15 septembre 2013 7 15 /09 /septembre /2013 14:11

Je remercie chaque jour que Dieu fait les envies cinématographiques de ma coéquipière. Intéressée par à peu près tout, elle accepte que l’on se fasse des soirées en noir et blanc. Et nous apprécions tous les deux. Bon, nous n’avons pas pris de risques pour commencer. Frank Capra, c’est l’une des valeurs sûres du cinéma américain d’avant-guerre. Des comédies enjouées où le gentil gagne toujours, où les valeurs triomphent, où l’amour l’emporte. Il peut y avoir un risque d’un air de déjà vu, mais l’on repartira toujours avec le sourire.

 

Nous avons débuté par It happened one night (1934) : 16,5/20 (New York-Miami pour le titre francais).

 

Clark Gable rayonne, tout simplement. Le film n’a pas pris une ride, les blagues fonctionnent toujours. Certains moments sont irrésistibles (les scènes dans le bus notamment). L’histoire d’Ellie Andrews (Claudette Colbert) qui fugue de chez son père afin d’imposer ses choix. S’en suit une course-poursuite à travers le pays pour tenter de la retrouver. Peter Warne (Clark Gable), journaliste, profite du hasard de la rencontre pour faire l’article de sa vie. Le film a remporté les cinq principaux Oscars (film, réalisateur, acteur, actrice, scénario).

it-happened-one-night-for-milev.jpg

 

Meet John Doe (1941), 15/20. Titre français : L'homme de la rue.

Ann Mitchell (Barbara Stanwyck) va être licenciée (l’une des conséquences de la crise économique qui touche les USA au milieu des années 30). Journaliste, elle décide d’écrire un dernier article en forme de lettre, un homme qui a tout perdu et qui annonce son suicide. L’émotion est à son paroxysme, beaucoup veulent le sauver. Encore faut-il le créer. Gary Cooper sera l’homme parfait. Beaucoup d’humour, beaucoup de journalisme et de politique, deux milieux qui ne me laissent pas insensible.

 

Mr Deeds goes to town (1936), 13,5/20. Titre français : L'extravagant Mr Deeds.

Gary Cooper hérite d’une grosse fortune. Habitant à la campagne, il se retrouve propulsé à New York, où, au milieu des moqueries, beaucoup tentent de tirer avantage de sa prétendue stupidité. Peu de surprise, mais la scène du tribunal ou le comportement de Cooper avec ses domestiques vous donneront le sourire. Une vue que je partage souvent vis-à-vis de la grande pomme. Oscar du meilleur réalisateur pour Capra

 Mr.-Deeds-Goes-to-Town-pr-Milev.jpg

Mr Smith goes to Washington (1939) : 15/20. Titre français : Mr Smith au Sénat.

L’obstruction du Sénat américain par James Stewart, sénateur par hasard, pour tenter de protéger un territoire menacé par un barrage. La corruption du système, la perte des valeurs en politique…

 

You can’t take it with you (1938) : 15,5/20. Titre français : Vous ne l'emporterez pas avec vous.

Troisième Oscar du meilleur réalisateur pour Capra ! 7 nominations. Une famille étrange dont Jean Arthur, muse de Capra, fait partie. Manque de chance, James Stewart est amoureux de celle-ci, alors que leurs pères respectifs sont en conflit. Des scènes parfois dépassant la réalité. Un peu de Beetlejuice pour certaines danses. Très drôle.

 You can't take it with you

 

It’s a wonderfull life (1946) : 17/20. Titre français : La vie est belle.

Nous avons fini avec un chef d’œuvre. James Stewart, Donna Reed. Un ange-gardien pour un ange tout court. S’il y a un film à voir, c’est celui-là. Des sourires, des rires, un peu de larmes peut-être. 5 fois nominé aux Oscars.

It-s-a-wonderfull-life-pr-Milev.jpg

 

Frank Capra, Arsenic and Old Lace (1944) : 16/20. Avec Cary Grant et Priscilla Lane. Titre français : Arsenic et vieilles dentelles.

 

Mortimer Brewster vient annoncer à ses deux tantes Abby (Dorothy dans la pièce de Théâtre) et Martha, qui l'ont élevé, son prochain mariage avec la fille du révérend Harper, qui habite à quelques dizaines de mètres de là. Mais il découvre, caché dans un coffre sous la fenêtre, le cadavre d'un vieil homme. Ses deux tantes lui avouent alors, le plus ingénument et le plus naturellement du monde, qu'elles se sont fait une spécialité de supprimer les vieux messieurs seuls au monde en vue de leur rendre service, non sans prononcer pour eux des éloges funèbres.

Mortimer et ses vieilles tantes envisagent de faire envoyer en asile psychiatrique leur oncle et frère Theodore, un fou qui se prend pour le Président Roosevelt et sonne la charge à tout bout de champ avec un clairon ou en hurlant.

Apparaît alors Jonathan Brewster, frère de Mortimer, un dangereux psychopathe — accompagné du couard Docteur Einstein qui l'a opéré plusieurs fois pour masquer son identité à la police — venu lui aussi cacher un cadavre dans la maison de ses tantes.

 

 

Film fantastique, jouant énormément sur le comique de situation. Grant est très bon dans l'homme étonné et parfois perdu. Son jeu donne beaucoup d'activité au film. Le scénario est bien huilé, le film étant l'adaptation d'une pièce de théâtre (on reste énormément dans la même pièce).

Arsenic-et-vieilles-dentelles-Capra-Grant.jpg


Mon classement des réalisateurs (totalement subjectif)

1. Emir Kusturica : 17,08/20 (7 films)

2. Jacques Audiard : 15,83/20 (6 films)

3. Billy Wilder : 15,55 (11 films)

4. Frank Capra : 15,50 (7 films)

5. Charlie Chaplin : 15,29 (7 films)

6. Clint Eastwood : 15,25 (10 films)

7. Quentin Tarantino : 15,19 (8 films)

8. Les frères Coen : 14,96 (14 films)

9. Stanley Kubrick : 14,82 (11 films)

10. Sergio Leone : 14,58 (6 films)

11. Sofia Coppola : 14,5 (4 films)

12. Alfred Hitchcock : 14,21 (12 films)

13. Woody Allen : 14 (13 films)

14. Howard Hawks : 14,29 (7 films)

15. George Cukor : 13,95 (10 films)

16. Steven Spielberg : 13,79 (12 films)

17. Tim Burton : 13,25 (12 films)

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14 septembre 2013 6 14 /09 /septembre /2013 16:55
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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 12:14

Pour les Français, l’Allemagne n'est pas sexy. Les Allemands non plus. La langue encore pire. On n'imagine pas forcément partir en vacances en Allemagne. Italie, Espagne, bien sûr. Mais notre voisin du Rhin, on n'y a jamais pensé.

 

Le but de mon année allemande sera donc de vous donner envie de venir. Au moins à Fribourg, pour me rendre visite. Et plus si affinités. Je veux vous vendre une Allemagne sexy, une Allemagne chaleureuse, une Allemagne à découvrir. Et je commence par l'un des plus jolis coins : la Bavière.

Quand on pense Bavière, on pense Munich. La fête de la Bière, Franck Ribéry, les châteaux. Mais il n'y a pas que ça.

 

La Bavière est une région de lacs : plus de 150 lacs naturels et des dizaines d'artificiels. Il est donc très facile quand un rayon de soleil pointe à l'horizon de prendre sa voiture, ou le métro, direction un lac. Cette année, j'en ai découvert quatre. Tout d'abord Lußsee, quinze kilomètres à l'ouest de Munich. Le lac en soi est plutôt petit, mais il bénéficie d'un avantage : tout autour il y a une immense pelouse. Certains font du sport (terrain de foot, de volley), d'autres font un barbecue. Ambiance relax et bon enfant.

 

Puis ce fut Wörthsee. Là on commence à s'éloigner de la capitale bavaroise, 35 kilomètres séparant le lac de Munich. Nous y sommes allés un dimanche, et c'était bondé. Wörthsee est le lieu où se rassemble une partie de la bourgeoisie munichoise, laissant Lußsee aux prolos. Du fait de l'affluence, clairement pas mon lac préféré. Nous sommes entassés sur un espace très réduit, et la plage est minuscule.

 

Notre dernier périple fut le meilleur : direction Kochelsee et Walchensee. On s'éloigne à 85 kilomètres de Munich et on se rapproche de la frontière. Innsbruck et les Alpes ne sont plus très loin.

Walchensee

 On peut même déjà se considérer à la montagne : les routes forment des lacets et l'eau provient des rivières abreuvées par la fonte des glaces. On se décide à faire du camping. Je ressors mon sleeping-bed. Nous sommes devant Kochelsee, et une montagne nous sépare de Walchensee.

Bavière (1)

On mange local : les schnitzels sont mes amis. On découvre un drôle de distributeur, avec écrit « ouvrez-moi ». A l'intérieur, des œufs et du miel ! De l'autre côté du distributeur, c'est une ferme. Le commerce, directement du producteur au consommateur. Les églises locales ont des oignons très orthodoxes. On continue notre chemin.

Bavière (2)Bavière (3)


 

 

Bavière (4)Walchensee est clairement le plus beau lac bavarois que j'aie pu voir jusqu'à maintenant. L'eau est d'un bleu fantastique, et le site est entouré d'une forêt et d'une montagne. Toute une partie du lac est classée parc national, ce qui a permis d'éviter les constructions. Le lac est resté propriété de la nature. S'y baigner reste une performance, l'eau étant glaciale. Mais les Allemands ne s'arrêtent pas à si peu. Une Allemande se déshabille devant moi, et part nue dans l'eau. Ce n'est pas la première fois que je suis surpris par l'excès exhibitionniste de nos voisins. A titre d'exemple, alors que le Français se change sous une serviette, enlève un sous-vêtement, met le maillot de bain, tout en tenant comme il peut la serviette, l'Allemand, lui, ne s'embête pas : les fesses à l'air, il se change rapidement. Je suis choqué, mais pas eux. Une autre culture.

Bavière (5)Bavière (6)

Après avoir longé le lac en voiture (c'est également possible de le faire à vélo), nous sommes partis en randonnée. Avec un ami papillon (qui nous suit pendant 30 minutes), nous entrons dans la forêt bavaroise. Nous, la nature, la verdure : un grand bol d'air pur.

Bavière (7)Bavière (8)Bavière (9)Bavière (10)Bavière (11)

Ça donne envie, non ?

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11 septembre 2013 3 11 /09 /septembre /2013 09:26

L'une de mes bonnes résolutions de l'année 2013 était de me remettre au sport. Non pas que j'avais vraiment arrêté, mais plutôt baissé le rythme. Alors depuis le 1er janvier, j'ai sauté sur chaque occasion pour un peu d'exercice physique. Le football, ma passion, la course à pied, et même récemment la piscine.

 

Depuis quelques jours, je suis à Fribourg (et je suis bien en vie). Et je me suis posé la question : que vais-je faire comme sport ici ?

Je me souviens qu'à chaque rentrée universitaire, c'était la même question. Et c'était d'ailleurs très souvent la même réponse : du foot en salle. Et du badminton. Et aussi de la muscu.

Ça, c'était le jour de l'inscription. Si vous m'avez vu une fois au cours de ces cinq dernières années, vous avez dû remarquer que ma musculature n'a pas vraiment progressé (sic!). Car s'inscrire est une chose facile, surtout quand c'est gratuit. Y aller chaque semaine, c'en est une autre.

 

Cette année, j'ai donc axé mon programme sur quatre sports : le football, la natation, la course à pied, et le vélo. Rien que ça. Je préfère être ambitieux au départ et ensuite revoir mes objectifs à la baisse si ce n'est pas possible d'enchaîner.

Tout d'abord, le football. Ça a déjà commencé. Hier, ce fut mon premier entraînement avec le SV Blau-Weiss Wiehre. Et je pense aussi que ce fut mon dernier entraînement. Pourtant, j'étais tout excité d'y aller. J'ai arrêté le foot en club il y a cinq années, après douze ans de bons et loyaux services (ESSOR). Alors reprendre le football était une réelle volonté. Ça me trottait dans la tête depuis une bonne année, mais étant sans domicile fixe (ou sans pays fixe), c'était jusque là compliqué. Cette année est la bonne année.

Oui, mais non. Car si j'ai arrêté le football en club, c'était pour une raison précise : je ne prenais plus de plaisir. Et hier, lors de l'entraînement avec mon équipe allemande, j'ai retrouvé cette sensation, l'absence de plaisir. Voyez-vous, je ne suis pas un grand compétiteur. Là vous m'arrêtez, et m'évoquez le semi-marathon. Exact, mais c'est assez différent. Pour le football, je suis un fan du football plaisir, du football beau-jeu. Du football sans stress, sans coup, avec des contacts réguliers. Et hier, à l'entraînement, j'ai revu ce que je n'aimais pas forcément : des contacts, une engueulade, et du stress. Le stress de la mauvaise passe, le stress du mauvais choix.

Attention, je ne critique pas le football en club. Je dis simplement que ce n'est pas (plus?) pour moi. Quand je fais la comparaison du football à l'université de Fribourg, en salle, sans arbitre, et celui en club, j'opte sans hésitation pour le premier. C'est d'ailleurs ce que je compte faire cette année. Il y a trois sessions par semaine, et c'est gratuit. Que des matchs, plein de buts, pas d'arbitre : j'ai l'impression d'être à Tilques ! Et c'est ce qui me correspond.

 

Concernant les autres sports - piscine, course à pied, vélo - certains remarqueront que ça pourrait me permettre de faire des triathlons. Ça tombe bien, c'est un projet 2014 ! (projet partagé avec d'autres). Pour le vélo, ce sera mon moyen de déplacement dans Fribourg. L'Allemagne est un pays de vélo, et Fribourg est considéré en Allemagne comme l'une des villes du vélo. Vous comprenez donc que le vélo ici, c'est quasi une obligation. Quand j'ai emménagé, ce fut la première question des mes colocs : où est ton vélo ? Je ne l'ai pas avec moi, mais mon retour dans le Nord ce week-end me permettra dans quinze jours de repartir avec ma bicyclette.

Parler de sport est donc un peu présomptueux ; je ne compte pas faire des déplacements de 50 bornes. Mais ça reste une activité physique, bonne pour l'environnement qui plus est.

 

foulees-eperlecquoises-3.jpgConcernant la course à pied, je reste dans mon objectif marathon de Paris 2014. D'ailleurs, si toi aussi, qui lis ces lignes, tu as l'envie de courir un jour un marathon, n'hésite pas ! C'est la bonne année, et nous pouvons le courir ensemble ! Il y a un « mais ». Oui, l'hiver approche, « winter is coming » comme ils disent. Et courir en hiver, c'est parfois un peu folklo. Surtout que je suis au nord des Alpes et que mon terrain d'entraînement est des collines boisées non goudronnées. Déjà quand il pleut un peu c'est la gadoue, alors quand il neige... On a beau dire, on a beau faire, la course à pied n'est pas un sport d'hiver dans nos régions. Reste la possibilité de courir en salle, mais le coût financier est élevé (j'en connais d'autres qui l'ont fait, mais ce sont des types qui se font cirer les sandalettes, c'est dire).

 

Enfin, la surprise du chef : la natation. Pour être clair : je n'aime pas nager. Et d'ailleurs, la nage me le rend bien : je suis un plomb. Mais il y a beaucoup d'avantages à la pratique de la nage : c'est bon pour l'ensemble du corps (ce qui n'est pas le cas du foot et surtout de la course à pied), c'est pratique en hiver (on est abrité), ce n'est pas très cher (avec le tarif étudiant) et il y a une piscine à 5 minutes de chez moi. Après avoir essayé la musculation à chaque rentrée scolaire, je me suis dit que c'était le moment d'être objectif : je n'ai pas la motivation pour aller chaque semaine de l'autre côté de la ville pour porter des poids. On va donc essayer autrement, avec la pistoche municipale.

 

Rendez-vous dans trois mois pour voir si je suis autant motivé !

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6 septembre 2013 5 06 /09 /septembre /2013 13:25

Onfield.jpgC'était le milieu du mois d'août et j'avais décidé de rejoindre un projet que je trouvais particulièrement intéressant. Le projet Onfield. L'objectif est simple, clair, précis : récolter un cahier de doléances. Pour cela, c'est facile, il suffit d'écouter la population. De lui demander son avis. Direction le marché et la rue de Dunkerque. La politique, vous en pensez quoi ?

« Ché du brin ! » Avec l'accent de chez nous. « C'est de la merde », pour une petite dizaine de personnes. « Coupons leur la tête ! ». Les accents révolutionnaires étaient de mise, on demande « l'abolition des privilèges ».

 

Clairement j'ai été surpris. Je savais que les Français n'avaient pas confiance dans leurs politiques. Mais à ce point... Près de 90% des passants interrogés témoignèrent d'un réel mécontentement et d'une totale défiance à l'égard de nos représentants.

 

Certains trouveront peut-être cela normal, les nombreuses histoires politico-judicaires n'aidant pas à la confiance du peuple dans ses représentants. Mais ça fait chier ! Merde alors, c'est tout de même de notre démocratie que l'on parle. Si le peuple n'a plus aucune confiance dans ceux qu'ils envoient pour le représenter, pour prendre les décisions à sa place, c'est un ENORME problème.

Bien sûr j'en veux à nos représentants, tout au moins à ceux qui donnent le mauvais exemple. Mais j'en veux aussi à la population, aux citoyens. Pourquoi mettre tout le monde dans le même sac ? Pourquoi prendre un exemple précis (au hasard Cahuzac) et penser qu'ils sont tous pareils ? Dans un autre contexte, cette généralisation s’appellerait racisme.
Les Français, en tout cas ceux de Saint-Omer, font donc preuve d'un véritable racisme à l'égard d'une catégorie de la population : les hommes politiques.



Attention, quand on disait politique, les gens pensaient gouvernement (actuel ou ancien), députés, sénateurs. Quand on parlait du maire, le discours changeait, surtout si on parle d'un maire de petit village. Et pour cause, on le côtoie tous les jours. La confiance s'instaure. On l'aime bien notre maire.

C'est un peu comme l'Arabe du coin. Celui que l'on connaît depuis 20 ans, à qui l'on dit bonjour et qui nous répond poliment. Celui qui vient nous aider quand on a besoin d'un service. Il est sympa, hein. Mais ça n'empêche qu'avec tout(s) ce(ux) qu'on voit à la télé, on ne peut pas s'empêcher de dire qu'ils sont un problème.



L'expérience fut sympa dans l'ensemble. On rencontre du monde, on revoit des têtes, on entend la population. Mais on ne peut pas répondre. Nous n'étions pas là pour donner notre avis, mais pour écouter. Et ça peut parfois être frustrant. Par exemple, à chaque fois que l'on nous dit que seule Marine peut changer les choses, on se doit de sourire. Merci, et bonne journée.

 

Surtout, on en est revenu les mains vides de propositions pour changer les choses. Nos fameuses doléances. La population s'accorde pour dire qu'il y a un problème, mais personne ne semble avoir la solution. Certes, le concept n'était pas propice à de longues réflexions (on interrogeait les gens dans la rue), mais cela n'empêche : les citoyens n'ont pas d'idée pour résoudre le problème. En tout cas, pas dans ce contexte. Il faudrait peut-être le faire différemment, par écrit, sur internet. Mais là encore, je doute un peu. Il me semblait que les gens étaient résignés. Ou qu'ils s'en foutaient quasi-royalement, c'était selon. 

 

En repensant à cette journée, je ne peux m'empêcher d'éprouver une certaine tristesse. Et beaucoup d'inquiétude concernant l'avenir.
Ça m'a cependant donné envie de persévérer, de me battre pour cette démocratie à laquelle je crois. Car on n'a pas encore trouvé mieux.

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1 septembre 2013 7 01 /09 /septembre /2013 17:10

J+1. Hier matin, nous étions sur la ligne de départ. Plus de 5000 participants prêts à en découdre avec les 21,1 kilomètres de la métropole, avec les pavés et les faux-plats. Il y avait des Kényans, qui courent une heure. Et puis il y avait les autres, qui courent un peu plus longtemps. Dont moi.

Je restais sur un temps réel d'1h38 et 30 secondes. C'était l'année dernière. Alors cette année j'avais revu mes objectifs à la hausse. Finir le semi était une obligation, faire un meilleur temps également. 1H35 et surtout 1H30 étaient le plan du jour.

Sur la ligne de départ, j'étais plutôt bien positionné. Comme j'avais fait moins d'1h40 l'année dernière, je bénéficiais d'un sas de départ. J'étais un peu un VIP. Cela m'évita la cohue traditionnelle du départ quand on est un peu plus éloigné de la ligne.

Très vite je repère un monsieur avec un panneau 1h30. Ils sont plusieurs à courir avec un sponsor et un panneau indicatif au-dessus d'eux. Cela permet à des personnes comme moi, avec un objectif, de calquer leur course sur ces personnes. Alors je me mets à ses côtés.
Très vite je vois que le rythme est élevé. Au-dessus de mes rythmes d'entraînement. Mais c'est la course, alors c'est logique. Je continue à côté du groupe 1h30. Lorsque je me laisse un peu aller à suivre mon propre rythme je perds très vite quelques mètres sur le groupe. Alors je relance, très régulièrement.


 

Autour de nous, le public de la braderie nous encourage. J'ai l'impression qu'ils sont un peu moins nombreux que l'année dernière. La plupart du temps, ce sont des encouragements précis, des spectateurs qui connaissent un coureur. Je vois et entends la Truquet connection, Sophie et Max, Rémi qui va dans quelques minutes se lancer pour les 10 km.

Vient le 8ème kilomètre. Le rythme du groupe 1h30 est trop élevé. Je le sens, je le sais. Je décide un peu à contre-coeur de le laisser filer. Pas énormément. Au 10ème kilomètre, je suis en 43'20. Pour réaliser 1h30, il faut 43 minutes. 20 secondes de retard, ce n'est pas un drame.

Le drame, c'est mon corps. Je suis à court de souffle. J'étais en surrégime. Je le paye. J'ai un point au niveau du cœur. Je dois ralentir l'allure. De toute façon, je ne pouvais pas tenir. Au douzième kilomètre, j'ai mal au genou droit. Comme lors de mes deux derniers entraînements. Je soupçonne un début de tendinite. Le moral descend au niveau des chaussettes. Je vois la Truquet connection, j'ai moins le sourire. Je fais un signe, l'air de dire « je suis mort ».

Ma traversée du désert durera jusqu'au 14ème kilomètre. Pendant ces 4 kilomètres j'ai perdu de vue le groupe 1h30. Puis je me suis fais dépasser par des centaines de coureurs, sans en dépasser un. J'avais l'impression de ne plus avancer, de ne plus pouvoir accélérer. Plusieurs fois je me suis dit que j'allais abandonner. Ne pas pouvoir suivre le groupe 1H30 fut une réelle déception, telle que je ne voyais plus l'intérêt de continuer. Aux deux ravitaillements suivants, j'ai bien mangé. Je me suis arrêté pour boire mon verre d'eau. Ça m'a requinqué.

Au 15ème kilomètre, j'ai repris mon souffle. Et puis je me suis rappelé mes objectifs de base. Il faut finir le semi-marathon, et il faut un meilleur temps que l'année dernière. Mon corps suit, je peux à nouveau accélérer. Du côté de la citadelle, lieu qui fut ma grande souffrance l'édition précédente, je double pas mal de coureurs. Avec l'aide de mon chrono, je vois que je suis sur 1h37 et 30 secondes. Il me reste 4 kilomètres, je réaccélère un peu pour finir sans regret.

La ligne d'arrivée est là, et je passe sous les 1h36. 1H35 et 33 secondes, temps réel. J'ai donc gagné 3 minutes par rapport à l'année dernière. Classement : 830ème.

Une fois passée la ligne d'arrivée, j'ai récupéré mon moral. J'ai vu tous ces gens autour de moi, fiers d'avoir terminé la course. Moi-aussi j'étais fier. Alors qu'au milieu de la course je n'en voyais plus l'intérêt, j'ai compris de l'autre côté de la ligne à quel point on peut être heureux d'avoir terminé une course. Mes jambes ne sont pas trop lourdes, je ne suis pas blessé. Un type est allongé depuis 20 minutes dans un coin, entouré par les secours. Alors je regarde le bon côté de la vie. Matthieu et Lucas me rejoignent. Cette année nous étions à 3 à le courir. Nous partageons nos impressions, la douleur de nos jambes and Cie. Nous sommes fiers d'être là.

A J+1, je repense à ma course avec le sourire. Si hier, après la course, j'étais prêt à prendre ma retraite sportive, aujourd'hui ce n'est plus le cas. Je suis même allé courir un peu avec ma sœur. Et je vois mes prochains objectifs devant moi. Finir un 10km en moins de 40 minutes. Finir un semi-marathon en moins 1h35 puis en moins d'1h30. Et finir un marathon, peu importe le temps. Paris 2014.

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29 août 2013 4 29 /08 /août /2013 08:57

Souvenirs-de-la-maison-des-morts-russe-dostoievski.jpgAprès L'idiot, après Crime et châtiment, voici le troisième ouvrage de celui que je considère à l'heure actuelle comme mon auteur favori.

J'aime Dostoïevski car j'aime la belle littérature, j'aime le rythme des descriptions, j'aime la phrase qui me fait m'arrêter pour réfléchir à son sens. J'aime Dostoïevski car il peut exprimer en quelques mots ce que d'autres expriment en plusieurs pages. Et puis ce style russe me plaît énormément. C'est d'ailleurs pour cette raison, je pense, que j'ai trouvé le style de Boris Vian si faible. Le problème de la comparaison avec le maître russe.

 

Pourtant, Souvenirs de la maison des morts n'est pas le meilleur livre de Fiodor. Mais il est sans aucun doute le plus personnel. Dostoïevski a passé quatre années dans un bagne de Sibérie, à Omsk. Ce qu'il écrit là est quelque chose de vrai, de véritable, quelque chose qui s'est vraiment déroulé au milieu du XIXème siècle. L'auteur a été envoyé là-bas en raison de ses idées politiques, il avait rejoint un club « progressiste », et l'empereur Nicolas Ier avait la phobie de ces clubs depuis une insurrection (les décabristes de 1825). 

Dostoïevski est un noble, et il nous fait bien comprendre que ce n'est pas un avantage dans le bagne. Il évite cependant les punitions corporelles, véritable hantise de chaque prisonnier.

Le temps qu'il passe dans la prison lui permet de mieux comprendre ses contemporains. Il les observe, il les scrute, il nous les décrit. Nul doute que ce temps passé là-bas aura servi à ses prochains livres (dont Crime et châtiment).


Le livre narre le quotidien des bagnards. Les premiers mois, les rencontres, le rythme à prendre. La routine. Le travail. L’hôpital. Noël. Les animaux. L'hiver. L'été. L'envie d'évasion. Tout y passe, et c'est pour cela que j'aime à dire que Dostoïevski est un auteur complet. Ces ouvrages abordent une idée simple, ici la vie au bagne, mais l'idée est retournée et observée dans tous les sens si bien que l'on finit par en avoir fait le tour. Et lorsque l'on tourne la dernière page, on ne peut s'empêcher de penser que tout a été dit. Cela ne vaudrait plus le coup de reprendre le même sujet, à cette même époque, car on ne pourrait faire mieux. 

 

Extraits : « Oui, l'homme a la vie dure ! Un être qui s'habitue à tout. Voilà, je pense, la meilleure définition qu'on puisse donner de l'homme. » "L'homme est un animal d'accoutumance"


« Ce qui m'a frappé dès mon entrée dans cette vie, c'est, il m'en souvient, de n'y pouvoir rien trouver d'extraordinaire ou pour mieux dire d'inattendu. »

" On ne peut juger de certaines choses, si on ne les a pas éprouvées soi-même".

" On trouve quelquefois une jouissance aiguë dans la conscience de l'immensité de son propre malheur"

 

Vocabulaire

 

Outrecuidant : Qui a une confiance excessive envers lui-même, qui a une propension à se croire supérieure aux autres

 

Couard : Qui est poltron, qui n'a pas de courage.

 

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29 août 2013 4 29 /08 /août /2013 08:44

Pour le deuxième été consécutif, je me suis fait une petite expérience internet. Après le mois sans Facebook, voici la semaine sans Internet. L'idée est de voir si mon addiction à la toile est si forte que je ne peux m'en passer.

Une-semaine-sans-Internet.jpg

Le bilan est rapide :

Points positifs :
 

- J'ai lu six bouquins en sept jours. En sachant que j'avais lu un bouquin en six mois. Une bouffée d'oxygène littéraire. 

- Je ne suis pas resté dans la maison. Chaque jour, j'étais en dehors. J'ai couru, j'ai vu les amies et la famille d'Alba, j'ai voyagé à travers la Bavière.

- Je n'ai pas eu d'informations pendant une semaine. Et ça fait parfois du bien de ne pas savoir ce qui se passe en Syrie ou la politique économique de l'Hexagone.


Points négatifs :


- Je n'ai pas eu d'informations pendant une semaine. Et parfois c'est important de savoir ce qui se passe en Syrie ou de comprendre la politique économique de notre Hexagone.

- Je me suis ennuyé. Cela faisait bien longtemps que je n'avais ressenti ce sentiment. Il pleuvait, j'avais déjà lu une partie de la journée, la demoiselle dormait. J'étais seul dans la maison. L'ennui, sentiment que l'on apprécie quand il ne dure que quelques heures et pas quelques semaines.

 

Le bilan est très satisfaisant. Vivre sans internet, sans facebook, sans mail, sans information, ce fut souffler. Ce fut un repos pour le cerveau, un bonheur pour l'inspiration, un renouveau pour la culture. Et je me suis demandé si Internet était finalement si primordial à ma vie. Pour ma thèse, cela ne fait aucun doute. Mais ensuite, il faudra que je réfléchisse à l'utilisation que je souhaite vraiment faire de la toile. Une année sans Internet, un jour, peut-être, pour pouvoir lire énormément et écrire quelque chose de plus grand.

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28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 14:36

alfred hitchcock pr milevEt si on me demandait : qui est le maître du suspense au cinéma ? La réponse serait évidente : Alfred Hitchcock. Un savant mélange d’angoisse et d’humour sombre, des sueurs froides qui s’installent aux pas d’une musique rythmée et saccadée. J’ai mis du temps à découvrir Hitchcock, bien que son nom me fascinait. Il est rentré dans la légende du cinéma, dans le vocabulaire, et si un film est désigné comme « hitchcockien », il faut s’attendre à un chef d’œuvre. Boudé par les Oscars (il n’a jamais remporté le titre de meilleur réalisateur), il fut cependant reconnu très tôt par les réalisateurs de la Nouvelle Vague (voir le livre entretien Hitchcock/Truffaut), et surtout dans son pays natal, l’Angleterre (il devient Sir 4 mois avant sa mort, considéré comme le plus grand réalisateur britannique selon le Daily Telegraph).

 

Pour ses films, je n’ai eu accès qu’à ses films parlants, et de sa période américaine. Les cheveux d’or, les 39 marches ou Chantage seront donc absents (pour une filmographie complète, il faudrait regarder 54 films, dont 2 sont considérés comme définitivement perdus !)

 

Une femme disparaît (1938) : 15/20. Avec Margaret Lockwood, Michael Redgrave, Dame May Whitty.

Dans un train en Europe centrale, Iris Henderson rencontre miss Froy. Celle-ci disparaît ensuite mystérieusement, tandis que l'équipage lui assure que cette dame n'existe pas.

Ambiance d'avant-guerre dans ce film d'espionnage qui traduit son époque et où l'on croit voir des Allemands nazis avant la grande heure. Comme toujours avec Hitchcock, c'est du policier, c'est du suspense, et c'est bien construit. Un plaisir !

Rebecca (1940) : 17/20

alfred hitchcock rebecca pr Milev

 C’est peut-être mon film préféré d’Hitchcock, malgré le fait qu’il soit un peu tombé en désuétude devant "Psychose" ou "Fenêtre sur cour". Un conte gothique, l’histoire d’une morte, Mrs de Winter, qui reste au centre de la vie de son mari, de sa seconde femme (Rebecca) et surtout de sa dévouée gouvernante. Un film sombre, rempli de crainte, brillamment interprété par Judith Anderson et Laurence Olivier. La scène où Mr de Winter avoue ce qu’il ressentait pour sa femme m’a mis sur les fesses. Oscar du meilleur film (le seul), 11 nominations.

 

L'ombre d'un doute (1943) : 14/20. Avec Teresa Wright et Joseph Cotten.

 

Charlie Oakley est poursuivi. Des hommes lui en veulent. Qu'a-t-il fait ? Il est suspecté d'avoir tué des veuves fortunées. Il se réfugie chez sa soeur, où sa nièce l'admire. Mais celle-ci se retourne peu à peu contre lui alors qu'enflent les soupçons. Le film est un bon Hitchcock, laissant du suspense pour savoir si oui ou non Charlie est coupable de l'assassinat. La fin est sanglante. 

 

Les enchaînés (1946) : 12/20 Avec Cary Grant et Ingrid Bergman.

 

Alicia Huberman (Bergman), fille d’un espion nazi, est recrutée par le gouvernement américain pour aller espionner un ami de son père, coupable d’activités suspectes au Brésil (uranium, sujet au centre de l’actualité après Hiroshima et Nagasaki). L’histoire est aussi un amour difficile entre Grant et Bergman. Pas forcément le meilleur Hitchcock, bien qu’encensé par la critique. L’histoire d’amour est un peu trop « gnangnan » et le scénario un peu léger. L’impression que l’on tourne parfois en rond.

 

La corde (1948) : 14,5/20 Avec James Stewart et Farley Granger. Titre original : Rope

 

Hitchcock décide de s’autoproduire pour une histoire de gros sous, et "La corde" fut sa première production. C’est pour moi un chef d’œuvre d’humour noir, très (trop) sombre. Deux jeunes gens décident de tuer un de leurs amis, « pour l’expérience ». Sont ensuite invités à dîner les parents de l’ami, la petite copine et surtout leur ancien professeur (Stewart). Tout le monde dîne sur la table (qui est aussi le corbillard). Réalisation très théâtrale (on ne sort pas de l’appartement, sorte de plan-séquence quasi-continu). Malheureusement tiré d’une histoire vraie (université de Chicago, 1924), le film gêne beaucoup par certains aspects : absence de morale chez le meurtrier, homosexualité suggérée, présence de la pensée de Nietzsche. Il fut interdit en France, en Italie, ainsi que dans plusieurs états américains (interdit aux moins de 21 ans un peu partout).

 

Le crime était presque parfait (1954) : 13,5/20 Avec Grace Kelly et Ray Milland. Titre original : Dial M for murder

 

Tony Wendice (Milland), ex-champion de tennis, s’attend à ce que sa femme (Kelly) le quitte. Peur de se retrouver démuni, seul, il décide d’engager un tueur et de réaliser le crime parfait. Seul problème, c’est le meurtrier qui se retrouve assassiné, et l’assassinée qui se retrouve en position de meurtrière, à essayer de justifier son innocence.

L’histoire, au départ un peu longue, est un exemple de film policier. John Williams (l’inspecteur) fait très Hercule Poirot.

 

Fenêtre sur cour (1954) : 15,5/20 Avec James Stewart et Grace Kelly. Titre original : Rear Window.

 

alfred hitchcock rear window fenetre sur cour stewart kellyLe titre de la nouvelle résume bien le film : ça doit être un crime ! Jeff Jeffries, grand photographe, se retrouve bloqué dans son appartement. Pour s’occuper il observe ses voisins
(syndrome scopophilique !), jusqu’à se retrouver persuadé qu’un crime a été commis. 4 fois nominé aux Oscars. C’est l’un des films hitchcockiens de base : la scène se déroule dans un cadre restreint (appartement), le héros ne peut rien faire (plâtré) et assiste notamment avec angoisse à l’arrivée du meurtrier dans son appartement, alors que Grace Kelly y est toujours. Les gros plans sur le visage de Stewart sont splendides d’un point de vue cinématographique (influence de Fritz Lang ?)

 

La main au collet (1955) : 10,5/20 Avec Cary Grant et Grace Kelly. Titre original : To catch a thief.

 

Ce fut pour moi la plus grande déception d’Hitchcock. Pourtant le choix des acteurs, du pays (la France) et le scénario semblaient tenir la route. Mais il se révèle trop léger, le jeu des acteurs (français notamment) est brouillon (Brigitte Auber en particulier). L’histoire d’un ancien cambrioleur, John Robie (surnommé le chat), accusé à tort de nouveaux cambriolages. Il décide de prouver son innocence en arrêtant le nouveau cambrioleur, aux méthodes similaires. L’histoire d’amour est « gnangnan ».

 

L’homme qui en savait trop (1956) : 15/20 Avec James Stewart et Doris Day. Titre original : The man who knew too much

 

Hitchcock qui fait un remake… d’Hitchcock ! Le film de 1934 était muet, noir et blanc et un beau succès. Le remake est cependant meilleur selon le réalisateur ! Benjamin McKenna (James Stewart) est en vacances avec sa femme et son fils au Maroc. Un espion tente de se lier d’amitié avec eux, avant de se faire assassiner en pleine rue. Ses derniers mots sont pour McKenna, qui se retrouve mêlé à une affaire d’espionnage et d’assassinat où son fils est pris en otage. Le film est très bien dirigé, joué et même chanté puisque c’est ici que Doris Day interprète « Que sera sera », récompensée par l’oscar de la meilleur chanson.

 

Sueurs froides (1958) : 16/20. Avec James Stewart et Kim Novak. Titre original : Vertigo.

 

alfred hitchcock vertigo stewartScottie (Stewart), policier, est atteint de vertige. A la suite de la mort d’un de ses collègues dont il se sent coupable, il quitte la police. Un de ses anciens amis du collège le contacte alors pour une affaire privée, suivre sa femme, qu’il prétend être possédée par Carlotta Valdes, morte il y a de nombreuses années. Le scénario est très fort, peut-être bien le meilleur. Le jeu de Kim Novak est en parfaite adéquation avec James Stewart. L’un de mes coups de cœur, assurément. A noter : la première utilisation du travelling compensé (pour illustrer le vertige de Scottie).

 

La mort aux trousses (1959) : 15/20. Avec Cary Grant et Eva Marie Saint. Titre original : North by Northwest,

 

Sacré Hitchcock ! Avec Cary Grant et la fameuse scène de l’avion ! (devenue classique du cinéma).alfred hitchcock north by northwest grant avion plane la mo

À New York, le publicitaire Roger Thornhill (Grant), pris par hasard pour un certain George Kaplan, est enlevé. Il s'échappe puis tente de prouver son innocence. Chaque tentative l'identifie un peu plus au dénommé George Kaplan au point qu'il est accusé d'un meurtre perpétré aux Nations Unies. Il tombe amoureux de la belle Eve Kendall (Marine, si tu me lis, ton sosie), agent de la CIA, qui traque l'espion Vandamm, pour qui a été imaginé le leurre qu'est Kaplan. A noter l’utilisation du Mont Rushmore dans plusieurs scènes (dans ma Bucket List)

 

Psychose (1960) : 14/20. Avec Anthony Perkins. Titre original : Psycho.

 

alfred hitchcock psycho psychose pr milevLe plus connu, le plus reconnu. Avec l’image de Marion Crane (Janet Leigh) criant dans sa douche. Norman Bates (Perkins), propriétaire du motel où se déroule l’intrigue. Que dire, si ce n’est classique ? Presque obligatoire. Ce n’est pas mon préféré, mais le scénario, le suspense et parfois l’horreur ont fait de ce film le chef d’œuvre du maître. 4 fois nominé aux Oscars.

 

Les Oiseaux (1963): 14,5/20. Avec Tippi Hedren et Rod Taylor. Titre original : Birds.

 

Un Hitchcock mythique et très spécial, véritable film d’horreur, une histoire d'oiseaux qui attaquent sans raison la population de Bodega Bay, allant jusqu'à tuer. L’histoire prit du sens lorsqu’en 1961 une pluie d’oiseaux s’est abattue à Santa Cruz, Californie (intoxication alimentaire d’après une étude de 2011). Film avec plus ou moins d'épouvante, très hitchcockien, il faut aimer le maître. Tippi Hedren, dans le rôle de Mélanie Daniels (par qui tout arrive ?) obtient le Golden Globe de la meilleure révélation.

alfred hitchcock birds les oiseaux pr milev

 

Pour finir cette filmographie, je souhaite revenir sur certains points que je n’ai pas évoqués jusque-là. Tout d’abord Hitchcock a l’habitude de s’immiscer dans ses films, dans des rôles insignifiants, c’est ce qu’on appelle une (un ?) Caméo. Des clins d’œil du réalisateur toujours sympas à découvrir.

Enfin, Hitchcock a développé des belles histoires d’amitié avec certains acteurs. Je choisis James Stewart et Grace Kelly. Stewart (4 collaborations) est peut-être mon acteur préféré de cette période, tandis que Kelly rayonne à chacune de ses apparitions (3 collaborations).

 

Mon classement des réalisateurs (totalement subjectif)

1. Emir Kusturica : 17,08/20 (7 films)

2. David Fincher : 16,28 (9 films)

3. Albert Dupontel : 15,83/20 (6 films)

-. Alejandro González Iñárritu : 15,83 (6 films)

5. Frank Capra : 15,50 (7 films)

6. Billy Wilder : 15,46 (12 films)

7. Xavier Dolan : 15,33 (6 films)

8. Clint Eastwood : 15,25 (10 films)

9. Charlie Chaplin : 15,06 (8 films)

10. Quentin Tarantino : 14,89 (9 films)

11. Stanley Kubrick : 14,82 (11 films)

12. Henri Verneuil : 14,80 (10 films)

11. Les frères Coen : 14,63 (15 films)

14. Sergio Leone : 14,58 (6 films)

15. Alfred Hitchcock : 14,35 (13 films)

16. Jacques Audiard : 14,31 (8 films)

17. Howard Hawks : 14,29 (7 films)

18. George Cukor : 13,95 (10 films)

19. Dany Boon : 13,88 (4 films)

20. Pedro Almodovar : 13,86 (11 films)

21. Steven Spielberg : 13,78 (18 films)

22. Stephen Daldry : 13,75 (4 films)

23. Woody Allen : 13,55 (19 films)

24. Tim Burton : 13,25 (12 films)

25. Wes Anderson : 13 (7 films)

26. Sofia Coppola : 12,9 (5 films)

27. Gus Van Sant : 11,5 (11 films)

 

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28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 12:14

Comme l'année dernière je lance un appel à tous ceux qui sont sur Lille samedi matin, pour la braderie ou pour autre chose, vous pouvez venir me supporter, m’encourager, me lancer un chocolat, crier ou hurler mon nom, voire même réaliser une petite chorégraphie kangourou tout au long du parcours. Le semi-marathon débute du côté du boulevard de la liberté, à côté de la station République, à 9 heures. C’est une boucle de deux tours, je vous mets le parcours en photo (le même que l'année dernière). L’arrivée aura lieu rue de Paris, pas très loin du départ. Des stands et/ou d'épongement sont prévus tous les 2,5 km.

Premier tour 

Premier-tour-du-semi-marathon-lille-2012-parcours.jpgSecond tourSecond-tour-du-semi-marathon-lille-2012-parcours.jpg
Mes objectifs

N°1 : finir le semi-marathon. C'est déjà un signe de non-blessure, le plus important.
N°2 : finir en moins de 1h39 et 26 secondes, mon temps de l'année dernière.
N°3 : finir en moins de 1h35.

N°4 : le faire en moins d’1h30. Mon objectif avoué.
 

Côté entraînement, ce fut un peu mieux que l'année dernière. Cela fait quasiment deux mois que j'ai repris les footings réguliers, à raison de trois fois par semaine. J'ai fait du spécifique montée pour ne pas trop souffrir lors du faux-plat montant de la deuxième boucle, celui qui m'avait achevé l'année dernière. J'ai fait quelques fractionnés (les fameux 30/30 détestables mais qui doivent permettre de mieux accélerer). Et j'ai fait les foulées éperlecquoises. Cette année je n'aurai donc pas d'excuse en cas de mauvais temps, je suis fin prêt !

 

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