7 février 2014 5 07 /02 /février /2014 00:17

Alors que les Jeux Olympiques de Sotchi vont s'ouvrir dans quelques heures, j'ai une annonce importante à faire : je vais supporter l'équipe allemande.

 

Certains crient déjà à la trahison ! Je serai le nouveau Judas, un véritable Ganelon ! Pardonnez ma traîtrise, mais elle est pleinement assumée. Et comme souvent dans les histoires de trahison, c'est en raison d'un intérêt très personnel.

Voyez-vous, la Deutsche Bahn, la compagnie des trains allemande, a décidé d'encourager à sa manière ses athlètes. Et elle a mis en place la GoldCard, littéralement carte or.
L'idée est simple : j'ai acheté une Goldcard pour 25€. Lorsqu'un athlète allemand remportera une médaille d'or à Sotchi, le lendemain, l'ensemble des trains sera gratuit pour les porteurs de cette carte, à savoir moi. Même les ICE, les TGV locaux. Vous avez bien lu : je vais pouvoir voyager gratuitement à chaque fois qu'un Allemand remportera une médaille d'or !
Deutsche-Bahn-Goldcard.jpg
A moi Hambourg, Lubeck ou Dresde !

Bon, encore faut-il que les Allemands remportent des médailles d'or. Lors des derniers J.O., ils en ont comptabilisé 10. Si le chiffre est similaire, ça m'irait fort bien.
N'hésitez pas à souffler l'idée à la SNCF. Et pensez à moi lorsqu'un Allemand monte sur la plus haute marche du podium : c'est un voyage assuré !
Et rassurez-vous, je supporterai les athlètes français dès qu'un Allemand aura attrapé l'or sur une épreuve !

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4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 12:37

Après vous avoir présenté la moitié de ma famille, du côté de ma mère, direction le côté paternel. Ci-dessous, le côté de mon grand-père paternel (Révillon-Canoen) et celui de ma grand-mère paternelle (Decool-Leroy).
Arbre-Revillon-Daniel.pngArbre-Canoen-Marie.pngArbre-Decool-Lucien.pngArbre-Leroy-Valentine.png

Petite présentation rapide avec 4 anecdotes :

¤ Nos plus vieux ancêtres de ce côté sont nés en 1742. La même année, Marivaux entre à l'Académie Française. Louis XV était déjà roi de France.
¤ Il y a deux enfants nés hors mariage. Des enfants que le curé qualifie d' « illégitimes » : Marie Françoise Vanderbrugghe, née en 1780 à Looberghe et Marie Caroline Canoen, née en 1887 à Merckeghem.
¤ Des cousins se sont mariés ensemble ! Il s'agit de Révillon Benjamin et de Canlers Marie, qui partageaient les mêmes grands-parents.
¤ Il n'y a qu'une personne qui soit née en dehors du Nord-Pas-de-Calais, c'est Hubert Dumolin. Son histoire est d'ailleurs la plus étrange de mon arbre. Il est né à Handzame, en Belgique flamande. Il se marie avec Marie Pétronille Meens à Bollezeele en 1786. Et en 1792, il disparaît. Un juge de Worhmout le déclare ainsi dans un acte de notoriété en 1825 : « disparu depuis 33 ans ».

 

Concernant les lieux, voici le top 8 :
Merckeghem : 38 personnes nées et/ou décédées dans cette commune

Looberghe : 34

Bollezeele : 22

Looberghe : 21

Drincham : 10

Volckerinckove : 10

Pitgam : 7

Grande-Synthe : 7

 

Ci-dessous, voici une carte des origines de ma famille Révillon (j'ai éliminé les lieux ne comportant qu'une seule naissance ou décès pour des soucis de lisibilité).


 

Concernant les métiers, c'est un melting-pot un peu moins fort que le côté Guilbert. Les cultivateurs-fermiers sont les plus nombreux, et de très très très loin (71 sur 79!). Il y a quelques autres métiers représentés : un maréchal-ferrant, un cordonnier, un tisserand, une épicière, un maçon, un cabaretier, un charpentier, un maître-draineur et un cantonnier. 
Et puis il y a Auguste Decool, le seul maire de la famille, à Eringhem. Son mandant s'étale de 1919 à 1929. Ci-dessous, sa photo en mairie d'Eringhem.
 Auguste-Decool--maire-d-Eringhem.JPG

Enfin, je vais terminer par une petite histoire de nom de famille Révillon, dont l'orthographe actuelle n'apparaît qu'en 1838 ! Auparavant, vous en avez un peu pour tous les goûts, selon le curé ! Ainsi Rouvillon, Rouvelioen, Rouvillion, Rouvelion, Roûvellion, Rovelion, Rovilion et finalement Rovillon, en 1672, à Hondschoote, berceau du nom de famille.

1927 Révillon Paul naît (Merckeghem)

1877 Révillon Daniel naît (Merckeghem)

1868 Rouvillon Pierre Jean décède (Merckeghem)

1849 Rouvillon François Joseph décède (Looberghe)

1845 Révillon Benjamin naît, Révillon Pierre Jean est son père (Merckeghem)
1838 Naissance de Révillon Eugénie, fille de Révillon Pierre Jean. Première apparition du nom Révillon (Merckeghem)
1835 Rouvillon Pierre Jean se marie (Bollezeele)

1810 Rouvillon Pierre Jean naît (Looberghe)
1809 Rouvelioen François Joseph se marie (Hondschoote)

1791 Rouvillion Philippe Jacques décède (Hondschoote)
1784 Rouvelioen François Joseph naît (Hondschoote)

1772 Rouvillion Philippe Jacques se marie (Hondschoote)

1762 Rouvelion Cornil décède (Hondschoote)
1744 Rouvillion Philippe Jacques naît (Hondschoote)

1743 Rouvillion Cornil se marie (Hondschoote)

1731 Roûvellion Cornelius décède (Hondschoote)

1703 Rovelion Cornil naît (Hondschoote)
1702 Rovilion Cornilus se marie (Hondschoote)

1672 Rovillon Cornilus naît (Hondschoote)

 

Ainsi s'achève la présentation de ma famille historique. La conclusion est simple : je suis un vrai ch'ti. Une seule naissance en dehors du Nord-Pas-de-Calais sur huit générations (et encore, les Belges sont nos voisins!) et une seule mort (à Sébastopol, mais pour des raisons militaires). Le reste du temps, ma famille n'a pas bougé de la région ouest du Nord-Pas-de-Calais. Les Révillon sont des Flamands pur jus, il n'y a qu'à le voir

sur la carte. Je me demande d'ailleurs si je ne devrais pas apprendre le flamand en hommage à ce legs historique, dans mon but d'être quadrilingue un jour. Le côté Guilbert sent bon mes soirées de jeunesse à Eperlecques, Moulle et Houlle.
L'objectif de mon année 2014 est de gagner une nouvelle génération, ma neuvième. La difficulté augmente avec le temps, la latin remplaçant le français, et l'écriture se dégradant fortement. Mais c'est un beau challenge en perspective. 

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30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 15:10

Il y a quelques mois de cela, j'ai commencé, un peu par hasard, mon arbre généalogique. Tout a commencé par la demande d'un client de mon père, dont la famille avait des liens avec les Révillon. Nous avons donc commencé à chercher pour répondre à ses interrogations et puis l'intérêt pour la chose nous est venu. « Nous » car ce travail de recherche fut le mien tout autant que celui de ma mère. C'est d'ailleurs son travail qui est présenté aujourd'hui, son côté, les Guilbert. Ci-dessous, le côté de mon grand-père maternel (x2), puis celui de ma grand-mère maternelle (x2).
Arbre-genealogique-de-Guilbert-Elie.png
Arbre-genealogique-Dubois-Rose.pngArbre-genealogique-Fenet-Albert.pngArbre-genealogique-Sergent-Lea.png
Nous avons retrouvé 8 générations complètes. C'est une limite que nous nous sommes fixés, car comme vous pouvez vous en douter, l'arbre généalogique est une recherche éternelle. On aurait pu remonter plus haut, mais nous souhaitions d'abord être complets sur ces 8 premières générations. Je vais donc ici jusqu'à mes arrière-arrière-arrière-arrière-arrière grand-parents. Nous avons rassembléles dates de naissance, de mariage et de décès. Le tout grâce aux sites des archives départementales en ligne, magnifiquement faits, qui permet à quelqu'un comme moi, exilé en Allemagne, de ne pas devoir faire le tour des mairies du Nord-Pas-de-Calais.

Petite présentation rapide avec 4 anecdotes :

¤ Notre plus vieil ancêtre de ce côté est né en 1749. La même année que Goethe. En France, Louis XV était roi.
¤ Il n'y a qu'un seul enfant né de mariage illégitime, Jacques Descotte, né à Moulle en 1802, fils de Marie Descotte et de père inconnu.
¤ Un de mes ancêtres est mort à Sébastopol, dans l'actuelle Ukraine. C'est d'ailleurs la seule personne de l'arbre à avoir quitté le Nord-Pas-de-Calais. Que faisait-il là ? Il se battait pour la France ! Son décès est signifié en 1857, à la suite de la guerre de Crimée, opposant la France de Napoléon III, allié au Royaume-Uni et à l'Empire Ottoman, le tout face à la Russie (1853-1856).
¤ Des cousins se sont mariés ensemble ! Il s'agit de Fenet Louis et de Fenet Ismérie, en 1853 à Eperlecques. Ils partageaient les mêmes grands-parents.


Concernant les métiers, c'est un beau melting-pot. Si les cultivateurs-fermiers sont les plus nombreux, et de loin, il y a tout un tas de métiers représentés : Ainsi cordonnier, maçon, batelier (conducteur de bateau), marchand de bois, bûcheron, voiturier, charretier (conducteur de charrette!), maréchal-ferrant, rempailleur de chaises, tailleur d'habits, charron (celui qui faisait les roues des charrettes!), charpentier de bateau ou charpentier tout court, couturière, meunier, colporteur (vendeur ambulant), chanvrier (culture du chanvre), maraîcher et couvreur en paille !


Concernant les lieux, voici le top 10 :
Moulle : 58 personnes nées et/ou décédées dans cette commune
Eperlecques : 29

Muncq Nieurlet : 19
Houlle : 16

Mentque Nortbécourt : 13
Nordausques : 12

Recques sur Hem : 12
Audruicq : 11
Quercamps : 8

Zutkerque : 8

Ci-dessous, voici une carte des origines de ma famille Guilbert (j'ai éliminé les lieux ne comportant qu'une seule naissance ou décès pour des soucis de lisibilité). Demain, ce sera le tour du côté Révillon.
 

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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 17:13

Ceci est le palais Rohan, je répète, ceci est le palais Rohan (private joke tour d'Europe).
Palais-Rohan-Strasbourg.JPG
Ce samedi je suis reparti à Strasbourg. C'est une ville que je commence à bien connaître, puisque ce fut ma troisième visite (en sachant qu'à chaque fois que je prends le train pour revenir dans le Nord, c'est de Strasbourg que je pars, la gare n'ayant plus de secret pour moi).

Pourquoi revenir à Strasbourg ? Pour mes tandems bien sûr ! Car rien ne vaut un peu de pratique. Nous avons donc décidé de faire quelques voyages linguistiques, en commençant par la France. Strasbourg étant à une heure de Fribourg, c'était la ville idéale.

Et nous avons commencé par le quartier de la Petite France. SAM_1657.JPG
C'est mignon ! Bon, en vérité, le nom Petite France n'est pas très mignon : il vient du nom de l'hospice des vérolés, qui accueillait les militaires atteints de syphilis, appelée également le « mal français » ! (les militaires revenaient de la campagne d'Italie). Comme c'est mignon !
SAM_1649.JPG
On a également observé les défenses de Vauban (oui, je suis dans une spéciale Vauban en ce moment) avant de partir vers le centre-ville. La cathédrale, la fameuse, avec sa seule tour, le plus grand édifice du monde pendant deux siècles ! Et également l'ensemble de la Grande Ile, classée au patrimoine mondial de l'Unesco.
europa tour (3)
Malgré mes précédentes visites, je me suis surpris à découvrir des quartiers que je ne connaissais pas/plus (et je n'évoque pas seulement le Palais Rohan). Et je me suis surpris à apprécier Strasbourg, grande ville, mais qui n'en reste pas moins charmante.SAM_1654.JPG

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28 janvier 2014 2 28 /01 /janvier /2014 22:02

J'arrête de vous embêter avec mes résumés de films pour vous présenter... une série ! Britannique. J'aime bien les British, ils font des bons films, et des bonnes séries (It Crowds, Luther, et je ne parle même pas de Mister Bean!).

Sherlock, c'est sans surprise une série sur Sherlock Holmes. Jusque là, c'est logique. Mais il y a une grosse différence : les aventures de Sherlock Holmes se déroulent aujourd'hui ! Ainsi, Sherlock utilise les sciences actuelles pour la recherche des criminels. Mais que les puristes se rassurent, son sens de la déduction est sa plus grande arme (et parfois son défaut le plus gênant, tant cela peut énerver ses concitoyens). Les connaisseurs apprécieront les nombreuses références faites aux livres.

Je parle d'une série, mais c'est un format très différent : 3 saisons avec 3 épisodes, d'1h30 en moyenne.
Concernant les acteurs, Benedict Cumberbatch est parfait dans le rôle, avec un flegme britannique typiquement londonien. Le docteur Watson interprété par Martin Freeman avait un peu de mal à trouver son rôle au départ, mais le duo fonctionne bien après la première saison.

C'est d'ailleurs mon impression générale : celle d'une montée en puissance. Si j'ai observé quelques incohérences dans la première saison (notamment le second épisode, lors de la scène où Watson et Sherlock abandonnent leur intermédiaire chinoise comme des vulgaires enfants dans un film d'horreur de série B), la suite est meilleure. Les deux derniers épisodes de la saison 3 sont par exemple d'une très grande qualité.
Sherlock-serie-BBC.jpg
J'arrête un peu avec les nouvelles séries en ce moment (période film si vous n'avez pas encore remarqué). Breaking Bad n'a pas tenu le coup (nous ne sommes pas allés plus loin que la première saison), It's always sunny in Philadelphia nous a déçus après la saison 1. On a fini la saison 1 de Weeds, mais on n'est pas encore convaincu. Il nous reste cependant the Big Bang Theory, toujours aussi géniale, How I met pour la dernière saison (il est long ce mariage, non?) et Modern Family. Si vous avez une série à me proposer, n'hésitez pas ! (surtout si c'est une comédie, on risque d'être bientôt à court!)

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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 23:07

Faut-il aller faire un stage à l'ambassade de France au Burundi ? Pendant une petite semaine, cette question m'a quelque peu tourmenté. Elle m'a poussé à réfléchir, vite, sur ce que je voulais de ma vie.

Le stage commence le 1er février. Il dure quatre mois. Très vite j'ai pu voir que mon profil devrait intéresser l'ambassade. Expérience de vie dans la région : check. Connaissance des affaires des grands lacs : gros check. Intérêt pour les pays post-conflit : check. Compétence économique : check. Reste une question : est-ce que je veux ce stage ?

Comme souvent, j'ai fait mes deux colonnes. Les plus et les moins. Les premiers plus étaient évidents : ce serait mon vrai premier stage professionnel (excepté presse) ; ce serait l'occasion de vérifier si bosser dans les affaires étrangères peut m'intéresser ; ce serait une bonne possibilité pour ma thèse de rencontrer du beau monde burundais. Et puis quelques autres, comme un voyage supplémentaire, payé. Et puis c'est un sacré test pour le couple.

Le couple justement, pour commencer la liste des moins. Pourquoi partir alors qu'Elle est ici. Et puis j'ai pensé tout de suite à ma famille et à leur inquiétude. Certes, si je pense ainsi, je ne vais pas loin (et surtout pas en Afrique), mais c'est à prendre en compte. Et ma vie allemande, mon appartement, l'apprentissage de la langue. Tout ça aussi ce sont des moins. J'ai pensé à mon chien que je dois garder en mars, au concert de Stromaé en avril. Je vais courir le marathon de Paris.

Dans ma tête, ce fut un peu compliqué. Le temps d'une ou deux journée(s), pas plus. Car j'avais oublié un élément essentiel : mon bonheur est ici.

Au fond de moi, je le sais bien que ce stage m'intéresse surtout car c'est dans une ambassade. C'est toujours chic à raconter, c'est toujours sympa sur un CV. Mais moi qui pense que les affaires étrangères ne m'iraient pas pour des raisons de vie personnelle (bouger tous les trois ans, ou vivre à Paris), à quoi ça me servirait ? J'ai bien vu des gens bosser dans des ambassades ou des ministères, et ce n'était pas folichon tous les jours. Il y en a qui sont capables de sacrifier leur vie sociale pendant plusieurs mois pour un boulot. Mais pas moi. La vie est trop courte [#FrançoisMarquis]. Et puis je crois de plus en plus en ma vocation d'enseignant, je m'imagine de plus en plus devant une classe. Je considère que l'éducation fait l'homme, construit notre société de demain. Alors pourquoi aller là-bas ? Surtout que je peux très bien y aller cet été, pour simplement deux mois. Et ça sera peut-être encore plus productif pour la thèse.

Quatre mois c'est long vous savez. En quatre mois, il peut s'en passer des choses. Et c'est quatre mois que je ne retrouverai pas. Si ma relation ne survit pas à ces quatre mois, est-ce que je ne m'en voudrai pas pendant longtemps ? Quoi, si c'est la bonne, ça survivra ? Mais allons ma petite dame ou mon bon monsieur, vous y croyez vraiment à « la bonne », celle d'une vie ? Quatre mois dans la vie d'une fille magnifique comme l'est ma partenaire, c'est quatre ans pour une fille ordinaire. Elle ne vit pas bien la distance, elle a besoin d'une présence régulière. Et moi aussi. Deux mois c'est déjà bien assez difficile comme cela.

La distance est l'une des pires choses qui soit pour un couple. Loin des yeux. Bref. Surtout qu'en Afrique je vais retrouver ma principale ennemie : la solitude. Et être seul, ça ne me va pas. C'est le retour de Jérémy le dépressif. Pensez, ça fait 8 ans que je suis en couple. Pas avec la même, mais ça n'empêche : je n'ai plus l'habitude d'être seul. Alors me retrouver comme un con au milieu du Burundi, comme je l'étais la dernière année au Kenya, très peu pour moi. Je pense d'ailleurs très souvent à cette expression pourrie que l'on sort souvent aux nouveaux célibataires : « mieux vaut être seul que mal accompagné ». Non non non ! Car être seul, c'est être mal accompagné ! C'est avoir cette chienne de solitude qui vous accompagne partout, jusque dans votre propre lit ! Les draps froids, c'est l'horreur !

Finalement, qu'est que je veux de ma vie ? Pas grand chose, si ce n'est le bonheur. Mon bonheur à moi, c'est un lit chaud. Un repas en tête à tête (avec des enfants dans quelques années). Un livre dans les mains, à hocher la tête pour voir celle que vous aimez réviser sa chimie. Un film sous la couette, à rire ensemble sur les mêmes passages. Le bonheur c'est l'amour. Le bonheur, c'est à deux. Pas besoin d'ambassade, de petits fours et d'un salaire démesuré. Pas besoin d'une grande maison, du dernier Iphone et du grand écran plat Samsung. Pas besoin du Burundi. Aujourd'hui, c'est mon Allemande et moi. Le bonheur est suffisamment difficile à trouver (construire), ça serait idiot de déserter. 

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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 11:48

Le sac petit-tuyau sur le dos. Le short de foot alors qu'il fait 4 degrés. Je lace mes baskets. Et c'est reparti. Je descends les escaliers 4 à 4. Je marche assez rapidement, traverse la route. Et je lance la machine. Je trottine lentement. Depuis le semi-marathon de Lille, il s'est passé plus de quatre mois. Sans réel sport. Un peu de piscine, un foot en patinoire. Entre-temps mon corps a dit stop. Tendinite au genou droit, entorse des cervicales. Alors aujourd'hui je suis content de reprendre. Ça veut dire que je suis en bonne santé. Débarrassé de mes problèmes.

Je me suis inscrit pour le marathon de Paris. Folie. 42,195 kilomètres. « Quelle idée ! » dirait ma mère. Ma Bucket List, l'envie de le faire une fois. Et je me suis dit que c'était la bonne année. J'ai couru deux semi-marathon. Mes jambes sont correctes. Je suis maître de mon emploi du temps. L'année prochaine je devrais rédiger ma thèse/bosser un concours. Alors profitons de 2014 pour le faire.

J'ai trois objectifs.
Le premier, c'est d'y participer. Ma grande peur, c'est la blessure. Notamment la tendinite. J'en ai déjà eu deux, aux deux genoux. Alors je flippe un peu par rapport à ça. Du coup je fais gaffe, je m’étire, je m'hydrate bien pendant l'entraînement. Ce serait tellement con que le 6 avril je sois à Paris sans pouvoir courir.
Le second, c'est de terminer le marathon. C'est là l'objectif principal : pouvoir dire que je l'ai fait ! Pouvoir barrer la 16ème mission de ma Bucket List.
Le dernier, c'est un objectif chiffré. Moins de 4 heures. Pour cela, il faut que je suive un entraînement régulier et assez intensif. J'ignore encore si je vais pouvoir le faire. A voir la semaine précédente comme je me sens.

Bon c'est l'hiver, le temps est moyen, il ne fait pas chaud. L'important sera donc de trouver la motivation pour aller courir, surtout qu'ici je cours forcément seul (Alba + sport = mauvaise entente).
Hier 52 minutes en footing tranquille. Et le plaisir qui revient. La sensation d'après-course, la meilleure, celle de se sentir bien. Je me souviens cet été que la course était devenue une sorte de besoin. 3 jours sans courir et j'avais comme un manque. C'était très bizarre.
marathon-de-paris-2014.jpg
Et puis cette photo qui me fait frissonner... Quand je pense que je serai peut-être l'un de ces petits points jaunes sur les Champs dans moins de 3 mois...

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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 18:45

Richard Linklater, Before Sunrise (1995) : 16,5/20. Avec Julie Delpy et Ethan Hawke.

Amateurs de romance, bonsoir !
Céline, étudiante française, rencontre Jesse, Américain en voyage à travers l'Europe. Le destin les pousse à se rencontrer dans un train en provenance de Budapest. Ils discutent puis mangent ensemble. Le courant passe bien. Problème, Jesse doit descendre à Vienne, où son avion décolle demain pour les USA. Sur un coup de tête, il propose à Céline de descendre avec lui pour passer la soirée ensemble. Elle accepte. L'histoire peut commencer.

 

Film romantique, qui ne tombe pas dans le cliché. Plein de fraîcheur, plein de réflexion sur le couple. Clairement un petit coup de cœur. La scène dans le magasin de 33 tours est typique de mes propos. Les deux acteurs se découvrent au fur et à mesure du film. Très bonne complicité entre eux, qui ressort vraiment (le film n'a d'ailleurs que deux acteurs). Ethan Hawke fait très James Franco, Julie Delpy est le sosie d'une copine de fac d'Alba.
J'ai peut-être été influencé dans mon sentiment par le fait que ce soit deux étrangers qui se rencontrent dans un train pour s'aimer, une histoire qui m'est quelque peu familière. Mais la critique a adulé le film (plus de 8 sur 10 sur Imdb, dans le top 250 ; pas un seul 0 étoile sur Allociné, ce qui est plutôt rare). En V.O. c'est super. Un film à partager avec votre chère et tendre.Before-sunrise-Ethan-Hawke-Julie-Delpy.jpg

La suite de la trilogie (Before Sunset, Before Midnight) à venir.

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20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 17:03

Découvert à Canterbury, le principe du tandem est simple : une personne à Fribourg veut apprendre l'allemand, à savoir moi. D'autres personnes à Fribourg souhaitent apprendre le français, à savoir Katrin et Carmen. Je passe une annonce sur Couchsurfing, elles répondent. On décide de se rencontrer. Les discussions varient, souvent entre une et deux heures. Une fois par semaine. D'abord en allemand, puis en français. Plutôt que de se payer un professeur particulier... gratuit, fun, et qui permet de connaître de nouvelles têtes en ville. Un vrai win-win.

Ce qui m'étonne le plus, c'est peut-être mon apprentissage du français. C'est surtout le cas avec Carmen. Elle étudie le français à l'université. Et on fait parfois ses devoirs ensemble. Et je me suis rendu compte à quel point la grammaire française peut être compliquée.
L'exemple du jour c'est le verbe se confier.


Se confier à quelqu'un. Ca semble facile. Ou confier quelque chose.
Pourquoi ne peut-on pas dire « Je confie à toi mes secrets » ? Car on doit dire « je te confie mes secrets ». Mais pourquoi dit-on « Je me suis confié à toi », en utilisant le verbe être, et « Je t'ai confié mes secrets », avec le verbe avoir ? Car se confier/confier. Le premier est un verbe pronominal. Pas le second.

Attention, on fait rarement beaucoup de grammaire. On parle souvent de tout et de rien, de la pluie et du beau temps, de notre semaine, de nos vacances, des choses différentes à la France et à l'Allemagne. Ici, on aime manger du poisson à Noël et le 26 décembre est férié. Avec ma dinde et mon canard, je fais aussi forte impression.
Tandem-partners.JPG

Ma première tandem fut Katrin, à gauche sur la photo. Elle est plus âgée que moi, et voulait surtout reprendre le français pour préparer ses vacances d'été dans l'Hexagone (car le Français a la mauvaise réputation de ne parler que français). On a commencé à se voir dès le début du printemps 2013, et on continue aujourd'hui. Chose amusante, elle en a parlait à son boulot et une fille, Anne, a beaucoup aimé l'idée. Du coup, elle est maintenant présente à nos rencontres. 

Tandem-Carmen.JPG

Ma seconde tandem est Carmen. C'est ma voisine. Pratique. Elle étudie le français à la fac et souhaiterait passer ses exams (si possible avec une bonne note). Avec elle, on se cadre un peu plus. Elle me donne des devoirs pour la semaine suivante (un texte à lire, comprendre, et du vocabulaire à apprendre). Comme au lycée, je fais mes devoirs l'heure précédent notre rencontre, lundi 11h. Mais mes notes sont un peu meilleures qu'à l'époque (je dois être plus motivé, voyant aujourd'hui l'intérêt d'apprendre une langue). 

Voilà donc pour le bon plan apprentissage de langue. C'est également possible en France, il n'y a qu'à se lancer à la recherche des étudiants Erasmus dans votre ville. Pratique, efficace, gratuit : vive le tandem !

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18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 15:30

Dans-mes-yeux.JPG           A mes yeux c'est la plus belle

Beauté sans pareil

j'y tiens comme à la prunelle

de mes yeux émerveil

 

A mes yeux c'est une princesse

tout droit sortie d'un Disney

d'une infinie tendresse

comme les contes enchantés

 

A mes yeux, c'est un enfant

resplendissant tel un diamant

avec son air innocent,

ses yeux couleur océan

je m'y plonge et souvent,

souriant, devenant ardent

jamais autant

je ne me sens vivant

A mes yeux c'est un soleil

éclairant mes journées

réchauffant mes oreilles

de douces paroles aimées

 

A mes yeux c'est l'amour

A mes yeux c'est la vie

A mes yeux c'est toujours

 un petit goût d'Asie

P1060098.JPG

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