9 février 2014 7 09 /02 /février /2014 14:16

J'ai découvert David Fincher un soir, chez moi, dans mon salon. Il y avait Se7en à la télévision, et depuis, plus rien n'a été comme avant. 

Sa filmographie est assez rapide, puisqu'il n'a réalisé que dix films, dont Alien 3, qu'il a tout de suite renié (son film a été coupé de plus de 30 minutes).

 

David Fincher, Se7en (1995) : 19. Avec Morgan Freeman, Brad Pitt, Kévin Spacey et Gwyneth Paltrow

L'inspecteur de police William Somerset (Morgan Freeman) est à sept jours de la retraite. Pour sa dernière affaire, il est adjoint à son remplaçant, David Mills (Brad Pitt). L'enquête : un homme de très forte corpulence est retrouvé mort la tête dans son assiette de spaghetti, ses membres attachés aux montants d'une chaise. Mills s'occupe d'une autre affaire : un avocat a été sauvagement assassiné avec le mot « avarice » inscrit par terre. Mais ils ne vont pas tarder à comprendre que les deux crimes sont étroitement liés. En effet, le tueur semble s'inspirer des sept péchés capitaux pour commettre ses meurtres.

L'ordre dans lequel les meurtres ont été commis fait référence au livre qu'a lu le tueur : Les écrits de Saint Thomas D'Aquin, qui évoque les sept péchés capitaux.
Film extraordinaire, mon premier Fincher, et un exemple de thriller. Que fais-tu à la place de Brad Pitt ?
C'est aussi là que j'ai découvert l'ouverture n°3 en ré majeur, ai on the G string de Bach, mon morceau de musique classique favori.Se7en-Seven-David-Fincher-Brad-Pitt-Morgan-Freeman.jpg

David Fincher, The game (1997) : 16,5/20. Avec Michael Douglas et Sean Penn.

Nicholas Von Orton est un homme d'affaire richissime, à la vie un peu triste et trop organisée. Arrivent ses 48 ans, un âge important pour lui car son père s'est suicidé à cet âge. Son frère a un cadeau original pour lui : un jeu sur mesure. Mais le jeu dérape très vite.

Un film complètement fou. Le scénario est dingue, et entraîne Michael Douglas au-delà de ses limites. Lorsque l'on se prend au jeu comme moi, c'est un très bon thriller. Certes on peut rester avec beaucoup d'interrogations à la fin du film, mais il faut se souvenir que tout cela n'est qu'un jeu.The-Game-David-Fincher-Michael-Douglas-Sean-Penn.jpg

David Fincher, Fight Club (1999) : 19,5/20. Avec Brad Pitt, Edward Norton et Helena Bonham Parker.

Ceci était mon sentiment juste après le visionnage : J'en suis encore sur le cul. J'y réfléchis depuis une bonne heure. Pourtant les films que j'ai précédemment cités n'étaient pas dénués de qualité. Mais là, il faut avouer que c'est quelques mètres au-dessus de la mêlée. Et après l'avoir fait avec Se7en, David Fincher risque de monter très haut au classement de mon réalisateur favori. Juste un grand bonheur que ce film vient de m'offrir. Et un grand bonheur qui s'accompagne d'une réflexion profonde sur la vie, sur son intérêt, sur mes buts. Un film qui m'a fait regarder les gens différemment lorsque je suis descendu en ville, qui m'a même fait regarder différemment ma tête dans le miroir. Profiter de la vie, toujours et encore, inlassable refrain que je me répète sans cesse, sans pourtant l'appliquer au jour le jour.

Citations : "Sur une durée suffisamment longue, l'espérance de vie tombe pour tout le monde à zéro."

"On est des consommateurs, on est des sous-produits d'un mode de vie devenu une obsession, meurtre, banditisme, pauvreté, ces choses me concernent pas. C'qui me concerne moi, ce sont les revues qui parlent des stars ! La télévision avec cinq cent chaines différentes ! Les slips avec un grand nom marqué dessus ! Le viagra, les repas minceur.(...) Les choses qu'on possède finissent par nous posséder. "

"Oh mon dieu, on m'avait plus baisée comme ça depuis l'école primaire."

Et enfin : "C'est seulement quand on a tout perdu qu'on est libre de faire tout ce qu'on veut"

Film mitigé pour la presse (trop anarchiste, ou trop faciste, ça dépend du journal !) et légendaire depuis (Top 10 Imdb)Fight-Club-David-Fincher-Brad-Pitt-Edward-Norton.jpg

David Fincher, Panic Room (2002) : 15,5/20. Avec Jodie Foster, Kristen Stewart et Forest Whitaker.

Meg emménage avec sa fille diabétique dans une très grande maison new-yorkaise. A l'intérieure, un panic room, qui permet de se protéger en cas d'agression. Meg n'en voit pas trop l'intérêt. Mais dès la première nuit, des voleurs s'introduisent dans sa maison. La panic room est le refuge idéal. Problème, c'est également là que les voleurs souhaitent s'introduire.

D'un scénario plutôt classique, David Fincher en fait un film sombre, assez angoissant. La musique et le jeu de Jodie Foster font le reste. Assez palpitant. Un bon thriller.Panic-Room-David-Fincher-Jodie-Foster-Katrin-Stewart-Forest.jpg

David Fincher, Zodiac (2007) : 14,5/20. Avec Jake Gillenhaal, Robert Downey Jr et Mark Ruffalo.

Un couple se fait tirer dessus le jour de la fête de l'Indépendance. Un homme appelle la police et revendique le crime. Il envoie quelques jours plus tard un document à trois quotidiens locaux, avec une énigme à déchiffrer. Très vite, l'ensemble de la Californie vit au rythme de ce tueur fou.

Film mystérieux, d'autant plus qu'il est inspiré de faits réels, à savoir l'enquête sur le tueur du Zodiaque, tueur en série de la décennie 60-70 aux États-Unis. Le scénario, façon chronologique, est très détaillé. Il laisse des portes ouvertes, des questions sans réponses (les questions sont effectivement sans réponse dans l'enquête réelle). Bon film dans le domaine policier. Par contre, troisième film avec Robert Downey en VO, et troisième fois où c'est très compliqué ! Il faudrait qu'il pense à ar-ti-cu-ler !

David Fincher, L'étrange histoire de Benjamin Button (2008) : 14,5/20. Avec Brad Pitt et Kate Blanchett.

L'un des scénarios les plus étranges que j'aie jamais vus. Benjamin Button naît vieux, et passe son temps à rajeunir. Il est toujours en contact avec Daisy qui, elle, suit le cours normal de la vie. A l'âge adulte, ils peuvent enfin s'aimer.

Film étonnant, tiré de la nouvelle de F. Scott Fitzgerald. Certains reprochent au film une certaine lenteur, mais j'ai apprécié.L-etrange-histoire-de-Benjamin-Button-The-curious-case-Dav.jpg

David Fincher, The Social Network (2010) : 14. Avec Jesse Eisenberg et Justin Timberlake.

Le film d’une génération, qui revient sur la création de Facebook. Jesse Eisenberg, qui joue Mark Zuckerberg est épatant. En VO, le début est difficile ! J’aime beaucoup Justin Timberlake dans le rôle de Sean Parker. A vous donner envie de quitter le réseau social !The-Social-Network-David-Fincher.jpg

David Fincher, Millenium (2011) : 14/20. Avec Daniel Craig et Rooney Mara.

Adapté du roman de Stieg Larsson, l'histoire de Mikael Blomkvist, reporter du magazine Millenium, engagé par l'industriel Henrik Vanger sur la disparition de sa nièce Harriet il a y de nombreuses années. Dans le même temps, l'histoire de Lisbeth Salander, hacker de renom, à l'existence tourmentée.

Le scénario est bon. Forcément, il vient du livre, lui-même génial. Le jeu de Daniel Craig et de Rooney Mara est plutôt bon aussi, mais un ton en-dessous de la prestation suédoise. Et le fait d'avoir vu la version originale suédoise joue dans mon rapport au film. Cela me confirme que rien ne vaut une V.O. !

Millenium-David-Fincher-Daniel-Craig.png

Pas d'accident de parcours et des notes toujours de qualité (quand on a réalisé Se7en et Fight Club, ça aide!). Je savais que David Fincher allait accrocher le podium, et il entre directement en deuxième position dans mon classement des réalisateurs. J'attends donc avec impatience son prochain film, annoncé pour 2014, et qui s’appellerait Gone Girl.

 

Gone Girl (2014) : 19/20. Avec Ben Affleck et Rosamund Pike.

Amy et Nick sont mariés depuis 5 ans. Le jour de leur anniversaire, elle disparaît, laissant une table brisée à l'étage. Enlèvement ? Meurtre ? Nick se retrouve peu à peu accusé et une campagne populaire se met en place contre lui. Amy était tellement parfaite...

Ouah. David Fincher, je t'aime. Une claque, au milieu du film. Et puis plusieurs ensuite. Rosamund Pike est fantastique. La fin est géniale. Barney Stinson, moyen (j'ai trop l'habitude de le voir dans un autre rôle).

 

Mon classement des réalisateurs (totalement subjectif)

1. Emir Kusturica : 17,08/20 (7 films)

2. David Fincher : 16,28 (9 films)

3. Albert Dupontel : 16,1/20 (5 films)

4. Frank Capra : 15,50 (7 films)

5. Billy Wilder : 15,46 (12 films)

6. Charlie Chaplin : 15,29 (7 films)

7. Clint Eastwood : 15,25 (10 films)

8. Xavier Dolan : 15,2 (5 films)

9. Quentin Tarantino : 15,19 (8 films)

10. Les frères Coen : 14,96 (14 films)

11. Stanley Kubrick : 14,82 (11 films)

12. Henri Verneuil : 14,69 (8 films)

13. Sergio Leone : 14,58 (6 films)

14. Jacques Audiard : 14,5/20 (7 films)

15. Howard Hawks : 14,29 (7 films)

16. Alfred Hitchcock : 14,21 (12 films)

17. George Cukor : 13,95 (10 films)

18. Dany Boon : 13,88 (4 films)

19. Pedro Almodovar : 13,86 (11 films)

20. Steven Spielberg : 13,79 (12 films)

21. Stephen Daldry : 13,75 (4 films)

22. Woody Allen : 13,59 (17 films)

23. Tim Burton : 13,25 (12 films)

24. Wes Anderson : 13 (7 films)

25. Sofia Coppola : 12,9 (5 films)

26. Gus Van Sant : 11,5 (11 films)

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7 février 2014 5 07 /02 /février /2014 17:00

Bien le bonjour du cinéma indépendant américain ! Avec l'une de ses têtes d'affiche, très souvent encensé par la critique, le réalisateur Wes Anderson.
Après son premier long-métrage, Bottle Rocket (auquel je n'ai pas encore eu accès), il réalise Rushmore, qui lui permet d'être véritablement découvert.

Chose intéressante avec lui : une fidélité sans pareil à ses acteurs fétiches. Ainsi, sur ces 7 films, on retrouve 6 fois Bill Murray et Owen Wilson ! Si vous êtes fan d'un des deux acteurs, cette filmographie peut vous intéresser !

 

Rushmore (1998) : 14/20. Avec Bill Muray et Jason Schwartzman.

Un film une nouvelle fois très bizarre de Wes Anderson, un peu moins que les précédents puisqu'il y a un scénario ! Mx Fischer est l'étudiant que tout le monde connait à Rushmore. C'est sa vie. Il tombe amoureux d'une professeur qui n'éprouve pas les mêmes sentiments. Sa vie bascule, il en arrive à se battre avec son ami Bill Murray. Jason Schwartzman est génial.

Rushmore-film-Bill-Murray-Wes-Anderson-Schwartzman.jpg

La famille Tenenbaum (2001) : 13/20. Avec Ben Stiller, Gwyneth Paltrow, Owen Wilson, Bill Murray et Gene Hackman.

Royal Tenenbaum, le patriarche séparé de sa famille cherche à la rassembler, en se faisant passer pour mourant. L'occasion également pour ses fils et fille de se retrouver après une période difficile que chacun d'entre eux a traversée. Mais malgré une distribution des plus prestigieuses, le film a du mal à me faire rêver et ne s'envole pas. Toujours original mais qui ne me correspond toujours pas.

The-Royal-Tenenbaums-Owen-Wilson-Bill-Murray-Wes-anderson.jpg

La vie aquatique (2004) : 10,5/20. Avec Bill Muray, Owen Wilson, Kate Blanchett et Willem Dafoe.

Gros casting pour les aventures de Steve Zissou, océanographe sur le déclin (grosse ressemblance avec Cousteau). Lors d'une énième expédition, Zissou perd son meilleur ami, avalé par un requin. Il décide de repartir pour prendre sa revanche sur l'animal. Mais entre l'absence de sa femme, la présence d'une journaliste anglaise à bord, et l'apparition toute nouvelle d'un fils de 30 ans, les aventures de Steve Zissou se compliquent.

Je ne suis pas fan des aventures de Wes Anderson d'ordinaire. Je reconnais son originalité, encore cette fois, mais je n'accroche pas forcément. Et quand le scénario est bizarre, que le jeu des acteurs est moyen (le rôle de Dafoe notamment)... difficile d'apprécier. Le rythme est parfois lent, même les scènes d'action. Film étrange dans l'ensemble, comme d'habitude pour ce réalisateur.
La-vie-aquatique-Steve-Zissou-Wes-Anderson-Bill-Murray-Owen.jpg

A bord du Darjeeling Limited (2008) : 12/20. Avec Owen Wilson, Adrien Brody et Jason Schwartzman.

Un film de voyage qui m’avait été vivement recommandé. Certes, les images de l’Inde sont sympas, mais le scénario est limité. Il y avait mieux à faire.

3 frères qui se retrouvent pour la première fois depuis la mort de leur père. Différents, ils essaient de se retrouver dans ce voyage, ainsi que leur mère. Moyen. Heureusement, la B.O. est bonne.A-bord-du-Darjeeling-Limited-Owen-Wilson-Wes-Anderson.jpeg

Fantastic Mr. Fox (2010) : 14,5/20.

Film d'animation traitant des aventures d'une famille de renards, notamment Mr Fox, bandit notoire, voleur de poules, qui se met à la retraite lorsqu'il apprend que sa femme est enceinte. Mais après de longues années d'ennuis, et à la suite d'un déménagement, son vice le reprend. Au point de mettre en péril l'ensemble de la famille et de la communauté animale.

Nouveau genre testé par Wes Anderson, et plutôt bien. Le début est un peu lent mais la suite est captivante. J'avais parfois l'impression de voir des épisodes de Ça cartoon, avec les courses poursuites entre humains et animaux. Amusant, familial, original... beaucoup de qualités. Pour moi, c'est son meilleur film.

 

Moonrise Kingdom (2012) : 13,5/20. Avec Edouard Norton, Bruce Willis et Bill Murray.

Un film une nouvelle fois déjanté du réalisateur du Darjeeling Express. Deux enfants différents, le premier s'échappe de son camp scout, la seconde s'enfuit de sa famille. Ils se retrouvent pour une marche à travers une île paumée des États-Unis. On les rattrape, ils se rejoignent à nouveau.

J'ai beaucoup aimé la façon de filmer (travelling, gros plan séquence).
Le film fut présenté à Cannes.

Moonrise-Kingdom-Bill-Murray-Wes-Anderson.jpg

 

The Grand Budapest Hotel (2014) : 13,5/20. Avec Ralph Fiennes, Edward Norton, Jude Law et Tony Revolori.

L'histoire merveilleuse du Grand Budapest Hotel, tombé en ruine, alors que M. Gustave, le concierge, y fut le personnage phare au cours de la décennie 1930. Il est toujours là pour répondre aux caprices de ses clients, et surtout de ses vieilles clientes. L'une d'elle va le remercier à sa façon, en l'incluant dans son testament.

Triple flash-back d'entrée de jeu, film un peu loufoque, réalisation originale. On est bien dans du Wes Anderson. Certaines scènes sont vraiment intéressantes, d'autres moins. Acclamé par la critique (comme souvent avec le réalisateur), pas par moi (comme toujours). Ce film ne m'a pas transcendé. Je ne me suis pas ennuyé, mais je n'ai pas vraiment ri. Je reste sur ma faim. J'ai l'impression d'écrire la même critique à chaque film de Wes Anderson. A croire que nous ne sommes pas tout à fait compatible.

 

Wes Anderson n'est pas mon réalisateur favori, de loin. Mais il a le mérite de présenter à chaque fois des films originaux, où l'on ignore toujours où on va (et souvent où on arrive).

 

Mon classement des réalisateurs (totalement subjectif)

1. Emir Kusturica : 17,08/20 (7 films)

2. Albert Dupontel : 16,1/20 (5 films)

3. David Fincher : 15,94 (8 films)

4. Jacques Audiard : 15,83/20 (6 films)

5. Frank Capra : 15,50 (7 films)

6. Billy Wilder : 15,46 (12 films)

7. Charlie Chaplin : 15,29 (7 films)

8. Clint Eastwood : 15,25 (10 films)

9. Quentin Tarantino : 15,19 (8 films)

10. Les frères Coen : 14,96 (14 films)

11. Stanley Kubrick : 14,82 (11 films)

12. Henri Verneuil : 14,69 (8 films)

13. Sergio Leone : 14,58 (6 films)

14. Howard Hawks : 14,29 (7 films)

15. Alfred Hitchcock : 14,21 (12 films)

16. Woody Allen : 13,97 (16 films)

17. George Cukor : 13,95 (10 films)

18. Dany Boon : 13,88 (4 films)

19. Pedro Almodovar : 13,86 (11 films)

20. Steven Spielberg : 13,79 (12 films)

21. Stephen Daldry : 13,75 (4 films)

22. Tim Burton : 13,25 (12 films)

23. Wes Anderson : 13 (7 films)

24. Sofia Coppola : 12,9 (5 films)

25. Gus Van Sant : 11,5 (11 films)

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7 février 2014 5 07 /02 /février /2014 00:17

Alors que les Jeux Olympiques de Sotchi vont s'ouvrir dans quelques heures, j'ai une annonce importante à faire : je vais supporter l'équipe allemande.

 

Certains crient déjà à la trahison ! Je serai le nouveau Judas, un véritable Ganelon ! Pardonnez ma traîtrise, mais elle est pleinement assumée. Et comme souvent dans les histoires de trahison, c'est en raison d'un intérêt très personnel.

Voyez-vous, la Deutsche Bahn, la compagnie des trains allemande, a décidé d'encourager à sa manière ses athlètes. Et elle a mis en place la GoldCard, littéralement carte or.
L'idée est simple : j'ai acheté une Goldcard pour 25€. Lorsqu'un athlète allemand remportera une médaille d'or à Sotchi, le lendemain, l'ensemble des trains sera gratuit pour les porteurs de cette carte, à savoir moi. Même les ICE, les TGV locaux. Vous avez bien lu : je vais pouvoir voyager gratuitement à chaque fois qu'un Allemand remportera une médaille d'or !
Deutsche-Bahn-Goldcard.jpg
A moi Hambourg, Lubeck ou Dresde !

Bon, encore faut-il que les Allemands remportent des médailles d'or. Lors des derniers J.O., ils en ont comptabilisé 10. Si le chiffre est similaire, ça m'irait fort bien.
N'hésitez pas à souffler l'idée à la SNCF. Et pensez à moi lorsqu'un Allemand monte sur la plus haute marche du podium : c'est un voyage assuré !
Et rassurez-vous, je supporterai les athlètes français dès qu'un Allemand aura attrapé l'or sur une épreuve !

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4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 12:37

Après vous avoir présenté la moitié de ma famille, du côté de ma mère, direction le côté paternel. Ci-dessous, le côté de mon grand-père paternel (Révillon-Canoen) et celui de ma grand-mère paternelle (Decool-Leroy).
Arbre-Revillon-Daniel.pngArbre-Canoen-Marie.pngArbre-Decool-Lucien.pngArbre-Leroy-Valentine.png

Petite présentation rapide avec 4 anecdotes :

¤ Nos plus vieux ancêtres de ce côté sont nés en 1742. La même année, Marivaux entre à l'Académie Française. Louis XV était déjà roi de France.
¤ Il y a deux enfants nés hors mariage. Des enfants que le curé qualifie d' « illégitimes » : Marie Françoise Vanderbrugghe, née en 1780 à Looberghe et Marie Caroline Canoen, née en 1887 à Merckeghem.
¤ Des cousins se sont mariés ensemble ! Il s'agit de Révillon Benjamin et de Canlers Marie, qui partageaient les mêmes grands-parents.
¤ Il n'y a qu'une personne qui soit née en dehors du Nord-Pas-de-Calais, c'est Hubert Dumolin. Son histoire est d'ailleurs la plus étrange de mon arbre. Il est né à Handzame, en Belgique flamande. Il se marie avec Marie Pétronille Meens à Bollezeele en 1786. Et en 1792, il disparaît. Un juge de Worhmout le déclare ainsi dans un acte de notoriété en 1825 : « disparu depuis 33 ans ».

 

Concernant les lieux, voici le top 8 :
Merckeghem : 38 personnes nées et/ou décédées dans cette commune

Looberghe : 34

Bollezeele : 22

Looberghe : 21

Drincham : 10

Volckerinckove : 10

Pitgam : 7

Grande-Synthe : 7

 

Ci-dessous, voici une carte des origines de ma famille Révillon (j'ai éliminé les lieux ne comportant qu'une seule naissance ou décès pour des soucis de lisibilité).


 

Concernant les métiers, c'est un melting-pot un peu moins fort que le côté Guilbert. Les cultivateurs-fermiers sont les plus nombreux, et de très très très loin (71 sur 79!). Il y a quelques autres métiers représentés : un maréchal-ferrant, un cordonnier, un tisserand, une épicière, un maçon, un cabaretier, un charpentier, un maître-draineur et un cantonnier. 
Et puis il y a Auguste Decool, le seul maire de la famille, à Eringhem. Son mandant s'étale de 1919 à 1929. Ci-dessous, sa photo en mairie d'Eringhem.
 Auguste-Decool--maire-d-Eringhem.JPG

Enfin, je vais terminer par une petite histoire de nom de famille Révillon, dont l'orthographe actuelle n'apparaît qu'en 1838 ! Auparavant, vous en avez un peu pour tous les goûts, selon le curé ! Ainsi Rouvillon, Rouvelioen, Rouvillion, Rouvelion, Roûvellion, Rovelion, Rovilion et finalement Rovillon, en 1672, à Hondschoote, berceau du nom de famille.

1927 Révillon Paul naît (Merckeghem)

1877 Révillon Daniel naît (Merckeghem)

1868 Rouvillon Pierre Jean décède (Merckeghem)

1849 Rouvillon François Joseph décède (Looberghe)

1845 Révillon Benjamin naît, Révillon Pierre Jean est son père (Merckeghem)
1838 Naissance de Révillon Eugénie, fille de Révillon Pierre Jean. Première apparition du nom Révillon (Merckeghem)
1835 Rouvillon Pierre Jean se marie (Bollezeele)

1810 Rouvillon Pierre Jean naît (Looberghe)
1809 Rouvelioen François Joseph se marie (Hondschoote)

1791 Rouvillion Philippe Jacques décède (Hondschoote)
1784 Rouvelioen François Joseph naît (Hondschoote)

1772 Rouvillion Philippe Jacques se marie (Hondschoote)

1762 Rouvelion Cornil décède (Hondschoote)
1744 Rouvillion Philippe Jacques naît (Hondschoote)

1743 Rouvillion Cornil se marie (Hondschoote)

1731 Roûvellion Cornelius décède (Hondschoote)

1703 Rovelion Cornil naît (Hondschoote)
1702 Rovilion Cornilus se marie (Hondschoote)

1672 Rovillon Cornilus naît (Hondschoote)

 

Ainsi s'achève la présentation de ma famille historique. La conclusion est simple : je suis un vrai ch'ti. Une seule naissance en dehors du Nord-Pas-de-Calais sur huit générations (et encore, les Belges sont nos voisins!) et une seule mort (à Sébastopol, mais pour des raisons militaires). Le reste du temps, ma famille n'a pas bougé de la région ouest du Nord-Pas-de-Calais. Les Révillon sont des Flamands pur jus, il n'y a qu'à le voir

sur la carte. Je me demande d'ailleurs si je ne devrais pas apprendre le flamand en hommage à ce legs historique, dans mon but d'être quadrilingue un jour. Le côté Guilbert sent bon mes soirées de jeunesse à Eperlecques, Moulle et Houlle.
L'objectif de mon année 2014 est de gagner une nouvelle génération, ma neuvième. La difficulté augmente avec le temps, la latin remplaçant le français, et l'écriture se dégradant fortement. Mais c'est un beau challenge en perspective. 

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30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 15:10

Il y a quelques mois de cela, j'ai commencé, un peu par hasard, mon arbre généalogique. Tout a commencé par la demande d'un client de mon père, dont la famille avait des liens avec les Révillon. Nous avons donc commencé à chercher pour répondre à ses interrogations et puis l'intérêt pour la chose nous est venu. « Nous » car ce travail de recherche fut le mien tout autant que celui de ma mère. C'est d'ailleurs son travail qui est présenté aujourd'hui, son côté, les Guilbert. Ci-dessous, le côté de mon grand-père maternel (x2), puis celui de ma grand-mère maternelle (x2).
Arbre-genealogique-de-Guilbert-Elie.png
Arbre-genealogique-Dubois-Rose.pngArbre-genealogique-Fenet-Albert.pngArbre-genealogique-Sergent-Lea.png
Nous avons retrouvé 8 générations complètes. C'est une limite que nous nous sommes fixés, car comme vous pouvez vous en douter, l'arbre généalogique est une recherche éternelle. On aurait pu remonter plus haut, mais nous souhaitions d'abord être complets sur ces 8 premières générations. Je vais donc ici jusqu'à mes arrière-arrière-arrière-arrière-arrière grand-parents. Nous avons rassembléles dates de naissance, de mariage et de décès. Le tout grâce aux sites des archives départementales en ligne, magnifiquement faits, qui permet à quelqu'un comme moi, exilé en Allemagne, de ne pas devoir faire le tour des mairies du Nord-Pas-de-Calais.

Petite présentation rapide avec 4 anecdotes :

¤ Notre plus vieil ancêtre de ce côté est né en 1749. La même année que Goethe. En France, Louis XV était roi.
¤ Il n'y a qu'un seul enfant né de mariage illégitime, Jacques Descotte, né à Moulle en 1802, fils de Marie Descotte et de père inconnu.
¤ Un de mes ancêtres est mort à Sébastopol, dans l'actuelle Ukraine. C'est d'ailleurs la seule personne de l'arbre à avoir quitté le Nord-Pas-de-Calais. Que faisait-il là ? Il se battait pour la France ! Son décès est signifié en 1857, à la suite de la guerre de Crimée, opposant la France de Napoléon III, allié au Royaume-Uni et à l'Empire Ottoman, le tout face à la Russie (1853-1856).
¤ Des cousins se sont mariés ensemble ! Il s'agit de Fenet Louis et de Fenet Ismérie, en 1853 à Eperlecques. Ils partageaient les mêmes grands-parents.


Concernant les métiers, c'est un beau melting-pot. Si les cultivateurs-fermiers sont les plus nombreux, et de loin, il y a tout un tas de métiers représentés : Ainsi cordonnier, maçon, batelier (conducteur de bateau), marchand de bois, bûcheron, voiturier, charretier (conducteur de charrette!), maréchal-ferrant, rempailleur de chaises, tailleur d'habits, charron (celui qui faisait les roues des charrettes!), charpentier de bateau ou charpentier tout court, couturière, meunier, colporteur (vendeur ambulant), chanvrier (culture du chanvre), maraîcher et couvreur en paille !


Concernant les lieux, voici le top 10 :
Moulle : 58 personnes nées et/ou décédées dans cette commune
Eperlecques : 29

Muncq Nieurlet : 19
Houlle : 16

Mentque Nortbécourt : 13
Nordausques : 12

Recques sur Hem : 12
Audruicq : 11
Quercamps : 8

Zutkerque : 8

Ci-dessous, voici une carte des origines de ma famille Guilbert (j'ai éliminé les lieux ne comportant qu'une seule naissance ou décès pour des soucis de lisibilité). Demain, ce sera le tour du côté Révillon.
 

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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 17:13

Ceci est le palais Rohan, je répète, ceci est le palais Rohan (private joke tour d'Europe).
Palais-Rohan-Strasbourg.JPG
Ce samedi je suis reparti à Strasbourg. C'est une ville que je commence à bien connaître, puisque ce fut ma troisième visite (en sachant qu'à chaque fois que je prends le train pour revenir dans le Nord, c'est de Strasbourg que je pars, la gare n'ayant plus de secret pour moi).

Pourquoi revenir à Strasbourg ? Pour mes tandems bien sûr ! Car rien ne vaut un peu de pratique. Nous avons donc décidé de faire quelques voyages linguistiques, en commençant par la France. Strasbourg étant à une heure de Fribourg, c'était la ville idéale.

Et nous avons commencé par le quartier de la Petite France. SAM_1657.JPG
C'est mignon ! Bon, en vérité, le nom Petite France n'est pas très mignon : il vient du nom de l'hospice des vérolés, qui accueillait les militaires atteints de syphilis, appelée également le « mal français » ! (les militaires revenaient de la campagne d'Italie). Comme c'est mignon !
SAM_1649.JPG
On a également observé les défenses de Vauban (oui, je suis dans une spéciale Vauban en ce moment) avant de partir vers le centre-ville. La cathédrale, la fameuse, avec sa seule tour, le plus grand édifice du monde pendant deux siècles ! Et également l'ensemble de la Grande Ile, classée au patrimoine mondial de l'Unesco.
europa tour (3)
Malgré mes précédentes visites, je me suis surpris à découvrir des quartiers que je ne connaissais pas/plus (et je n'évoque pas seulement le Palais Rohan). Et je me suis surpris à apprécier Strasbourg, grande ville, mais qui n'en reste pas moins charmante.SAM_1654.JPG

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28 janvier 2014 2 28 /01 /janvier /2014 22:02

J'arrête de vous embêter avec mes résumés de films pour vous présenter... une série ! Britannique. J'aime bien les British, ils font des bons films, et des bonnes séries (It Crowds, Luther, et je ne parle même pas de Mister Bean!).

Sherlock, c'est sans surprise une série sur Sherlock Holmes. Jusque là, c'est logique. Mais il y a une grosse différence : les aventures de Sherlock Holmes se déroulent aujourd'hui ! Ainsi, Sherlock utilise les sciences actuelles pour la recherche des criminels. Mais que les puristes se rassurent, son sens de la déduction est sa plus grande arme (et parfois son défaut le plus gênant, tant cela peut énerver ses concitoyens). Les connaisseurs apprécieront les nombreuses références faites aux livres.

Je parle d'une série, mais c'est un format très différent : 3 saisons avec 3 épisodes, d'1h30 en moyenne.
Concernant les acteurs, Benedict Cumberbatch est parfait dans le rôle, avec un flegme britannique typiquement londonien. Le docteur Watson interprété par Martin Freeman avait un peu de mal à trouver son rôle au départ, mais le duo fonctionne bien après la première saison.

C'est d'ailleurs mon impression générale : celle d'une montée en puissance. Si j'ai observé quelques incohérences dans la première saison (notamment le second épisode, lors de la scène où Watson et Sherlock abandonnent leur intermédiaire chinoise comme des vulgaires enfants dans un film d'horreur de série B), la suite est meilleure. Les deux derniers épisodes de la saison 3 sont par exemple d'une très grande qualité.
Sherlock-serie-BBC.jpg
J'arrête un peu avec les nouvelles séries en ce moment (période film si vous n'avez pas encore remarqué). Breaking Bad n'a pas tenu le coup (nous ne sommes pas allés plus loin que la première saison), It's always sunny in Philadelphia nous a déçus après la saison 1. On a fini la saison 1 de Weeds, mais on n'est pas encore convaincu. Il nous reste cependant the Big Bang Theory, toujours aussi géniale, How I met pour la dernière saison (il est long ce mariage, non?) et Modern Family. Si vous avez une série à me proposer, n'hésitez pas ! (surtout si c'est une comédie, on risque d'être bientôt à court!)

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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 23:07

Faut-il aller faire un stage à l'ambassade de France au Burundi ? Pendant une petite semaine, cette question m'a quelque peu tourmenté. Elle m'a poussé à réfléchir, vite, sur ce que je voulais de ma vie.

Le stage commence le 1er février. Il dure quatre mois. Très vite j'ai pu voir que mon profil devrait intéresser l'ambassade. Expérience de vie dans la région : check. Connaissance des affaires des grands lacs : gros check. Intérêt pour les pays post-conflit : check. Compétence économique : check. Reste une question : est-ce que je veux ce stage ?

Comme souvent, j'ai fait mes deux colonnes. Les plus et les moins. Les premiers plus étaient évidents : ce serait mon vrai premier stage professionnel (excepté presse) ; ce serait l'occasion de vérifier si bosser dans les affaires étrangères peut m'intéresser ; ce serait une bonne possibilité pour ma thèse de rencontrer du beau monde burundais. Et puis quelques autres, comme un voyage supplémentaire, payé. Et puis c'est un sacré test pour le couple.

Le couple justement, pour commencer la liste des moins. Pourquoi partir alors qu'Elle est ici. Et puis j'ai pensé tout de suite à ma famille et à leur inquiétude. Certes, si je pense ainsi, je ne vais pas loin (et surtout pas en Afrique), mais c'est à prendre en compte. Et ma vie allemande, mon appartement, l'apprentissage de la langue. Tout ça aussi ce sont des moins. J'ai pensé à mon chien que je dois garder en mars, au concert de Stromaé en avril. Je vais courir le marathon de Paris.

Dans ma tête, ce fut un peu compliqué. Le temps d'une ou deux journée(s), pas plus. Car j'avais oublié un élément essentiel : mon bonheur est ici.

Au fond de moi, je le sais bien que ce stage m'intéresse surtout car c'est dans une ambassade. C'est toujours chic à raconter, c'est toujours sympa sur un CV. Mais moi qui pense que les affaires étrangères ne m'iraient pas pour des raisons de vie personnelle (bouger tous les trois ans, ou vivre à Paris), à quoi ça me servirait ? J'ai bien vu des gens bosser dans des ambassades ou des ministères, et ce n'était pas folichon tous les jours. Il y en a qui sont capables de sacrifier leur vie sociale pendant plusieurs mois pour un boulot. Mais pas moi. La vie est trop courte [#FrançoisMarquis]. Et puis je crois de plus en plus en ma vocation d'enseignant, je m'imagine de plus en plus devant une classe. Je considère que l'éducation fait l'homme, construit notre société de demain. Alors pourquoi aller là-bas ? Surtout que je peux très bien y aller cet été, pour simplement deux mois. Et ça sera peut-être encore plus productif pour la thèse.

Quatre mois c'est long vous savez. En quatre mois, il peut s'en passer des choses. Et c'est quatre mois que je ne retrouverai pas. Si ma relation ne survit pas à ces quatre mois, est-ce que je ne m'en voudrai pas pendant longtemps ? Quoi, si c'est la bonne, ça survivra ? Mais allons ma petite dame ou mon bon monsieur, vous y croyez vraiment à « la bonne », celle d'une vie ? Quatre mois dans la vie d'une fille magnifique comme l'est ma partenaire, c'est quatre ans pour une fille ordinaire. Elle ne vit pas bien la distance, elle a besoin d'une présence régulière. Et moi aussi. Deux mois c'est déjà bien assez difficile comme cela.

La distance est l'une des pires choses qui soit pour un couple. Loin des yeux. Bref. Surtout qu'en Afrique je vais retrouver ma principale ennemie : la solitude. Et être seul, ça ne me va pas. C'est le retour de Jérémy le dépressif. Pensez, ça fait 8 ans que je suis en couple. Pas avec la même, mais ça n'empêche : je n'ai plus l'habitude d'être seul. Alors me retrouver comme un con au milieu du Burundi, comme je l'étais la dernière année au Kenya, très peu pour moi. Je pense d'ailleurs très souvent à cette expression pourrie que l'on sort souvent aux nouveaux célibataires : « mieux vaut être seul que mal accompagné ». Non non non ! Car être seul, c'est être mal accompagné ! C'est avoir cette chienne de solitude qui vous accompagne partout, jusque dans votre propre lit ! Les draps froids, c'est l'horreur !

Finalement, qu'est que je veux de ma vie ? Pas grand chose, si ce n'est le bonheur. Mon bonheur à moi, c'est un lit chaud. Un repas en tête à tête (avec des enfants dans quelques années). Un livre dans les mains, à hocher la tête pour voir celle que vous aimez réviser sa chimie. Un film sous la couette, à rire ensemble sur les mêmes passages. Le bonheur c'est l'amour. Le bonheur, c'est à deux. Pas besoin d'ambassade, de petits fours et d'un salaire démesuré. Pas besoin d'une grande maison, du dernier Iphone et du grand écran plat Samsung. Pas besoin du Burundi. Aujourd'hui, c'est mon Allemande et moi. Le bonheur est suffisamment difficile à trouver (construire), ça serait idiot de déserter. 

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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 11:48

Le sac petit-tuyau sur le dos. Le short de foot alors qu'il fait 4 degrés. Je lace mes baskets. Et c'est reparti. Je descends les escaliers 4 à 4. Je marche assez rapidement, traverse la route. Et je lance la machine. Je trottine lentement. Depuis le semi-marathon de Lille, il s'est passé plus de quatre mois. Sans réel sport. Un peu de piscine, un foot en patinoire. Entre-temps mon corps a dit stop. Tendinite au genou droit, entorse des cervicales. Alors aujourd'hui je suis content de reprendre. Ça veut dire que je suis en bonne santé. Débarrassé de mes problèmes.

Je me suis inscrit pour le marathon de Paris. Folie. 42,195 kilomètres. « Quelle idée ! » dirait ma mère. Ma Bucket List, l'envie de le faire une fois. Et je me suis dit que c'était la bonne année. J'ai couru deux semi-marathon. Mes jambes sont correctes. Je suis maître de mon emploi du temps. L'année prochaine je devrais rédiger ma thèse/bosser un concours. Alors profitons de 2014 pour le faire.

J'ai trois objectifs.
Le premier, c'est d'y participer. Ma grande peur, c'est la blessure. Notamment la tendinite. J'en ai déjà eu deux, aux deux genoux. Alors je flippe un peu par rapport à ça. Du coup je fais gaffe, je m’étire, je m'hydrate bien pendant l'entraînement. Ce serait tellement con que le 6 avril je sois à Paris sans pouvoir courir.
Le second, c'est de terminer le marathon. C'est là l'objectif principal : pouvoir dire que je l'ai fait ! Pouvoir barrer la 16ème mission de ma Bucket List.
Le dernier, c'est un objectif chiffré. Moins de 4 heures. Pour cela, il faut que je suive un entraînement régulier et assez intensif. J'ignore encore si je vais pouvoir le faire. A voir la semaine précédente comme je me sens.

Bon c'est l'hiver, le temps est moyen, il ne fait pas chaud. L'important sera donc de trouver la motivation pour aller courir, surtout qu'ici je cours forcément seul (Alba + sport = mauvaise entente).
Hier 52 minutes en footing tranquille. Et le plaisir qui revient. La sensation d'après-course, la meilleure, celle de se sentir bien. Je me souviens cet été que la course était devenue une sorte de besoin. 3 jours sans courir et j'avais comme un manque. C'était très bizarre.
marathon-de-paris-2014.jpg
Et puis cette photo qui me fait frissonner... Quand je pense que je serai peut-être l'un de ces petits points jaunes sur les Champs dans moins de 3 mois...

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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 18:45

Richard Linklater, Before Sunrise (1995) : 16,5/20. Avec Julie Delpy et Ethan Hawke.

Amateurs de romance, bonsoir !
Céline, étudiante française, rencontre Jesse, Américain en voyage à travers l'Europe. Le destin les pousse à se rencontrer dans un train en provenance de Budapest. Ils discutent puis mangent ensemble. Le courant passe bien. Problème, Jesse doit descendre à Vienne, où son avion décolle demain pour les USA. Sur un coup de tête, il propose à Céline de descendre avec lui pour passer la soirée ensemble. Elle accepte. L'histoire peut commencer.

 

Film romantique, qui ne tombe pas dans le cliché. Plein de fraîcheur, plein de réflexion sur le couple. Clairement un petit coup de cœur. La scène dans le magasin de 33 tours est typique de mes propos. Les deux acteurs se découvrent au fur et à mesure du film. Très bonne complicité entre eux, qui ressort vraiment (le film n'a d'ailleurs que deux acteurs). Ethan Hawke fait très James Franco, Julie Delpy est le sosie d'une copine de fac d'Alba.
J'ai peut-être été influencé dans mon sentiment par le fait que ce soit deux étrangers qui se rencontrent dans un train pour s'aimer, une histoire qui m'est quelque peu familière. Mais la critique a adulé le film (plus de 8 sur 10 sur Imdb, dans le top 250 ; pas un seul 0 étoile sur Allociné, ce qui est plutôt rare). En V.O. c'est super. Un film à partager avec votre chère et tendre.Before-sunrise-Ethan-Hawke-Julie-Delpy.jpg

La suite de la trilogie (Before Sunset, Before Midnight) à venir.

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