24 février 2014 1 24 /02 /février /2014 12:33

Alors que la cérémonie des Césars aura lieu vendredi, c'est le moment de faire un point sur les précédents vainqueurs. Et figurez-vous que je les ai tous regardés ! Je ne vais pas vous parler des 40, mais en sélectionner simplement un, par décennie. Le film vainqueur du César qui m'aura le plus marqué. 


Années 70

1976, Le vieux fusil

1977, Monsieur Klein

1978, Providence

1979, L'argent des autres.

Le vieux fusil, et d'assez loin. Monsieur Klein est très bien aussi, L'argent des autres assez original alors que je n'ai pas apprécié Providence.

Le vieux fusil est inspiré par le massacre d'Oradour. Un médecin se venge du meurtre de sa femme et de sa fille en tuant un par un les membres d'une division SS. Au-delà du scénario et de la vengeance, le film est surprenant pour l'époque en raison de ses scènes assez trash, très violentes. Philippe Noiret fracasse du crâne allemand, et la scène du viol et du lance-flamme ne laissera pas indifférent. La musique de François de Roubaix accompagne très bien l'ensemble, et le sourire de Romy Schneider amènera un peu de douceur dans ce monde de brutes.
Le-vieux-fusil-Philippe-noiret-Romy-Schneider.jpg
Années 80

1980, Tess

1981, Le dernier métro

1982, La guerre du feu

1983, La balance

1984, Le bal – A nos amours

1985, Les ripoux

1986, Trois hommes et un couffin

1987, Thérèse

1988, Au revoir les enfants

1989, Camille Claudel

 

Clairement pas ma décennie préférée, et de loin. L'année 1984 est un exemple de films très moyens (et j'en ai vu deux pour le prix d'un, puisque c'est le seul César partagé). Et j'ai choisi Les ripoux, l'un des films les plus connus.

Un policier véreux, René se retrouve en équipe avec un ambitieux lieutenant, rêvant d'être commissaire. Et celui-ci semble être contre toutes les petites combines que René a mis tant d'années à mettre en place, en dépit de la loi. C'est une magnifique charge contre la police, et avec une grand interprétation de Philippe Noiret. Beaucoup d'humour.
Les-ripoux-Philippe-Noiret-Thierry-Lhermitte.jpg
Années 90

 

1990, Trop belle pour toi

1991, Cyrano de Bergerac

1992, Tous les matins du monde

1993, Les nuits fauves

1994, Smoking/No smoking

1995, Les roseaux sauvages

1996, La haine

1997, Ridicule

1998, On connaît la chanson

1999, La vie rêvée des anges

 

Là, c'est un choix cornélien. Trois films m'ont vraiment bouleversé, je les classerais volontiers dans mon top 10 français : Trop belle pour toi, Les nuits fauves et La haine.

Je choisis La haine, pour sa portée politique et sociétale. Des émeutes de banlieue après une bavure. Vinz (Vincent Cassel) retrouve un revolver. Il est porté par le désir de vengeance. Cousin Hub' est là pour le ramener à la raison. Mais une journée fait basculer la vie des trois jeunes...
Grosse B.O. rap français.
Le film évoque souvent une petite histoire : C'est l'histoire d'un mec qui tombe d'un immeuble de 50 étages. Le mec, au fur et à mesure de sa chute, il se répète sans cesse pour se rassurer : « Jusqu'ici tout va bien... jusqu'ici tout va bien...jusqu'ici tout va bien. » Mais l'important, c'est pas la chute. C'est l'atterrissage.
La-haine-Vincent-Cassel-Matthieu-Kasowitz.png
Années 2000

2000, Vénus Beauté (Institut)

2001, Le goût des autres

2002, Le fabuleux destin d'Amélie Poulain

2003, Le pianiste

2004, Les invasions barbares

2005, L'esquive

2006, De battre mon cœur s'est arrêté

2007, Lady Chatterley

2008, La graine et le mulet

2009, Séraphine

 

Amélie Poulain est sans aucun doute le film français le plus connu à l'étranger (La haine n'est pas trop mal non plus). Le pianiste est un grand film, Les invasions barbares m'ont fait sourire avec un sujet pourtant triste. Mais je choisis tout de même Audiard.

 

De battre mon cœur s'est arrêté est peut-être le plus intense des films d'Audiard. Romain Duris excelle dans l'enfoiré de l'immobilier, prêt à tout pour obtenir quelques parcelles. La scène où ils mettent à sac un appartement occupé par des squatteurs mériterait tous les débats du monde. J'aime beaucoup les différentes scènes traitant de la relation à son père ou à sa mère. Et puis les passages au piano sur Bach font une B.O. Splendide. Niels Arestrup très bon.

De-battre-mon-coeur-s-est-arrete-romain-duris-jacque-audi.jpg

Années 2010

 

2010, Un prophète

2011, Des hommes et des dieux

2012, The Artist

2013, Amour

 

Une décennie qui commence très bien ! J'ai aimé les 4 films (c'est même The Artist qui est en-dessous), et été bouleversé par trois ! Je choisis Amour, pour raison familiale.

 

Une claque. Une histoire de vieillesse. Et d'amour. Anne est victime d'un AVC. Puis d'un deuxième. Georges va devoir se consacrer à elle, à sa santé. Grosse interprétation du couple, grand film. Également Palme d'or.

Amour Haneke Emmanuelle Riva

 

 

Le bilan de mon visionnage des Césars, c'est que malgré les critiques (trop élitiste, trop sérieux), la cérémonie récompense souvent des bons films, voire très bons. Il y a des années de creux, sans aucun doute. Mais l'ensemble fut un régal pour moi. C'est quelque chose dont on peut être fier, ce grand cinéma français/francophone. Cette année, pas de favori pour moi, puisque je n'en ai pas regardé un seul (oui, je suis un peu à la bourre!) 

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22 février 2014 6 22 /02 /février /2014 09:10

Carte-Allemagne-Land-Lander-Dresde-Dresden-Saxe.pngAprès mes petites péripéties dans le Nord, direction l'ancienne RDA, avec Dresde. Logiquement, ce trajet Hambourg-Dresden coûte 104€. Mais une médaille d'or allemande plus tard, et c'est gratuit pour moi ! Je traverse donc les paysages plats et forestiers de Poméranie, avant d'observer une halte au Brandebourg, dans cette bonne vieille Berlin et je me retrouve enfin en Saxe ! Depuis le train, je suis impressionné par le nombre d'éoliennes que j'ai pu rencontrer pendant mon trajet (elles sont surtout concentrées dans le nord, alors que le solaire est présent assez logiquement dans le sud).

D'entrée je me retrouve face à un jeune Russe passablement éméché. Il me baragouine quelque chose en allemand. Je veux bien que mon allemand progresse, mais je ne parle pas encore l'allemand bourré ! Du coup il traduit en anglais : « aide-moi avec mon téléphone ». Avec les gestes, ça devient compréhensible : il veut que j'insère la carte SIM dans son téléphone. Pas forcément difficile à jeun, plus quand on a un coup dans le citron. Sympa je l'aide. Mon Dieu qu'est-ce que je n'avais pas fait là ! A partir de là, j'étais son ami, son frère (il le répétait sans cesse, notamment en russe). Car, chance pour moi, il prend le même tram. Me voici donc dans un tram en direction du centre-ville avec mon ami russe.
La conversation se focalise sur deux points précis. Tout d'abord, pourquoi il est dans cet état. Sa nuit a été agitée (il est midi), il a mélangé l'alcool et... la cocaïne ! Je précise qu'il ne parle pas, mais crie assez fort. Je discute avec lui, mais tout le tram en profite. Je vois d'ailleurs les nombreux sourires vers moi à chacune de ses phrases. Deuxième point : il faut que je visite la ville avec LUI ! Ce sera mon guide. Bizarrement, je le sens moyen. Surtout que son programme me paraît léger : « on prendra de la coc' et on ira aux putes ! ». Proposition alléchante, il faut en convenir. Mais je n'étais pas vraiment venu dans cette optique. J'essaie de refuser poliment, lui parlant des musées. Forcément, ça ne lui semble pas très sexy ! Il me demande mon âge, me dit qu'il faut que j'en profite, que je suis jeune, peu importe ma copine ! Je lui demande le sien -17 ans-, et lui re-précise mes intentions pour la journée. La cocaïne, ça ne sera pas aujourd'hui !

Forcément, à ma sortie du tram, je suis un peu une star. Un couple vient vers moi, me demande la confirmation que je suis français. Cette fois pas de proposition quelque peu malhonnête, mais juste un accompagnement. Ils se proposent d'être mes guides à travers la ville. Super ! J'accepte sans grande hésitation. Et c'est ainsi que je marche dans ce musée grandeur nature qu'est Dresde.
Dresde 5Dresde 6Dresde 4Là je vous mets quelques photos du centre-ville, pour moi le plus joli centre-ville que j'ai vu en Allemagne. Et cela alors qu'en février 1945...
Dresden 1945 Dresde bombardement reconstruction
3 900 tonnes de bombes. Ça vous détruit une ville. 25 000 morts. Forcément, on peut applaudir le travail de reconstruction, surtout quand on sait que ce fut réalisé en période soviétique ! (qui n'est pas forcément la plus grande période que l'architecture ait connue) Ce bombardement est d'ailleurs le point de départ d'une manifestation de néo-nazis, qui tentent de se réunir chaque année à Dresde. C'était la veille de mon arrivée. Et comme souvent, les antifas(cistes) étaient très nombreux dans la gare. Et les néonazis ont cette année déserté, devant la mobilisation des citoyens de Dresde (la municipalité avait appelé tous les habitants à se réunir!).
Manifestation dresde antifas néo nazi
Dresde est « la Florence de l'Elbe » (oui, les gens ont l'art de toujours vouloir comparer). Son architecture baroque en est la raison. La Frauenkirche, notamment, est resplendissante. La reconstruction fut achevée en... 2005 ! Au-delà de l'extérieur, vraiment joli, c'est l'intérieur qui étonne : l'église a des balcons ! On se croirait dans un théâtre !Dresde 7
Frauenkirche Dresde Dresden intérieurAutre attraction, le Zwinger, lieu de détente des rois de Saxe. Un petit palais sympa pour se détendre, avec un nombre de statues assez impressionnant.Dresde 11Dresde 12Dresde 13

Dresde est une ville d'art. Dans les rues, avec notamment le passage de l'art, et cette drôle de façade avec des gouttières.
Dresde 9Et avec des musées. La Voûte Verte accueille la plus belle collection de trésors en Europe. Et la Gemäldegalerie Alte Meister est le musée de peinture le plus connu. Et vous connaissez forcément la Madone Sixtine de Raphaël, avec ses anges (putti).
Raphael La madone sixtine cherubins dresdeRaphael cherubins La Madone Sixtine Dresde
Dresde fut aussi une soirée en mode URSS. Dans un bar de la ville nous étions. Dans l'ambiance nous dansions. Et de la musique russe nous écoutions. Oui, aussi fou que cela puisse paraître, il existe des soirées à base de musique russe ! Et pas seulement, il y avait aussi les airs entraînants des Balkans, et des petits morceaux parisiens bercés d'accordéons. Une photo de Lénine trônait au-dessus de la piste. Et le décor faisait franchement années -70 en période soviétique. Et j'ai dansé comme rarement. Ça faisait longuement que je ne m'étais plus autant amusé, et les visages enchantés autour de moi m'ont fait comprendre que la musique occidentale est loin d'être la seule qui vaille en soirée (même si c'est malheureusement trop souvent le cas, de New York à Hanoi, en passant par Lille et Nairobi).
Dresde 10
Bref, vous l'avez sans doute compris, Dresde fut vraiment génial. J'ai adoré la ville, j'ai adoré les personnes que j'ai rencontrées. L'atmosphère est étonnante, avec un mélange détonnant entre ce centre magnifique et les alentours plus soviétiques. Dresde est l'une des seules villes est-allemandes à ne pas perdre d'habitants (mieux, elle en gagne!). Et cela malgré l'absence d'une réelle immigration (et c'est là une vraie différence avec le Nord et l'Ouest, où vous trouvez un kébab turc à chaque coin de rue).

A noter que la ville était UNESCO. J'utilise le passé, car elle a perdu son label en 2009, après la construction d'un nouveau pont, proche du centre ! Décision ultra-rare (seulement la deuxième fois, après Oman) et très contestée ici. Mais ça n'empêche en rien les touristes de venir, notamment des pays frontaliers (énormément de Tchèques, Polonais et... Russes!). Je termine par une petite photo de l'Elbe la nuit. Demain, direction Weimar !Dresde 15

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21 février 2014 5 21 /02 /février /2014 13:47

Carte-generale-de-l-Allemagne.pngKiel ? Bah pourquoi pas ? Une médaille d'or supplémentaire dans l'escarcelle allemande, et une envie de grand nord. Kiel c'est une odeur de mer Baltique et de mer du Nord. Kiel c'est un canal qui relie depuis 1895 ces deux mers, afin d'éviter de contourner le Danemark. Kiel c'est aussi une équipe de handball, championne d'Europe en 2007, 2010 et 2012, où sont passés les meilleurs joueurs français (Martini, Omeyer, Fernandez, Narcisse ou Karabatic).
Kiel (1)Je me promène à travers le petit centre-ville, observant avec attention la tour de la mairie (inspirée du campanile de la basilique Saint-Marc de Venise). Dans l'église j'entends le grondement d'un bateau qui s'en va. Kiel, c'est le plus grand port de transport de passagers. Direction la Suède ou la Norvège. Dans les magasins, on signale d'ailleurs que l'on parle les langues nordiques. Tellement nordique que le port est installé dans un fjord !
Kiel (2)
Attention, Kiel n'en reste pas moins un territoire allemand. Pendant des siècles les rois danois ont bien essayé d'obtenir le Schleswig et le Holstein. Mais un Bismarck plus tard, et Kiel devenait allemande jusqu'à nos jours. Kiel fut d'ailleurs le point de départ de la Révolution allemande de 1918-19, qui aboutit à la chute de l'Empire (les marins sont toujours à l'avant-garde des révolutions).

En parlant de marine, Kiel abrite la base militaire navale allemande. Si vous cherchez les sous-marins allemands, c'est ici ! Et ils ne se cachent pas, bien en vue dans la rade !
Kiel (3)
Bon, hormis ça, Kiel c'est pas grand chose, il faut le reconnaître. On fait le tour en deux heures (trois si vous vous arrêtez dans les bordels du port). Le Nord de l'Allemagne me semble bien entamé, une nouvelle médaille d'or et direction l'Est !

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21 février 2014 5 21 /02 /février /2014 10:36

Ce n'est pas facile lorsqu'on a 20 ans de se positionner politiquement. On sort à peine de l'école, on fréquente les bancs de l'université et voilà que tout d'un coup on vous demande pour qui vous voulez voter. C'était les élections présidentielles de 2007, mes premières.

A l'époque je ne savais pas trop où me situer. Je me souviens de Philippe, très actif dans le mouvement anti-CPE, qui se situait auparavant au centre-droit (il a changé très vite). C'est d'ailleurs l'une des caractéristiques de la jeunesse : notre vote n'est pas très bien établi. Quelques arguments, quelques mesures, un CPE plus tard, et vous faites passer un centre-droit vers la gauche de la gauche.

Ma famille n'a jamais été très orientée politiquement non plus. Mes parents votent d'ailleurs différemment, mais sans jamais faire de grand débat là-dessus. J'ai une copine bretonne qui est née avec un sang socialiste, et qui savait très vite où se situer. Chez moi, pas de repères familiaux. J'allais devoir découvrir par moi-même mon positionnement politique.

Je n'ai jamais caché pour qui je votais. Je peux d'ailleurs le répéter ici : à la présidentielle de 2007, ce fut Bayrou, Sarkozy, et pour le député PS de ma circonscription. A l'époque, je me voyais plus au centre-droit. En 2012, ce fut Bayrou, Hollande, et pour le député PS de ma circonscription. A l'époque, je me voyais plus au centre-gauche.

Je partais notamment d'un principe un peu bateau : le centre prend les bonnes idées de la droite et de la gauche, mélange tout ça, et fait un beau programme. Et puis Bayrou, avec sa marionnette ridicule, me semblait quelqu'un de bien. Le problème, c'était le deuxième tour. En 2007, ce fut Sarkozy, croyant encore à l'époque dans les bienfaits du libéralisme et dans son programme. En 2012, ce fut Hollande, croyant un peu en son programme social et rejetant cinq années d'une droite dure qui me faisait parfois honte.
Depuis, j'attends la mise en place du programme social de François Hollande (et pas les allègements de charges).

Au début de l'année 2013, je me suis enfin engagé. Cela faisait plusieurs années que je réfléchissais à le faire, que j'en parlais. Et j'ai signé. Non pas pour un, mais pour deux partis ! Mes potes m'ont dit que ce n'était pas une bonne idée, que ça pourrait donner l'impression que je mange à tous les râteliers (bref, un vrai politique). Mais je le faisais vraiment pour l'expérience. Je voulais voir comment fonctionne un parti. Et j'en ai choisi deux très différents : le PS, grosse machine, actuellement au pouvoir. Et l'UDI, alors à peine créé, qui se structurait dans l'opposition.

Après une année, je peux faire un rapide bilan. Tout d'abord, ce n'est pas facile d'être engagé en politique quand vous habitez à l'étranger. Très clairement, j'étais trop loin des réunions et des rencontres pour pouvoir réellement comprendre et analyser ce qui se passait dans ma région, et dans ses partis. Mais au-delà de la déception de n'avoir pas beaucoup participé, il y a quelques choses intéressantes. J'ai participé à un petit projet citoyen, Onfield, au cœur de l'été. Créer un cahier de doléances, l'idée me plaisait énormément. Dans les faits, j'attends que le brave Borloo se remette pour qu'il soit enfin déposé à l'Assemblée Nationale. Et j'ai reçu très régulièrement les infos par mail sur ce qui se passait dans les deux partis (notamment l'UDI, très actif par mail). Et si cet engagement ne fut pas parfait, il a cependant permis de me positionner.

Je ne suis pas de droite. En tout cas, pas cette droite là. Entre Copé qui lance des polémiques de pain au chocolat et de livres sur la nudité et un Fillon qui essaie de se faire passer pour plus à droite qu'il ne l'est... Et enfin le petit, qui essaie désespérément de revenir à coup de sondage sur le Figaro... Le bilan de la droite, au pouvoir entre 2002 et 2012, n'est pas très bon. Mais dans l'opposition, j'ai l'impression qu'elle se dépasse pour faire pire. Le droite a tendance à lentement glisser vers l'extrême-droite, se servant de sujets comme l'immigration pour essayer de rebondir, cachant ainsi son absence d'idées économiques (« baisser les impôts qu'ils disent, baisser les charges ! » Oui, mais comment mon ptit père ? C'est bien gentil de le dire, mais si vous ne l'avez pas fait pendant 10 ans, c'est qu'il y a une raison). Le droite se conservatise de plus en plus (pardon pour le néologisme), notamment sur les sujets de société. Et c'est là mon gros problème avec l'UMP depuis plusieurs années. Le mariage pour tous, notamment, fut un choc pour moi. Je pensais que la droite française était un peu plus progressive que le Tea Party. Mais malheureusement, elle est infiltrée de plus en plus par des gens sectaires (je ne vais sans doute pas me faire que des amis avec cet article, mais ce n'est pas le but, ceci est juste une expression de mon opinion, et on peut débattre dans le calme et sans insulte).

Alors le centre me plaisait bien. Oui, mais de moins en moins. L'UDI reprend certains des discours de l'UMP. Notamment la lignée économique. L'UDI est un parti libéral. Hors, depuis la crise de 2008, j'avoue énormément douter du libéralisme. La déréglementation, les baisses des charges, les baisses d'impôts... tout cela me semble favoriser une société à deux vitesses, une société qui tend à accroître les injustices économiques et sociales. Je crois en l'impôt, non pas seulement parce que je suis étudiant et que je n'en paie pas (oui, c'est facile pour lui de dire ça!), mais parce que je crois en l’État. Bien sûr qu'il n'est pas géré d'une main de maître. Mais on se plaint et plaindra toujours de nos politiques. Voyez-vous, depuis que j'habite en Allemagne, je n'entends que des gens mécontents de leurs politiques. Et pourtant, on prend souvent en exemple les politiques allemands en France. Mais se plaindre est dans la nature des gens, encore plus des Français (avec manifester).

Alors je vais reprendre une expression que j'entends beaucoup ici, dans mon Bade-Wurtemberg, « le moins pire ». Car oui, finalement, on le sait tous : il n'y a pas un parti politique parfait, comme il n'existe pas d'homme ou de femme parfait. Chacun a ses défauts, moi le premier. Ca se saurait si il y avait un parti qui allait régler tous nos problèmes. C'est d'ailleurs sur ça que nous devons tous travailler : les politiques ne régleront pas tout ! C'est à chacun d'entre-nous de régler ses problèmes, et d'apporter sa pierre à l'édifice. C'est facile de taper sur l’État ou sur Hollande dès que quelque chose va mal. Mais parfois il vaudrait mieux se demander ce que nous faisons nous, en tant que personne, pour essayer d'améliorer les choses. Je ne veux pas me faire passer pour Gandhi, mais soyez le changement que vous voulez voir dans le monde.

Alors aujourd'hui, si je devais me placer sur « l'échiquier politique », je me dirais « de gauche ». Est-ce que je me sens proche du parti socialiste ? Oui, notamment pour certaines de ses valeurs. Plus d'égalité. Plus de fraternité. Des mots qui semblent de plus en plus loin de la droite. Et je l'affirme d'autant plus lorsque je vois les sondages qui font passer Hollande ou le gouvernement pour une équipe d'incapables. Ou les Unes des journaux franchement détestables. Le fameux « Hollande bashing » comme on l'appelle, me renforce de plus en plus dans cette idée.
Cependant, quand je dis de gauche, je devrais préciser : verte. Et ça, c'est vraiment l'un des gros effets de mon arrivée en Allemagne. Vivre quasiment comme un végétarien, voir chaque jour des affiches « non au nucléaire », discuter de ces sujets avec les locaux... ça vous reverdit un homme ! Je ne pense pas que les Verts soit LA solution, mais sans aucun doute une solution. Un mouvement important, qui va, selon moi, dans le sens du progrès, le seul qui vaille.

Aux prochaines élections européennes, je crois d'ailleurs que je vais voter pour les Verts. C'est un parti qui me semble très important à l'échelle européenne, qui présente une véritable ambition européenne, avec des liens très forts unissant les différents courants dans l'ensemble des pays de l'UE. Et qui contre-balance parfois suffisamment les lobbys des industriels très (trop) nombreux de Bruxelles.

Bref, ceci n'est qu'un article pour tenter de me positionner, et de vous expliquer le pourquoi (tout autant qu'à moi d'ailleurs). Une gauche-verte, ce serait peut-être le bilan, mon positionnement à l'aube de mon vingt-septième anniversaire. Est-ce qu'il est définitif ? Je l'ignore encore. Mais j'ai l'impression que ma réflexion est de plus en plus poussée sur ce sujet. Et concernant l'engagement, il reste d'actualité, mais sous d'autres formes.

Liberté, égalité, fraternité. Amen.

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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 13:25

''Et ils boivent à la santé

Des putains d'Amsterdam
D'Hambourg ou d'ailleurs

Enfin, ils boivent aux dames''

Le grand Jacques m'avait pourtant prévenu. Mais je ne pensais pas que... pourtant je les ai rapidement vues, très nombreuses aux coins des rues. La pluie s'abat sur Sankt-Pauli et une armada de filles armées de parapluies multicolores tiennent leurs positions. Les bars tentent d’appâter le client avec un verre gratuit. La nuit est calme à Reeperbahn, le quartier rouge d'Hambourg. Hambourg (14)
Sur les devantures, les prix sont affichés : Sexe, 49€. Les hommes seuls déambulent rapidement, évitant de croiser les regards. Et puis tout d'un coup, l'un d'entre-eux s'arrête. La cible est là, des longs collants et un manteau de fourrure. Le maquillage est impeccable, le visage resplendit. La négociation commence. Elle est infructueuse. Pas grave, quelques mètres plus loin on recommence.
En Allemagne, la prostitution est légalisée. C'est quelque chose d'assez étonnant en tant que Français. A Fribourg, les choses se déroulent assez loin du centre-ville. Mais Hambourg est différent. Hambourg et Sankt-Pauli, le quartier de la fête, le quartier des vices, le quartier rouge. Nous faisons la tournée des bars avec ma Couchsurfer. Et puis tout d'un coup, nous nous retrouvons face à une route barrée. Elle me dit « vas-y, moi, je ne peux pas ». Je ne comprends pas très bien sur le coup. Mais je m'avance et entre dans la rue barrée.Herbertstrasse-Reeperbahn-Hamburg-Hambourg-prostitutes-prot.jpg
Les vitrines. Le retour d'Amsterdam. Le cognement aux fenêtres pour attirer l'attention. Très vite j'accélère pour rejoindre un groupe de mecs devant moi, afin de paraître un peu moins suspect (car un mec seul est forcément un client potentiel ici). Les filles ouvrent leurs fenêtres, font savoir qu'elles sont là. Comment ne pas s'en rendre compte ? Des deux côtés de la rue étroite elles posent côte à côte dans leurs vitrines. Leurs tenues sont sexy, mais sans être totalement vulgaires. Beaucoup ont l'air jeune, à peu près mon âge.
La rue n'est pas très longue, et j'arrive devant la barricade de fin. Le problème, c'est que je dois retrouver ma Couchsurfer de l'autre côté. Je fais donc demi-tour et repart vers mon point de départ. Là, de suspect je suis passé à client sûr. Je suis seul, et je reviens sur mes pas. Le bruit des filles cognant aux carreaux se fait de plus en plus pressant. J'hésite entre regarder mes chaussures tel un enfant puni ou regarder les filles. Je fais souvent un mélange des deux. Les filles me sourient, ouvrent leurs carreaux, m'appellent. J'accélère légèrement ma cadence, afin de sortir de la rue, interdite aux filles.
Je retrouve ma Couchsurfer, mais le bruit des carreaux reste bien présent dans mon esprit.

Sankt Pauli, c'est aussi un club de football. Et pas n'importe quel club, puisqu'il se revendique antifasciste et antiraciste. Le président a longtemps été un homosexuel revendiqué. Le club est devenu mythique depuis de nombreuses années, et les supporters à travers le monde s'arrachent littéralement les drapeaux, les écharpes et les T-Shirts avec la tête de mort, l'un des symboles du club.
Sankt-Pauli-flag-drapeau-couleur-tete-de-mort.jpg
En parlant de symbole, voici le grand Bismarck, l'homme de l'unité allemande. 35 mètres de haut, 600 tonnes, on le voit depuis le port de la ville, à plusieurs centaines de mètres de là !Hambourg (12)

Car oui, Hambourg est avant tout un port. Le plus grand port d'Allemagne, le 3ème d'Europe. Et là, j'en ai pris plein les yeux. Il était tard, il faisait noir, et nous nous avancions vers la mer. L'odeur du sel marin parvenait à mes narines, le grondement d'un bateau faisait frémir tout Sankt Pauli. Et devant moi, dans un mur de lumière, les grandes grues, à l'allure de gratte-ciel, s'activaient. Les conteneurs donnaient une impression d'immense Tetris. C'était beau, c'était grand. Je n'avais pas envie de partir, j'aurais pu rester ici des heures.Hambourg (2)

Au petit matin, je suis revenu. Et j'ai pu découvrir les canaux d'Hambourg. Savez-vous qu'Hambourg a plus de 2300 ponts ! Plus que Venise et Amsterdam réunis ! Les bâtiments rouges tapissent le paysage du quartier. Ce sont souvent des anciens entrepôts, réaménagés en bureaux ou en logements.Hambourg (7)Hambourg (8)Hambourg (9)

Hambourg c'est la nouvelle mode en Allemagne. Berlin est déjà dépassé, Berlin est déjà embourgeoisé (bon, c'est pas Paris tout de même!). La capitale de l'alternatif allemand, c'est ici. La ville respire bon la folie. Les punks sont présents autour de la gare, ou au Rote Flora, le plus vieux squat de la ville (depuis 1989!).

Avec ma Couchsurfer, on se fait aussi le Binnenalster et le Außenalster. L'Alster est en fait une petite rivière d'à peine 50 kilomètres qui se jette dans l'Elbe. Mais elle a le mérite de former deux lacs dans la ville, le plus grand étant entouré de verdure. Nous pouvons donc marcher et même emprunter les vélos locaux en libre accès.
Hambourg (1)Hambourg (4)

Fribourg-Hambourg, c'est normalement 142€ avec le TGV local, le ICE. Et pour moi, ce fut gratuit. Merci les J.O. ! Merci Couchsurfing. Je pourrais continuer de vous parler de la ville pendant des heures, mais juste un conseil : allez-y ! Foncez ! Car les choses bougent vite là-bas. Sauf l'église Saint-Nicolas, ruine devenue mémorial, où un homme assis semble réfléchir à comment les choses ont pu en arriver là. Hambourg (10)
Il y a aussi les Schaufensterkonzert, les concerts dans les vitrines de magasins. Avec un peu de chance, vous arriverez assez tôt pour être à l'intérieur. Avec un peu plus de chance encore, vous serez à l'extérieur, devant la vitrine, devant les fesses du chanteur, et la musique vous parviendra par une porte entrouverte, en compagnie de nombreux autres badauds arrivés là grâce à une invitation internet ou simplement au bruit qui court sur la place.Hambourg (15)
Hambourg, c'est aussi des miroirs d'eau ou des églises à balcons. Ce fut pour moi une grande découverte. Ville de fous.Hambourg (11)

 

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19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 20:12

Le smartphone est une chose extraordinaire. Pensez, peu importe où vous êtes (encore faut-il du réseau), vous pouvez vous connecter à Internet et trouver l'information que vous recherchez. Il y a une application pour tant de choses. Mais pas pour tout.

Sur le smartphone, il manque l'application politesse. C'est quelque chose qui me choque de plus en plus, et qui me semble progresser de plus en plus. Une personne est assise en face de vous, vous avez une discussion. Et tout d'un coup, sans comprendre pourquoi, elle se met à regarder son téléphone. Parfois elle lit un message, parfois elle regarde le fil d'actualité Facebook. Parfois c'est simplement un réflexe, elle se demande si quelqu'un pense à elle. C'est une chose assez énervante pour l'interlocuteur : je la fais chier ?

J'ai commencé à le remarquer avec ma cousine. Bon, c'est une ado, et son utilisation des smartphones est au-dessus de la moyenne : elle est quasiment née avec. Lors des repas de famille, elle est sur son smartphone toutes les dix minutes, montre en main. Et comme souvent son utilisation dure neuf minutes, difficile d'avoir une conversation avec elle ! Mais il n'y a pas qu'elle ! Je l'ai remarqué à nouveau à Nouvel An, avec le brochette de filles qui m'accompagnait. Petit-déjeuner ensemble, et avec l'ami Lucas nous lançons la discussion. Problème : les filles sont sur leur smartphone. On se regarde, et on se demande qu'est-ce qu'il y a de bien intéressant là-dessus ! Mais c'est que le 1er janvier on met une photo du 31 décembre, et que derrière les autres likent ! Ohoh, le moment est là !


Sur le smartphone, il manque l'application vivre le moment présent. C'est qu'à force de tout raconter, quasi en temps réel, on en oublie de vivre le moment. Une photo d'un concert (voire la vidéo), c'est super. Mais pourquoi le partager alors que tu es encore au concert ! Tu as le temps, ta photo ne va pas disparaître ! De même que le message que tu viens de recevoir ! Alba me fait la même parfois, nous discutons et elle reçoit un message. Elle ne peut pas s'empêcher de le lire ! Ohoh, le message va rester là (quoi Snapchat??)

Sur le smartphone, il manque l'application savoir faire la conversation. Ça pour poster sur Facebook 140 caractères, il y a du monde ! Mais pour avoir une conversation construite sur des sujets de société, il n'y a plus personne ! Et c'est un sentiment que j'ai depuis quelques temps, et qui progresse. Auparavant, avant les smartphones, et avant l'utilisation massive de Facebook de façon générale, les gens parlaient aisément de leur vie. Qu'as-tu fait cette semaine ? La semaine dernière ? Dis-moi en plus. Maintenant que tu postes toutes les choses sympas que tu fais sur Internet, tu as moins de trouvailles, moins de secrets. Alors les gens ne savent pas quoi dire. Mieux, ils parlent du dernier post qu'ils ont lu sur Facebook ! Ça comble les trous, entre deux vérifications des messages.

Sur le smartphone, il manque l'application inspiration/penser. Ça, c'est quelque chose de très personnel. Car mon inspiration pointe lors de mes moments d'ennuis. Dans un train, alors que je regarde le paysage. Problème, c'est que le smartphone tue l'ennui. C'est d'ailleurs pour cela qu'il est autant apprécié. On aime son smartphone car sans lui on se fait royalement chier dans le métro ou le TER. Mais justement, apprécions les moments d'ennuis ! Ils deviennent si rares. On se plaint trop souvent que le temps passe si vite. Mais c'est nous qui le faisons passer trop vite. Et puis l'inspiration ou les pensées sont quelque chose d'incroyablement utile. Vous réfléchissez à votre vie, à ce que vous en faites, à ce que vous voudriez en faire. Vous pensez aux choses que vous avez dites, aux choses que vous auriez dû lui dire. Je pense, donc je suis !

 

Sur le smartphone, il manque l'application Big Brother sait où vous êtes. « Allo la NSA, allo mon pote », c'est ainsi qu'il faudrait commencer chacune de vos conversations. Car si l’État français veut savoir où vous êtes, ce que vous dites, ce que vous faites, il n'a plus besoin d'un agent derrière vous. Il a simplement besoin de votre Smartphone. Et pour cause, vous lui dites tout ! « Qu'est-ce que ça peut faire, je n'ai rien à cacher ». Peut-être. C'est beau la démocratie. Mais aujourd’hui, pensez un peu aux Ukrainiens. Hier ils manifestaient. Et ils ont reçu des beaux SMS, leurs disant : « Cher abonné, vous êtes enregistré comme participant à une émeute ». C'est beau le progrès.

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17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 22:42

Grâce à cette fabuleuse invention qu'est la GoldCard de la DeutscheBahn, je peux, dès mon arrivée à Hambourg, rejoindre Lübeck. 36 minutes, 18,50€ avec le TGV local, et gratuit pour moi !
Lübeck 2Lübeck sent bon pour moi le Moyen-Age et le début de l'époque moderne, en mode Europa Universalis. Lübeck, c'est la reine de la Hanse, cette association des villes marchandes de la mer du Nord et de la mer Baltique qui fonctionna pendant plus de trois siècles. Et Lübeck, c'est aussi une ville inscrite au Patrimoine mondial de l'Unesco, une valeur en soi (exceptée le Havre). Vue du ciel, on comprend pourquoi la ville s'est vite intéressée à la marine marchande...
Lübeck vu du cielD'entrée je me retrouve face à l'emblème de la ville, la Holstentor, datant du XIIIème siècle (à l'arrière-plan sur la photo). Sur la facade, un beau et déroutant SPQL, sur le modèle romain du SPQR, pour le Senatus Populusque Lubecensis, le Sénat et le peuple de Lübeck.LübeckEt puis je commence ma petite marche à travers le centre-ville. Tout de suite, j'ai l'impression d'être de retour à la maison, dans le Nord de la France. Ou alors d'être en Belgique. La faute aux briques rouges...Lübeck 5L'architecture des maisons ferait penser à Arras. Si la ville est dépositaire du label Unesco, c'est justement grâce à son centre-ville construit en briques rouges. L'ensemble est assez uniforme et plaisant pour les yeux. Chose amusante, Lübeck a été française ! En 1810, époque napoléonienne oblige, elle est même la sous-préfecture des Bouches-de-l'Elbe ! Il faut dire que l'Empire francais de l'époque a tendance à légèrement déborder sur ses voisins ! (Paris, Bruxelles, Amsterdam, Genève, Barcelone, Rome et Hambourg dans un même Etat).
Empire-francais-1810.pngOn sent au fur et à mesure une ville bourgeoise, riche de son passé, et toujours riche à présent. Le froid me prend au corps. Ici, les Pays-Bas, c'est le Sud. Mais ca permet à la glace de doper les effets miroirs de l'eau.
Lübeck 3Lübeck, patrie de Thomas Mann, prix Nobel de littérature, auteur du formidable "La mort à Venise" (et quel film de Visconti !). Lübeck, patrie de Willy Brandt, prix Nobel de la paix pour sa Ostpolitik. Lübeck, patrie de Günter Grass, prix Nobel de littérature, auteur du non moins formidable "Le tambour", adapté au cinéma et palmé à Cannes en même temps que Coppola pour Apocalypse Now (rien que ca !). Oui, Lübeck a frabriqué des grands hommes allemands. Et je ne suis pas étonné, l'atmosphère dans la ville donnant envie de se poser quelques minutes au bord d'une table et d'écrire quelques lignes.
On découvre toujours une petite rue semblant abandonnée, des maisons de toutes les couleurs, un vélo qui traîne non loin de là. Les gens vaquent tranquillement à leurs activités, sans grand stress. Le rythme semble suivre le cours des canaux,  voguant vers la mer du Nord. Les bateaux sont bien rangés dans le port, arborant une couverture hivernale. Je jette un oeil aux cartes postales tandis que les mouettes m'appellent à prendre le large. Sans y prendre garde, on se ferait volontiers une entorse entre deux pavés. Le chocolat chaud fume sur la terrasse, je patiente en regardant la population. Les enfants crient sur la patinoire, installée au coeur de la ville. Les adolescents flirtent, les cheveux blancs sourient. Chacun semble jouer son rôle à merveille. Je range mon plan et regarde ma montre. Hambourg, attends-moi.Lübeck 6



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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 09:26

Rodeln
Felix Loch holt die Goldmedaille im Rodeln für Deutschland!

Mon soutien à l'équipe allemande n'a pas été vain ! Hier soir Félix Loch a gagné la première médaille d'or allemande, en luge (oui, drôle de discipline olympique !). C'est donc ce midi que je prends la direction d'Hambourg, là-haut, tout au nord de l'Allemagne. Le tarif normal est de 142€. Et pour moi, ça sera gratuit...

Félix Loch, ce héros.Felix-Loch-Sotchi.jpg

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9 février 2014 7 09 /02 /février /2014 14:16

J'ai découvert David Fincher un soir, chez moi, dans mon salon. Il y avait Se7en à la télévision, et depuis, plus rien n'a été comme avant. 

Sa filmographie est assez rapide, puisqu'il n'a réalisé que dix films, dont Alien 3, qu'il a tout de suite renié (son film a été coupé de plus de 30 minutes).

 

David Fincher, Se7en (1995) : 19. Avec Morgan Freeman, Brad Pitt, Kévin Spacey et Gwyneth Paltrow

L'inspecteur de police William Somerset (Morgan Freeman) est à sept jours de la retraite. Pour sa dernière affaire, il est adjoint à son remplaçant, David Mills (Brad Pitt). L'enquête : un homme de très forte corpulence est retrouvé mort la tête dans son assiette de spaghetti, ses membres attachés aux montants d'une chaise. Mills s'occupe d'une autre affaire : un avocat a été sauvagement assassiné avec le mot « avarice » inscrit par terre. Mais ils ne vont pas tarder à comprendre que les deux crimes sont étroitement liés. En effet, le tueur semble s'inspirer des sept péchés capitaux pour commettre ses meurtres.

L'ordre dans lequel les meurtres ont été commis fait référence au livre qu'a lu le tueur : Les écrits de Saint Thomas D'Aquin, qui évoque les sept péchés capitaux.
Film extraordinaire, mon premier Fincher, et un exemple de thriller. Que fais-tu à la place de Brad Pitt ?
C'est aussi là que j'ai découvert l'ouverture n°3 en ré majeur, ai on the G string de Bach, mon morceau de musique classique favori.Se7en-Seven-David-Fincher-Brad-Pitt-Morgan-Freeman.jpg

David Fincher, The game (1997) : 16,5/20. Avec Michael Douglas et Sean Penn.

Nicholas Von Orton est un homme d'affaire richissime, à la vie un peu triste et trop organisée. Arrivent ses 48 ans, un âge important pour lui car son père s'est suicidé à cet âge. Son frère a un cadeau original pour lui : un jeu sur mesure. Mais le jeu dérape très vite.

Un film complètement fou. Le scénario est dingue, et entraîne Michael Douglas au-delà de ses limites. Lorsque l'on se prend au jeu comme moi, c'est un très bon thriller. Certes on peut rester avec beaucoup d'interrogations à la fin du film, mais il faut se souvenir que tout cela n'est qu'un jeu.The-Game-David-Fincher-Michael-Douglas-Sean-Penn.jpg

David Fincher, Fight Club (1999) : 19,5/20. Avec Brad Pitt, Edward Norton et Helena Bonham Parker.

Ceci était mon sentiment juste après le visionnage : J'en suis encore sur le cul. J'y réfléchis depuis une bonne heure. Pourtant les films que j'ai précédemment cités n'étaient pas dénués de qualité. Mais là, il faut avouer que c'est quelques mètres au-dessus de la mêlée. Et après l'avoir fait avec Se7en, David Fincher risque de monter très haut au classement de mon réalisateur favori. Juste un grand bonheur que ce film vient de m'offrir. Et un grand bonheur qui s'accompagne d'une réflexion profonde sur la vie, sur son intérêt, sur mes buts. Un film qui m'a fait regarder les gens différemment lorsque je suis descendu en ville, qui m'a même fait regarder différemment ma tête dans le miroir. Profiter de la vie, toujours et encore, inlassable refrain que je me répète sans cesse, sans pourtant l'appliquer au jour le jour.

Citations : "Sur une durée suffisamment longue, l'espérance de vie tombe pour tout le monde à zéro."

"On est des consommateurs, on est des sous-produits d'un mode de vie devenu une obsession, meurtre, banditisme, pauvreté, ces choses me concernent pas. C'qui me concerne moi, ce sont les revues qui parlent des stars ! La télévision avec cinq cent chaines différentes ! Les slips avec un grand nom marqué dessus ! Le viagra, les repas minceur.(...) Les choses qu'on possède finissent par nous posséder. "

"Oh mon dieu, on m'avait plus baisée comme ça depuis l'école primaire."

Et enfin : "C'est seulement quand on a tout perdu qu'on est libre de faire tout ce qu'on veut"

Film mitigé pour la presse (trop anarchiste, ou trop faciste, ça dépend du journal !) et légendaire depuis (Top 10 Imdb)Fight-Club-David-Fincher-Brad-Pitt-Edward-Norton.jpg

David Fincher, Panic Room (2002) : 15,5/20. Avec Jodie Foster, Kristen Stewart et Forest Whitaker.

Meg emménage avec sa fille diabétique dans une très grande maison new-yorkaise. A l'intérieure, un panic room, qui permet de se protéger en cas d'agression. Meg n'en voit pas trop l'intérêt. Mais dès la première nuit, des voleurs s'introduisent dans sa maison. La panic room est le refuge idéal. Problème, c'est également là que les voleurs souhaitent s'introduire.

D'un scénario plutôt classique, David Fincher en fait un film sombre, assez angoissant. La musique et le jeu de Jodie Foster font le reste. Assez palpitant. Un bon thriller.Panic-Room-David-Fincher-Jodie-Foster-Katrin-Stewart-Forest.jpg

David Fincher, Zodiac (2007) : 14,5/20. Avec Jake Gillenhaal, Robert Downey Jr et Mark Ruffalo.

Un couple se fait tirer dessus le jour de la fête de l'Indépendance. Un homme appelle la police et revendique le crime. Il envoie quelques jours plus tard un document à trois quotidiens locaux, avec une énigme à déchiffrer. Très vite, l'ensemble de la Californie vit au rythme de ce tueur fou.

Film mystérieux, d'autant plus qu'il est inspiré de faits réels, à savoir l'enquête sur le tueur du Zodiaque, tueur en série de la décennie 60-70 aux États-Unis. Le scénario, façon chronologique, est très détaillé. Il laisse des portes ouvertes, des questions sans réponses (les questions sont effectivement sans réponse dans l'enquête réelle). Bon film dans le domaine policier. Par contre, troisième film avec Robert Downey en VO, et troisième fois où c'est très compliqué ! Il faudrait qu'il pense à ar-ti-cu-ler !

David Fincher, L'étrange histoire de Benjamin Button (2008) : 14,5/20. Avec Brad Pitt et Kate Blanchett.

L'un des scénarios les plus étranges que j'aie jamais vus. Benjamin Button naît vieux, et passe son temps à rajeunir. Il est toujours en contact avec Daisy qui, elle, suit le cours normal de la vie. A l'âge adulte, ils peuvent enfin s'aimer.

Film étonnant, tiré de la nouvelle de F. Scott Fitzgerald. Certains reprochent au film une certaine lenteur, mais j'ai apprécié.L-etrange-histoire-de-Benjamin-Button-The-curious-case-Dav.jpg

David Fincher, The Social Network (2010) : 14. Avec Jesse Eisenberg et Justin Timberlake.

Le film d’une génération, qui revient sur la création de Facebook. Jesse Eisenberg, qui joue Mark Zuckerberg est épatant. En VO, le début est difficile ! J’aime beaucoup Justin Timberlake dans le rôle de Sean Parker. A vous donner envie de quitter le réseau social !The-Social-Network-David-Fincher.jpg

David Fincher, Millenium (2011) : 14/20. Avec Daniel Craig et Rooney Mara.

Adapté du roman de Stieg Larsson, l'histoire de Mikael Blomkvist, reporter du magazine Millenium, engagé par l'industriel Henrik Vanger sur la disparition de sa nièce Harriet il a y de nombreuses années. Dans le même temps, l'histoire de Lisbeth Salander, hacker de renom, à l'existence tourmentée.

Le scénario est bon. Forcément, il vient du livre, lui-même génial. Le jeu de Daniel Craig et de Rooney Mara est plutôt bon aussi, mais un ton en-dessous de la prestation suédoise. Et le fait d'avoir vu la version originale suédoise joue dans mon rapport au film. Cela me confirme que rien ne vaut une V.O. !

Millenium-David-Fincher-Daniel-Craig.png

Pas d'accident de parcours et des notes toujours de qualité (quand on a réalisé Se7en et Fight Club, ça aide!). Je savais que David Fincher allait accrocher le podium, et il entre directement en deuxième position dans mon classement des réalisateurs. J'attends donc avec impatience son prochain film, annoncé pour 2014, et qui s’appellerait Gone Girl.

 

Gone Girl (2014) : 19/20. Avec Ben Affleck et Rosamund Pike.

Amy et Nick sont mariés depuis 5 ans. Le jour de leur anniversaire, elle disparaît, laissant une table brisée à l'étage. Enlèvement ? Meurtre ? Nick se retrouve peu à peu accusé et une campagne populaire se met en place contre lui. Amy était tellement parfaite...

Ouah. David Fincher, je t'aime. Une claque, au milieu du film. Et puis plusieurs ensuite. Rosamund Pike est fantastique. La fin est géniale. Barney Stinson, moyen (j'ai trop l'habitude de le voir dans un autre rôle).

 

Mon classement des réalisateurs (totalement subjectif)

1. Emir Kusturica : 17,08/20 (7 films)

2. David Fincher : 16,28 (9 films)

3. Albert Dupontel : 16,1/20 (5 films)

4. Frank Capra : 15,50 (7 films)

5. Billy Wilder : 15,46 (12 films)

6. Charlie Chaplin : 15,29 (7 films)

7. Clint Eastwood : 15,25 (10 films)

8. Xavier Dolan : 15,2 (5 films)

9. Quentin Tarantino : 15,19 (8 films)

10. Les frères Coen : 14,96 (14 films)

11. Stanley Kubrick : 14,82 (11 films)

12. Henri Verneuil : 14,69 (8 films)

13. Sergio Leone : 14,58 (6 films)

14. Jacques Audiard : 14,5/20 (7 films)

15. Howard Hawks : 14,29 (7 films)

16. Alfred Hitchcock : 14,21 (12 films)

17. George Cukor : 13,95 (10 films)

18. Dany Boon : 13,88 (4 films)

19. Pedro Almodovar : 13,86 (11 films)

20. Steven Spielberg : 13,79 (12 films)

21. Stephen Daldry : 13,75 (4 films)

22. Woody Allen : 13,59 (17 films)

23. Tim Burton : 13,25 (12 films)

24. Wes Anderson : 13 (7 films)

25. Sofia Coppola : 12,9 (5 films)

26. Gus Van Sant : 11,5 (11 films)

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7 février 2014 5 07 /02 /février /2014 17:00

Bien le bonjour du cinéma indépendant américain ! Avec l'une de ses têtes d'affiche, très souvent encensé par la critique, le réalisateur Wes Anderson.
Après son premier long-métrage, Bottle Rocket (auquel je n'ai pas encore eu accès), il réalise Rushmore, qui lui permet d'être véritablement découvert.

Chose intéressante avec lui : une fidélité sans pareil à ses acteurs fétiches. Ainsi, sur ces 7 films, on retrouve 6 fois Bill Murray et Owen Wilson ! Si vous êtes fan d'un des deux acteurs, cette filmographie peut vous intéresser !

 

Rushmore (1998) : 14/20. Avec Bill Muray et Jason Schwartzman.

Un film une nouvelle fois très bizarre de Wes Anderson, un peu moins que les précédents puisqu'il y a un scénario ! Mx Fischer est l'étudiant que tout le monde connait à Rushmore. C'est sa vie. Il tombe amoureux d'une professeur qui n'éprouve pas les mêmes sentiments. Sa vie bascule, il en arrive à se battre avec son ami Bill Murray. Jason Schwartzman est génial.

Rushmore-film-Bill-Murray-Wes-Anderson-Schwartzman.jpg

La famille Tenenbaum (2001) : 13/20. Avec Ben Stiller, Gwyneth Paltrow, Owen Wilson, Bill Murray et Gene Hackman.

Royal Tenenbaum, le patriarche séparé de sa famille cherche à la rassembler, en se faisant passer pour mourant. L'occasion également pour ses fils et fille de se retrouver après une période difficile que chacun d'entre eux a traversée. Mais malgré une distribution des plus prestigieuses, le film a du mal à me faire rêver et ne s'envole pas. Toujours original mais qui ne me correspond toujours pas.

The-Royal-Tenenbaums-Owen-Wilson-Bill-Murray-Wes-anderson.jpg

La vie aquatique (2004) : 10,5/20. Avec Bill Muray, Owen Wilson, Kate Blanchett et Willem Dafoe.

Gros casting pour les aventures de Steve Zissou, océanographe sur le déclin (grosse ressemblance avec Cousteau). Lors d'une énième expédition, Zissou perd son meilleur ami, avalé par un requin. Il décide de repartir pour prendre sa revanche sur l'animal. Mais entre l'absence de sa femme, la présence d'une journaliste anglaise à bord, et l'apparition toute nouvelle d'un fils de 30 ans, les aventures de Steve Zissou se compliquent.

Je ne suis pas fan des aventures de Wes Anderson d'ordinaire. Je reconnais son originalité, encore cette fois, mais je n'accroche pas forcément. Et quand le scénario est bizarre, que le jeu des acteurs est moyen (le rôle de Dafoe notamment)... difficile d'apprécier. Le rythme est parfois lent, même les scènes d'action. Film étrange dans l'ensemble, comme d'habitude pour ce réalisateur.
La-vie-aquatique-Steve-Zissou-Wes-Anderson-Bill-Murray-Owen.jpg

A bord du Darjeeling Limited (2008) : 12/20. Avec Owen Wilson, Adrien Brody et Jason Schwartzman.

Un film de voyage qui m’avait été vivement recommandé. Certes, les images de l’Inde sont sympas, mais le scénario est limité. Il y avait mieux à faire.

3 frères qui se retrouvent pour la première fois depuis la mort de leur père. Différents, ils essaient de se retrouver dans ce voyage, ainsi que leur mère. Moyen. Heureusement, la B.O. est bonne.A-bord-du-Darjeeling-Limited-Owen-Wilson-Wes-Anderson.jpeg

Fantastic Mr. Fox (2010) : 14,5/20.

Film d'animation traitant des aventures d'une famille de renards, notamment Mr Fox, bandit notoire, voleur de poules, qui se met à la retraite lorsqu'il apprend que sa femme est enceinte. Mais après de longues années d'ennuis, et à la suite d'un déménagement, son vice le reprend. Au point de mettre en péril l'ensemble de la famille et de la communauté animale.

Nouveau genre testé par Wes Anderson, et plutôt bien. Le début est un peu lent mais la suite est captivante. J'avais parfois l'impression de voir des épisodes de Ça cartoon, avec les courses poursuites entre humains et animaux. Amusant, familial, original... beaucoup de qualités. Pour moi, c'est son meilleur film.

 

Moonrise Kingdom (2012) : 13,5/20. Avec Edouard Norton, Bruce Willis et Bill Murray.

Un film une nouvelle fois déjanté du réalisateur du Darjeeling Express. Deux enfants différents, le premier s'échappe de son camp scout, la seconde s'enfuit de sa famille. Ils se retrouvent pour une marche à travers une île paumée des États-Unis. On les rattrape, ils se rejoignent à nouveau.

J'ai beaucoup aimé la façon de filmer (travelling, gros plan séquence).
Le film fut présenté à Cannes.

Moonrise-Kingdom-Bill-Murray-Wes-Anderson.jpg

 

The Grand Budapest Hotel (2014) : 13,5/20. Avec Ralph Fiennes, Edward Norton, Jude Law et Tony Revolori.

L'histoire merveilleuse du Grand Budapest Hotel, tombé en ruine, alors que M. Gustave, le concierge, y fut le personnage phare au cours de la décennie 1930. Il est toujours là pour répondre aux caprices de ses clients, et surtout de ses vieilles clientes. L'une d'elle va le remercier à sa façon, en l'incluant dans son testament.

Triple flash-back d'entrée de jeu, film un peu loufoque, réalisation originale. On est bien dans du Wes Anderson. Certaines scènes sont vraiment intéressantes, d'autres moins. Acclamé par la critique (comme souvent avec le réalisateur), pas par moi (comme toujours). Ce film ne m'a pas transcendé. Je ne me suis pas ennuyé, mais je n'ai pas vraiment ri. Je reste sur ma faim. J'ai l'impression d'écrire la même critique à chaque film de Wes Anderson. A croire que nous ne sommes pas tout à fait compatible.

 

Wes Anderson n'est pas mon réalisateur favori, de loin. Mais il a le mérite de présenter à chaque fois des films originaux, où l'on ignore toujours où on va (et souvent où on arrive).

 

Mon classement des réalisateurs (totalement subjectif)

1. Emir Kusturica : 17,08/20 (7 films)

2. Albert Dupontel : 16,1/20 (5 films)

3. David Fincher : 15,94 (8 films)

4. Jacques Audiard : 15,83/20 (6 films)

5. Frank Capra : 15,50 (7 films)

6. Billy Wilder : 15,46 (12 films)

7. Charlie Chaplin : 15,29 (7 films)

8. Clint Eastwood : 15,25 (10 films)

9. Quentin Tarantino : 15,19 (8 films)

10. Les frères Coen : 14,96 (14 films)

11. Stanley Kubrick : 14,82 (11 films)

12. Henri Verneuil : 14,69 (8 films)

13. Sergio Leone : 14,58 (6 films)

14. Howard Hawks : 14,29 (7 films)

15. Alfred Hitchcock : 14,21 (12 films)

16. Woody Allen : 13,97 (16 films)

17. George Cukor : 13,95 (10 films)

18. Dany Boon : 13,88 (4 films)

19. Pedro Almodovar : 13,86 (11 films)

20. Steven Spielberg : 13,79 (12 films)

21. Stephen Daldry : 13,75 (4 films)

22. Tim Burton : 13,25 (12 films)

23. Wes Anderson : 13 (7 films)

24. Sofia Coppola : 12,9 (5 films)

25. Gus Van Sant : 11,5 (11 films)

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