15 décembre 2012 6 15 /12 /décembre /2012 13:34

La filmographie de Jacques Audiard est finalement très rapide puisqu’il n’a réalisé que 7 films. Attention les chefs d’œuvre.

 

Regarde les hommes tomber (1994) : 15/20. Avec Jean Yanne, Jean-Louis Trintignant et Mathieu Kassovitz

 

Regarde les hommes tomber jacques audiard jean louis trintiDeux histoires qui se ressemblent. Celle de Simon (Jean Yanne) et celle de Marx (Jean-Louis Trintignant), emportés peu à peu par le temps qui passe. La vieillesse, la remise en question. Et au milieu, deux jeunots, dont Mathieu Kassovitz. L’histoire d’un meurtre, d’une vengeance, lente, qui se dessine finalement de la plus belle des manières. Le face à face Yanne/Trintignant est vraiment sombre, le jeu des deux acteurs est superbe.

3 Césars, dont le meilleur espoir pour Kassovitz.

 

Un héros très discret (1996) : 14/20. Avec Mathieu Kassowitz et Albert Dupontel.

 

Un héros très discret jacques audiard mathieu kassowitzLes vies les plus belles sont celles qu’on s’invente. Dès le départ, le film nous annonce la couleur. L’histoire est celle d’Albert Dehousse, qui espère dès le début de sa vie être un héros. Passe la Seconde Guerre Mondiale, où il ne joue pas de rôle. Lorsqu’il apprend que sa femme faisait partie d’un réseau de résistance, il décide de partir. Arrivé à Paris, sa vie va changer. Très vite, il entre dans la résistance, après la guerre.

Bon Mathieu Kassovitz, accompagné d’Albert Dupontel et de Sandrine Kiberlain. Prix de la mise en scène à Cannes.

 

Sur mes lèvres (2001) : 16/20. Avec Vincent Cassel et Emmanuelle Devos.

 

Sur mes lèvres jacques audiard vincent cassel emmanuelle dEncore un film assez sombre, plutôt violent, de maître Audiard. Ce que je retiens, c’est le très bon jeu d’Emmanuelle Devos, notamment par rapport à sa solitude. Quelques scènes font très mal au moral et m’ont franchement retourné, notamment lorsqu’elle est devant sa glace. Vincent Cassel en repris de justice est bon, dans un look un peu Mesrine. L’histoire est celle de Carla, sourde, qui, dans son agence immobilière, va recruter un stagiaire, Paul.

Neuf nominations aux Césars, et 3 victoires, notamment celle méritée pour Emmanuelle Devos.

 

De battre mon cœur s’est arrêté (2004) : 17/20. Avec Romain Duris et Niels Arestrup.

 

De battre mon coeur s'est arrêté, jacques audiard, romainPeut-être le plus intense des films d’Audiard. Romain Duris excelle dans l’enfoiré de l’immobilier, prêt à tout pour obtenir quelques parcelles. La scène où ils mettent à sac un appartement occupé par des squatters mériterait tous les débats du monde.

J’aime beaucoup les différentes scènes traitant de la relation à son père ou à sa mère. Et puis les passages au piano de Bach font une B.O. splendide.

Niels Arestrup est très bon. Film récompensé de huit Césars !

 

Un prophète (2008) : 18/20. Avec Tahar Rahim et Niels Arestrup.

 Un prophète jacques audiard niels arestrup tahar rahim

Vu dans un cinéma finlandais ! Le film a choqué beaucoup de mes voisins de salle. Le destin d’un prisonnier au cœur du système carcéral français. J’ai déjà eu un beau débat sur ce film, qui vient d’être refusé en Chine par le comité de censure au titre « de ne pas vouloir choquer les amis africains du gouvernement chinois ». J’avoue avoir été étonné par l’histoire dans son ensemble, mais surtout par la représentation « ethnique » de la prison (par ethnique j’entends couleur de peau, mais la langue française manque cruellement de termes pour exprimer mon idée). Au-delà de l’histoire, il y a également le problème d'ensemble d’un système qui pense remettre les personnes dans le droit chemin en les enfermant, sans les former.

Grand Prix du Jury au festival de Cannes en 2009, meilleur film, meilleur réalisateur aux Césars (9 récompenses), et Tahar Rahim meilleur acteur, pour sa magnifique performance. A noter une nouvelle fois Niels Arestrup (De battre mon cœur s’est arrêté, le Scaphandre et le papillon) en parrain corse.

 

 

De rouille et d'os (2012) : 15/20. Avec Marion Cotillard et Matthias Schoenaerts

Encore, encore ! Oui, un nouveau bon film d'Audiard ! Avec une performance au niveau de la réalisation qui est remarquable. La rencontre d'Ali, petit videur à la vie difficile, avec Stéphanie, dresseuse d'orques à qui la vie sourit. Seulement leurs histoires vont prendre des trajectoires opposées, le premier réussissant à s'en sortir alors que la seconde perd ses jambes dans un terrible accident. Elle se reconstruit lentement, en grande partie grâce à lui. De nombreuses petites histoires à l'intérieur de leur grande histoire : son fils, ses combats, son handicap.
Nommé à Cannes, Marion Cotillard est nommée aux Golden Globes, en attendant les Oscars.

De-rouille-et-d-os.jpg

Dheepan (2015) : 6,5/20.

 

Non. Non. Non. Pourtant, le film part très bien. Des réfugiés. Des tamouls. L'arrivée à Paris. L'intégration difficile, le problème de la langue, de la fille, de l'argent.

Et pourtant, Audiard gâche tout ça avec une banlieue omniprésente et sur-caricaturée. Pourquoi ? La fin du film est déplorable. Une vraie déception.

 

Audiard est une référence française. Se faire un prénom après un tel père, c’est déjà une sacrée performance. Et plus les films vont, et plus ils l’imposent. Jacques Audiard, l’un des tout meilleurs réalisateurs français de son temps me satisfaisait à chacun de ses films. Dheepan m'ayant clairement déçu, j’attends le prochain avec impatience.

 

 

Mon classement des réalisateurs (totalement subjectif)

1. Emir Kusturica : 17,08/20 (7 films)

2. Albert Dupontel : 16,1/20 (5 films)

3. David Fincher : 15,94 (8 films)

4. Frank Capra : 15,50 (7 films)

5. Billy Wilder : 15,46 (12 films)

6. Charlie Chaplin : 15,29 (7 films)

7. Clint Eastwood : 15,25 (10 films)

8. Xavier Dolan : 15,2 (5 films)

9. Quentin Tarantino : 15,19 (8 films)

10. Les frères Coen : 14,96 (14 films)

11. Stanley Kubrick : 14,82 (11 films)

12. Henri Verneuil : 14,69 (8 films)

13. Sergio Leone : 14,58 (6 films)

14. Jacques Audiard : 14,5/20 (7 films)

15. Howard Hawks : 14,29 (7 films)

16. Alfred Hitchcock : 14,21 (12 films)

17. George Cukor : 13,95 (10 films)

18. Dany Boon : 13,88 (4 films)

19. Pedro Almodovar : 13,86 (11 films)

20. Steven Spielberg : 13,79 (12 films)

21. Stephen Daldry : 13,75 (4 films)

22. Woody Allen : 13,59 (17 films)

23. Tim Burton : 13,25 (12 films)

24. Wes Anderson : 13 (7 films)

25. Sofia Coppola : 12,9 (5 films)

26. Gus Van Sant : 11,5 (11 films)

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14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 07:05

Vous avez sans doute vu aux informations la bagarre un peu surréaliste au sein du parlement ukrainien. Le parlement s'était réuni pour la première fois avant-hier, et l'Europe a eu à cette occasion la chance d’accueillir un nouveau parti d'extrême droite au sein d'un de ses parlements (le 16ème). Pour fêter ça, voici une carte personnelle des résultats de l'extrême-droite aux élections législatives selon les pays (entre parenthèses, la date de la dernière élection) . En vert, ce sont les pays qui n'ont pas d'extrême-droite au sein de leur parlement. Plus la couleur brunit et moins c'est bon signe.

Carte-Europe-Extreme-Droite-2012.jpg

Comme vous le voyez, j'ai mis 3,66% pour la France, ce qui correspond aux résultats du Front National au deuxième tour. Mais le système français est très différent du reste de l'Europe, et les 13,6% du premier tour ne doivent pas être oubliés.

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13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 12:44

Je vous ai déjà parlé de Frédéric Beigbeder (ici) mais je n'avais à l'époque pas lu L'amour dure trois ans. A Emmaüs Paris, il n'y avait que peu de choix. Et puis ce titre, que ma sœur me rabâche depuis plusieurs mois : « mais tu sais Jérémy, l'amour dure trois ans ». Je ne suis évidemment pas d'accord, bien que n'ayant jamais passé ce cap.

 

Les livres sont magiques quand vous arrivez à vous glisser dans la peau du personnage. Quand vous vous reconnaissez au fur et à mesure des phrases. Quand vous auriez pu, vous-même, les écrire. Et c'est ce qui m'est arrivé. Frédéric Beigbeder a une femme, il divorce après trois années. Et il le déclare haut et fort, à qui veut l'entendre, et encore plus à ceux qui ne veulent pas l'entendre : « l'amour dure trois ans ». Et de ligne en ligne, je me suis laissé berner. Et pour cause, je m'y retrouvais.


Cependant, l'écrivain lui-même s'est berné. Et il finit son livre sur une belle touche d'optimisme pour tous les romantiques que nous sommes (enfin, presque). 195 pages que je vous recommande chaudement.

 

Extraits (pour vous donner envie) :

 

« Au début, tout est beau, même vous ».

«  Il vient d'avoir trente ans : l'âge bâtard où l'on est trop vieux pour être jeune, et trop jeune pour être vieux ».

«  Les garçons comme moi, qui se sont trouvés moches dans leur enfance, sont en général tellement étonnés d'arriver à séduire une jolie fille qu'ils les demandent en mariage un peu vite ».

« On s'apitoie sur ceux qui souffrent mais pas sur ceux qui font du mal ».

« Car c'est soi-même qu'on abîme le plus, quand on fait souffrir quelqu'un ».

« Au revoir sera le dernier mensonge ».

«  La polygamie est entièrement légale en France : il suffit d'être doué pour le mensonge »

« Aimer quelqu'un qui vous aime aussi, c'est du narcissisme. Aimer quelqu'un qui ne vous aime pas, ça, c'est de l'amour ».

« Le plus dur ne serait pas de quitter Anne, mais de renoncer à la beauté de notre histoire ».

« Pourquoi tout le monde fuit-il la solitude ? Parce qu'elle oblige à penser. De nos jours, Descartes n'écrirait plus : « Je pense donc je suis ». Il dirait « Je suis seul donc je pense ». Personne ne veut la solitude, car elle laisse trop de temps pour réfléchir. Or plus on pense, plus on est intelligent, donc plus on est triste. »

« Surtout, j'ai appris que pour être heureux, il faut avoir été très malheureux ».

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13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 06:50

Au revoir Irlande, bonjour Islande ! Et non, il n'y a pas que Björk comme chanteuse sur cette petite île. Emiliana Torrini, fille d'un restaurateur italien, a déjà composé 7 albums. 3 ne sont sortis qu'en Islande, et j'avoue n'avoir en ma possession que « Me and Armini », datant de 2008. Mais j'y ai eu droit pendant tout le voyage en Asie ! Une sorte de Indie Pop aux sonorités très mélancoliques. Je suis conquis.

Mon coup de cœur pour la chanson qui a percé en Belgique, Allemagne ou Autriche (n°1 dans ces 3 pays) mais qui n'est pas sortie en single en France : Jungle Drum. Le genre de chanson qui vous met la pêche le matin et vous donne envie de sauter à gauche à droite.

Une autre sonorité, plus calme, plus mélancolique : Hold Heart.

Enfin, les fans du Seigneur des Anneaux la retrouvent sur Gollum's Song qu'elle interpréta en 2002.

 

 

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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 11:45

Mon dernier match au stade ? Spartak Moscou contre un club sombre du milieu de la Russie. C'était il y a un peu plus d'un an, et dans un tout autre contexte. Cette fois, c'est dans ma région, avec les impôts de mes parents (et peut-être les vôtres !), pour un club que j'ai déjà vu plusieurs fois dans un stade beaucoup plus froid, à Villeneuve d'Ascq. Direction donc le Grand Stade (auquel il faut absolument trouver un nom!), et la tribune Sud, en face du kop, où les places sont à 20€.

Lille tribune nord Grand Stade

 J'avoue que le nouvel écrin lillois est splendide. Le toit avait été rétracté et le froid glacial du dehors se faisait moins ressentir en dedans. Une seule chose était froide : le public du Losc. Je ne suis pas surpris, j'avais déjà vu ce public en action (ou pas) il y a quelques années. C'est calme. Parfois très silencieux. Ça siffle. Ses propres joueurs, alors que l'équipe mène. Ça chante des insultes. Et il paraît même qu'ils se battent parfois entre eux. Non, le Losc ne mérite pas son public. Mais il progresse. Ce n'est pas Bollaërt ou le Parc des Princes, mais le Grand Stade amène une nouvelle sonorité. Ça résonne un peu, ça doit aider. Le kop est beaucoup plus gros qu'à l'époque. Et il chante assez régulièrement.

SAM 0373

Nous avons vu la différence, et pour cause nous étions d'abord en face d'eux et puis avec eux. Je m'explique : à la mi-temps, après avoir vu les actions du Losc de notre côté (mais aucun but) nous nous sommes décidés à faire une petite visite du stade. Et nous avons traversé l'ensemble ! Nous voici en tribune Nord, avec le kop à nos côtés. Ça sonne mieux. Et surtout on voit bien les buts, juste devant nos yeux ! Sympa ce concept !Lille tribune sud Grand Stade

Côté football, le Losc a plutôt bien joué. C'est simple, on n'a pas vu Landreau du match ! (blague de foot, pardon les filles). Et rien que le but de Payet valait le déplacement. Prochain match de foot dimanche, au FC Tilques. Venez nombreux !

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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 06:40

Allons voir un peu en Irlande : pays où derrière chaque habitant se cache un grand chanteur. Un peu de folk-rock, avec Damien Rice. Deux albums, O (2002) et 9 (2006).
Damien-Rice-9-crimes.png

Le premier album serait le second le plus vendu de tous les temps en Irlande, derrière U2, restant 97 semaines en vente (source wikipédia). Vous pouvez retrouver nombre de ses chansons dans des épisodes de séries télévisées comme au cinéma (Closer). Je vous offre les deux plus connues : Volcano et Cannonball.

En 2006, vient le temps de 9.
MON coup de cœur pour 9 crimes, la première bande (qui fait partie de la BO de Shrek). J'aime également beaucoup la seconde The Animals were gone. Je vous laisse découvrir, pour ceux qui ne connaissent pas.

Oui, la plupart de ces chansons donnent envie de se tirer une balle !
Une question : ne serait-il pas temps pour un troisième album ?

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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 12:38

Assis dans un train TGV en provenance de Strasbourg et à destination de Lille, je suis à côté d'un Monsieur aux cheveux blancs, 75 ans, mais qui en fait 60. Lunettes sur le front, barbe couleur neige et yeux verts. Il va récupérer son petit-fils à l'aéroport Charles de Gaulle. Je débute la conversation, n'étant pas d'humeur à regarder un film en ce début d'après-midi. « D'où revient votre petit-fils ? »

« Il arrive de Nouméa, en Nouvelle-Calédonie. »

Il m'explique alors son histoire familiale. Il fut le premier à se rendre en Nouvelle-Calédonie, âgé de 20 ans. Il pensait être envoyé en Algérie et se retrouva finalement à Nouméa. Plutôt verni sur ce coup là. A l'époque, l'île c'est « un peu la brousse ». Il rencontre une femme, se marie et monte son petit business. Il perd sa femme relativement jeune, en retrouve une seconde à Cannes quelques années plus tard, avec qui il s'est remarié. Celle-ci est également décédée. Doublement veuf (moins verni sur ce coup-là), il a maintenant une copine sur Strasbourg.

Ce Monsieur a une vision de la société et des dénominations qui viennent de son époque. Il dit des choses que je qualifierais de politiquement incorrect. Ainsi, les Asiatiques sont des « jaunes ». Quant aux Mélanésiens, populations locales de Nouvelle-Calédonie, ce sont « des fainéants ». Très vite nous évoquons les possibilités d'indépendance et le référendum qui doit se tenir là-bas depuis plus de 15 ans. Il le dit très clairement, il est pro-français. Il me demande de citer un seul exemple d'indépendance de la France qui a réussi. Je sèche un peu. « C'est la misère partout où on était ». J'hésite à dire le Vietnam et puis je pense aux guerres, Cambodge la guerre civile. J'ai la Louisiane pour les États-Unis ou le Québec, mais je pense qu'il ne parlait pas de ces indépendances là.


Il tente de m'expliquer que l'erreur de la France a été de donner de l'instruction aux autochtones, tout en refusant tout partage du pouvoir et en ayant une attitude raciste. C'était l'époque. Du coup, les locaux, « qui sont parfois pas plus cons que vous ou moi » ont bien compris que le système n'était pas juste. Lucidité.


Ensuite il m'évoque ses impôts. Étant étudiant sans aucun revenu, je ne suis pas concerné par la question. Mais j'aime beaucoup écouter les gens se plaindre, dans la vraie vie ou sur Facebook, du fait qu'ils payent trop d'impôts. On les entendait moins quand ils avaient l'école gratuite. Il enchaîne sur l'assistanat. Là, je me dis que j'en tiens un. Puis l'immigration massive. Il cite un socialiste qu'il aimait bien, Rocard « on ne peut pas accueillir toute la misère du monde ». Je hoche la tête en signe d'approbation. Difficile de dire le contraire et je sais que si je me lance dans un débat nous risquons de passer un mauvais voyage. Je me plais à l'étudier, notamment son système de pensée. L'enchaînement impôt/assistanat me fit penser qu'il était de droite. En effet, « il était de droite ». Mais l'argument immigration me le rapproche de l'extrême-droite (bien qu'on commence de plus en plus à avoir des difficultés à les dissocier). « j'ai beaucoup de respect pour les Le Pen, d'ailleurs, la prochaine fois, je vote FN. Depuis 30 ans, c'est la droite, c'est la gauche, et ils font tous des conneries. Alors je ne vois pas comment le FN peut faire pire qu'eux ». J'ai des arguments - guerre civile, politique raciste qui nous ramène aux heures sombres de l'histoire, débâcle économique, renfermement sur soi... - mais je n'ai pas le temps de les développer. Il revient sur les Mélanésiens. Il a eu peur il y a quinze ans, lorsque le référendum devait se tenir, « peur de se retrouver comme les pieds-noirs ». Sans rien, quitter son pays, son île et se retrouver en métropole en attendant l’aumône des autorités. Alors il a choisi de quitter son île, après 40 ans passés sur place. Et il était de ce fait assis à côté de moi.


J'ai parfois peur de notre avenir politique.

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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 06:33

Oui, là c'est le plus du pied sécurité. Qui n'aime pas Adèle ? C'est une question sans réponse tant elle semble faire l'unanimité autour de moi comme un peu partout dans le monde. Seulement deux albums et pourtant déjà le statut de star internationale.

 
 

J'ai découvert Adèle par son album 21, mais pour des raisons pratiques, commençons par l'album 19, vendu à 6,5 millions d'exemplaires dans le monde.

L'ensemble me plaît beaucoup, avec une préférence pour Chasing Pavements, en live (bonus de l'édition américaine).

Et puis il y a 21, vendu à plus de 24 millions d'exemplaires dans le monde, et qui finit premier aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en France, en Australie, en Allemagne, en Pologne, au Canada....

Que dire, si ce n'est que l'on a presque atteint la perfection. Alors plutôt que de parler, on va savourer, en écoutant cinq chansons.


 

Adèle, 24 ans, 2 albums, 48 prix pour 99 nominations. C'est tout.

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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 06:19

Oui, comme vous pouvez le constater, je fonctionne à coup de séries ! Après la série sur la télévision, voici un peu de musique. Mais cette fois-ci, j'ai une raison bien particulière, car je me suis remis à l'écoute. Pendant quelques années, j'avoue avoir arrêté les découvertes. Je me laissais bercer par ma bibliothèque musicale, plutôt développée, sans aller à la recherche de nouveautés. Mais mon amie germanique m'a remis un peu au goût du jour en me faisant partager ses goûts. A moi-même d'en faire autant avec vous.

Aujourd'hui je commence par mon très gros coup de cœur. Antony and the Johnsons.

Antony-and-the-Johnsons.jpg

Le groupe est porté par la voix d'Antony Hegarty, qui arracherait des larmes à un geôlier. Quelle voix ! Je l'écoute autant pour le plaisir de l'écouter qu'en fond sonore quand je travaille. J'ai la chance d'avoir en ma possession deux albums : Antony and the Johnsons datant de 2000 et I am a Bird now datant de 2005.
Dans le premier album, je retiens la chanson Hitler in my heart, qui rien que pour son titre mérite un éloge. J'adore le rythme.


 

J'ai clairement une préférence pour le second album. Fisfull of love est sans doute l'une des chansons les plus connues dans l'Hexagone à la suite de sa présence dans la bande originale du film Les petits mouchoirs.


 

Mais j'aime énormément deux autres chansons : Hope there's someone et For today I'm a boy.

Il me reste deux albums à découvrir, en plus des live : The crying light (datant de 2009) et Swanlights (datant de 2010). Si quelqu'un les a sous la main...

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9 décembre 2012 7 09 /12 /décembre /2012 07:53

 

Steven-Spielberg.jpgQui n'a jamais vu un film de Steven Spielberg ? Je ne vois pas beaucoup de mains levées ! Sans aucun doute le réalisateur actuel le plus connu, le plus attendu et l'un des plus respectés. 30 films en 40 ans, et je vais m'en choisir une douzaine, en allant par ordre chronologique.

 

Duel (1971) : 14/20. Avec Dennis Weaver.

 

C'est un téléfilm. Celui qui a fait connaître Spielberg au public américain. Une longue course-poursuite à travers la Californie, avec un camion qui souhaite tuer David Mann. Pendant l'ensemble du film, on ne voit pas la tête du chauffeur et on ignore le pourquoi de ses intentions. Très original.

 

Les aventuriers de l’arche perdue (1981) : 12/20. Avec Harrison Ford.

Indiana-Jones-Les-aventuriers-de-l-arche-perdue-Steven-Spie.jpg

Le premier épisode d'Indiana Jones, mais pas de grande surprise. Harrison Ford est bien dans son rôle mais je n’ai pas ressenti l’aventure de l’épisode. 5 Oscars. George Lucas en est producteur. 5 Oscars pour 9 nominations.

 

E.T. L'extraterrestre (1982) : 14,5/20. Avec Dee Wallace.

E.T.-l-extraterrestre-Steven-Spielberg.jpg

L'un des films de mon enfance. Qui n'a jamais vu ou au moins entendu parler de ce petit extraterrestre. E.T téléphone maison. Mythique, record du film le plus vu jusque... Jurrassic Park. 9 nominations, 4 oscars.

 

Jurrasic Park (1993) : 12,5/20. Avec Sam Neill.

Jurassic-Park-Steven-Spielberg.jpg

Pardon d'avance à tous les fans du film pour ma note sévère, mais la science-fiction et moi, vous savez... Les dinosaures du parc qui s'échappent et attaquent les humains. Intéressant sujet qui suscite des questions éthiques sur le travail de l'ADN et ses modifications (Spielberg est précurseur en la matière). Film d'aventure, d'horreur, d'action, qui ne laisse pas indifférent. 3 Oscars.


La Liste de Schindler (1993) : 18,5/20.Avec Liam Neeson et Ralph Fiennes.

La-liste-de-Schindler-Steven-Spielberg.jpg

Mon préféré, de loin. Tiré de l'histoire vraie d'Oskar Schindler, industriel allemand, membre du parti nazi, profiteur de guerre et de la main d’œuvre juive bon marché. Mais la liquidation du ghetto de Varsovie va le transformer, il se donne pour but d'en sauver un maximum.
Spielberg ne demande aucun salaire pour ce film. 7 Oscars dont celui du meilleur film.

Il faut sauver le soldat Ryan (1998) : 17/20. Avec Tom Hanks et Matt Damon.

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Le reconstitution du débarquement à Omaha Beach dès le début du film vous plonge dans l'ambiance. Ca saigne, ça meurt et ça avance à un rythme lent. Une boucherie qui m'a choqué à l'époque, quand j'étais allé le voir au cinéma (11 ans, mais Sophie en avait 8!)
S'en suit l'histoire principale du film, la recherche par John Miller (Tom Hanks) et son équipe du soldat Ryan (Matt Damon), qui a déjà perdu ses 3 frères au combat. L'idée provient de l'histoire vraie des frères Niland. Un grand film de guerre, récompensé par 5 Oscars. Les fans de Medal of Honor en première ligne y retrouvent leur univers (le jeu a été créé par Spielberg).

Minority Report (2002) : 9/20. Avec Tom Cruise et Colin Farrell.

 

Un film de science-fiction. Avec Tom Cruise. Ça partait mal. Mais comme c'est de Spielberg, j'ai fait l'effort. Bilan : une idée politiquement incorrecte (des mutants peuvent prédire les crimes et les « assassins » sont arrêtés avant leur passage à l'acte) et une fin sympa. Le reste, ça reste quand même quelque chose que je n’apprécie guère.

 

Arrête moi si tu peux (2002). 16/20. Avec Léonardo Di Caprio, Tom Hanks et Christopher Walken.

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Comédie très sympa, et vraiment rythmée, avec Frank Abagnale qui produit des faux billets de banque (Léonardo Di Caprio), poursuivi par Carl Hanratty (Tom Hanks). Belle prestation de Christopher Walken dans le rôle du père. Tiré d’une histoire réelle et d’un livre.

 

Le terminal (2004) : 13/20. Avec Tom Hanks et Catherine Zeta-Jones.

 

Viktor Navorski (Tom Hanks) est un touriste comme un autre. Seulement, au moment de s'enregistrer sur le territoire américain, il est bloqué car son pays d'origine, la Krakozie, vient de voir son gouvernement renversé par un soulèvement de l'intérieur. Devenu indésirable, il va errer dans l'aéroport John-Fitzgerald-Kennedy (JFK), en faisant des petits boulots pour gagner sa vie.

Le film s'inspire d'une histoire vraie, celle de Mehran Karimi Nasseri. Viktor Navorski, originaire d'un pays imaginaire d'Europe de l'Est, parle en fait le bulgare.

Pas le meilleur Spielberg même si le scénario est sympa.

 

Munich : 13/20. Avec Eric Bana, Daniel Graig et Matthieu Kassovitz.

 

Les J.O. de Munich en 1972. Des Palestiniennes prennent en otage une partie de la délégation israélienne. Le film se concentre sur l'après, l'opération Colère de Dieu, avec des agents du Mossad chargés d'éliminer les responsables de cette opération. Le film aborde des questions sensibles, et il pâtit un peu de sa longueur, hésitant souvent entre l'action et la réflexion. 5 nominations aux Oscars.

 

Les aventures de Tintin : Le secret de la Licorne (2011) : 14/20.

Tintin-les-aventures-le-secret-de-la-licorne-Steven-Spielbe.jpg

Un condensé de plusieurs histoires de Tintin (Le Crabe aux Pinces d'Or, le Trésor de Rackham le Rouge), avec comme fil conducteur le secret de la Licorne. On y croise les Dupont, la Castafiore, Tintin au milieu dudésert and Cie... Le format du film d'animation me convient bien, le rythme est soutenu et l'apparence de Tintin me plaît beaucoup. Produit par Peter Jackson.

Le temple du soleil est prévu pour 2014.

 

Cheval de guerre (2011) : 12/20. avec Emily Watson, Niels Arestrup.

 

Pas de surprise, c'est bien l'histoire d'un cheval en temps de guerre ! Un peu léger cependant, peut-être que les fans de bidet y trouveront leur compte. Le contexte de la guerre, l'histoire extraordinaire d'un cheval qui survit à tout et retrouve son maître. Mwé.


Steven Spielberg se retrouve donc dans les profondeurs de mon classement, tout en gardant cependant une bonne note (le classement est relevé!). Il est un peu puni par ses projets de science-fiction, qui ne me correspondent guère. Et je garde à l'esprit que je n'ai pas vu les suites de Jurassic Park ou Indiana Jones, qui l'auraient sans aucun doute pénalisé un peu plus encore. De même pour Rencontre du troisième type ou A.I : Intelligence artificielle.

J'attends toutefois avec impatience de voir son nouveau film, Lincoln, fresque historique mettant en scène l'un des plus grands présidents de l'histoire, et sans aucun doute mon Américain préféré. Nul doute qu'il devrait remonter ensuite.

 

Mon classement des réalisateurs-acteurs (totalement subjectif)  

1. Emir Kusturica : 17,08/20 (7 films)

2. Jacques Audiard : 16/20 (5 films)

3. Billy Wilder : 15,55 (11 films)

4. Charlie Chaplin : 15,29 (7 films)

5. Clint Eastwood : 15,25 (10 films)

6. Frank Capra : 15,07 (7 films)

    Quentin Tarantino : 15,07 (7 films)

8. Les frères Coen : 14,88 (13 films)

9. Stanley Kubrick : 14,82 (11 films)

10. Sergio Leone : 14,58 (6 films)

11. Sofia Coppola : 14,5 (4 films)

    Audrey Hepburn : 14,5 (8 films)

13. Alfred Hitchcock : 14,32 (11 films)

14. Woody Allen : 14 (13 films)

15. Howard Hawks : 14,29 (7 films)

 16. George Cukor : 13,95 (10 films)

 17. Steven Spielberg : 13,79 (12 films)

18. Tim Burton : 13,25 (12 films)

 

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Published by milevjeryleron - dans Cinema
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