30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 10:49

On continue ce petit tour d'Allemagne 2014 avec l'une des dernières étapes : Heidelberg. Pour s'y rendre, ce n'est pas très compliqué, un bus direct depuis Fribourg, 22€ l'aller-retour. Ça se fait en un peu plus de deux heures.


Arrivé à Heidelberg, drôle de vision : mais je suis de retour à Fribourg ? Des collines entourent la ville, un tram circule et les vélos sont partout ! J'apprends ensuite que les pistes cyclables recouvrent l'ensemble de la ville ! (oui, y'a encore du boulot en France)

Que faire à Heidelberg ? Je commence tout d'abord par une petite randonnée de deux heures, histoire de prendre un peu de hauteur. Je me retrouve notamment en face d'une mini tour de Babel.

Heidelberg : château, internat, et Pignon

Mais je redescends vite pour la visite du centre-ville. Je traverse le vieux-pont, et me voici devant l'une des plus jolies vues de la ville. Au premier plan, le pont, avec le porte de la ville. Derrière, le château d'Heidelberg.
 

Heidelberg : château, internat, et Pignon

Je comprends pourquoi c'est une ville très touristique (j'ai croisé des groupes de Chinois, Japonnais, Indiens, Finlandais...). J'emprunte le chemin des philosophes, grimpant sur la colline opposée. La vue est sympa.
 

Heidelberg : château, internat, et Pignon

Je fais de même avec une autre colline... Bref, vous avez compris le principe : ça monte ! Et cette fois, c'est la découverte du château. C'était l'un des symboles du romantisme européen.
 

Heidelberg : château, internat, et Pignon
Heidelberg : château, internat, et Pignon
Heidelberg : château, internat, et Pignon
Heidelberg : château, internat, et Pignon

Je retrouve ensuite ma Couchsurfing. Bon, là, c'est toute une histoire. Elle s'appelle Rahel. Déjà, ça, c'est bizarre ! Mais aucun rapport avec la secte. Une fille très sympa, avec qui je me pose pour un pic-nique le long de la Neckar. Elle me fait rencontrer ses amis pour un verre, je parle un mélange d'allemand et de français. Et puis, viens le temps de se coucher. Là, je vais chez elle. Elle habite dans un internat. Je ne me méfie pas, mais je trouve ça étrange cette croix sur son bureau. Déjà, le portrait du pape à l'entrée m'avait interpellé ! Et quand je m'endors, une bible est posée à côté de ma tête. Oui, l'internat est catholique. Rien de trop extrême non plus, mais des petits signes qui ne trompent pas ! Ça et le fait de partager le bâtiment avec 47 autres étudiants, une cuisine pour 12. Le petit-déjeuner est d'ailleurs très amusant, puisque nous sommes 5, ayant tous un lien avec l'Afrique. Je me retrouve même en face d'une fille qui part pour le Rwanda en octobre !
 

Heidelberg : château, internat, et Pignon

L'épisode François Pignon du jour
J'achète des cartes postales. Je les écris. Je mets les adresses. J'achète les timbres européens. Je poste les cartes postales. Mes timbres sont toujours dans ma poche.
Ceci est l'épisode François Pignon du jour

L'annecdote
L'Allemagne n'est pas un pays de rugby. Très clairement. Reste qu'Heidelberg est le coeur germanique du ballon ovale : 5 équipes de la ville sont en première division ! En sachant qu'il n'y a que... 8 équipes dans le championnat !

Heidelberg : château, internat, et Pignon
Partager cet article
Repost0
28 mai 2014 3 28 /05 /mai /2014 19:37

Ce n'est plus qu'une question de jours. Lucie, amie du lycée, va très bientôt accoucher. Elle rejoindra alors le club des copines-mères.

Romain, voisin et ami depuis 20 bonnes années, a fait le con. Il a acheté une maison.
Aude, copine de fac, va se marier. Le 30 août. J'y serai.
Quant à ceux qui bossent, de ma génération, je ne les compte plus. Mes deux petites sœurs auront commencé plusieurs années avant moi.

Forcément, à chacune de ces nouvelles, j'ai fait le point. Pendant que les autres avancent dans leurs vies, passent des étapes importantes, je reste à l'université. Et parfois, je me pose la question : ne suis-je pas en retard ?


J'ai de la chance, je vis en ce moment en Allemagne. Ça me permet de relativiser un peu. Mon coloc est en licence. Il a 31 ans. Quand je dis que je suis en thèse de doctorat, à 27 ans, les gens me corrigent régulièrement : « en thèse de master ». « Non non, je connais le mot allemand. Je suis bien en doctorat ».
Ici, on me regarde comme un génie. Ça fait bizarre. Les Allemands ont un grand respect pour les docteurs. Encore plus quand ils sont « si jeunes ».
En France, les gens me regardent comme un dinosaure de l'université. « 27 ans et encore à la fac ? Mais qu'est-ce que t'as foutu ? ». Bah pas grand chose, un cursus normal avec une pause de deux ans au milieu.

Les mentalités sont très différentes. En France, le message me semble être le suivant : vite vite après le bac à l'université ! Vite vite finir sa licence ! Vite vite trouver des stages ! Vite vite finir son master ! Vite vite trouver un travail ! Comme ça, tu pourras vite vite arriver à ta retraite !
En Allemagne, c'est un peu différent. Après le bac, tu prends souvent une année pour travailler ou voyager. Puis tu peux commencer ta licence. Cette année est souvent décisive, tu rencontres le monde du travail ou tu découvres tout simplement le monde. C'est une année qui te transforme et qui te permet un peu plus de réfléchir à ce que tu veux faire de ta vie.
En France, j'ai l'impression qu'on nous balance après le bac dans une filière. 17 ans, et tu dois choisir ce que tu veux faire de ta vie. Logiquement, ils sont nombreux à changer de filière après la première année en dehors du lycée. « C'était pas pour moi ». « Je voulais autre chose ». « Je n'en étais pas capable ». Une année parfois compliquée. Une année que mon homologue allemand aura mise à profit pour voyager. Sur ce point, je les envie.

Bon, il n'y a pas que ça. Je répète depuis plusieurs années : pas de mariage ou bébé avant 30 ans ! Pour moi, c'est d'une importance considérable. C'est une idée qui m'est venue lors d'une soirée avec l'ESSOR. Il y avait un type là, il devait avoir 30 ans. Je devais en avoir 19, mes sœurs encore moins. Celles-ci lui avaient lancé un joli « mais t'es trop vieux pour être ici, repars chez toi te coucher ! ». Et lui, pas trop perturbé, commença à nous parler de la jeunesse, et de ce qu'on devait en faire. Il l'a dit plusieurs fois « profiter jusque 30 ans ! ». Forcément, à 19 ans, 30 ans nous paraît très loin ! Trop loin même ! Maintenant, en y repensant, je me dis qu'il avait bien raison !

Attention, je ne dis pas que toi, travailleur, marié, propriétaire, maman, a tort. Ou que tu as fait les mauvais choix. Au contraire, je te félicite. Bravo, si cela te rend heureux, je suis content pour toi. Mais comme je le dis souvent : je ne vous envie pas. Du moins, pas encore. Il se peut très bien que dans deux ans j'ai l'envie folle d'un enfant. Et alors là, je vous jalouserai ! Mais ce n'est pas encore le cas, et je le vis plutôt bien.

Non, ce qui me gêne un peu, c'est forcément nos discussions. Car on a beau dire, on a beau faire, notre vie ne tourne plus autour des mêmes choses. Un travailleur nous a récemment parlé des prêts, des taux d'intérêt, des différentes banques, de l'assurance vie. On écoutait cela avec attention, dans une sorte de conversation science-fiction ! Tout simplement car je ne suis pas encore concerné. Placer mon argent ? Quel argent ? Le peu que je reçois en bourses diverses est dépensé aussi vite en déplacement africain.
Et les histoires d'amour ? En voilà un sujet intéressant ! Intéressant pour moi, en tout cas ! J'aimais savoir ce qui se passait dans vos soirées, qui embrassait qui... Forcément, cette conversation avec un couple marié ne fonctionne plus ! (ou alors y'a comme un problème).

La maturité de vie. C'est une notion très importante. Et c'est quelque chose où on ne peut pas tricher. Les grandes étapes de la vie comme le boulot ou l'enfant vous font passer dans une autre catégorie. Le boulot c'est un salaire, des placements, des impôts. C'est de l'argent tous les mois sur le compte, et parfois une voiture. Un étudiant comme moi ne comprend pas encore cet état d'esprit. Je me réveille quand je veux, je travaille quand je veux. Je prends des vacances quand je veux. 5 semaines de congés payés, ça me semble complètement dingue ! Alors que toi, travailleur, trouve ça logique.

Alors ce mariage, alors ce bébé, je les regarderai avec un drôle de regard. Car pendant quelques instants, je pourrai un peu voir de mon futur. Un futur déjà bien présent pour vous.

Partager cet article
Repost0
26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 06:04

"Et si le FN devenait le premier parti de France ? Si le FN fait 25%, on s'engage en politique !"

Il faut remettre ces phrases dans leur contexte. Elles datent d'il y a plusieurs années, et on jouait plus à se faire peur qu'autre chose. A l'époque, on n'imaginait vraiment pas une montée si rapide de l'extrême-droite en France.

J'étais parti pour faire un bilan de ces élections, essayer de comprendre le pourquoi. Mais il n'y aura que ça aux infos aujourd'hui, chacun essayant de trouver le ou les coupables. Alors ce sera de la faute des abstentionnistes, des partis politiques traditionnels, des affaires, de la situation économique, de la politique actuelle du gouvernement, des médias...

 

Bref, la faute à tout le monde, même à moi. Même à toi. Surtout au FN. Car oui, si le Front National monte, c'est qu'il est doué. C'est qu'elle est douée. Pas par ses idées, non, là, tout le monde est à peu près d'accord pour dire que fermer les frontières ou sortir de l'euro sont des aberrations. Mais dans sa communication. Dans sa volonté de normaliser le FN. Dans sa volonté d'être la seule alternative. Et pour 25% des votants hier, ce fut le cas.

Alors, plutôt que de faire un bilan, on va regarder devant soi. Les prochaines élections sont les régionales-cantonales, en 2015. Et puis après, il y aura les présidentielles de 2017. C'est déjà demain. C'est déjà des combats à mener, dès aujourd'hui. Car il n'y a pas beaucoup de temps à perdre. J'espère que d'ici là la situation économique s'inversera, sinon il y a beaucoup à craindre. J'espère que le gouvernement appliquera un réel programme de gauche, j'espère qu'il lancera des idées novatrices.

Et plutôt que d'espérer, il faudra aussi s'y mettre. Dans 3 mois, j'habite en France. Et cela pour la première fois depuis 2010. A l'époque, le PS était à 29% et le FN à 11% (élections régionales). Au regard de la situation, on ne peut plus se cacher. Et on ne peut plus utiliser des « si ». Le FN était hier le premier parti de France, et le FN a fait 25%. Alors on doit s'engager, chacun à notre niveau. Il y a Anticor, association luttant contre la corruption. Et puis il y a la politique, et le terrain des idées. Car ce n'est pas en diabolisant le FN que ça le fera baisser. C'est en proposant des idées nouvelles. Et en donnant un peu d'espoir. Tant qu'il y a de la vie.

 

Partager cet article
Repost0
23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 20:33

Il faut comprendre ma surprise. Je suis à Colmar, au mois de mai. Je suis avec un Tilquois, Romain, qui est venu me rendre visite à Fribourg avec Perrine. Et qui je vois sur ma droite, dix mètres devant moi, avec un bon vieux sourire ? Un autre Tilquois. Et pas n'importe lequel, puisque c'est Antoine !

C'est marrant parfois la vie. La veille, j'avais écrit un article sur l'amitié. Et notamment sur le fait que les kilomètres m'ont fait perdre des amis que je pensais garder. Antoine en fait forcément partie. Je l'ai connu à l'école primaire. Et il était encore à Arras lors de ma deuxième année de fac. Bref, une tête que j'ai sacrément bien connue, une famille que j'ai côtoyée, une maison que j'ai arpentée. Alors le croiser là, c'est un petit clin d’œil de la vie. L'air de dire « tu vois, finalement, le monde n'est pas si grand ». 10 minutes ne rattrapent pas 5 années, mais le plaisir de l'instant fut formidable.

Colmar et Eguisheim : apparition surprise et village préféré des Français

Bref, toujours étant que nous sommes à Colmar, cette petite Venise (ah, les canaux). J'étais déjà venu dans la ville l'hiver dernier, il faisait glacial, je me réchauffais tant bien que mal dans les magasins ou devant un stand du marché de Noël. Vous vous doutez bien qu'au mois de mai, sous le soleil, les sensations sont différentes. Il n'y a rien à dire, c'est vraiment une jolie ville, la base de l'Alsace avec Strasbourg. Mais encore plus Alsacien.


Enfin, pour faire encore encore plus alsacien, rien de tel qu'un petit village. Après avoir parcouru un peu Ribeauvillé et Riquewihr, voici donc Eguisheim. Eguisheim a obtenu récemment son moment de gloire en étant élu village préféré des Français (programme de France 2). Même sans avoir vu l'émission, c'est une chose que l'on ne peut pas ignorer en ville : banderole et plaque commémorative !

Colmar et Eguisheim : apparition surprise et village préféré des Français

1800 habitants, la moitié caviste ! Car oui, ici, c'est la route des vins d'Alsace. Alors c'est dégustation pour mes hôtes. Avant cela, ce fut une belle flammekueche au Munster et une tournée de la ville (tourner est le mot, car le plan de la ville est tel que l'on tourne toujours autour, drôle de sensation).

Colmar et Eguisheim : apparition surprise et village préféré des Français
Colmar et Eguisheim : apparition surprise et village préféré des Français
Colmar et Eguisheim : apparition surprise et village préféré des Français

Après la ville, direction les vignes, pour surplomber la plaine d'Alsace et revoir au loin les premiers massifs de la Forêt Noire. Une averse nous fait déguerpir vers Neuf-Brisach.

Colmar et Eguisheim : apparition surprise et village préféré des Français
Colmar et Eguisheim : apparition surprise et village préféré des Français

Ici, c'est un rendez-vous avec Vauban. La citadelle de Neuf-Brisach, classée Unesco, serait l’aboutissement de son œuvre en matière d'architecture militaire. Très clairement, ça se voit du ciel. A l'intérieur, l'impression laissée n'est pas exceptionnelle. Les bâtiments de la ville sont vétustes, et une vieille foire tient la place. On a l'air de s'ennuyer ferme ici.

Colmar et Eguisheim : apparition surprise et village préféré des Français
Colmar et Eguisheim : apparition surprise et village préféré des Français
Colmar et Eguisheim : apparition surprise et village préféré des Français

Pour le reste de la visite, j'ai fait les classiques : Fribourg et une randonnée. Et ce fut un plaisir ! A la votre !

Colmar et Eguisheim : apparition surprise et village préféré des Français
Partager cet article
Repost0
16 mai 2014 5 16 /05 /mai /2014 17:19

Her

Spike Jonze, Her (2013): 16,5/20. Avec Joaquim Phoenix et Scarlett Johansson.


En l'an 2025, Théodore tarde à signer les papiers du divorce. Sa femme et lui sont séparés depuis une année, et il ne s'en remet pas. Il installe alors un nouveau système d'exploitation sur son ordinateur. Celui-ci est doté d'une véritable intelligence artificielle, et Théodore lui donne une voix de femme. Très vite, il en tombe amoureux.

Oui, je sais, le résumé ne donne pas envie. Et c'est là où je m'auto-remercie de ne pas lire les résumés avant de voir les films, car je ne sais pas si j'y serais allé. Et là, je tombe de ma chaise. La voix de Scarlett (pitié, la V.O.!) sublime la performance de Joaquim Phoenix. Je déteste la science-fiction, et pourtant, ici, tout me paraissait tellement normal. Une histoire d'amour. Une romance. Un drame. Un titre. Une petite claque. A ne pas manquer.

Nominé à l'Oscar du meilleur film. Vainqueur de l'Oscar du meilleur scénario.

Her
Partager cet article
Repost0
14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 12:58

59,37%. C'était le taux d'abstention lors des élections européennes de 2009. Merde ! 6 personnes sur 10. Et ça ne devrait pas forcément être mieux cette année. Cela signifie sans doute que plusieurs d'entre-vous lisant en ce moment cet article ont prévu de ne pas voter dimanche prochain, le 25 mai.


Cet article a commencé avec ma sœur. Avec mes sœurs. Sophie est venue il y a deux semaines me voir en Allemagne, et je lui ai rappelé de faire sa procuration. Elle avait oublié. Du coup, j'ai précisé la même chose à Mélanie. Qui m'a répondu texto : « euhhh je ne comptais pas voter ».

J'ai été surpris. Non pas que ma sœur soit politiquement active ou fasse preuve d'une grande motivation à réaliser son devoir de citoyenne à chaque élection. Non, j'ai été surpris car ma sœur fut l'une des grandes gagnantes de l'Europe. Oui, car ma sœur a fait Erasmus.

Là, je vois un sourire apparaître sur chaque tête ayant déjà fait Erasmus. On repense à sa fac, son appart, sa coloc, ses soirées... et même ses amours ! Oui, Erasmus fut génial pour 99% des gens l'ayant fait. Et je pensais bêtement qu'Erasmus avait filé un gène européen à tous les participants. Et voilà que ma sœur ne possède pas ce gène !
 

L'abstention est le cancer de la démocratie. Continuons à ne pas voter, et la démocratie est en danger. Car tous ceux voyant l'abstention comme un message politique se trompent. Non, l'abstention n'est pas un message, l'abstention est un silence.


Alors oui, bien sûr, à chaque élection, vous avez quelques politiques qui prennent leur tête de chien battu : « je dois déplorer le niveau d'abstention extrêmement élevé lors de cette élection […] c'est un message lancé à tous les partis... ». Et puis... Et puis rien.
Un homme politique se fout royalement du nombre de participants à l'élection. 99,5% d'entre eux préfèrent être élus avec 10% des suffrages exprimés que de perdre l'élection avec une participation de 85%.

Oui mais à quoi ça sert de voter ? « C''est tous les mêmes ». « Bonnet blanc et blanc bonnet ».
Désolé de vous contredire, mais non, les politiques ne sont pas tous les mêmes. Certes, beaucoup pensent plus à leur gueule qu'à leur devoir. Mais ça n'empêche qu'il y a une grande différence politique entre le FN et Europe Ecologie. Encore plus au niveau de l'Europe.

Alors aller voter, c'est aussi dire que vous n'en avez pas rien à foutre de l'Europe. Qu'elle vous intéresse, même si on n'y comprend pas forcément grand chose. Au pire, votez blanc. Mais faites l'effort du déplacement. C'est la démocratie, c'est le droit de vote. Chanter les louanges de la révolution à l'école pour s’asseoir sur le principal avantage lors de votre vie adulte, ce serait malhonnête. Ce serait une insulte lancée à tous ceux qui se sont battus (et certains morts) à travers les âges et les pays pour ce droit.

Pour la première fois, les votes blancs seront comptabilisés. Ce sera donc l'occasion, si vous considérez qu'aucun parti ne vous représente, de vous exprimer quand même.

Attention, je ne vous encourage pas à voter blanc, mais seulement à VOTER ! Je ne suis pas un fan du vote blanc, au contraire. Je pense que l'on devrait toujours voter pour le parti dont on se sent le plus proche, ou, en derniers recours, pour « le moins pire ». Il doit toujours y en avoir un qui reste. Personnellement, je l'ai déjà écrit, je voterai Europe Écologie.

 

VOTE. Car ta voix doit compter.

L'abstention est un silence
Partager cet article
Repost0
9 mai 2014 5 09 /05 /mai /2014 13:18

Le fait de relire mon blog m'a fait revoir des têtes que je n'ai pas vues depuis pas mal de temps. Les copains. Enfin, les anciens copains. Ceux que l'on a lâchés sur la route. Ceux que l'on a perdus quelque part, sans trop s'en rendre compte.

 

Moi ce sont clairement les études qui m'ont dirigées pendant plusieurs années. En entrant au lycée, j'ai perdu des potes du collège. En entrant à l'université, j'ai perdu des potes du lycée. Des gens avec qui je passais mes journées et que je n'ai pas revus depuis (ah, si, bien sûr, en photo sur Facebook, mais reconnaissons que c'est une sensation différente!)
La fin du football a emporté mon groupe de l'ESSOR, sans que je le voie arriver. Pourtant, je pensais que ce serait des potes d'une vie. Non pas que je les déteste à présent, mais je ne les vois plus, tout simplement. Alors que j'ai passé d'innombrables soirées avec eux autour de mes 18-20 ans.

C'est l'année de mon Erasmus où des choix ont été faits. Quand on habite à l'étranger, difficile de recroiser ses potes le week-end. Alors, quand on revient, on voit les principaux. Deux, trois groupes. Pas plus. Car on n'a pas le temps. On n'a plus le temps.

Habiter à l'étranger ça peut paraître génial. Mais ça peut aussi paraître déprimant. Ici, en Allemagne, je me suis fait mes connaissances. Que je vois chaque semaine. Mais je ne les appelle pas "potes". Car je sais que dans quelques semaines, je rendrai mon appartement. Et je quitterai à nouveau une ville, et les personnes rencontrées sur place. Et je pense bien que dans deux ans de cela, je n'aurai plus aucun contact avec mes connaissances de Fribourg. Car loin des yeux, loin du cœur. Surtout en matière de connaissances.

L'année prochaine, dès septembre, ce sera Bordeaux. Une nouvelle ville. Un nouveau cycle de connaissances. Et toujours cette drôle de sensation, celle que ma maison reste à Tilques, et que mes amis restent dans le Pas-de-Calais.
L'un des cinq regrets des mourants (article que j'ai déjà évoqué), c'est d'avoir perdu ses amis en chemin. Alors je résiste, tant bien que mal, malgré la distance. Malgré l'étranger. Pas de téléphone, mais avec Internet. Cette bénédiction.

Je critique assez souvent le Net pour des choses, mais il faut reconnaître un aspect pratique. Les anciennes générations ont perdu leurs ami(e)s d'enfance au fil des études, au fil des déménagements. Presque comme moi. A un détail près : ce n'était pas forcément possible de rester en contact à l'époque. Oui, bien sûr, les lettres et le téléphone fixe. Mais le net... si j'arrive à garder un gros noyau du lycée/fac/Audomarois, c'est grâce à Internet. C'est grâce aux mails, aux blogs, voire même à MPG ! C'est grâce à Internet que je prévois chaque retour dans le Nord, chaque sortie, chaque repas.

Mais Internet n'apporte tout de même pas de partager ma routine en terre étrangère. Et c'est là où j'ai un manque. Vivre tous les jours d'une année auprès des ami(e)s, une sensation que je n'ai pas connue depuis 2008. Il y a bien eu un petit intermède en 2011, pendant quelques mois. Et j'admets avoir apprécié chaque soirée et moment de l'époque.

La vie, c'est une question de choix. Toujours. De priorité. L'année prochaine, je serai donc à Bordeaux pour terminer ma thèse, et essayer d'obtenir le concours de l'enseignement (CAPES/Agreg histoire-géo). Ensuite, il n'y aura plus d'études. Il y aura un travail. Et j'aurai une nouvelle fois le choix : où veux-je vivre ?

Avec Elle. Avec vous. Avec le soleil. Avec les montagnes. A l'étranger. Dans le Nord.

Tu choisiras ton camp, camarade. Et chaque choix apportera son lot d'inconvénients. C'est triste, mais c'est ainsi. La vie n'est jamais parfaite. On s'adapte. L'amitié aussi. Mais parfois tout ça nous manque un peu.

Partager cet article
Repost0
8 mai 2014 4 08 /05 /mai /2014 11:52
Partager cet article
Repost0
7 mai 2014 3 07 /05 /mai /2014 11:35

Il y a quelques jours, j'ai fêté les 10 ans de mon blog. Oh non, pas les 10 ans de ce PhileasFrog, mais les 10 ans de Quebecstar. Je ne sais pas si vous avez connu Quebecstar, sur le skyblog de l'époque. C'était un drôle de personnage, et une drôle d'écriture : le langage SMS. Avec les fautes en bonus (non pas que je ne fasse plus de fautes ^^ mais je vous promets que ça s'est vraiment amélioré depuis).


J'ai un très grand avantage: j'ai sauvegardé mes blogs. Il y en a eu trois véritables, quebecstar (2004-2008) en mode skyblog/skyrock, quebecstar en mode overblog (2008-2010) et milev, l'actuel, depuis l'automne 2010. Et pour les dix ans, j'ai décidé de tout relire.

1469 articles. 10 ans. Oui, pas besoin d'avoir fait beaucoup de math pour comprendre le rythme : près de 150 articles par an (et je ne compte pas les résumés de films). Des articles qui ont évolué au fur et à mesure des années. Et pour cause, au début cela concernait surtout ma vie au lycée Ribot, mes premières sorties d'avant-permis à Saint-Omer. Un bowling était un événement, une fête dans la salle Bélanger la sortie de l'année. A l'époque, je ne connaissais rien, en tout cas très peu. Je ne savais pas ce qu'était une copine ou un voyage. J'avais beaucoup de doutes sur la vie, sur mon futur, sur mon pouvoir d'attraction (^^). Forcément, j'ai beaucoup ri au fur et à mesure des articles. J'ai revécu beaucoup de soirées, beaucoup de fous rires. J'ai compris que mon cerveau est un salaud, qu'il efface les souvenirs. Et c'est là où j'ai remercié chacun de mes articles. Car ils m'ont tous permis de revivre quelque chose, un moment, un instant, une pensée, un doute.

 

Bien sûr, j'ai aussi revécu mes voyages. Les Pays-Bas et la Suède chez un Erasmus, l'Egypte avec Mélanie, et puis les Philippines et le tour de France. Là, j'ai commencé tout doucement à me transformer. Alors le tour d'Europe... et puis forcément l'Asie, il n'y a pas si longtemps.

Cette relecture m'a justement fait prendre conscience de mon évolution en 10 ans. On a tous changé, je le savais déjà. Mais à ce point... Il y a 10 ans, j'écrivais beaucoup sur la mort. Chose étrange, alors que je débutais ma jeunesse ! Mais c'est quelque chose qui me hantait beaucoup. Et puis au fur et à mesure des années, j'ai compris qu'on ne pouvait pas comprendre. Alors j'ai lâché l'affaire, sans trop de regrets.
Je me suis également rendu compte des doutes que l'on peut avoir à 20 ans, et que l'on n'a plus forcément à 27. Ces dernières années ont été déterminantes dans ma construction personnelle, j'ai grandi. Je suis devenu un adulte. Pas encore très mature (faut pas pousser, je reste un étudiant!), mais un adulte tout de même.

 

Ces blogs furent également mes journaux intimes. Ca continue encore, mais à un rythme très inférieur. Car au début, je vous parlais de tout (et de rien). J'écrivais sur tout, et surtout sur moi. Mes doutes. Mes pensées sombres. Mes colères. J'avais beaucoup moins de honte à rédiger sur mes sentiments. J'ai très vite écrit sur mon premier amour, et plus tard, sur ma première rupture. Sans me cacher. Sans me censurer. Ou finalement, très peu.

Au-delà de l'écriture, et de ma modeste (?) personne, il y a aussi les lecteurs. Car oui, ce blog n'est pas seulement le mien. Certes, je le contrôle, je décide des articles. Mais je ne décide pas des réactions. J'ai relu des commentaires. Parfois j'ai ri. Parfois j'ai souri. Parfois j'ai fait la moue. A une époque, les blogs étaient un défouloir (aujourd'hui, les commentaires des sites d'informations ont remplacé cela). Je me souviens de la rafale d'insultes que j'avais pris après une histoire de déguisement du PSG à la fac (après la finale contre Lens et la banderole ch'ti). Sur le coup, je n'avais pas trop compris. Avec le recul, je prends cela avec le sourire, me rendant compte à quel point tout cela n'avait que peu d'importance.

Et c'est là où j'ai compris. Finalement, ces moments d'extrêmes-joies ou d'extrêmes-peines semblent tellement dérisoires aujourd'hui. Et tellement lointains. Ils n'ont plus de réelles conséquences, si ce n'est qu'ils m'ont formé, qu'ils m'ont endurci. Je suis qui je suis grâce à tout ça, grâce à ces 10 ans, que je peux revivre aujourd'hui grâce à ce blog. Et je me rends compte de la chance que j'ai d'avoir cet outil de la mémoire à ma disposition. Combien d'entre-vous se souviennent de leur façon de penser il y a 10 ans ? Combien d'entre-vous se souviennent de leurs soirées d'il y a 8 ans ? Et combien d'entre-vous peuvent se rappeler des sentiments qu'il éprouvait pour telle fille ou tel garçon il y a 6 ans ? Les souvenirs s'envolent. Les écrits restent.

J'ai adoré regarder mon passé pendant une semaine (oui, ça prend du temps l'air de rien). Reste ce blog. Aujourd'hui. Le moment présent. Ce que je veux faire, mon futur. L'avenir. Tout ça m'appartient, tout ça reste à construire. Et à retranscrire. Car je compte bien garder ce blog quelques mois/années supplémentaires. En prévision des 20 ans. Et je sourirai à nouveau en relisant cet article. Et j'espère même que pour les 30 ans, je ferai lire mes bribes d'adolescents à mes enfants. Et une petite boucle sera bouclée. Une boucle qu'on appelle la vie.

Merci pour vous, et les 125 000 visites depuis que Milev est en route.

Partager cet article
Repost0
5 mai 2014 1 05 /05 /mai /2014 17:37

C'était l'un des objectifs de mon année à Fribourg, et j'ai forcément attendu ma sœur pour le réaliser. Elle, la fan des parcs d'attractions, rêvait depuis plusieurs années d'Europa Park (et de ses 11 montagnes russes !). C'est le parc saisonnier le plus visité au monde (4,9 millions en 2013).

Pour y aller, nous fûmes des lève-tôt. Un train et un bus, pour finalement arriver à 8h50. L'ouverture est à 9h, on avance un peu au milieu de la queue. Une caméra de télévision est là, prête à enregistrer l'ouverture des portes. Et là, ce fut une impression de soldes nordistes : ça part en courant ! Direction quoi ? Direction le Silver Star ! C'était les montagnes russes les plus hautes d'Europe de 2002 à 2012, à 73 mètres de haut (battu pour 3 mètres par PortAventura en Espagne!). Comme on ne connaît pas vraiment le Parc, on suit ce beau monde ! Et on arrive devant le monstre !

Europa Park

5 minutes d'attente pour nous, un régal. Et puis la descente... La première est la plus importante (cf. photo suivante), on atteint 127km/h (la chute dure quelques secondes). Vraiment impressionnant. L'attraction fait pas mal de bruit (ils ont quand même dû construire un mur antibruit à côté!). Bref, rien de tel pour se mettre en route !
On enchaîne dans le quartier français. Car oui, Europa Park tire son nom des 13 quartiers européens représentés sur place. Le français est d'ailleurs le plus populaire. Eurosat, une nouvelle montagne russe, totalement dans l'obscurité (ça va être tout noir... ta gueule!)

Europa Park

Le froid du jour nous empêche les attractions nautiques. Dommage, car le quartier grec avait l'air très sympa, notamment avec le Poséidon, cette montagne russe se terminant deux fois dans l'eau, aux décors magnifiques.

Europa Park

Chose étrange, plusieurs attractions du parc sont sponsorisées. Ainsi le Silver Star est en fait le Silver Star Mercedes. Dans la ligne d'attente, vous aurez donc le droit de voir beaucoup de bolides de la marque allemande. Le Blue Fire l'est par Gazprom. Dans la ligne d'attente, vous aurez le droit d'apprendre tous les bienfaits du gaz russe par rapport aux charbons allemands ! Étonnant !

Europa Park

Le Blue Fire justement. Ce sera notre attraction favorite (faite à deux reprises). 4 loopings, dont un géant (cf. photo). Et l'occasion de faire des photos mythiques !

Je vous passe les autres grands huit, l'arène espagnole (avec un spectacle très sympa) ou ma perte de deux euros à un concours de fléchettes ! Bref, n'hésitez pas si vous avez l'occasion, 41€ pour le bonheur d'une journée !

Europa Park
Partager cet article
Repost0

Plus De Blogs