17 janvier 2014 5 17 /01 /janvier /2014 17:24

Ne croyez pas que je sois parti dans un tour d'Allemagne. Mais sur la route du Pas-de-Calais vers Fribourg, je me suis décidé à quelques haltes. Luxembourg et Trèves étaient prévues. Francfort, moins.
La raison est plutôt simple : l'absence de bus le jour escompté pour repartir à Fribourg. J'ai cependant vu que des bus partaient vers Francfort, et ça tombe plutôt bien : j'ai un copain d'Erasmus qui y habite !

Direction donc la capitale économique de l'Allemagne (et de l'Europe continentale de manière générale, puisque la ville abrite la BCE) pour rejoindre Emmanuel. La dernière fois que je l'ai vu, c'était lors de la cérémonie Erasmus, en novembre 2009. Plus de quatre ans ! Forcément, on a des choses à se dire !

Tout de suite, on m'avertit : « tu verras, Francfort ce n'est pas joli ». Et je confirme...
Je m'avance tout d'abord vers « Mainhattan », jolie expression qui rassemble la rivière locale et les gratte-ciel locaux. Bon, pour moi, depuis New York, entre un gratte-ciel et un gratte-ciel...
Francfort (1)
Je traverse la rivière, et me retrouve sur la place centrale. Une partie derrière l'église est en travaux mais sinon c'est une grande place typique qui est toujours un plaisir à voir. J'apprécie beaucoup notamment la statue de la justice. Celle-ci est placée devant la mairie, de manière à observer le comportement des magistrats locaux. D'ailleurs la déesse n'a pas les yeux bandés. Tout un symbole.
Francfort (3)Francfort (2)
Et puis, la cathédrale... enfin, ce que je peux voir de la cathédrale. Normalement, ici, j'ai un beau point de vue, c'est mon guide qui me le dit. Cette image est un résumé : Francfort est en travaux. Sur la photo du Mainhattan, il y a cinq grues, sur celle de la place il y en a trois. Ne croyez pas que je l'ai fait exprès, au contraire, j'essaie toujours d'en limiter la visibilité. Mais pour la cathédrale, ça devient compliqué. Francfort a été largement détruit en 1944, et depuis la ville est en travaux. On a fortement reconstruit dans un esprit moderne, et l'atmosphère s'en ressent. Francfort est une ville de businessmen, que vous pouvez rencontrer dans la rue, en costard-cravate, accrochés à leurs smartphones. Francfort n'est pas une ville touristique.
Francfort (4)
La cathédrale était le lieu de couronnement des empereurs du Saint-Empire. Je peux aussi apercevoir non loin de là l'église Saint-Paul, qui a accueilli les séances de la première assemblée librement élue d'Allemagne.
Francfort (5)
Enfin, il y a Goethe, sa maison natale, une statue. L'homme est né ici, et ce n'est pas un hasard : Francfort accueille depuis 500 ans la plus grande foire aux livres du monde. Pas facile tout de même de trouver de l'inspiration dans une ville aussi laide !Francfort (6)

Bref, une heure de visite et vous avez fait le tour ! A ne pas inclure en priorité sur votre liste de voyages !

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15 janvier 2014 3 15 /01 /janvier /2014 15:50

Tout d'abord, commençons par un petit point géographique. Trêves est une ville de 100 000 habitants située sur la Moselle, à un carrefour de l'Europe. Vous pouvez voir la frontière ouest de l'Allemagne, le Luxembourg en face de la ville, Metz à quelques encâblures et la Belgique non loin de là.
Carte-de-l-Allemagne.png
Qu'est-ce que je vais faire à Trêves ? Bonne question. J'ai une copine qui y habite. Anaïs a effectué une partie de ses études à Arras, puis est partie faire Erasmus en Irlande. Un Erasmus qui l'a quelque peu transformée. Depuis, elle pense voyages, elle vit Europe (on l'accuse d'ailleurs parfois de me vouer un culte). Après un stage de quelques mois dans la ville de Trêves, elle travaille maintenant au Luxembourg. J'ai profité d'une visite de ses potes dans l'Audomarois pour repartir avec elle, et ainsi visiter la région.
Trèves (8)
Trêves est une ville historique. C'est peut-être même la ville romaine du Nord de l'Europe. En l'an 300, c'était la plus grande ville au Nord des Alpes, c'est d'ici qu'étaient gérés les territoires romains du Nord de l'Europe et surtout c'était la ville de Constantin, avant que celui-ci ne construise Constantinople (j'y reviens). Ne soyez donc pas surpris si ma visite a une atmosphère d'Astérix et Obélix en Germanie.

Tout d'abord, au nord, c'était, non pas les Corons, mais la Porta Nigra (Porte Noire). C'est le symbole de la ville, répertoriée au patrimoine mondial de l'UNESCO. Elle a été construite vers 175 après J-C, c'est l'une des plus anciennes portes allemandes encore debout, et l'une des plus impressionnantes. Son nom vient de sa couleur : la porte a été noircie par les intempéries et les dépôts de suie. Elle est devenue une église au Moyen-Age, puis Napoléon décide de restaurer l'aspect romain (oui, Napoléon était architecte entre deux batailles).
Trèves (3)
Ensuite, la Haptmarkt, la place du marché. Là, c'est un grand classique européen, la place centrale de la ville. Des belles devantures, souvent sculptées, une ou deux églises au fond, et des couleurs.
Trèves (1)Trèves (5)Trèves (4)
Direction le Dom St Peter (la Cathédrale Saint-Pierre). C'est tout simplement la plus ancienne cathédrale d'Allemagne. Construit entre 1235 et 1270, le bâtiment est très roman. Il est construit sur une ancienne basilique datant du IVème siècle, elle-même construite sur la maison d'Hélène, la mère de Constantin (devenue Sainte-Hélène).

 

Surtout, à l'intérieur, vous avez la Sainte-Tunique. C'est un habit que Jésus aurait porté, Hélène l'aurait rapporté à Trêves. Depuis, Trêves est un lieu de pèlerinage (le dernier en 2012). Le vêtement est conservé dans une chapelle, ouverte une fois l'an (pas de chance pour moi, ce n'était pas le bon jour). A l'intérieur de la cathédrale, vous avez des petites portes que vous pouvez emprunter, et ainsi entrer dans de petites chapelles. En-dessous, il y a une crypte (pour moi, les cryptes sont les endroits les plus impressionnants des cathédrales, celle de Canterbury m'ayant marqué).
Trèves (2)
Bref, j'arrête de vous bassiner avec cette cathédrale, et je vous emmène... dans une basilique ! Oui, mais attention, pas n'importe quelle basilique, c'est celle de Constantin, empereur romain, le premier à se convertir au christianisme ! C'était autrefois la salle de l'empereur, aujourd'hui, c'est un temple protestant. Elle est collée au Kurfürstliches Palais, un palais princier.
Petit point historique, Trêves était un archidiocèse pendant des siècles, et l'archevêque était l'un des princes-électeurs du Saint-Empire Romain Germanique.
Basilique-de-Constantin--et-palais-princier.JPGTrèves (6)
Par Toutatis ! Des thermes ! Allons nous baigner ! Manque de chance, ils ne fonctionnent pas. Pire, il semble même qu'ils n'aient jamais fonctionné ! Oui, ils sont fous ces Romains ! La faute à Constantin, qui préfère Constantinople. Alors Valentinien, un autre empereur, décide d'en faire une caserne. Ça peut toujours servir.
Quant à l'amphithéâtre, pas très loin, il a, lui, fonctionné ! Il pouvait même accueillir jusqu'à 20 000 spectateurs. C'est plus des vestiges qu'autre chose, même si la municipalité organise parfois des simulations de batailles de gladiateurs.
Trèves (7)
Enfin, je termine par un pont, originalement appelé « pont romain ». C'est le plus ancien pont d'Allemagne (il date du IIème siècle), remplaçant un pont en bois attesté en -17. Il enjambe la Moselle. L'été, le long du fleuve, vous pouvez voir la jeunesse allemande s'asseoir, flirter, manger, faire des barbecues ou la fête. L'hiver, c'est plus calme, mais ça vous laisse le luxe de profiter dans le calme d'un coucher de soleil.
Trèves (9)Trèves (10)
Voilà pour ma visite de Trêves, ville UNESCO, ville de naissance d'un certain Karl Marx, ville agréable à vivre, qui m'a parfois fait penser à Fribourg. Une ville verte, entourée de collines, avec beaucoup de jeunes. Dont une Française, qui adore. 

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13 janvier 2014 1 13 /01 /janvier /2014 15:34

D'une superficie totale de 2586 km², c'est à dire 2,5 fois plus petit que le département du Pas-de-Calais, le Luxembourg comptabilise 525 000 habitants (soit la population de Lyon), dont 43,8% d'étrangers. Pourtant ce petit pays est le deuxième centre de fonds d'investissements du monde, derrière les USA ! Rien que ça ! 46% du PIB provient de son rôle de place financière, et on comptait 148 banques installées dans le pays. Paradis fiscal ? Oui ! C'est officiel depuis le mois de novembre, à la suite d'une rencontre entre 121 pays lors du forum mondial sur la fiscalité.

Historiquement parlant, le Luxembourg est loin d'avoir été un État indépendant pendant des siècles. Bourguignon, espagnol, français, autrichien, français, néerlandais, le Luxembourg a été ballotté entre les grandes nations européennes pendant des siècles avant de se retrouver indépendant un peu par hasard en 1867, afin d'éviter un conflit entre la France de Napoléon III et la Prusse de Bismarck. Et, en 1890, c'est le début d'un véritable royaume luxembourgeois (jusque là, le roi était celui des Pays-Bas). Voilà une belle anomalie européenne [dans la liste des anomalies européennes, il y a aussi Monaco, San Marin, le Liechtenstein, Andorre...], un territoire où le français et l'allemand étaient les seules langues officielles jusqu'à la décennie 1980 (le luxembourgeois est apparu). 


La question de la langue saute d'ailleurs aux yeux dès mon arrivée dans la ville de Luxembourg, capitale de l’État du Luxembourg. Tous les panneaux sont en français ! Je pensais le Luxembourg plus germanique que francophone, mais c'est exactement l'inverse. Les lois du pays sont d'ailleurs écrites en français. Le luxembourgeois n'est pratiqué que par la minorité de la population, situation très étrange. On retrouve même plus de 10% de la population qui parle... le portugais ! (15% de la population en est originaire!).

 

Je suis venu de Trêves avec Anaïs, mon hôte du séjour, qui fait partie du flot des travailleurs frontaliers (130 000 estimés, dont 66 000 Français). La ville de Luxembourg n'est pas très grande, elle compte 110 000 habitants (la population de Mulhouse, 35ème ville française) et se visite aisément en une journée.
Luxembourg (1)
J'ai commencé par le centre historique (Place Guillaume II, Hôtel de ville, Palais grand ducal, cercle municipal...). Beaucoup de beaux bâtiments, mais pas de réelle surprise. Et puis tout d'un coup, je suis arrivé devant la vallée de la Pétrusse. La ville semble coupée en deux par un mini cours d'eau. Je suis descendu, pour prendre quelques photos.
Luxembourg (5)
De l'autre côté, un bâtiment ressemble à un château. En fait, c'est la... Banque du Luxembourg ! Je continue ma visite et voici que j'arrive sur la Corniche. Surnommé « le plus beau balcon d'Europe », ce lieu de balade romantique offre une vue magnifique sur un autre côté de la ville. En fait, Luxembourg est un gruyère, constitué de falaises. La ville fait partie du patrimoine mondial de l'Unesco. Sur ces falaises, un certain Vauban a construit des murs (oui, il aimait bien les murs, Vauban). Et forcément, une petite forteresse. Le paysage est vraiment beau. Une grosse surprise.
Luxembourg (2)Luxembourg (3)Luxembourg (4)
Au Luxembourg, vous avez donc la ville-haute et la ville-basse. Et de l'autre côté, c'est Kirchberg, avec le quartier européen (la ville abrite notamment la cour de justice européenne). Cette fois les bâtiments sont très différents. Au revoir histoire, bonjour modernité et travaux d'architecte. Le mélange des deux est parfois surprenant.Luxembourg (6)

Au final, je reviens du Luxembourg avec une drôle d'impression : une très jolie ville dans un Etat qui ne devrait pas exister ! (ou alors comme simple région européenne dans une UE totalement harmonisée)

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12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 15:44

Après le bilan de 2013, voici les objectifs de 2014. 12 résolutions à suivre, 12 missions à réaliser. Entre les voyages et le sport, entre l'environnement et les arts.

 

Découvrir 2 nouveaux pays

Faire 2 missions de ma Bucket List

Être capable de faire 100 pompes

Manger de la viande une fois par semaine

Visiter 10 nouveaux lieux allemands

Aller à 3 concerts

Réaliser 10 filmographies de réalisateurs

Connaître les principales étoiles et galaxies

Prendre 5 kilos (59,3 au premier janvier)

Pouvoir lire le journal et regarder un film en allemand

Écrire mes rêves et essayer de les interpréter

 Connaître et savoir reconnaître tous les arbres et cultures de France

 

C'est ambitieux, comme toujours. Mais si je réalise tout ça, je suis sûr que mon année 2014 sera bonne. Avec la santé, Inch'Allah ! 

Et vous quels sont les objectifs 2014 ?

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11 janvier 2014 6 11 /01 /janvier /2014 14:54

Il est enfin arrivé, le tant attendu zapping de mon année 2013 !
année du zapping 2012
Le réveillon du nouvel an était animé, en mode tour d'Europe. Arrivé chez Tof, on tombait dans l'étrange. L'ami Lucas n'est pas étranger à cette situation. Au revoir Olivette, profite de l'Australie malgré ton sac d'une tonne, tu en reviendras changée ! Ma copine d'Eramus Helena venait me rendre une petite visite, me rappelant une époque qui me paraît tellement lointaine. En janvier, on souffrait du froid, c'est la première fois que j'entends parler du mot congère. Ça tombe bien, il y en a une dans mon jardin en mars. Je partais à Fribourg, réfléchissant à l'idée de m'y installer.
En février, il me fallait revenir : j'allais me faire opérer d'une tumeur bénigne. On faisait la fête pour Rose-Marie, puis à la soirée infirmière déguisée, d'où Sophie est repartie de manière précoce. Un petit bal, avant la belle bande de Malo un peu plus tard.
En mars, ce fut un match du Losc, l'anniversaire de Juliette, la crémaillère de Steph, puis la Saint-Patrick à Lille. L'occasion de faire des rencontres. D'ailleurs des Couchsurfers allemandes étaient présentes. Un fou est d'ailleurs venu me voir, il marchait du Kent jusqu'à Istanbul (il l'a d'ailleurs fait!). On a enchaîné quelques soirées lilloises avec des nouvelles venues : Julie et Anaïs.
Alba m'a rejoint dans le Nord. On a visité la région, Bruxelles, puis assisté aux cinquante ans surprise de ma mère. Mon anniversaire fut l'occasion d'une poignée de main historique entre deux individus en pleine guerre froide. Paris à deux, en amoureux.
Redirection Fribourg, début de ma recherche d'appartement. En mai ma dernière tante s'est mariée.

Saga Africa, Tome 2. Mai-juin, c'est le Kilimandjaro en Tanzanie, puis une danse effrénée dans un hôpital pour enfants du Rwanda. Je mange chez l'ambassadeur à Nairobi. J'assiste à ma première conférence qui se révélera très intéressante. Car oui, 2013 est avant tout une année de thèse.

Au mois d'août et en septembre, nous avons couru. Les foulées éperlecquoises, puis le semi-marathon de la braderie de Lille.
En 2013, je me suis un peu engagé politiquement, malgré la distance. Le projet Onfield au cours de l'été à Saint-Omer ne fut pas de tout repos, on en a entendu des belles.
J'ai profité de l'été pour découvrir un peu plus encore ma région, au Louvres-Lens, puis à travers les terrils (chute mémorable) et à la cité des électriciens. Côté sport, un match à Bollaert dans le kop, afin d'équilibrer les totaux régionaux. Une soirée lilloise permit la rencontre de Bozo le clown avec Dormeur, une autre fut l'occasion d'une prise d'otage devenue légendaire.
Je commence mes vacances en Bavière, et je les finis en Crête. De l'eau, de soleil, du repos. Du bon temps.

 

 

J'ai finalement trouvé mon appartement, et j'y emménage à la rentrée. 3 colocs allemands, et un objectif : parler la langue de Goethe. Je reste d'ailleurs essentiellement en Allemagne au cours de l'automne, étudiant beaucoup, rencontrant régulièrement mes tandems. Anaïs vient me voir (la seule pour l'instant).
Je rends visite à ma petite sœur, qui s'est enfin décidée à quitter le cocon familial pour s'envoler dans le sud-est. Cassis, son soleil, ses calanques. Pas un mauvais choix. Pas sûr qu'elle reviendra.
Je publie mes deux premiers rapports, et je participe à une conférence aux Invalides sur l'Afrique des Grands Lacs. Paris où j'ai pu voir des enfants mal-élevés dans une Assemblée Nationale. A Laval, j'ai vu un nouvel appartement et des 25 ans surprise du beau-frère.
Je finis 2013 par une nouvelle soirée lilloise (ou coco régale), une victoire aux colons de Catane (true story) puis par Berlin. Ah, non, j'allais oublier : une entorse aux cervicales consécutive à un contact avec un Russe sur un terrain du FC Tilques déplorable comme jamais !

Alors finalement, quand je regarde 2013, je me dis que c'était une bonne année. J'ai préféré 2012, mais c'était difficile de concurrencer 5 mois de voyage à travers l'Asie. J'ai avancé, j'ai voyagé, j'ai fêté, j'ai rigolé. J'ai vécu. En étant heureux. En étant en couple, passant pour la première fois le cap des deux ans.

Reste le plan national et international, une conférence sur le climat sans grand succès (mais chut!), Depardieu en Russie, les manifs contre le mariage pour tous, des discours sur l'islam, puis les Roms, puis l'islam, puis Léonarda, puis Dieudonné, qui me font parfois penser que la France ne tourne pas très rond. Les transports non plus ne tournaient pas très rond cette année : on avait plus de chance de mourir en prenant le train que l'avion ! 2013 était une année plutôt creuse politiquement (encore qu'Angela a marqué mon automne), ainsi que sportivement. On a bien eu l'hégémonie du Bayern ou le titre du PSG, que j'attendais depuis toujours (1994). Mais ce n'est plus forcément le PSG que je supportais il y a quelques années (mais il gagne). Nelson est parti, laissant la terre sans réel guide. Les Tunisiens et les Égyptiens ont retapé une révolution qu'ils avaient laissé s'échapper, tandis qu'en Syrie rien ne change. Pas de paix au Proche-Orient, malgré un rapprochement avec l'Iran. Et en Afrique, le Kivu s'est un peu calmé, mais le Mali, la Centrafrique ou encore le Sud-Soudan ont plongé dans des conflits loin d'être résolus. 2013 ne marquera pas forcément les esprits des prochaines générations, à moins que le scandale de la NSA permette de revoir notre utilisation d'Internet (mais j'en doute fortement). A voir pour 2014, avec des élections européennes importantes, et une coupe du monde au Brésil qu'on aurait tant aimé voir sur place (mais on apprécie déjà d'être représenté!). 

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10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 15:13

Elles étaient douze. Nous étions début janvier 2013, et je partais plein de bonnes intentions, ambitieux comme jamais après une très bonne année 2012.

Très clairement, ce ne fut pas une grande année pour mes résolutions.


Résolution n°1 : Mettre le pied dans 5 nouveaux pays → échec

Je n'ai découvert « que » deux pays : la Tanzanie et le Rwanda. Une année moins prolifique que 2012 donc, mais ça reste tout de même pas mal. J'ai peut-être un petit regret concernant les vacances de l'été, où j'aurais aimé aller voir un peu le Portugal ou les Balkans. Ce n'est que partie remise.


Résolution n°2 : Écrire la première partie de ma thèse → échec

Résolution n°3 : Faire un stage → échec

J'étais trop présomptueux. Écrire ma première partie de thèse, ce n'était tout simplement pas possible. Quant au stage, j'ai fait d'autres choix, plus orientés personnellement que professionnellement. 


Résolution n°4 : Faire plus de sport qu'en 2012 (et ce sera facile!) → succès

La résolution 4 est réalisée : j'ai fait plus de sport qu'en 2012. Pas mal de football, de la course, de la musculation. J'ai un peu souffert physiquement, entre une opération de la main, une tendinite récurrente au genou et une entorse des cervicales toute récente.


Résolution n°5 : Arriver à 65 kilos ! (je persévère) → échec

On repassera en 2014. (59 kilos à la dernière pesée)


Résolution n°6 : Ne pas boire de coca de l'année → succès

Pour le coca, c'est fait. Hormis une mini-erreur avec Sam en juillet (j'ai fini les trois gouttes restantes dans sa canette, plus par réflexe qu'autre chose (faut pas jeter!) et je m'en suis rendu compte ensuite!). En Allemagne, je me suis mis au jus de pomme, en France c'est la grenadine à l'eau qui sponsorise officiellement mes soirées.


Résolution n°7 : Faire deux missions de ma Bucket List → moitié de succès

Pour les deux missions de ma Bucket List, une seule est vraiment réalisée : l'arbre généalogique. Un gros travail, sur lequel je reviendrai bientôt. Le saut à l'élastique a été reporté en raison des conditions météo. Et mon objectif oscar est quasi-réalisé (mais simplement quasi). Pas déçu cependant, l'arbre nécessitant un gros travail de recherche.


Résolution n°8 : Avoir un bon niveau d'allemand → moitié de succès

Là, c'est quelque chose d'assez subjectif. Les Allemands que je côtoie depuis quelques mois me disent que j'ai bien progressé. Il est vrai que pour les conversations de base, l'expression et la compréhension sont là. Après, dire que j'ai « un bon niveau », ce serait peut-être un peu présomptueux. Mais c'est clairement meilleur. A persévérer.


Résolution n°9 : Finir les vainqueurs des Oscars et des Césars → quasi-succès

Pour les Oscars, j'en étais à 66 sur 84. J'en suis aujourd'hui à 80 sur 85. C'est pas mal, mais pas parfait. Pour les Césars, j'en étais à 13 sur 39, j'en suis aujourd'hui à 40 sur 40. Ça, c'est fait ! Et plutôt bien d'ailleurs ! Il me reste donc cinq films à voir, mais j'ai clairement fait le plus dur. C'était une idée de 2011, et j'ai vraiment apprécié redécouvrir l'histoire du cinéma de cette façon.


Résolution n°10 : Lire 12 livres (autre que des livres d'histoire) → échec

7 sur 12. Dostoïevski et Boris Vian ont pourtant rythmé mon été, mais ça n'a pas suffi. Je me suis rendu compte que c'était difficile de lire pour le plaisir en soirée quand je dois lire pour ma thèse toute la journée. J'ai envie d'autre chose. Mes lectures se sont d'ailleurs quasi-exclusivement concentrées sur mes deux périodes de vacances. Ça veut tout dire.


Résolution n°11 : Découvrir 5 nouvelles séries → succès

Modern Family, Luther, The Big Bang Theory, IT Crowd, Game of Thrones, It is always sunny in Philadelphia, Dexter, Freaks and geeks, Breaking Bad, Sherlock.

10 ! C'est un double. Cette année fut clairement une année de séries. J'ai découvert des grands classiques du moment (Game of Thrones, Dexter, Big Bang, Breaking Bad) et exploré quelques séries un peu moins connues. J'ai lâché Philadelphia, Freaks and geeks et Breaking Bad assez vite, mais j'ai persévéré pour les autres, jusqu'à être à jour.


Résolution n°12 : Aller à un festival de musique → succès

Succès. Ce fut à Nairobi que j'ai réalisé cette résolution. C'était sympa, tout comme les concerts funk et jazz de Fribourg.


Le bilan, c'est une moitié des résolutions tenue. C'était l'avantage de m'en donner douze au début de l'année, j'étais sûr d'en tenir quelques-unes. Pour l'année prochaine, ça sera encore le cas. A venir.

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9 janvier 2014 4 09 /01 /janvier /2014 14:58

Redécouvrir Berlin fut une grande satisfaction. Je ne peux pas en dire autant de mes retrouvailles avec Paris. Pourtant, j'y étais dans le même mode, celui de touriste. Avec mon sac sur le dos, j'arrivais à la gare de Lyon en début d'après-midi, content de revoir la capitale. Mais dès ma sortie du train, j'ai compris que quelque chose fonctionnait différemment dans cette ville de fous : les gens couraient. Pourtant, c'étaient les mêmes personnes qui étaient avec moi à Marseille. Là-bas, à Saint-Charles, les usagers marchent, et entrent tranquillement dans le train. Et à peine arrivés à Paris, ils marchent deux fois plus vite. Comme si le fait de se savoir à Paris oblige le commun des mortels à accélérer sa démarche.

Je quitte la gare direction la bibliothèque François Mitterrand. La première rue me rappelle ce qu'est l'ambiance parisienne. « TUT, TUT !! ». Le bruit des klaxons recouvre régulièrement la douce harmonie de la circulation parisienne, les démarrages et freinages successifs, l'accélération à peine le feu vert passé, qu'importe si le trafic bouchonne dix mètres devant.

Mais pire que le bruit, il y a l'odeur. C'était le premier coin d'une rue adjacente à la gare, et j'avais l'impression d'humer la bonne odeur des toilettes d'autoroutes. Cette odeur s'amplifie lorsque vous longez les quais de Seine, à l'approche de n'importe quel bosquet. Pire, il y a les petits tunnels piétons. Là, je tente de prendre un gros coup de respiration avant d'entrer. J'accélère ma démarche mais je n'y arrive pas : il me faut respirer. A quand des toilettes publiques gratuites dans chaque quartier de Paris pour éviter ça ? J'imagine le touriste en voyage de noce, vagabondant le long des quais de Seine, comme cela semble romantique. Mais la réalité rattrape les amoureux, et le voyage de noce gardera la belle odeur du pipi parisien.

Heureusement, il y a les commerçants, aux sourires légendaires (quand je dis légendaire, c'est au sens propre, à savoir que c'est une légende rapportée depuis des générations, d'un commerçant parisien qui aurait souri à un touriste étranger il y a plusieurs décennies de cela).Bêtement, j'entre dans un Carrefour. J'ai soif, et bêtement, j'achète une bouteille d'eau. Encore plus bêtement, je souhaite payer avec un billet de 20 euros. Le caissier, déjà en train d'enguirlander une autre cliente qui se plaint d'avoir payé trop cher ses bouteilles de lait (elle aura finalement gain de cause), me regarde avec un regard tueur. « Non, mais nous n'allez pas payer avec un billet de 20€ ? Vous n'avez pas de monnaie ? ». « Euh, non, je viens juste de retirer de l'argent.. ». Il me coupe « mais c'est toujours pareil, les gens viennent ici pour se faire de la monnaie ! ». Je reste souriant et propose une alternative : « je peux payer avec la carte si vous souhaitez ». Il me recoupe : « n'importe quoi, pour 1€50 vous n'allez pas payer avec une carte ! Donnez-moi votre billet ». Je lui donne, il me rend la monnaie et déclare « la prochaine fois, je refuserai ! ». « Merci beaucoup, bonne après-midi ».

3 choses : Carrefour a toujours de la monnaie. C'est quand même la seconde entreprise mondiale dans son domaine. Le client a toujours raison. Et le commerçant se doit de le satisfaire (et pas de l'engueuler). En Allemagne, on peut même payer par carte pour 50 centimes (et je pense que c'est un pays qui fonctionne bien).

 

Après m'être fait vilipender par le commerçant, je me fais ensuite rejeter de la bibliothèque « parce que vous avez un sac à dos ». Le plan vigi-pirate a changé il y a quelques jours, et le vestiaire de l'entrée n'est plus disponible pour les gros sac à dos. En sachant que la bibliothèque côtoie deux gares, je ne devrais pas être le seul à me faire avoir.

Enfin, pour finir en beauté, il me reste les Parisiens, que l'on rencontre dans le métro. Des moments de grâce (cf. NKM). Dans le mien, il y a eu un décès. Enfin, je crois, car les cinq minutes de silence sont impressionnantes. On entendrait une mouche voler. D'ailleurs on en entend une.

Vivre à Paris, non merci.

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8 janvier 2014 3 08 /01 /janvier /2014 11:38

Après vous avoir un peu détaillé notre visite berlinoise, venons-en au point principal de notre venue ici, en ce 31 décembre : le réveillon de la Saint-Sylvestre. Berlin, ça sonnait déjà bien. Berlin, c'est une ville de fête, un peu la Barcelone du nord de l'Europe. Capitale alternative, capitale de l'électro, la ville ne souffre pas comme Paris ou Londres de prix exorbitants ou d'une ambiance plus bourgeoise que bohème. Berlin vit la nuit, et respire la fête.


Dès notre arrivée au matin du 30 décembre, nous pouvons entendre au loin des détonations. Berlin, comme dans toute l'Allemagne, les Pays-Bas ou l'Alsace, fête Nouvel An avec des feux d'artifice et des pétards (ceux-ci ne se fument pas). Et régulièrement, c'est un grand « BAM ! » qui résonne au loin (ou BOUM ! c'est vous qui voyez). De temps en temps, on entend un bruit de sifflement auparavant. C'est parti pour Berlin en état de siège.


Le 31 décembre, dans Berlin-Bagdad, les bombardements redoublent d’intensité. Les explosions sont de plus en plus fréquentes. Nous ne sommes pas encore sur le front, trop occupés à commencer la soirée dans notre hôtel, protégés que nous sommes. Mais après quelques billards et un burger, il faut nous préparer.Berlin (30) Minuit arrive, nous mettons nos treillis de soirée, et partons sur la ligne de front. Sur la route de l'Oberbaumbrücke, nous voyons les explosions au loin, nous entendons les sifflements. L'ami Lucas a un missile entre les mains, j'ai à peine le temps de lui crier « lâche-le ! ». Le missile s'écrase à quelques mètres de nous. Sur la ligne de front, c'est un carnage. On essaie de s'abriter dans le Matrix Club, mais l'entrée est bouchée. Il va falloir combattre.


Minuit, Oberbaumbrücke. 9 minutes de guerre.

 

 


 

Les bombardements sont incessants, les B-52 américains lâchent des bisons sans discernement de civils ou de militaires. Cam est touchée, elle perd un collant. J'évite de très peu un missile qui me passe au coin de l’œil et s'écrase juste devant moi, sur deux Allemandes en prenant feu. Une bagarre éclate au coin de la rue à cause d'une détonation. On essaie de s'abriter comme on peut derrière la foule. Dès qu'on entend un sifflement on regarde vers le ciel : on ne sait jamais où ça va tomber. Ça pète dans tous les sens et on prend la décision du repli. On longe les murs, évitant un bison pour quelques mètres. On traverse la rue, continuons vers le Matrix Club. L'entrée est toujours bouchée mais nous prenons notre mal en patience. 30 minutes plus tard, nous sommes à l'intérieur, enfin en sécurité. La soirée peut commencer.


Les pertes ont été lourdes. Un homme est mort à Strasbourg. Un Berlinois a perdu une main. Très honnêtement, je comprends pourquoi les feux d'artifice sont interdits en France pour les particuliers. C'est super-dangereux, surtout un 31 décembre. Des gens à moitié ivres visent le train qui passe, ou la voiture. Ça les fait rire. Nous sommes des milliers de personnes sur ce pont, et que c'était beau. Tout ce bruit, toutes ces lumières dans le ciel. J'ai adoré, et je pense bien que tout mon groupe a ressenti la même chose. Mais nous étions tous d'accord : super-dangereux.


La soirée au Matrix Club, c'était le plat du pied-sécurité. 7 salles, 8 DJ, des strip-teaseuses, des cages. On est loin de la soirée alternative berlinoise ! On se défoule sur la piste (ou sur les cubes). On évoque 2013 avec un brin de nostalgie au bar, on pense à 2014 avec beaucoup d'espoir. L'année sera belle, l'année sera folle. Elle commence d'une belle façon. Certaines souffrent avec leurs talons, décident de partir (ou pas). Nous revenons finalement ensemble dans un métro bondé. 


Le 1er janvier, c'est le chant du cygne pour les filles, qui reprennent la route. Avec l'ami Lucas, nous avons un peu de chance, avec une journée en rab. Pas fatigué, on repart à l'assaut de la belle berlinoise, marchant depuis l'hôtel vers Alexanderplatz, où la tour de la télévision domine le ciel, empruntant l'Unter den Linden (la plus belle avenue de la capitale, en gros travaux en ce moment pour prolonger le métro). Berlin (26)

On observe aussi l'imposant Dom de la ville.Berlin (27) On respire cette atmosphère tellement particulière. La ville alterne le beau et le laid, avec parfois un mélange des deux. Ici, les conduites de gaz à l'extérieur, avec des bâtiments classiques au second plan.Berlin (28)

Nous traversons le plus grand jardin de la ville, le Grosser Tiergarten (la traduction : le grand jardin des animaux), qui porte bien son nom. On y retrouve des animaux sauvages, notamment des sangliers ! On avance  vers le jardin zoologique, découvrant enfin l'église du souvenir. Celle-ci garde son aspect de 1945, après les bombardements. On terminera notre journée chez Florian, à galérer un peu plus encore pour retrouver le numéro de notre chauffeur du lendemain (qui, en fait, s'est fait voler son téléphone dans la nuit du  31).Berlin (29)

Le bilan ? Allez-y. Foncez. Berlin est une ville que j'adore. Berlin est une grande ville où j'imagine même pouvoir vivre. Une personnalité hors-norme, et une atmosphère exceptionnelle. Berlin ville de fête, ville d'histoire. Dernière ville de 2013. Première ville de 2014. Le pied.Berlin (18)

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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 17:43

Ce nouvel an berlinois a failli s'arrêter dès le 29 décembre. En cause, une organisation collective défaillante, avec pour résultat une voiture pour sept personnes. Pas besoin d'avoir fait Maths sup pour comprendre que ça ne fonctionnera pas. Avec l'ami Lucas, nous partons à la recherche d'une solution. Les bus sont trop chers. Les avions on n'en parle même pas. Le stop, c'est risqué, long, et il fait froid. Le vélo ? Et puis vint le covoiturage. Il faut un peu de réussite pour trouver un chauffeur qui part de Dunkerque et va directement à Berlin. Une réussite que l'on a un peu plus encore, quand on voit que ce même chauffeur fait le même voyage dans le sens du retour le 2 janvier. On hésite un peu, et puis on prend la décision. Il est 20h, on part à minuit.
 

C'est donc sur le parking de l'éléphant bleu d'Eperlecques qu'aura commencé notre périple berlinois. Notre chauffeur ne trouve pas, se retrouve devant la Pyramide (« un triangle »), et arrive enfin devant nous. Momo et trois de ses potes dans un Peugeot Partner. Je suis le chanceux qui prend la place du fond, à côté des valises. Chanceux en effet, car je pourrai m'appuyer tout au long de la route sur celles-ci pour dormir. Mon voyage se résume d'ailleurs à : Dunkerque, Eindhoven, Berlin. Entre ces trois villes, un sommeil profond.
 

Arrivé à Berlin, je suis chaud patate. On se pose dans notre auberge de jeunesse (Singer109, que je recommande vivement) et on part à l'assaut de l'est de la ville. Les filles ne sont pas encore là, et on se voit mal faire les classiques sans elles. Du coup, on déambule côté soviétique. Berlin est une ville très bizarre. Ou originale. En tout cas, elle fait preuve d'une vraie personnalité. On s'en rend très vite compte côté est : de nombreux bâtiments et usines sont abandonnés, il y a des immenses terrains vagues (alors qu'on est quand même dans le centre-ville de la capitale du pays le plus peuplé d'Europe) et les graffitis sont omniprésents.Berlin (20) 

On atteint notre destination, l'Oberbaumbrücke, un pont recommandé par ma sœur (qui fit Erasmus ici), sorte de petit London bridge. Après quelques photos, on déambule le long de la Spree, la rivière berlinoise, afin de trouver à manger. Une heure plus tard, on est toujours bredouille. On finira par craquer dans un magasin, où on achète pain et fromage pour se faire des sandwichs. Esprit tour d'Europe.Berlin (19)

Les filles arrivent en fin d'après-midi. Elles sont donc cinq, pour deux garçons (oui, nous sommes chanceux) : Olivette, Titi, Meumeu, Cam et Pompon (ce sont des noms de code). Un pote d'Erasmus de Lucas, Florian, qui habite Berlin, nous rejoint également et sera notre guide ce soir. 

Berlin by night commence. On est dans les classiques. L'Alexanderplatz, le bâtiment du Reichtag (qui accueille aujourd’hui le Bundestag), puis la porte de Brandebourg. Celle-ci est à peine visible, car cachée par de nombreux camions télé et par une estrade. Demain, ici, se déroulera un concert qui pourra rassembler jusqu'à un million de personnes. On se fait également un restaurant... asiatique. Le verre d'eau à deux euros fait plaisir à mes compagnons de route.Berlin (1)Berlin (21)

Le lendemain, 31 décembre, nous partons à l'assaut du mur ! Bon, plus besoin de l'escalader, puisqu'il est tombé le 9 novembre 1989. Le 9 novembre n'est pourtant pas le jour de la fête nationale, puisque Hitler a fait sa journée de Cristal le même jour. En parlant de nazi, un type dans le métro, un peu bizarre, fait le salut nazi à notre groupe. Étrange sensation.

Revenons à notre mur. C'est pour moi l'attraction phare de la ville. Le mur est encore visible à de nombreux endroits. Nous sommes allés à East Side Gallery. C'est le plus long morceau conservé (1,3 kilomètre). Et c'est aussi le plus joli, car le mur sert de support pour des œuvres d'art de rue. En image, ça donne ça :Berlin (2)Berlin (15)Berlin (5)Berlin (7)Berlin (3)

[Plus de photos ici]
On continue ensuite vers le centre. Checkpoint Charlie, l'un des postes frontières de la ville, qui permettait de passer à l'est ou à l'ouest. Il y en avait 3 jusque 1989, Checkpoint A, B et C. Charlie est donc le Checkpoint C. Aujourd'hui, c'est clairement un repère à touristes, également surnommés pigeons, puisque vous pouvez vous faire tamponner votre passeport en ce lieu mythique, pour une somme très rondelette (20 tampons, 50 euros!!!). Berlin (22)

Puis c'est le mémorial aux Juifs assassinés d'Europe, inauguré en 2005, véritable champ de cubes de béton. Lieu étrange.Berlin (17)Berlin (24) Nous repassons ensuite par la porte de Brandebourg et le bâtiment du Reichtag pour quelques photos de jour avant de terminer notre journée visite par le château de Charlottenburg, au nord-ouest de la ville.Berlin (25)

Demain, je vous emmène dans Bagdad assiégé.

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5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 18:47

1 – Je suis la cotation du café arabica à la bourse de New York alors que je n'aime pas le café.

2 – Lorsque l'union monétaire a été signée par la Communauté d'Afrique de l'Est, je me suis dit que c'était l'information de l'année, peut-être même de ta thèse.

3 – J'ai tremblé quand on a évoqué la séparation de l'organisation régionale → ça m'aurait obligé à revoir mon sujet !
4 – Le matin, je me réveille, et je file directement sur le New Times rwandais. Normal.

5 – Je ne suis même plus choqué lorsque je vois que mon dossier thèse contient 126 000 fichiers.
6 – L'East African est devenu ma bible.
7 – Je suis étonné lorsque quelqu'un ne sait pas que Mambo/Jambo veut dire bonjour en swahili.
8 – Ma première publication fut un moment important. La seconde, déjà, moins.
9 – Le dimanche soir, sans raison apparente, je me mets à lire des documents sur mon sujet. Et le lundi matin je regarde un film. Je suis le grand maître de mon emploi du temps.

10 – D'ailleurs, quand on me dit que 3 ans pour une thèse, c'est long, j'affirme le contraire. C'est que ça passe très vite lorsque l'on débute 10 nouvelles séries TV !
11 – Je peux placer Bujumbura et Mombasa sans difficulté sur une carte. Et je confirme que le Kilimandjaro est en Tanzanie, pas au Kenya !
12 – Le corridor Nord me semble la meilleure idée pour importer un bien depuis Kigali.

 

13 – Quand je lis que les barrières non-tarifaires seront enlevées cette année, je souris. J'ai déjà lu la même information huit fois, les huit années précédentes.
14 – Je connais parfois mieux le nom des ministres rwandais que le nom des ministres français.
15 – Lorsque j'ai terminé mes recherches sur un point précis, je serre les poings comme lors de mes plus belles victoires avec le FC Tilques.

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