9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 12:51

Parfois on se demande si on n'a pas vieilli, si le temps ne joue pas trop sur notre physique ou notre mental, sur notre façon de nous amuser, sur notre façon de faire la fête. Et parfois on tombe sur un CD de RFM Party 80. Et là, on ne se demande plus rien. On savoure, à gorge déployée.

 

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9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 10:31

Steve McQueen, Twelve years a slave (2013) : 17,5/20. Avec Chiwetel Ejiofor.

Solomon, homme libre du nord des Etats-Unis, est enlevé par des marchands d'esclaves qui le vendent dans le Sud. Au revoir petite famille et jolie maison. Bonjour peur, torture et travaux manuels. L'esclavage.

Une grosse claque. Pas seulement en raison du scénario. Mais les images.... la scène la plus dure est sans conteste l'une des dernières, quand Solomon doit exécuter une peine. Chaque coup de fouet me faisait mal. Pas à mon corps, mais à mon esprit, à mon cœur. C'est un film qui devrait vous toucher (ou alors vous avez des affinités avec le KKK). Grosse performance d'Ejiofor (découvert quelques heures plus tôt dans Dirty Pretty Things avec Tautou). 

Les films sur l'esclavage sont un peu plus nombreux depuis quelques années. Django était très bon, mais dans un tout autre genre (un genre appelé Tarantino, car difficile à décrire). Ici, c'est le drame, sombre. Pas de magie, pas de comédie, pas de sauvetage spectaculaire. Des coups, des larmes et du sang. L'esclavage, le vrai. Oscar du meilleur film. Logique.Twelve-years-a-slave.jpg

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9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 09:59

Stephen Frears, Dirty Pretty Things, loin de chez eux (2002) : 16/20. Avec Chiwetel Ejiofor, Audrey Tautou et Sergi Lopez.

Une petite claque. Deux immigrés illégaux, Okwe, un Nigérien, et Senay, une jeune Turque, survivent dans Londres. Petits boulots, petits apparts, petites peurs. Mais la découverte d'un cœur dans la chambre d'hôtel où les deux migrants travaillent bouleverse leurs vies. Ils se retrouvent confrontés à un terrible commerce d'organes. Qui va bientôt les toucher.

Film très sombre, entre le drame et le thriller. Pas de misérabilisme cependant. Les acteurs sont impeccables (Tautou dans un rôle de jeune urque, vraiment stupéfiante). Le scénario amène à regarder les migrants d'une façon différente (humaine).Dirty-Pretty-Things-Audrey-Tautou-Stephen-Frears.jpg

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9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 08:16

Albert Dupontel, Le vilain (2009) : 16,5/20. Avec Albert Dupontel, Catherine Frot et Bouli Lanners.

Un braqueur de banque revient chez sa mère pour se cacher. Cela fait 20 ans qu'il est parti. Sa mère est si heureuse de revoir son petit ange... jusqu'à ce qu'elle se rend compte que c'est un vilain ! S'en suit un duel déjanté.

Loufoque, fou, burlesque, cocasse, saugrenu, farfelu... ce film est un ensemble de ces termes. Les scènes de « batailles » entre la mère et son fils sont amusantes, encore plus quand le médecin arrive. Et cette tortue... Dupontel s'installera assez vite dans mon top 5 réalisateur !
Le-vilain--Albert-Dupontel-Catherine-Frot.jpg

 

 

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 21:29

Revenir deux semaines après deux mois d'absence, c'est revoir beaucoup de monde. La famille et les amis, le chien et les voisins. Revenir deux semaines, c'est finalement court et long à la fois. Court, car j'ai l'impression de ne pas arrêter. Mais long aussi, car je réussis à revoir tout le monde, et certains à plusieurs reprises.

Je ne vais pas vous ennuyer avec mon emploi du temps plutôt rempli de ces vacances Made in Nord-Pas-de-Calais (je le ferai dans un autre article héhé). Mais simplement évoquer mon état d'esprit du moment. Ca semble un peu bête, mais c'est surtout pour moi, pour m'en souvenir (les paroles s'envolent, les écrits restent).

En ce moment, j'ai l'impression de toucher des doigts le bonheur. Le vrai, le véritable. Le 100%. Celui que je n'avais pas ressenti depuis plusieurs années. Peut-être depuis la période d'insouciance Erasmus. Mais cette fois, c'est légèrement différent, et peut-être plus vrai. Un copain à moi évoque souvent Erasmus, et il me rappelle que c'est une sorte de rêve éveillé, mais que ça ne peut pas être la vraie vie. Il n'a pas tort. Erasmus c'est une bulle. Une expérience folle et magnifique, mais ça reste une bulle. Tout ce qui se passe en Erasmus reste en Erasmus. Les contacts avec le monde réel, les autres, les emmerdes, le boulot, et même les études, tout ça n'existe pas. Erasmus ce n'est rien que la fête, l'insouciance, l'amour, les amis. Mais rares sont les mauvais côtés. On s'en rend d'ailleurs très vite compte quand on revient chez soi. Erasmus est une folie, mais Erasmus n'est pas la vie, telle qu'elle existe ensuite.

Erasmus est terminé depuis bien longtemps pour moi. Mais une autre source de bonheur est apparue. J'avoue que je ne l'ai pas trop vue venir. Et depuis quelques jours, je m'en délecte. C'est le bonheur du Carpe Diem.

Ce n'est pas la première fois que j'écris cette locution latine, sans doute pas la dernière. Mais cette fois, c'est différent. Je ne suis plus dans le Carpe Diem « on profite, on fait la fête, on voyage ». En tout cas, plus seulement. Je suis dans le Carpe Diem « on regarde autour de soi, on admire la nature, on observe ses proches, et on profite de tout ça avec le sourire ».
J'ignore un peu comment ce sentiment est venu en moi. Peut-être est-ce le film vu récemment sur ce type qui pouvait revivre chacune de ses journées, pour en profiter une deuxième fois. Ou peut-être est-ce la nature que je côtoie de plus en plus régulièrement qui me donne cette sensation de plénitude. C'est peut-être les randonnées de la Forêt-Noire, ou les balades avec mon chien. C'est aussi mes amis, que je revois depuis quinze jours. C'est également la famille, avec qui je prend plaisir à discuter, surtout quand je les écoute.

Ça commence dans Tilques. Un arbre qui bouge, et le bruit du vent. Je hoche la tête vers le ciel, les yeux fermés, me concentrant sur ce bruit fantastique. Le souffle. Fort, venant du lointain. Ce vent se déplace à travers les terres sans faire attention à moi. Mais moi, je l'écoute attentivement. La sensation est magnifique.

C'est ma grand-mère qui me parle. C'est la deuxième fois que je suis là cette semaine. Et elle évoque un sujet que je connais déjà, puisqu’elle en a parlé la première fois. Mais plutôt que de l'arrêter, je l'observe. Ses traits, ses cheveux, cette façon de parler. Une expression sortant tout droit d'un temps ancien. Je ris. Elle aussi. Je sais qu'elle a déjà fait une bonne partie du chemin, et que des moments comme aujourd'hui ne se reproduiront peut-être plus cent fois. Le temps fait son effet. Pour moi aussi.

C'est mon chien qui remue la queue à chaque fois que je rentre dans ma cuisine. Pourtant je suis parti il y a quinze secondes vers ma chambre. A peine suis-je parti que je l'ai entendu sauter du fauteuil et marcher vers la porte. Lentement, je remonte mon couloir, tout en admirant sa petite tête dépasser des carreaux inférieurs. Quelques centimètres derrière, sa queue gigote. Je lui parle de l'autre côté de la porte, et il se dresse sur ses pattes arrière. J'appuie sur la poignée, et le fauve se jette sur moi pour me faire une fête. Je le prends dans mes bras, essayant de donner autant d'amour que j'en reçois de sa part. C'est con un chien. Mais c'est tellement bon.

Mon père s'est endormi dans le fauteuil. Il a essayé de regarder le classico, que j'ai enregistré pour lui. Mais la fatigue a pris le dessus (et pourtant, quel match!). De mon côté, je regarde à nouveau le match, alors que je l'ai déjà vu la veille. Mais je sais que c'est une rencontre tellement fantastique... Je prends plaisir à suivre le déplacement d'Inesta alors que celui-ci n'a pas le ballon. Le replacement de Busquets, l'accélération de Benzema dans la surface pour être le premier sur le ballon. Et puis j'observe mon père, dans une situation assez habituelle pour lui. Sa sieste après manger. Traditionnel. Et je souris.

Vous voyez, ce ne sont pas des moments extraordinaires. Ce sont d'ailleurs les moments les plus ordinaires du monde. Et c'est ça que j'ai compris : le bonheur c'est de se délecter des moments ordinaires. C'est con à dire, mais ils sont si nombreux. Regarder la pluie tomber avec le sourire, et c'est toute une vision de la vie qui change. Dire bonjour à toutes les personnes que je rencontre, toucher l'herbe derrière ma maison. Le bonheur c'est prendre le temps de vivre. Le bonheur, c'est la fin de tout stress superflu. Je ne fais pas ça aujourd'hui, je le ferai demain. Ou le jour d'après. Et si je ne le fais pas du tout, tant pis. Il n'y a pas mort d'homme. J'ai le temps. Je me laisse savourer. Je me laisse être heureux.

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12 mars 2014 3 12 /03 /mars /2014 11:37

Cette année, je ne pouvais pas faire une bande ou un bal dunkerquois, pour raison géographique. Mais pas de Dunkerque ne veut pas dire pas de carnaval ! Direction Bâle, en Suisse. D'ailleurs, le réveil de Basel, ça sonne un peu pour moi comme le réveil de Cassel ! Bon, Basler Morgestraich, ça sonne tout de suite moins nordiste. Mais l'idée est finalement assez ressemblante.


Outch ! Réveil matin 2 heures, ce carnaval se mérite ! Je prends mon vélo, accompagné par l'une de mes tandems qui m'a soufflé l'idée. Dans les rues de Fribourg, une agitation assez étonnante pour l'horaire règne. Beaucoup de vélos se côtoient. Et tous prennent la direction de la gare ! Deux trains sont affrétés spécialement pour l'occasion. Et ils sont bondés !
40 minutes plus tard, nous débarquons en Suisse dans une ville blindée de monde ! Il est 3h30 du mat' et je suis sûr que c'est la première fois que je vois autant de monde à cette heure là !

Nous marchons vers la grand place de Bâle, et attendons patiemment 4h, l'heure du départ. Dans les églises, les cloches se mettent à sonner l'heure fatidique. Tout d'un coup, l'ensemble des lumières de la ville s'éteignent et une immense clameur résonne dans la ville. A me faire frissonner.

Les musiciens prennent leurs flûtes,
les lanternes sont allumées,
la partition débute,

les enfants sont enchantés.

 

 

Le défilé est un bonheur pour les yeux. Le plus important, ce sont ces immenses lanternes, portées généralement par quatre personnes. Elles attirent immédiatement le regard. Sur celles-ci, beaucoup de couleurs et des sujets qui varient : les artisans de la ville sont représentés, les villages du coin et beaucoup de sujets politiques : Merkel sous tous les angles, Obama et le scandale de la NSA, j'ai même vu Hollande ! (il devait sans doute y avoir des politiques suisses, mais je maîtrise moins!)Basel Morgestraich (1)Basel Morgestraich (2)Basel Morgestraich (4)Basel Morgestraich (5)
Derrière ces grandes lanternes (souvent par groupe de trois), les musiciens. Ils ont tous le même instrument : une flûte à bec ! Et ils jouent des petits airs sympas. Il n'y a pas de chants ou quoi que ce soit, juste une petite musique de foire. Sur leur tête, ils ont tous une petite lanterne personnalisée par bande. Trêve de grand discours, rien ne parle plus qu'une petite vidéo.


Le public est de tous les âges. Les jeunes, les vieux, les enfants, les travailleurs. Tout Bâle semble être réveillé (bon, faut dire aussi que ça ne doit pas être évident de dormir avec ce boucan d'enfer!). Le défilé est très discontinu. Un groupe passe devant nous, un autre est de l'autre côté de la place, dans le sens opposé. Et puis un groupe tourne à notre gauche, brisant la foule et entraînant quelques bousculades. Attention, rien à voir avec Dunkerque ! Ici, c'est très calme, beaucoup plus familial. Les enfants occupent de bonnes places à l'avant de certains groupes.
Basel Morgestraich (3)
Et à 5h, c'est déjà fini ! Là, ce fut une surprise ! Bon, j'ai l'habitude des bandes de Dunkerque qui durent toute une après-midi (voire même la soirée). Ici, tout le monde repart chez soi, et se prépare pour... aller travailler ! (les Baselois ont tout de même un jour férié à poser pour l'une des trois journées de carnaval) De mon côté, je retraverse la ville, zigzaguant entre quelques flûtistes sans lanterne et quelques lanternes sans flûtiste. Mon train repart à 6h30; à 7h15 je suis de retour à Fribourg. La journée ne fait que débuter.

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7 mars 2014 5 07 /03 /mars /2014 18:36

Ce qui est sympa aussi, quand quelqu'un vient me rendre visite, c'est que j'en profite aussi pour découvrir quelques coins de la région. Cette fois-ci, avec Julie et Anais (en mode lycée Ribot), on a fait mes deux classiques : la visite de Fribourg, et la randonnée avec vue sur les Vosges enneigées.
Freiburg (2)

Et puis mon petit bonus, grâce à la voiture disponible : l'Alsace.
C'est l'avantage de vivre à la frontière : les principales attractions alsaciennes sont à une heure de chez moi. Après avoir fait les villes (Strasbourg, Colmar, Mulhouse), ce fut au tour des petits villages typiques alsaciens.

On a commencé avec la château de Haut-Koenigsbourg. Rien qu'à son nom, on comprend bien qu'il s'agit d'un édifice à l'histoire très allemande. C'est un « château médiéval ». J'utilise les guillemets, car son histoire est un peu compliquée : un château est construit dès le douzième siècle sur l'emplacement actuel. Après quelques siècles au sein du saint empire romain germanique, il est détruit par les Suédois (!) lors de la guerre de trente ans, en 1633. Et puis pendant plus de deux siècles, rien. C'est seulement vers 1900 que le château est reconstruit sur demande de... Guillaume II, l'empereur allemand ! Oui, l'Alsace est à ce moment-là allemande, et l'empereur est tombé amoureux de l'endroit (il visite le chantier tous les ans). Il y a beaucoup de controverse historique sur cette reconstruction. Toujours est-il que nous avons en face de nous un château d'aspect médiéval, quoi que un peu modernisé. La visite est sympa, la vue encore plus (les montagnes de la Forêt Noire de l'autre côté).L'Alsace (4)L'Alsace (3)L'Alsace (2)A quelques minutes de là, Ribeauvillé. Ici, c'est l'Alsace des cartes postales : cigognes, bretzels, vignes et maisons alsaciennes.L'Alsace (1) La période idéale doit être le printemps/l'été, avec les fleurs qui font la renommée de la ville. Au fond, le château Saint-Ulrich domine.L'Alsace (5) Nous étions là le jour du carnaval, avec parade et compagnie (j'ai enfin pu réentendre du Patrick Sébastien, ça manquait clairement à ma vie allemande).
Puis direction Riquewihr, dans le même style mais en vrai village. Beaucoup de ruelles à s'y perdre. On est dans un coin très touristique (le village affirme qu'il y a 2 millions de visiteurs chaque année!), sorte de musée à ciel ouvert. Le village a également beaucoup souffert lors de la guerre de trente ans, mais a été épargné pendant la seconde guerre mondiale. L'Alsace (6)

Bref, n'hésitez pas à venir me voir, ça me sort ! Et entre le gratin, les crêpes (magnifiques) et les colons de Catane, je vous promets quelques bons moments !
Freiburg (1)

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7 mars 2014 5 07 /03 /mars /2014 17:36

Ridley Scott, Gladiator (2000) : 18,5/20. Avec Russell Crowe et Joaquim Phoenix

 

La chute du général romain Maximus Decimus après la mort de l'empereur Marc-Aurèle, qui voulait faire de lui son successeur. Alors qu'il a tout perdu, il ne souhaite plus qu'une chose, la vengeance.


Un péplum qui sent bon les années 1950. Mais revisité de façon incroyable par Ridley Scott. Pour les exactitudes historiques, il vaut mieux regarder la série Rome, car hormis les noms d'empereurs... reste la violence, très présente à l'époque, et aussi dans le film. Celui-ci dure 2h30 mais défile très vite. Les scènes d'action se succèdent, les drames s'intensifient, les intrigues continuent sans cesse. L'un de mes films préférés, porté par la musique d'Hans Zimmer (toujours fantastique).
Ce fut bien sûr un revisionnage, la demoiselle n'ayant jamais vu le film (et elle s'est endormie au bout de 30 minutes, péché!). Chose étonnante, ce fut une version différente de celle que je connaissais (un peu allongée, avec des scènes inédites).

Vainqueur de 5 Oscars, dont le meilleur film.

Ci-dessous, mon passage préféré (et quelle musique!)

  
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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 13:02

Raison n° 14 : une vue sur les VosgesFribourg-3.JPG
Raison n° 15 : une ville sans la ville Fribourg.JPGVisitons Freibourg. Approuvée par Marie-Eve W., en mode université d'Artois.

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26 février 2014 3 26 /02 /février /2014 17:48

Parler d'un bilan après deux mois, c'est peut-être exagéré. Parler de végétarien, c'est peut-être exagéré. Mais je prends tout de même la plume, car il y a beaucoup de choses à dire. Je rappelle ma résolution du 1er janvier : manger de la viande une fois par semaine. Je suis en Allemagne, pays des végétariens et du mouvement vert par excellence. Après pas mal de discussions l'année dernière, j'ai décidé de tenter l'expérience, et cela malgré mon amour invétéré pour la viande de bœuf.

Tout d'abord, petit ajout : le poisson. Car quand je dis que je ne mange qu'une fois de la viande par semaine, c'est aussi avec le poisson. Je me voyais mal réduire ma portion de viande alors que je décimais chaque jour les fonds marins ! Pas très écologique tout çà !

Nous sommes aujourd'hui dans la neuvième semaine, et j'ai mangé depuis le 1er janvier 4 fois de la viande, et 4 fois du poisson. On peut m'applaudir. Pour la moitié des cas, ce fut plutôt involontairement :

¤ à l'extérieur : une fois du poisson et une fois de la viande chez des gens qui m'hébergeaient (je me voyais mal refuser).
¤ malgré-moi : deux fois de la viande, une fois parce que ma partenaire n'aimait pas sa côte de porc (et nous avons échangé nos plats, alors que j'étais parti sur une assiette végétarienne) et une fois parce que j'ai commandé une soupe de pommes de terre au restaurant, qui contenait des mini-morceaux de lard, sans être indiqué sur la carte ! (j'étais dégoûté d'avoir consommé un de mes crédits viande pour de minuscules bouts de lard alors que ça aurait pu être une bavette à l’échalote!)
L'autre moitié des cas fut volontairement, avec deux fois des sushis (j'adoooore les sushis!), une assiette de poisson au marché local et un burger maison.

Sans surprise, ces deux mois m'ont permis d'apprendre à cuisiner de nouvelles recettes. J'ai ainsi réalisé ma première soupe. Oui, je pars d'assez loin ! Mais c'est plus facile quand on connaît le secret d'une bonne soupe ! Et je l'ai découvert ! Le secret d'une bonne soupe, c'est... qu'il n'y a pas de secret ! Une soupe est un jeu d'enfant, et le goût est toujours bon. C'est un peu comme les pâtes, ça ne peut pas se rater une soupe ! C'est bon pour la santé, on en cuisine pour trois repas, avec un peu de pain, du fromage, du beurre. Et en ajoutant 5 tomates au lieu de 6 carottes, on transforme le goût. La trouvaille du début d'année.
Un autre plat testé assez régulièrement avec ma partenaire, c'est le gratin. Pareil, il ne faut pas avoir fait beaucoup d'étude pour réaliser un gratin. On précuit quelques pommes de terre, on y ajoute une assortiment de légumes (précuit ou non, c'est selon), on fout le tout dans le four avec un peu de crème et du fromage, le tour est joué. Pareil, c'est toujours bon.

Bon, au-delà des recettes, c'est toute une façon de cuisiner que j'ai revue. Avant, avec des pâtes et du jambon, je tenais quinze jours. Aujourd'hui, je peux faire de même, en remplaçant le jambon par quelques champignons et des poivrons !

Surtout, ces deux mois m'ont permis d'en savoir un peu plus sur la mode végétarienne. J'ai rencontré pendant mon périple allemand une végétalienne, puis une végétarienne. Forcément, nous avons discuté nourriture et mode de vie. Ça et quelques reportages supplémentaires (Food Inc, Le Monde selon Monsanto), et je pense que cette résolution de l'année va se transformer en résolution de vie.

Non, je ne te t'oblige pas à te convertir ! Non, tu ne dois pas plus manger de viande ! Mais fais comme moi, lis un peu sur le sujet. Regarde quelques documentaires/reportages. Et tu verras qu'être végétarien est loin d'être mauvais pour la santé, au contraire. Il suffit simplement d'une alimentation équilibrée. Et qu'on arrête de me parler des protéines (il y en a dans tous les céréales et légumineuses !) Et puis forcément, c'est bon pour la planète...

Manger, c'est voter trois fois par jour (c'est mon expression du moment). Bien sûr, on peut s'en foutre. Mais soyez le changement que vous voulez voir dans le monde (c'est aussi mon expression du moment, d'un végétarien convaincu !). Bio c'est mieux. Régional c'est mieux. Fruit et légume de saison, c'est mieux (ci-dessous, dans le Nord-Pas-de-Calais). Et ne dites pas que c'est plus cher, observez seulement le prix de la viande.
Calendrier-des-saisons-NPDC.jpg
Alors n'hésitez pas à m'inviter chez vous ! Je vous garantis que je réussirai à vous convaincre de vous intéresser au sujet. Voyez-vous, je démarrais de très loin. Mais trois ans sans Fast Food plus tard, une bonne année sans coca, et maintenant une fois de la viande/poisson chaque semaine, et je suis transformé. Pas physiquement, mais dans ma manière de voir l'alimentation, et le monde qui nous entoure. On veut tous laisser une belle planète à nos enfants. Et ça passe aussi par votre repas ce soir.

 

La suite au prochain bilan !

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