19 octobre 2014 7 19 /10 /octobre /2014 10:24

Deuxième petit-déjeuner tout seul. Drôle de sensation.

 

Pau, 8 heures du matin, lundi. Une trentaine de doctorants attendent un bus. Pour avoir passé à Pau trente heures en deux ans, je ne connais personne.

Pau, 19 heures, vendredi. Une trentaine de doctorants descendent du bus. Pour avoir passé une semaine à Arantzazu, je connais tout le monde.

Pour comprendre ce qui s'est passé aux Doctoriales d'Arantzazu, il faut l'avoir vécu. C'est un peu comme Erasmus. D'ailleurs, l'ensemble de cette semaine fut un peu comme Erasmus.

 

Les Doctoriales ont d'abord une vocation « scientifique ». Je mets des guillemets à scientifique, parce que sur place, on était tout de même très loin de la thèse. « Le leadership ». « Le management ». « Les prototypes ». « Vendre son projet ». Bienvenue dans le monde anglo-saxon des séminaires d'entreprises. Encore un peu et je revoyais les winners et les losers de Little Miss Sunshine. Mais il y a plus drôle :

 

Doctoriales 2014, Erasmus 2.0.

Une architecture de spaghetti, avec un marshmallow tout en haut. L'objectif est d'aller le plus haut possible. Rapport avec la thèse ? Limité. Nous travaillons en groupe sur des projets, souvent d'une très grande importance : trouver dix objets dans la nature, faire de la pâte à modeler, jouer aux Lego, gonfler des ballons. Les boissons auraient été versées dans des biberons qu'on n'aurait pas été plus surpris que ça !

 

Au-delà de l'intérêt scientifique limité, il y a le reste. Arantzazu, c'est ça.

Doctoriales 2014, Erasmus 2.0.
Doctoriales 2014, Erasmus 2.0.

Un monastère, construit en plein milieu des montagnes du pays basque espagnol. On se demande parfois ce qui passe dans la tête des humains au moment de construire de tels bâtiments. Le lieu est magnifique, on respire comme rarement. Mais du coup, on est au milieu de rien. Le village le plus proche est à 5 kilomètres, et il n'y a pas de transport en commun. On sera donc coincé cinq jours dans ce monastère, l'hôtel adjacent et le centre de conférence. Les doctoriales peuvent vraiment commencer.

En plus de quarante Français, il y a quarante Espagnols. Forcément, ça me plaît. La langue est l'anglais, avec du franglish, du spanglish, et aussi du frangnol. Le langage des mains retrouve des adeptes. Nous sommes donc 80, nous mangeons chaque repas ensemble, nous dormons ensemble... et plus, si affinité. Les soirées me rappelleront les bonnes vieilles house-partys d'Erasmus. Au niveau -1 de l'hôtel, une pièce est la nôtre. Le vin est compris dans les repas, les réserves se font pour le reste de la nuit, il coulera à flots. Toutes les nuits, nous nous retrouvons. Et tous les matins, nous nous réveillerons. Rythme dangereux, K.O. assuré sur le long terme.

Doctoriales 2014, Erasmus 2.0.

Alors au moment de les quitter, ce fut bizarre. J'avais envie de tous les enlacer, de tous les embarquer avec moi jusqu'à Bordeaux. Allez les gars, faites pas les cons, on reste ensemble ? La thèse, franchement, qu'est-ce qu'on s'en fout ? On réussira bien une carrière dans l'architecture de spaghetti ou la construction de Lego. On peut se reconvertir dans la cuisine à l'huile, la fabrique de fromages ou les conférences sur Machiavel. Restez ! Revenez ! Me laissez pas !

 

Les doctoriales d'Arantzazu, ce fut un beau coup de cœur. Un petit truc que je n'avais pas ressenti depuis quelque temps. Une envie de repartir en voyage, de découvrir Beyrouth. L'appel du large, l'envie d'aimer. L'envie de vivre. Une résurrection. A en devenir religieux. Erasmus, sacrée religion.

 

Doctoriales 2014, Erasmus 2.0.
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11 octobre 2014 6 11 /10 /octobre /2014 16:12

Qu'est-ce que je fais à Bordeaux ? Ça fait deux ans que j'explique tant bien que mal mon inscription à la fac. Mon université de rattachement pour le doctorat est l'université de Pau, mais mon centre de recherche intitulé « Les Afrique dans le Monde » est partagé entre Pau et Bordeaux. Cependant, il est beaucoup plus actif à Bordeaux, surtout quand on n'étudie pas le droit. Dans le même temps, je suis inscrit en prépa Agreg histoire à l'université de Bordeaux III (également appelée Bordeaux-Montaigne).

Voilà pour l'introduction rapide. Je pourrais vous parler de mes cours (27 heures la semaine dernière, 29 heures la semaine prochaine), tous très intéressants, mais pas sûr que l'intérêt soit réciproque pour vous ! Je me suis inscrit pour passer deux examens de langues (CLES 2 anglais et CLES 1 allemand), avec deux heures de cours en prime. Bref, si vous ajoutez à cela ma rédaction de thèse (plan toujours en travaux, début de l'introduction), vous comprenez que mon temps est un peu plus précieux cette année que lors des quatre précédentes. Ça me change beaucoup !

Bordeaux, la colocation et Walter le chat

Heureusement, j'arrive à trouver quelques heures pour croiser mes colocs. Juliette et Jérôme. Je vous ferais bien une présentation en détail, avec quelques anecdotes, mais ils sont déjà mes amis Facebook, et peuvent donc avoir accès à ce blog. Du coup, je m'en garderai ! Mais la coloc se passe bien, je suis notamment bien content de pouvoir parler français en revenant chez moi. On a récupéré Internet ce matin (après un gros mois de galère, surtout pour Jérôme et son streaming). Toujours pas de machine à laver, mais on survit. Quelques achats en commun, un programme de nettoyage hebdomadaire et des jeux de société. La crémaillère s'organise samedi prochain (si vous êtes dans le coin, faites moi signe!).

Bordeaux, la colocation et Walter le chat

L'appartement est super d'ailleurs : grand salon, cheminée, petit jardin, le tout pour un loyer modeste à Bordeaux (320€).

 

Bordeaux, la colocation et Walter le chat
Bordeaux, la colocation et Walter le chat

Surtout, il y a Walter. Walter, c'est notre bébé chat. C'est une anecdote à lui tout seul. Déjà on a cru ne jamais le voir (Juliette devait arriver tel jour avec lui, puis le suivant, puis celui d'après... j'ai fini par croire qu'il n'existait pas!). A peine arrivé, il s'est fait attaquer par un chat du voisinage. Le malheureux bébé a tellement eu peur qu'il s'est fait caca dessus. Bref, je vous passe les détails. Pire, trois jours plus tard, un chat (le même?) a à nouveau attaqué notre bébé Walter. Celui-ci s'est retrouvé blessé à une patte. Chanceux comme il est, on s'est aperçu d'une bosse sur son corps. Deux jours plus tard il était opéré, et se trimbale depuis avec une collerette.
Oui, une jeunesse difficile que celle de notre pauvre Walter. En plus, un mois de collerette c'est gênant ! L'animal fait d'ailleurs un déni de collerette, et tente toujours de se lécher les pattes ou le corps (alors qu'il ne se lèche que la collerette). Oui, ça reste un chat, c'est à dire un animal stupide que tu ne comprends pas (surtout quand il saute dans une direction, puis une autre, sans raison → tu peux pas comprendre, t'es pas un chat).

Bordeaux, la colocation et Walter le chat

Hormis cela, il y a mes tandems Erasmus. C'était le gros boulot de mes deux premières semaines, et c'est un beau succès. Trois Allemandes que j'ai déjà croisées à plusieurs reprises, Sinah, Susanne et Alina. Vous les croiserez peut-être lors de votre venue ici, puisque ce sont elles qui m'invitent à quelques événements Erasmus (ça rappellera des souvenirs à certain(e)s).

Concernant la ville, je ne vous en parle pas en détail aujourd'hui. J'aurai le temps lors de vos visites. Jusqu'à aujourd'hui je suis plutôt content, c'est très vivant, il y a toujours du monde. Avec mon vélo je peux aller partout. Surtout, le centre est magnifique. J'attends avec impatience ma première visite à Chaban-Delmas (que ce soit pour le foot ou le rugby). Je profiterai aussi de votre présence pour découvrir un peu la région. Pour le moment, c'est boulot ! Et direction l'Espagne lundi :)

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10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 18:03

Oui, je suis toujours vivant à Bordeaux ! Et aujourd'hui, séance cinéma. Je m'attaque au mythe espagnol, gagnant de deux oscars, à la filmographie très dense (20 longs-métrages). J'en ai sélectionné onze, dans les plus récents, mais pas que.

Pedro Almodovar, la filmographie

La loi du désir (1987) : 13/20. Avec Eusebio Poncela, Carmen Maura et Antonio Banderas.

Pablo, écrivain de renom, est amoureux de Juan. Mais celui-ci est fatigué par le mode de vie de l'écrivain, et décide de le quitter. Pablo se laisse alors tenter par Antonio, jeune illuminé, complètement intéressé par l'écrivain, et qui tombe très vite amoureux. Mais le jeune homme, possessif, devient rapidement une gêne pour Pablo, toujours amoureux de Juan.

 

Antonio Baderas est très convaincant dans son rôle. Le scénario n'est pas énorme, mais le jeu des acteurs fait le reste. On est dans les thématiques préférées du réalisateur.

Pedro Almodovar, la filmographie

Femmes au bord de la crise de nerfs (1988) : 12,5/20. Avec Carmen Maura et Antonio Banderas.

Pepa voit Ivan la quitter. Celui-ci part en voyage, avec son ancienne femme pense-t-elle. Mais la vérité est tout autre.

Un grand mélange de portrait et d'histoire (de terroristes chiites à un taxi punk) , de la comédie et du drame, le tout sur un ton assez léger. Je n'ai pas été convaincu, sans pour autant ne pas avoir aimé. Le rythme du début du film est un peu lent à mon goût (le film a 25 ans), mais la suite accélère, ce qui ne fut pas pour me déplaire.

 

Talons aiguilles (1991) : 14/20. Avec Victoria Abril.

Après des années d'absence, Becky Del Paramo, célèbre chanteuse pop des années 1960, rentre à Madrid. C'est pour trouver sa fille, Rebecca (Victoria Abril), mariée à un de ses anciens amants, Manuel. Becky comprend vite que le mariage de Rebecca est un naufrage surtout quand Manuel lui propose de reprendre leur ancienne relation. Une nuit, Manuel est assassiné… L'intrigue tourne évidemment autour de l'identité de l'assassin, traitée de manière tragi-comique, au milieu des travestis et de l'univers carcéral.

César du meilleur film étranger 1993.

 

En chair et en os (1997) : 14,5/20. Avec Javier Bardem et Francesca Neri.

Victor, jeune Espagnol né dans un bus, est tombé facilement amoureux d'Helena. Mais celle-ci le rejette. Alors qu'il insiste, un coup de feu est tiré. L'arrivée des policiers et le coup de feu supplémentaire vont changer durablement la vie des protagonistes présents sur place.

Bon film, un mélange de thriller et de drame. La rythme est très rapide. Comme toujours avec Almodovar les relations et l'amour ne sont pas un long fleuve tranquille. Javier Bardem handicapé vaut le coup d’œil.

Pedro Almodovar, la filmographie

Tout sur ma mère (1999) : 17/20. Avec Cécilia Roth et Marisa Peredes

Manuela est une mère entièrement dévouée à son fils, elle travaille comme infirmière dans un hôpital de Madrid. Son fils écrit un scénario nommé Tout sur ma mère, qui reflète ses pensées à propos de son père, qu'il ne connaît toujours pas. Le jour de son anniversaire, sa mère l'emmène voir la pièce de théâtre Un tramway nommé Désir et, à la fin de la pièce, en cherchant à obtenir un autographe de l'actrice principale, il est blessé mortellement par une voiture. Manuela part à Barcelone pour trouver le père afin de lui révéler que, lorsqu'elle est partie il y a des années, elle était enceinte de lui. Mais la recherche ne va pas être facile et pendant qu'elle le cherche, Manuela fait de nombreuses rencontres.

Beaucoup d’émotion au travers de ce film. Pénélope Cruz est splendide. Oscar du meilleur film étranger 1999. Tout sur ma mère est dédié à Bette Davis, Gena Rowlands et Romy Schneider.

Pedro Almodovar, la filmographie

Parle avec elle (2002) : 16,5/20. Avec Javier Camara.

Une danseuse, Alicia, est dans le coma depuis 4 années. Son infirmier, Begigno, lui accorde un soin tout particulier, et lui parle chaque jour depuis son entrée dans le service.
Dans le même temps, Marco, journaliste, rend visite à Lydia, tombé dans le coma après une accident de corrida. Les deux hommes vont développer une amitié, avec un espoir commun d'une sortie de coma.


Film étrange, sombre, à l'atmosphère pesante. Javier Camara est vraiment bon. La fin est dure.
Golden Globe du meilleur film étranger, Oscar du meilleur scénario original.

La chanson Cucurrucucu Paloma est magnifique.

Pedro Almodovar, la filmographie

La mauvaise éducation (2004) : 15/20. Avec Gael Garcia Bernal et Fele Martinez

Il y a quelques récurrences chez Almodovar. Je pense que l’homosexualité, la prostitution et les transsexuels en font partie. Des sujets forts en émotion sont abordés dans ce film, qui retrace la vie d’Ignacio et Enrique qui se retrouvent dans les années 1980. Ensemble ils ont grandi vingt ans auparavant dans une école religieuse et ont tous les deux subi l'omniprésence, les émois sexuels, ainsi que les mauvais traitements du père Manolo, un professeur de littérature et prêtre pédophile passionnément épris d'Ignacio. L’histoire se forme autour d’un récit qu’Ignacio a écrit sur ce sujet. La vérité apparaît, froide et triste à la fois.

A voir notamment pour Gael Garcia Bernal (Amours chiennes, Babel, Che)

 

Volver (2006) : 16/20. Avec Pénélope Cruz et Carmen Maura

Raimunda vit à Madrid avec son compagnon Paco, et sa fille de 14 ans, Paula. Par un jour de grand vent, elle se rend dans son village natal avec sa sœur Sole pour entretenir la tombe de ses parents, morts trois ans auparavant dans un incendie. Elle en profite pour rendre visite à sa tante Paula qui perd un peu la tête. Quelques jours plus tard, Sole appelle : la tante Paula est morte. Au même moment à Madrid, Paula, la fille de Raimunda, tue d'un coup de couteau Paco qui tente d'abuser d'elle. À la suite de ces deux morts, la vérité sur le passé va peu à peu se faire jour.

Très bon film, notamment Pénélope Cruz. Carmen Maura joue sa mère. Prix d’interprétation féminine au festival de Cannes (prix collectif !)

Pedro Almodovar, la filmographie

Pedro Almodovar, Étreintes brisées (2009) : 14,5/20. Avec Penélope Cruz, Lluis Homar.

Harry Caine, scénariste aveugle de renom, se retrouve confronté à son passé après le passage de Ray-X chez lui. Il revoit tout d'un coup l'amour de sa vie, et ce passé qu'il a préféré oublier.

Bon film d'Almodovar, une belle histoire, des rebondissements. Un peu déçu par la fin trop rapide (notamment le personnage de Ray-X, totalement sous-exploité au temps présent). J'ai beaucoup aimé les clins d'œil à Femmes au bord de la crise de nerfs, que j'ai vu récemment. Penélope reste magnifique.

 

La piel que habito (2011) : 15/20. Avec Antonio Banderas et Elena Anaya.

Robert Ledgard est un chirurgien esthétique qui passe au-dessus des règles de l'éthique : à la suite de la mort de sa femme, il décide de mener des tests sur une cobaye qu'il garde enfermée chez lui, la belle Vera. Mais l'histoire n'est pas aussi simple qu'il n'y paraît.

Gros scénario, beau boulot là-dessus, y'a rien à dire. Un vrai thriller, avec des histoires qui s'entremêlent pour se rejoindre. Le film gagne en rythme au fur et à mesure, une belle montée en puissance. Difficile de juger le personnage de Banderas, auquel on serait parfois tenter de s'attacher, mais qui est repoussant à souhait. Quelques scènes très Almodavor (scènes de relations sexuelles nombreuses et bizarres). Grosse interrogation en fond sur les questions bio-éthiques.

Pedro Almodovar, la filmographie

Les amants passagers (2013) : 5/20.

Un avion en direction du Mexique a un problème avec le train d'atterrissage. Il fait demi-tour, mais aucun aéroport ne peut l'accueillir. Il tourne en rond autour de l'Espagne alors que les stewards et pilotes s'adonnent à leur fantasme.

Vulgaire, pas fin du tout, pas drôle non plus. Un vrai bide pour le retour à la comédie d'Almodovar. N'hésite pas à repartir sur les drames !

 

Julieta (2016) : 16,5/20. Avec Emma Suarez, Adriana Ugarte.

Julieta va quitter Madrid pour accompagner son compagnon au Portugal. Mais, la veille du départ, elle rencontre une amie de sa fille dont elle n'a plus de nouvelles depuis plus d'une décennie.

Almodovar me plaît essentiellement dans les drames et c'est clairement le cas là ! Film très bien construit, revenant sur une histoire d'amour, la mort, le sentiment de culpabilité, les rapports à sa fille, la religion, la distance. Des grands classiques, finalement, chez le réalisateur, mais tout en se renouvelant, avec beaucoup de sobriété, pour un film très fort. Ça donne envie de prendre la mer.


Le bilan

C'est con, jusqu'à son dernier film, j'ai espéré voir Almodovar dans mon top 10 des réalisateurs ! Il a notamment une sacré belle période au cours des années 2000. Mais malheureusement, Les amants passagers font tache. Ça n'en reste que c'est l'un des seuls réalisateurs espagnols à être connu à l'étranger. Il a fait connaître avec ses films Pénélope Cruz (5 films ensemble), Javier Bardem ou Antonio Banderas (7 films ensemble)... quand même de sacrés noms aujourd'hui !
Des acteurs fétiches donc (Carmen Maura, Marisa Paredes, Cécilia Roth ont toutes joué dans 7 films), mais aussi des thèmes fétiches (les relations entre humains de façon générale, le couple de façon particulière, l'homosexualité, la souffrance, les travestis...).

 

 

Mon classement des réalisateurs (totalement subjectif)

1. Emir Kusturica : 17,08/20 (7 films)

2. David Fincher : 16,28 (9 films)

3. Albert Dupontel : 15,83/20 (6 films)

-. Alejandro González Iñárritu : 15,83 (6 films)

5. Frank Capra : 15,50 (7 films)

6. Billy Wilder : 15,46 (12 films)

7. Xavier Dolan : 15,33 (6 films)

8. Clint Eastwood : 15,25 (10 films)

9. Charlie Chaplin : 15,06 (8 films)

10. Stanley Kubrick : 14,82 (11 films)

11. Henri Verneuil : 14,80 (10 films)

12. Quentin Tarantino : 14,65 (10 films)

13. Les frères Coen : 14,63 (15 films)

14. Sergio Leone : 14,58 (6 films)

15. Alfred Hitchcock : 14,35 (13 films)

16. Jacques Audiard : 14,31 (8 films)

17. Howard Hawks : 14,29 (7 films)

18. Pedro Almodovar : 14,12 (12 films)

19. George Cukor : 13,95 (10 films)

20. Dany Boon : 13,88 (4 films)

21. Steven Spielberg : 13,78 (18 films)

22. Stephen Daldry : 13,75 (4 films)

23. Woody Allen : 13,55 (19 films)

24. Tim Burton : 13,25 (12 films)

25. Wes Anderson : 13 (7 films)

26. Sofia Coppola : 12,9 (5 films)

27. Gus Van Sant : 11,5 (11 films)

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7 octobre 2014 2 07 /10 /octobre /2014 22:15

Direction l'opéra de Bordeaux ce soir, pour une représentation de La Bohème, de Puccini. La technique de radin du jour : venir le jour même, une heure avant la représentation. Les derniers tickets sont mis en vente à 8€ pour les moins de 26 ans. Quoi, je n'ai plus 26 ans ? Je ne savais pas ! Et eux non plus ! Résultat, je suis au cinquième rang, à côté d'un type qui a payé 45€. Idée radine du jour validée !
Je ne suis pas un grand spécialiste de l'opéra (c'était seulement ma deuxième fois), mais c'est toujours assez impressionnant. D'entrée, le bâtiment même de l'opéra de Bordeaux en impose. De l'extérieur, déjà.

 

La bohème, Puccini

Mais à l'intérieur, quand vous franchissez les portes...

La bohème, Puccini

Oui, magnifique. J'aurais pu rester deux heures à regarder le plafond que ça m'aurait déjà plu ! Bon, il y a quand même un opéra en cours, regardons devant nous. L'orchestre se met à jouer, les artistes entrent en scène.

L'opéra est un genre assez particulier, une histoire chantée. Il faut aimer. Personnellement, les deux heures et demie m'ont plu. Puccini, vous devinez, c'est de l'italien. Mais les sous-titres français, au-dessus de la scène, aident beaucoup à la compréhension.

 

La mise en scène, bon, pour ce que j'en connais, était très contemporaine. Puccini, mais dans les années 1960. J'étais surpris, ce n'était pas du tout ce à quoi je m'attendais. On est loin d'un opéra classique. De Gaulle était dans la télévision, Musette se trémousse sur un bar, en petite tenue. Sensation assez étrange. Je ne sais pas si je dois dire que j'ai aimé. La musique, dans tous les cas. Les acteurs plutôt. La mise en scène était originale. Oui, affirmation assez diplomatique !

A la fin, le moment assez étrange pour moi : les applaudissements. Il y a tout un code. Pendant dix minutes on applaudit à en avoir les mains qui chauffent sévère. Et vas-y que les premiers rôles passent, puis les seconds, puis les figurants, puis le metteur en scène, puis le chef d'orchestre. Et puis on repart pour un tour, avec les seconds rôles, puis les premiers, puis tout le monde ensemble, puis le chef d'orchestre, puis les premiers rôles. Et pendant ce temps là tu continues à applaudir, à t'en faire mal aux mains !

Mais la soprano, mimi, ouah ! Quelle voix !!
[je vous présente la vie bordelaise très vite)

La bohème, Puccini
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4 octobre 2014 6 04 /10 /octobre /2014 19:32

J'avoue avoir hésité à reprendre la plume. Une rupture, c'est un risque de plusieurs articles un peu larmoyants, et on est tous fatigués à notre âge de lire de tels récits. Se plaindre d'une rupture, c'est du déjà vu. Je l'ai déjà fait deux fois, je ne vais pas le faire une troisième fois. Surtout que ça n'aide pas beaucoup. Alors je me décide à écrire sur un autre sujet. Cherchons quelque chose d'un peu plus optimiste.

10 minutes plus tard, je reviens face à mon papier, réfléchissant encore à un sujet sympa. Un sujet cool. Quelque chose qui va vous faire rire. Qui va me faire rire. Je pourrais vous parler de ma Frappadingue de la semaine dernière. Un vrai bon moment. Tous déguisés en Schtroumpfs, à franchir les obstacles un à un, malgré la douleur (putain de tendinite), malgré l'eau à 13°C, malgré les mares de boue. Comment peut-on avoir du plaisir à faire ça ? Être avec une bande de copains. Y'a pas. Seul, je pense que ça ne m'aurait pas du tout fait rire. Déjà l'eau à 13°C, en groupe, ce n'était pas drôle. J'en ris aujourd'hui, mais sur le coup, j'ai détesté. D'ailleurs, je dis que ce n'est que du plaisir, mais à la fin j'étais très très content d'être enfin arrivé ! Terminé, bonsoir, je vais me coucher ! Oui, parce que se lever à 6h du mat' pour le faire, c'est pas un plaisir non plus !

« Saint-Omer, c'est de la merde ». Ou pas.

Ah, voilà un sujet sympa, la frappadingue. La veille, ce Queen était cool aussi. Plusieurs de mes groupes d'amis jusque là distincts commencent à se rassembler. C'est pratique quand on ne passe qu'un week-end. Tout le monde est là, on fait rapidement le tour de la table, on prend des nouvelles de tous.

« Saint-Omer, c'est de la merde ». Ou pas.

Et c'est là qu'arrive aujourd'hui. Oui, ce soir, il y a ce sentiment de ne pas être au bon endroit. Cette envie d'être à Saint-Omer, avec ce groupe de potes. Ceux que l'on connaît depuis x années, ceux qui nous font rire à chaque fois, ceux que l'on connaît un peu par cœur. Mais qu'on apprécie à chaque fois.

D'où viens-tu ? Où habites-tu ? C'est où chez toi ? On a beau être nomade depuis plusieurs années, il y a toujours ce truc spécial à la maison. Et la maison, c'est Saint-Omer. Certes, chez moi, c'était Arras. C'était Canterbury. C'était Rennes, la Finlande ou New York. C'était l'Allemagne. C'était l'Afrique. C'est Bordeaux aujourd'hui. Mais en vérité, chez moi, c'est seulement à Saint-Omer. Parce que c'est chez moi, c'est chez vous. Chez eux. Les amis. La famille. Mes racines.

Bon allez, je vais vous parler un peu de Bordeaux quand même. Super ville. Bonne intégration. Mais on ne peut pas aller plus vite que la musique. Le temps de développer des amitiés aussi fortes que celles de Saint-Omer, je serai sans doute déjà reparti. Et ça m'embête déjà un peu. Je me dis : à quoi bon ? A quoi bon reprendre tout ce processus que tu as déjà fait dans les autres villes pour, au final, ne pas garder contact. Car Canterbury, Rennes, la Finlande, New York, l'Allemagne ou l'Afrique, c'est combien de vrais potes ? Je ne cherche même pas, je connais le résultat. Les plus importants restent à Saint-Omer.

Et pourtant, Dieu sait qu'il y en a qui ne peuvent plus voir Saint-Omer en photo. Saint-Omer, pour eux, parfois, c'est de la merde. Je le sais, j'en connais pas mal, des personnes qui pensent comme ça. Des nouveaux voyageurs. Des exilés. Pas mal de ceux qui sont partis, et qui ne souhaitent vraiment pas revenir. Je les entends me parler de ça, je ne les contredis pas. C'est vrai, parfois, Saint-Omer est un peu ennuyant. Mais oh que non, ce n'est pas de la merde. Car Saint-Omer, ça reste moi, ma vie, mes potes, ma famille. Saint-Omer, c'est ce qu'on en fait. Et l'air de rien, Saint-Omer me manque toujours. Pas la ville en soi, pas la musique du Dickens ou le bruit d'un motard faisant le mariole autour de la place. Non, les potes, la famille. C'est là qu'est le manque. C'est là qu'est le manque aujourd'hui.

Il y a quelques semaines de cela, j'ai parlé avec une autre exilée. Que fera-t-on dans un an ? Dans deux ans ? Surtout, où sera-t-on ? La même réponse est revenue : ça serait cool de rentrer. A la maison. 10 ans plus tard, revenir à Saint-Omer. Dans le Nord tout au moins. S'ils sont encore là, je pense vraiment franchir le pas. Il me reste avant cela à rédiger ma thèse. Pas mal de boulot, et il ne faut surtout pas craquer, péter un câble post-rupture et se retrouver après-demain au Kazakhstan. D'ici là, il ne faut pas rencontrer une nouvelle demoiselle d'un pays étranger et partir avec elle (car l'amour reste la plus égoïste de toutes les passions). D'ici là, il faut trouver quelque chose à faire à Saint-Omer. Il faut que mes idées de voyage reste bien planquées au fond de moi, que la route de la Soie ne m'appelle pas trop souvent. Oui, d'ici là, il peut s'en passer des choses. Mais je reste persuadé que d'ici là, Saint-Omer restera chez moi. Putain de ch'ti.

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12 août 2014 2 12 /08 /août /2014 15:07

Nous avons tous des rêves dans la vie, moi le premier. Mais parfois, la vie nous réserve de grandes surprises. Parfois, elle nous permet de vivre des choses tellement belles que même les rêves se sont arrêtés avant. Cela m'était déjà arrivé à deux reprises. J'ai rencontré une fille géniale dans le transsibérien. J'ai pris un bain avec un éléphant. Aujourd'hui, la vie a repoussé une nouvelle fois les limites de mon imagination : j'ai nagé avec des dauphins.

Je pense vous avoir déjà bien vendu la Tanzanie, entre la rencontre avec les Massai, le safari, les plages de Zanzibar... Mais j'ai donc gardé le meilleur pour la fin.
On me propose de nager avec des dauphins ! Difficile de refuser (bon, en réalité, l'histoire est un peu différente, j'ai dit oui pour aller voir des dauphins, sans savoir que l'on pouvait nager avec eux... une sacrée belle surprise !).
A 6h du matin, on prend la direction du sud de l'île de Zanzibar. Si le nord est connu pour ses tortues, le sud l'est pour ses dauphins. On se prend déjà un paysage à couper le souffle à peine arrivé : la mer à l'aube. Les couleurs sont splendides. Les vagues sont encore endormies.

Et... j'ai nagé avec des dauphins

Et puis c'est parti. Un aileron. Puis une deuxième. Notre petit guide sur la barque crie : sauter !! ni une, ni deux, on est dans l'eau, avec notre masque, notre tuba et nos palmes. Et sur la gauche de moi, que vois-je ? Deux dauphins...

Et... j'ai nagé avec des dauphins
Et... j'ai nagé avec des dauphins

En vérité ils sont tout un groupe. Entre 5 et 10 je dirais. Ils foncent à une telle vitesse autour de nous qu'on ne sait plus où donner de la tête. Tête que je manque de perdre quand le bateau me rentre dedans (oui, c'est un peu dangereux !). J'essaie de nager aussi vite que je peux (à savoir très lentement) pour les rattraper, mais c'est peine perdue. On remonte dans le bateau, on remet le moteur en route, et on refait la même deux minutes plus tard !

Et... j'ai nagé avec des dauphins

Après 3 ou 4 fois comme ça, je n'en peux plus. Sauter, nager (avec pas mal d'apnée), remonter dans le bateau... et sans petit-dej' (oui, je trouve quand même moyen de me plaindre dans cet article !). J'arrête donc le mode plongeur, et je passe au mode observateur. Et c'est un régal (on remercie Anaïs pour l'appareil aquaproof et les photos !)

 

Et... j'ai nagé avec des dauphins
Et... j'ai nagé avec des dauphins
Et... j'ai nagé avec des dauphins

Ce qui me fascine, c'est ce sourire constant des dauphins. Et aussi les ultrasons qu'ils font dans l'eau. C'est perceptible pour nous, et c'est très étrange.

Bref, une matinée géniale. Un moment grandiose, qui me marquera toute la vie. J'ai nagé avec des dauphins. J'ai une vie dont je n'osais même pas rêver. Je me demande bien parfois ce que j'ai fait pour mériter ça. Peu importe, dans tous les cas, je profite. Pour moi. Et pour tous ceux qui n'ont pas la chance de pouvoir le faire. A 200%. Ma vie de rêve.

Et... j'ai nagé avec des dauphins
Et... j'ai nagé avec des dauphins
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8 août 2014 5 08 /08 /août /2014 13:46

Parfois, il faut savoir se taire. Et simplement admirer la beauté du lieu.

Zanzibar, les plages de rêve
Zanzibar, les plages de rêve
Zanzibar, les plages de rêve
Zanzibar, les plages de rêve
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Zanzibar, les plages de rêve
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6 août 2014 3 06 /08 /août /2014 10:26

Zanzibar, l'île où l'Afrique, l'Inde et le monde Arabe se rencontrent. Difficile de mieux résumer l'île des épices. Zanzibar est un carrefour, le lieu de rencontre des religions, des cultures, des marchandises (et des esclaves...). C'est une île à l'histoire mouvementée, passant successivement entre les mains des Portugais, des Anglais et même du sultanat d'Oman, avant de se retrouver au sein de la Fédération Tanzanienne. Mais n'allez surtout pas leur dire qu'ils sont Tanzaniens ! Non, ils sont de Zanzibar. L'esprit d'indépendance perdure, l'esprit insulaire est partout. Ils ont leur drapeau, leurs expressions. Et ils sont fiers d'appartenir à l'île aux épices.

Le bateau depuis Dar es Salaam est plutôt tranquille. La mer est calme, l'île apparaît au loin. Elle se découvre peu à peu à nous, laissant entrevoir une architecture. De l'architecture en Afrique, enfin ! Et c'est là un choc. Depuis un mois et demi, je vois des villes un peu dégueulasses. Des villes à l'africaine, sans grande logique, sans véritable histoire, sans réelle continuité. Et je me retrouve devant ça.

Zanzibar, Stone Town, carrefour des mondes

Dans la capitale qu'est Stone Town, il y a des bâtiments à découvrir ! Ça change aussi. D'ordinaire, il n'y a vraiment rien à voir dans les villes que je visite en Afrique. Ici, vous avez le fort, une foule de bâtiments coloniaux. La ville fait d'ailleurs très coloniale en certains endroits. Des jardins se sont glissés en centre-ville, des petits squares. On lève beaucoup les yeux. On déambule dans les petites rues du centre. Et on atteint l'objectif fixé : être perdu !

Zanzibar, Stone Town, carrefour des mondes
Zanzibar, Stone Town, carrefour des mondes

Se perdre dans Stone Town, c'est une nécessité. On se retrouve devant les échoppes où l'on vend pêle-mêle des tissus, des souvenirs en tous genres, et bien sûr des épices. Le marché nous remplit les narines d'odeurs de poissons et de viandes. Le mélange pique les yeux. On s'échappe à nouveau dans une petite rue, évitant les scooters lancés à vive allure. La circulation reste importante, de façon assez étrange puisqu'il y a rarement de la place pour que deux voitures se croisent. Les klaxons nous énervent un peu, on souhaiterait tellement se retrouver seul ici, tranquille. Avoir la ville pour nous, les piétons. Les touristes.


Il y a beaucoup de touristes à Zanzibar. C'est un peu un choc pour moi de voir autant de blancs dans le centre-ville. Stone Town est très touristique, l'économie de l'île dépend beaucoup de ça, les hôtels sont pleins et les restaurateurs parlent quasiment tous anglais. Je me retrouve pour la première fois en face d'une assiette de pieuvre !

Zanzibar, Stone Town, carrefour des mondes

La nourriture est délicieuse. Les épices, mon Dieu, les épices ! J'ai mangé mon meilleur riz ici. Moi qui ne suit pas très riz, parce que d'ordinaire assez ennuyeux, je redécouvre sa cuisine. Les saveurs emplissent mes narines. C'est épicé, mais sans détruire mon palais.
Mais le sens qui apprécie le plus Stone Town, c'est ma vue. Mes yeux profitent de chaque corner de rues, de chaque ouverture sur la mer. La plage est devant nous, on en profite pour mettre les pieds dans l'Océan Indien. 

Zanzibar, Stone Town, carrefour des mondes

Des petits bateaux flottent au loin, des pêcheurs reviennent du large. Certains ont un moteur, d'autres une voile. Et puis sinon, il reste les bras, et ça rame sec.

Zanzibar, Stone Town, carrefour des mondes

Stone Town est une obligation si vous passez dans le coin. Elle est inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO. C'est un petite merveille d'architecture et de mélange. Un endroit où la voix du Muezzin rencontre le son des cloches. Un exemple de cohabitation pacifique. Un exemple à montrer. C'est beau un monde de mélange.

Zanzibar, Stone Town, carrefour des mondes
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4 août 2014 1 04 /08 /août /2014 17:04

Depuis presque deux mois, je pose toujours la même question aux gens que je rencontre : que dois-je visiter dans la région ? Une réponse revient invariablement : Zanzibar ! De ce fait, direction l'île aux épices !
Sur la carte, ça semble assez proche. Prendre un bus jusque Dar Es Salaam, puis le bateau vers Zanzibar. C'est possible de le faire en une journée.

Dar Es Salaam, jolie vilaine quotidienne

Stop, on s'arrête deux secondes. Ce n'est pas possible de le faire en une journée. Ca semble possible sur une carte, avec des routes européennes, des chauffeurs européens. Ce n'est pas possible en Tanzanie. La route est une succession de dos d'ânes, et les bouchons ont eu raison de nous. Le fameux 30 minutes pour 3 mètres est à mettre dans les annales (sur la photo, on peut même observer que c'est l'ensemble des bus qui s'est vidé après 20 minutes, chauffeur compris !).
Bref, 11 heures plus tard (au lieu de 8 heures, ce qui en soi nous paraissait déjà beaucoup !), nous voici dans Dar Es Salaam. La ville que tout le monde m'a dit de fuir ! (sauf une exception, ce qui confirma la règle). Pas manqué on se retrouve dans la circulation locale. C'est folklore, c'est sale, ça ne sent pas bon. Bref, une ville que j'apprécie très vite (ironie).

L'hôtel n'est pas top, la douche semble un peu moisie... oui, ceci est un article pour contrebalancer les Maasai et le safari. Vous pouvez le voir, les vacances, l'aventure, c'est bien joli parfois. Mais il y a aussi l'envers du décor.

L'envers du décor ce matin, c'est ma fenêtre. Je surplombe de plusieurs étages la rue, et son animation quotidienne. Je vais décrire ici ce que je fais trop rarement : la vie des habitants au quotidien.
Pourtant, rien ne me laissait présager de l'animation. Le lieu devant moi ressemble à un terrain vague, sale. Et puis lentement, le lieu prend vie. Une photo globale avant de zoomer.

Dar Es Salaam, jolie vilaine quotidienne

Ca ne donne pas envie, hein ? Et pourtant, c'est une espèce de cantine de rue. Un type cuit je ne sais quoi, entre quelques sacs plastique et du métal. Un autre est là à attendre sa commande. Les mains sont sales, il va d'ailleurs les nettoyer à l'instant.

Dar Es Salaam, jolie vilaine quotidienne

Surgit dans la rue adjacente un homme avec son vélo, chargé comme une mule.

Dar Es Salaam, jolie vilaine quotidienne

Il a l'air serein, mais il aura les pires difficultés pour rentrer dans la « cantine ». Deux jeunes qui vagabondaient non loin de là se retrouvent à jouer des muscles pour faire entrer le charbonnier et sa marchandise.

Dar Es Salaam, jolie vilaine quotidienne

Il dépose le tout à la vendeuse de chapati. Celle-ci est habillée de milles couleurs. Le voile sur la tête, les mains dans la farine. Son enfant est derrière elle, c'est le seul qui me voit. Il m'observe, puis me fait signe. Je lui fais signe. Il me refait signe. Ca dure cinq minutes.

Dar Es Salaam, jolie vilaine quotidienne
Dar Es Salaam, jolie vilaine quotidienne

Tiens, un nouveau vendeur ! Lui, je le reconnais, il est là à chacun de mes arrêts de bus. Des boissons et des dizaines de biscuits sur la tête. Je l'ai entendu arriver au bruit des pièces de monnaies qu'il fait cliqueter. Il propose ses produits, et repart sans le sou.

A Dar Es Salaam, j'ai ressenti l'atmosphère du Caire. Une ville très arabo-musulmane, beaucoup d'immeubles, beaucoup d'architectures n'importe quoi (les fameux immeubles où on commence à faire un étage, et puis on s'arrête au milieu). Grosse circulation, 2,5 M d'habitants. Et puis la mer. Notre bateau. Notre départ. Dar Es Salaam vue du littoral. Une toute autre vue, une toute autre impression. Je pense bien que c'est joli ! (c'est subjectif !)

Dar Es Salaam, jolie vilaine quotidienne
Dar Es Salaam, jolie vilaine quotidienne

Le port me fascine. Je suis de plus en plus fasciné par les ports (merci Hambourg). Les grandes grues me rappellent les girafes de la veille. Toute l'économie de la région passe par ici. Je sais que les porte- containers seront bientôt à quai, que le container finira sur un camion, que celui-ci traversera la Tanzanie d'est en ouest pour s'en aller finalement rejoindre Bujumbura ou Kigali.

Dar Es Salaam, jolie vilaine quotidienne

Mais arrêtons de regarder derrière nous. Devant, tout devant, il y a Zanzibar. J'en vois les premières traces. Ça s'annonce fantastique.

Dar Es Salaam, jolie vilaine quotidienne
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3 août 2014 7 03 /08 /août /2014 17:00

Oui, j'ai craqué. Un safari, un vrai. Pas celui que j'avais fait en vélo pour une somme modique au Kenya. Cette fois, ce fut avec une voiture, ce fut 120€ pour la journée, et ce fut... des centaines d'animaux. On en a toujours pour son argent aimait répéter mon grand-père.

La présence d'Anaïs a beaucoup joué. Elle était motivée pour le faire, et moi je ne voulais pas vraiment la laisser seule. Et puis c'était l'occasion. On n'est pas en Tanzanie tous les jours. Deux Slovaques sont avec nous, notre chauffeur-guide, et la savane... sans être un fan d'animaux, c'est toujours impressionnant. Le parc national de Tarangire n'est pas le plus connu des parcs, mais il a notamment la plus grande densité d'éléphants des parcs tanzaniens. Et puis des gnous, zèbres, girafes, autruches, gazelles... et même deux lions ! Bref, pas besoin d'en dire plus, les photos parleront d'elles-mêmes !

Le safari : Babar, Simba & tous les autres
Le safari : Babar, Simba & tous les autres
Le safari : Babar, Simba & tous les autres
Le safari : Babar, Simba & tous les autres
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Le safari : Babar, Simba & tous les autres
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