvent, les pro-Argentins d'abord pour fêter le but, et puis les Allemands, pour se foutrent de leur gueule !
A la mi-temps, sur la chaine de télé africaine, au milieu des « experts » (Jay-Jay Okocha !), il y a un tour de magie ! (on ne sait pas trop ce qu'il vient faire là). Je me régale des publicités africaines (la pub Coca est géniale).
Prolongation. Le but. Même moi, pas forcément trop pro-Allemand (mon vieux maillot de Batistuta me rappelle mon penchant pro-Argentin) j'en ai des frissons. Un immense cri, une immense joie. Et puis le coup de sifflet final. Les Allemands fous, tout le monde debout pour la remise du trophée. Et une danse qui commence, jusqu'au milieu de la nuit. Les Allemands sont sur le toit du monde, sur le toit de Kigali. Ils volent. Les salauds ! Je les jalouse ! Et j'attends l'euro 2016 avec impatience. En France !

C'est quand même sympa le football.

Repost 0
Published by Phileas Frog - dans Rwanda
commenter cet article
6 juillet 2014 7 06 /07 /juillet /2014 16:00

J'admets avoir été assez avare en nouvelles depuis mon arrivée au Rwanda. Mes interviews me prennent beaucoup de temps, et Kigali n'est plus une découverte pour moi. J'y reviendrai à la fin de mon séjour. Aujourd'hui, je vous emmène à l'extrême-ouest du Rwanda, sur les rives du lac Kivu, à la frontière de la République Démocratique du Congo.

Gisenyi et le lac Kivu : une autre image de l'Afrique

En plus de ce petit point géographique, je conseille à ceux qui ne l'ont pas lu un autre article, plus historique, datant de ma première visite ici, afin de mieux comprendre les lignes qui vont suivre. (http://www.phileasfrog.fr/article-rwanda-le-poids-de-l-histoire-118520935.html)

J'étais donc à Kigali et je prends la route de Gisenyi. Pour cela, direction la grande station de bus de la ville. Ici, c'en est fini de Kigali la calme. Le bruit est partout : le rugissement des moteurs, les vendeurs criant le prix des tickets, la musique locale assourdissante dans les magasins environnants. Je suis content de partir !

Gisenyi et le lac Kivu : une autre image de l'Afrique

La route est magnifique. Pour ceux qui l'ignorent, le Rwanda est surnommé le pays des Mille Collines. Et c'est bien le cas ! Les plus hauts sommets dans le Nord-Ouest culminent à plus de 4 000 mètres d'altitude. Bien sûr, pas de neige ici ! C'est vert, malgré le fait que nous soyons dans la saison sèche.


Les cultures locales sont variées : le café et le thé sont les principales cultures d'exportation, quand les haricots, les pommes de terres et les bananes sont les principales cultures vivrières. Comment cultiver sur des collines ? Assez logiquement, par de la culture en terrasses ! Le Rwanda s'est même lancé dans la culture du riz ! Vision très asiatique pour moi !

Gisenyi et le lac Kivu : une autre image de l'Afrique

On passe par Ruhengeri, tout au nord, à 25km de la frontière avec l'Ouganda. La région est connue pour les deux plus grandes attractions touristiques du Rwanda : le parc des volcans et ses gorilles. Des attractions bien trop chères pour moi (et sans doute pour vous !), car le tarif pour une heure avec les gorilles est de... 750$ !!! Non, non, je n'ai pas ajouté un zéro en trop ! Une folie ! C'est destiné à préserver les gorilles d'un tourisme de masse (je comprends l'idée mais tout de même !). Reste pour moi le plaisir de voir les volcans de ma fenêtre.

Gisenyi et le lac Kivu : une autre image de l'Afrique

Arrivé à Gisenyi, c'est toute une histoire pour rejoindre mon auberge (un centre d'accueil presbytérien pour être précis !). A cause d'un malentendu sur le nom, je me retrouve dans une chapelle en pleine cambrousse. C'est folklorique. Heureusement le téléphone et le français des croyants m'aident à retrouver mon chemin. Après un petit buffet, direction la plage.

Très vite, je me fais des amis au doux son de Muzungu, Muzungu ! (blanc blanc !)

Gisenyi et le lac Kivu : une autre image de l'Afrique

Je regarde un match de football local (qui semble opposer des - de 18 ans à des - de 15 ans tant le niveau et la taille des joueurs diffèrent). Alors que je suis installé derrière les entraineurs, l'un d'eux (celui de l'équipe qui perd 6-0) baffe un joueur. Tout le monde me regarde ensuite, comme si j'étais coupable ! Ou alors attendaient-ils que j'intervienne ? Sensation étrange. Je suis alors vraiment content quand un type traverse le terrain et dit à l'arbitre d'expulser l'entraineur pour son geste, ce qui est fait dans la minute ! Bien fait !

Gisenyi et le lac Kivu : une autre image de l'Afrique

Ensuite c'est un petit coucher de soleil sur le lac Kivu.

Gisenyi et le lac Kivu : une autre image de l'Afrique

Dimanche, jour de vrai repos, mon premier depuis mon arrivée en Afrique. Dès 10 heures, je me balade le long de la côte, et profite des paysages.

Gisenyi et le lac Kivu : une autre image de l'Afrique
Gisenyi et le lac Kivu : une autre image de l'Afrique
Gisenyi et le lac Kivu : une autre image de l'Afrique
Gisenyi et le lac Kivu : une autre image de l'Afrique

Le but de cet article, c'est aussi de vous donner une autre vision de l'Afrique. Dans les journaux, et forcément ensuite, dans la bouche des gens que je croise, l'Afrique c'est dangereux ! L'Afrique c'est des gens qui meurent de faim ou se tuent chaque jour. Mais c'est aussi des beaux paysages. C'est aussi des gens qui se baignent comme vous et moi quand il fait beau. La plage était bondée toute l'après-midi. Des gens faisaient du pédalo. D'autres jouaient au volley dans l'eau. Des enfants s'éclaboussaient. Les parents rouspétaient. Les grands-parents riaient. Les photographes de plage essayaient désespérément de vendre leurs clichés. Au bar, les affaires marchaient. Je peux vous l'affirmer, les gens étaient heureux.

Bien sûr, il y a 20 ans, cette ville voyait une grosse partie du million de réfugiés quittant le Rwanda, direction Goma, juste en face de la frontière. Bien sûr, il y a vingt ans, il y a eu un génocide. Bien sûr, les choses ne sont pas parfaites ici, des gens sont au chômage, beaucoup dans les campagnes mangent une fois par jour. Oui, ici, ce n'est pas le paradis. Enfin, un petit peu quand même, comme partout ailleurs.

Gisenyi et le lac Kivu : une autre image de l'Afrique
Gisenyi et le lac Kivu : une autre image de l'Afrique

Petit point prix locaux : ticket de bus pour Gisenyi 3€. Litre de gazole : 1€. Chambre : 2€ pour le dortoir, 5€ pour la chambre individuelle. Sodas dans les bars : 50 centimes. Bière : entre 50 centimes et un euro, selon la marque (exception faite de la Guiness à 1,50€). Buffet du midi : 1,50€ (tu peux remplir l'assiette comme tu veux). Taxi moto : entre 30 et 50 centimes selon la distance.

Repost 0
Published by Phileas Frog - dans Rwanda
commenter cet article
4 juillet 2014 5 04 /07 /juillet /2014 19:37

Fiodor Karamazov est un père de famille russe sans scrupule. Un mauvais homme. Il a trois fils : Dimitri, l'aîné, militaire, colérique, impétueux. Ivan, homme solitaire, raisonné, rationnel, ne croyant pas en Dieu. Et Alexei, le plus jeune, engagé dans les ordres, homme de foi et de justice.
L'amour que Dimitri porte pour Grouchenka est contrarié par son père, qui souhaite lui-même l'épouser.


Difficile de faire un résumé de ce livre tant il est immense. Un peu plus de 1000 pages dans la collection que je possède. J'ai mis près d'une année à le lire. J'aime beaucoup Dostoïevski pour sa façon d'écrire, son sens du détail, sa façon de cerner les personnages. Et ce livre est un petit chef d'œuvre. Le plus grand pour beaucoup des admirateurs de l'écrivain.
La famille Karamazov présente tous les problèmes qu'une famille peut connaître. L'argent. L'amour. Le sentiment d'abandon. La différence de point de vue sur le sens de la vie. Et pourtant, cette famille qui se déchire laisse place parfois à tellement de bonté. Un véritable esprit fraternel semble même toucher les frères à la fin du livre.

Ce livre est une fresque. Une fresque des bouleversements que la Russie traverse à la fin du XIXème siècle (l'abolition du servage, la remise en question de la religion). C'est un livre très mystique (le personnage du staretz notamment). Il faut toujours être concentré au moment de la lecture. Parfois, les choses vont tellement en profondeur qu'il me fallait relire la page trois fois avant de parfaitement cerner une idée. C'est aussi un livre russe dans toute sa splendeur pour les noms (composés, souvent deux prénoms, les personnages ont en moyenne cinq surnoms !).

Alexei semble, au contraire des autres, être le personnage parfait. Dostoïevski avait perdu l'année précédente son fils de trois ans, nommé Aliocha. Et il semble avoir voulu donner toutes les qualités à celui-ci (modestie, sens de la réflexion, de l'honneur, quête de la bonne décision, du bon chemin à prendre).

 

La morale de cette histoire ? J'ai l'impression que Dostoïevski ne croit pas en l'athéisme. Qu'il en a peur. Il considère que l'homme non-croyant serait capable des pires atrocités. Sans pour autant donner une vision très optimiste du croyant. Dostoïevski était pendant très longtemps un agnostique, avant de devenir un fervent croyant sur la fin de sa vie. Son livre s'en ressent.

Voilà, ca y est. Après l'Idiot, Souvenirs de la maison des morts, Crimes et Châtiments, et donc Les frères Karamazov, j'en ai fini avec mon Dostoïevski. Il y a bien d'autres livres (Le joueur, L'Eternel mari, L'adolescent). Mais je crois avoir fait le tour des principaux. Néanmoins, je pense rester en Russie. Les nouvelles de Pouchkine m'accompagnent.

 

Citations .

Plus j'aime l'humanité en général, moins j'aime les gens en particulier.

On compare parfois la cruauté de l'homme à celle des fauves, c'est faire injure à ces derniers.

Rien ne peut compenser une seule larme d'un enfant.

Il vaut mieux laisser partir dix coupables que châtier un seul innocent.

Comme la vie est belle quand on a fait quelque chose de bon et de vrai.

 

 

Repost 0
Published by Phileas Frog - dans Les arts
commenter cet article
1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 14:52

« Mais qu'est-ce que tu vas faire après ta thèse ?! ». Question entendue mille fois. Et pour cause, la réponse a été plutôt longue à se dessiner. Mais le sort en est jeté (je crois!). Direction l'enseignement.

Il y a des multitudes de raisons qui m'ont amené à ce choix. La principale étant que je crois en l'éducation. Cette croyance, de type quasi-religieuse, m'est venue au fil du temps. A chaque discussion, à chaque problème, une réponse revient sans cesse : l'éducation.

Il y a plusieurs types d'éducation. La sienne, celle de ses enfants, l'éducation populaire. Et puis il y a la fameuse Éducation Nationale. « Le mammouth! » pour les intimes de Claude Allègre.

Alors c'est décidé, je m'en vais déclarer ma flamme à l'Éducation Nationale. Reste une question : Capes ou Agreg ? Pour ceux qui ne connaissent pas la différence, l'Agreg est le grand frère du Capes. Plusieurs avantages à être agrégé : travailler moins, gagner plus, meilleur poste. Forcément, c'est tentant. Bon, il y a un petit désavantage : c'est un concours extrêmement dur. En 2008, le taux de réussite atteint les 5,9% ! 2624 inscrits, 83 admis !
Bon, le taux est un peu remonté récemment (en 2013 il est de 12,5%, avec 100 admis pour 1937 inscrits). Mais ca reste quelque chose !

Bref, difficile de l'avoir sans bosser. Cette fois, il va vraiment falloir s'y mettre ! Et à 200% !
200%, car je veux dans le même temps... écrire ma thèse !

Ce sera compliqué de faire les deux, je le sais bien. Mais c'est aussi un investissement pour l'avenir. Je sais que si je ne valide pas l'agreg cette année, je peux encore le faire l'année prochaine (une bonne moitié des programmes de révision devraient être renouvelés). La priorité reste donnée au doctorat.

Concernant les programmes, les voici :

Le monde romain de 70 av. J.-C. à 73 ap. J.-C.
Gouverner en Islam entre le Xème siècle et le XVème siècle (Iraq jusqu'en 1258, Syrie, Hijaz, Yémen, Égypte, Maghreb et Al-Andalus)
La péninsule ibérique et le monde (années 1470-années 1640)
Citoyenneté, république et démocratie en France de 1789 à 1899.

Géographie des mers et des océans.
La France : mutations des systèmes productifs

 

Les quatre épreuves écrites auront lieu au mois de mars 2015 (deux épreuves de dissertation, une épreuve d'explication de textes et une composition sur un sujet de géographie, des épreuves de 7 heures (!!)).
Pour les admissibles, 3 épreuves pratiques et orales (de 6h).

J'ai déjà mon emploi du temps (16h minimum, jusqu'à 26h). Ah, oui, précision importante, je m'en vais suivre la préparation au concours à l'université de Bordeaux.

Bon, je sais que mon temps entre septembre et mars sera très très (très) limité (la bibliographie de 17 pages que je viens de recevoir me le confirme). Je pense d'ailleurs très honnêtement que ce blog ne survivra pas à la fin de l'été. Mais ce sera une année investissement. Une année qui transformera, je l'espère, ma vie.

Je repars à mes lectures.

L'agrégation d'histoire-géo 2015
Repost 0
Published by Phileas Frog - dans Autre
commenter cet article
29 juin 2014 7 29 /06 /juin /2014 19:07

Marine Le Pen dit des bêtises. Régulièrement. Je n'écris pas un article à chaque fois, sinon j'y passerais mes journées. Mais aujourd'hui, ça me concerne un peu. La suppression de la double-nationalité.


Oh, non, je n'ai pas une autre nationalité que la nationalité française (malgré les rumeurs circulant concernant mes origines asiatiques !). Mais cela peut un jour concerner... mes enfants ! Alors, en vertu de mon futur statut de père d'enfants binationaux, je prends la plume.

Dans ma situation actuelle, si demain mes enfants naissent, ils auront un père français et une mère allemande. Que veux tu Le Pen, c'est ainsi fait, je n'ai pas trouvé Française à mon pied. Et l'amour est tombé Outre-Rhin. Mes enfants seraient donc franco-allemands. Le problème, c'est que Le Pen n'en veut pas. Le Pen, elle, ce qu'elle veut, c'est des « vrais Français », à 100%. Un Français à 50%, non merci.

Si je t'écoute Marine, je devrais donc demander à mes enfants de choisir leur nationalité, de choisir entre la France et l'Allemagne. Ainsi de choisir entre leur père et leur mère. Choix cornélien. Imagines-tu demander à chaque enfant de choisir entre son père et sa mère ? Non, clairement pas ! Ca serait des drames de famille à chaque fois. Alors pourquoi vouloir le faire pour des raisons administratives ?

Mais d'ailleurs, pourquoi ne pourrait-on pas avoir deux nationalités ? Donne-moi une seule bonne raison. Est-ce un problème d'identité ? Mais j'ai moi-même beaucoup d'identité. Tu sais, Le Pen, on peut être à 100% Français, mais aussi 100% Européen, 100% Ch'ti et 100% Audomarois. C'est ce que je suis. Est-ce que tu y vois un problème d'identité ou d'intégration ?

Au contraire, la double nationalité est une chance. Moi-même j'aurais voulu naître binational ! Penses-tu, tu parles deux langues sans avoir besoin de galérer à l'école pour les apprendre ! Deux pays, deux cultures, c'est une chance, un sacré avantage dans un monde mondialisé.


Bien sûr, je vois bien où tu veux en venir. Non, toi, les Franco-allemands ne te gênent pas. Toi, c'est plutôt les Franco-maghrébins qui t'énervent. C'est d'ailleurs sur eux que tu tapes à chaque fois. Coup de chance, il y a des abrutis qui ont brûlé des voitures après un match de l'Algérie. C'est super pour toi, la meilleure nouvelle de la semaine. Bizarrement, lorsque les chiffres du chômage sont tombés, on n'a pas entendu tes propositions. Mais 70 interpellations, ça c'est cool ! Ça vaut plus que 25 000 demandeurs d'emplois supplémentaires (car tout le monde sait que 70 > 25 000).

La solution pour ne plus voir ce genre de débordement serait donc la fin de la double-nationalité. Mais c'est magique ta potion ! Un seul passeport et tout d'un coup, les gens arrêteront d'être cons ! Ils arrêteront de casser en fin de soirée. Mais il faut proposer ta potion magique le soir de la braderie de Lille (44 interpellations en 2013). Et pour la Manif pour tous (plus de 70 interpellations en avril 2013). Bizarrement, ces jours là, on ne t'avait pas entendue non plus.


Attention, je ne défends pas là les débordements. Au contraire, ces types sont des cons, ils font le jeu du FN dans une atmosphère déjà très tendue en France.

Mais quand des types se font arrêter à Notre-Dame des Landes après avoir blessé six policiers, on dit qu'ils sont vraiment abrutis de pourrir une manifestation pacifiste. Ils gâchent le mouvement, ils en profitent pour casser du flic. Pour les Algériens c'est pareil. Beaucoup de ceux qui ont regardé le match à Barbès ont fêté ça, puis sont repartis tranquillement dormir chez eux. Le problème c'est les abrutis qui sont restés.

Quand un Français est con, on dit: «Quel sale con!» - Quand un Arabe est con, on dit: «Quel sale Arabe!». - Je revendique pour les arabes le droit d'être con.

Repost 0
Published by Phileas Frog - dans Politiquement vôtre
commenter cet article
29 juin 2014 7 29 /06 /juin /2014 17:07

J'ignore pour le moment si nous serons jugés après la mort, comme la religion le dit parfois. Mais je sais que nous sommes déjà énormément jugés lors de notre vie.

 

Juger, ce n'est pas seulement une question de justice. Au contraire, les jugements les plus nombreux se font à l'extérieur des tribunaux. Dans la rue. En soirée. Entre amis. En famille.
Les juges sont souvent acerbes. Les juges sont critiques. La critique, voilà la forme de jugement la plus répandue. On critique les autres, sous de multiples facettes. Ça commence avec les vêtements, le look, l'apparence physique. C'est la critique facile, celle que tout le monde peut faire. C'est facile, il n'y a qu'à se poser dans la rue, et observer ses semblables.

Au final, ça n'est pas très important. Très souvent, l'accusé ignore son chef d'inculpation. Il continue sa route sans se douter qu'il vient de prendre une peine de deux minutes de foutage de gueule. Et quand bien même il apprend par hasard le jugement, il s'en accommodera fort bien une fois passé le stade de l'adolescence.

Il y a des jugements un peu plus profonds, ce sont ceux qui traitent de votre façon de vivre, de votre façon de penser. Là, c'est un peu différent. Parce que la critique physique, passe encore (de toute façon, on ne peut pas y faire grand chose, on est toujours le beau d'un tel et le laid d'un autre). La critique de la pensée c'est différent, ça me semble plus grave, car porté par un élan de supériorité et une pointe d'arrogance. La justice peut être là aussi impitoyable. Surtout que les jurés sont très souvent vos proches. Le jugement est souvent sévère, et il est rare qu'une décision de justice populaire soit positive.

Mais il y a encore pire. Il y a le jugement dernier terrestre. Celui-là, impossible d'y échapper. C'est le jugement par soi-même.
La morale. Sa morale. Si on peut se contrefoutre de ce que pensent les autres (j'emmerde le peuple), c'est plus difficile avec soi-même. Je me retrouve moi-même régulièrement confronté à ma morale. Celle qui décide de ce qu'est le bien ou le mal. Je sais par exemple qu'elle me hante déjà pour des actions commises il y a plusieurs années. Celle où je me dis que je n'ai pas bien agi. Celle où je pense avoir fait le mal, pris la mauvaise décision. Celle où j'ai laissé mes instincts les plus bas prendre le dessus. Ce jugement sur moi-même est le pire de tous. Il est également le plus sévère. Je repense à un processus de rupture, à une décision de fin de soirée. Je repense aussi à mes inactions, dans des moments qui auraient pu, qui auraient du être importants.

Cette morale me hante jusque dans mes rêves, lorsqu'elle me fait ressentir un horrible sentiment de culpabilité à la suite d'une action que je serais incapable de faire dans la vraie vie. Tromper sa copine. Tuer quelqu'un. Même dans le plus sombre des cauchemars je me juge régulièrement.

C'est d'ailleurs ce jugement terrible à l'encontre de moi-même qui influence mes décisions chaque jour. Tel un prisonnier, je ne suis pas sorti indemne de mes propres condamnations. Et j'ai choisi la repentance plutôt que la récidive. Avant mes décisions importantes, je repense à ma morale, à mon jugement, à tout ce temps passé au trou. Et je m'adapte.
Ce jugement dernier nous concerne tous. On apprend ainsi parfois des erreurs des autres, et des souffrances qu'ils connaissent face à leur morale. Et on se dit qu'on n'aimerait pas être à leur place, avec cette mauvaise décision prise il y a une semaine, cinq mois, trois ans, et qui continue à les hanter chaque semaine.

Cette morale, c'est peut-être la chose la plus importante que nous avons coincé quelque part au fond de notre cerveau. C'est elle qui permet à notre société de tourner tant bien que mal, avec nous autres pauvres humains responsables de nos actes devant la justice, mais surtout devant nous-même. Le jugement dernier, ici bas.

Repost 0
Published by Phileas Frog - dans Autre
commenter cet article
29 juin 2014 7 29 /06 /juin /2014 16:26

Avant deux grosses filmographies à venir très prochainement (Pedro Almodovar et Gus van Sant), voici une filmographie express, celle de Stephen Daldry. Le réalisateur britannique n'a réalisé que 4 films (Trash est annoncé cette année). Mais certains ont déjà laissé une empreinte.


Billy Elliot (2000) : 15/20. Avec Jamie Bell.

 

L'histoire de Billy Elliot, un jeune garçon inscrit à la boxe et qui préfère la danse... la réaction de sa famille, son frère, son père... Le tout avec un fond de grève minière en période tatcherienne. Un grand film, une belle fresque historique. Déjà culte.

Stephen Daldry, la filmographie

The hours (2002) : 12/20. Avec Nicole Kidman, Mery Streep et Julianne Moore.

3 femmes, 3 époques différentes, et un livre en commun : Mrs Dalloway. L'ouvrage est écrit au début du XXème siècle par Virginia Woolf, puis lu dans les années 1950 par Laura Brown, mère au foyer attendant son deuxième enfant. Enfin, il y a Clarissa, à notre époque, qui essaie de soutenir tant bien que mal son ami homosexuel.
Les trois femmes vont vivre une même journée, entre mélancolie et envie d'en finir.

Film porté par un très beau casting féminin (Nicole Kidman est méconnaissable, récompensée par l'oscar de la meilleure actrice), mais plombé par un scénario compliqué. Les passages réguliers d'une époque à une autre peuvent énerver, tout comme la petite musique de fond. Malgré l'émotion, il manque quelque chose pour en faire un film inoubliable.

7 fois nommé aux Oscars.

The Reader (2008) : 15,5/20. Avec Kate Winslet et Ralph Fiennes.

Woh ! Kate Winslet est fantastique dans ce film un peu tabou, pour l'amour d'une femme de 35 ans envers un garçon de 15 ans. La trame historique, le procès des S.S et la honte de l'illettrisme...

Oscar de la meilleure actrice mérité.

Stephen Daldry, la filmographie

Extrêmement fort et incroyablement près (2011) : 12,5/20. Avec Tom Hanks et Sarah Bullock.

Tout ceux qui ont lu le livre risquent d'être déçus par l'adaptation (comme souvent...). Un enfant qui a perdu son père dans l'attentat du 11 septembre. Mais il se raccroche à un possible secret que son père lui a laissé... Un peu déçu, il faut le reconnaître, notamment lorsqu'on voit le casting.

Le bilan, c'est un réalisateur qui obtient de beaux succès critiques, avec une belle propension à amener ses actrices principales vers les Oscars. Mais il est dans le bas de mon top 20. A voir ce que son prochain film va donner.

Mon classement des réalisateurs (totalement subjectif)

1. Emir Kusturica : 17,08/20 (7 films)

2. David Fincher : 15,94 (8 films)

3. Jacques Audiard : 15,83/20 (6 films)

4. Frank Capra : 15,50 (7 films)

5. Billy Wilder : 15,46 (12 films)

6. Charlie Chaplin : 15,29 (7 films)

7. Clint Eastwood : 15,25 (10 films)

8. Quentin Tarantino : 15,19 (8 films)

9. Les frères Coen : 14,96 (14 films)

10. Stanley Kubrick : 14,82 (11 films)

11. Henri Verneuil : 14,69 (8 films)

11. Sergio Leone : 14,58 (6 films)

12. Howard Hawks : 14,29 (7 films)

13. Alfred Hitchcock : 14,21 (12 films)

14. Woody Allen : 13,97 (16 films)

15. George Cukor : 13,95 (10 films)

16. Steven Spielberg : 13,79 (12 films)

17. Stephen Daldry : 13,75 (4 films)

18. Tim Burton : 13,25 (12 films)

19. Wes Anderson : 12,92 (6 films)

20. Sofia Coppola : 12,9 (5 films)

Repost 0
Published by Phileas Frog - dans Cinema
commenter cet article

Plus De Blogs