1 juillet 2012 7 01 /07 /juillet /2012 14:22

On le croyait mort, disparu à tout jamais dans les cendres de la seconde guerre mondiale. Et pourtant il renaît, doucement mais sûrement. Le patriotisme, à ne pas confondre avec nationalisme, est loin d’être un mouvement politique. Les Allemands, vis-à-vis de leurs partis politiques, sont attentifs à toutes poussées patriotiques ou nationalistes. L’interdiction du parti d’extrême-droite NPD revient souvent sur la table, 75% des Allemands soutenant cette idée. Les groupuscules néo-nazis, qui font couler beaucoup d’encre, sont au centre de la répression policière. Fermer les frontières, stigmatiser une religion ou une population d’origine… ça n’arrive pas, et ça n’arrivera pas de sitôt dans un pays qui a appris de son histoire.

 Cependant, il existe un patriotisme assumé : le football. Depuis qu’on a arrêté de faire la guerre, le sport est devenu le bras armé (sic !) du patriotisme. Si bien que chaque victoire est célébrée par l’opinion. Une victoire en coupe du monde correspond à peu près à un Austerlitz pour les Français, ou un Sadowa pour les Allemands. Et chaque défaite entraine la baisse du moral de la population, Waterloo étant devenu une expression courante pour symboliser une déroute sportive.

 Les Allemands m’ont étonné. Pour l'hymne d'abord, debout, dans le Biergarten, tous ensemble et en choeur. Pour avoir suivi les matchs de la France dans les cafés audomarois, je peux vous assurer que la fierté de l'hymne n'est pas chez nous (et encore moins chez nos joueurs !). Les drapeaux ensuite, présents     au-devant des maisons, flottant sur les voitures, accrochés aux rétroviseurs. Quand on sait la place que les drapeaux tenaient lors de la période nazie, on ne peut s’empêcher d’être surpris. Surtout que d’ordinaire, exception faite des bâtiments officiels, il est très difficile de voir un drapeau allemand flotter quelque part, surtout dans la capitale de la Bavière !Drapeau-Allemagne-voiture.JPG

Le drapeau bavarois lui, est une habitude. On le voit un peu partout, sur des maisons, des stickers ou même la serviette que l’on me donne gentiment au restaurant. A défaut de nationalisme, les Allemands avaient plutôt tendance à un régionalisme affiché, surtout dans le Sud. Les partis politiques sont propres à la Bavière, et on n’oublie pas d’affirmer ici les avantages qu’offre la région. En matière d’économie, avec un chômage à 3,6%, et des entreprises comme BMW, Adidas ou Allianz, la Bavière fait figure d’exemple dans toute l’Europe. Alors les habitants s’en glorifient un peu. C’est bon enfant, on rigole un peu des gens de l’Est, plus par taquinerie qu’autre chose.

Concernant la nation, la fierté d’être Allemand et le sentiment patriote, cela avait quasiment disparu. Mais depuis quelques années il y a une résurgence. Les drapeaux lors du football sont récents, ils datent de 2006. Avant c’était plutôt mal vu. Les médias ont aussi tendance à vanter régulièrement les résultats économiques du pays, surtout en comparaison d’une Europe à la croissance en berne. Quelques remarques sur les Grecs ont beaucoup ému à Athènes, lorsque les médias germanophones suggéraient à ceux-ci de vendre leurs îles pour régler le problème de leur dette. Et la position de Merkel, défendant en priorité la situation économique de son pays, veut peut-être dire quelque chose.

 Des générations d’Allemands se sont succédées, traînant avec eux un sentiment de culpabilité. Une culpabilité d’Etat qui, j’ai l’impression, a tendance à disparaître. C’est plutôt bien, il ne faut pas que les Allemands paient pendant des siècles pour quelque chose à laquelle eux n’ont pas participé. Et lorsque les Grecs rappellent que ceux-ci n’ont pas payé les dettes de guerre, il y a bientôt 70 ans, ça me laisse un peu incrédule. Mais il ne faudrait pas non plus que les Allemands reprennent un coup de sentiment de supériorité grâce à leur économie. Surtout quand le foot et l’économie se côtoient, comme lors du récent Allemagne-Grèce, on a vu fleurir quelques titres du genre : Bild Grèce

-          Le BZ affichant la tête de Merkel à la place des 11 joueurs de l’équipe

-          Le Bild : Bye, Bye les Grecs ! Aujourd’hui on ne pourra pas vous sauver !

-          Le Tagespiel : L’Allemagne sort la Grèce de l’Euro

-          Le Frankfurter Rundschau : c’est une victoire de l’ère moderne sur l’ère antique

Des titres parfois ambigus, qui démontrent un élan de patriotisme comme on n’en avait plus vu depuis longtemps au pays de Goethe. A surveiller.

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26 juin 2012 2 26 /06 /juin /2012 09:43

Imprimer (90)Imprimer (67)Imprimer (92)Imprimer (9)
Imprimer (89)Imprimer (81)Imprimer (75)Imprimer (48)Imprimer (32)Imprimer (31)Imprimer (25)Imprimer (23)Imprimer (12)Imprimer (58)100 photos proposées, 79 photos ayant reçu au moins un vote (!). Un plébiscite pour une photo de la grande muraille, mais les votes étaient divisés parfaitement entre les deux photos (!). Encadrées, elles sont à découvrir dans... ma chambre ! (mais je n'invite pas tout le monde en même temps !) Merci pour votre participation.

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24 juin 2012 7 24 /06 /juin /2012 05:50

Je suis drogué au clavier, accro de la feuille blanche, cocaïnomane des phrases sans liens. Je suis un blogueur, de ceux qui écrivent sur des sujets qu’ils rencontrent par hasard. Un mot, un sentiment, une rencontre et c’en est déjà assez pour ces intermittents du paragraphe, de la virgule dans le texte. Les doigts libèrent les idées cadenassés trop longtemps dans un cerveau surgelé, frigorifié de citations de 140 caractères dont Facebook nous abreuve. Le blogueur est un messager de l’esprit, de votre esprit. Il vous permet de lire ce que vous n’osez pas écrire. Il vous permet de vivre les pensées que vous avez trop longtemps voulu ignorer. Le blogueur vous permet de respirer, de quitter pendant un temps une vie futile et de vivre un instant des histoires captivantes, ensorcelantes, enthousiasmantes. Il en est qui analysent l’actualité, qui refont le monde ou le parcourent, qui explorent les champs de la pensée ou de la raison, raisonnant sur la vie et son but, buttant sur des questions sans réponses, répondant aux interrogations les plus inattendues, attendant l’amour fou. Le blogueur peut être un poète timide, un analyste politique ou un voyageur de l’impossible. Le blogueur peut être un artiste en devenir, un écrivain en herbe, un futur parolier de chansons françaises. Le blogueur est souvent monsieur tout le monde, qui dans la vie de tous les jours ne se met pas en avant, qui n’ose pas trop parler de lui et qui préfère garder ce qu’il pense pour ses écrits. Le blogueur, ça peut être vous, ça peut être moi, ça peut être tout cela.

Si je savais écrire, j’arrêterais probablement de parler.

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23 juin 2012 6 23 /06 /juin /2012 05:45

Francisco de Goya se situe à la limite historique de la peinture que j’apprécie. Le romantisme espagnol, la fin du XVIIIème et le début du XIXème siècle. L’art abstrait ou le cubisme sont encore ignorés, totalement absents. La peinture a encore une signification, un message compréhensible pour l’ensemble des spectateurs vis-à-vis de la toile en face d’eux.

Tout d’abord je commence avec ce dytique de La Maja vêtue et de La Maja nue. Toutes les deux sont exposées au musée du Prado, et ces deux sœurs jumelles attirent forcément le regard. Un double scandale dans le temps !  La peinture fut dans un premier temps cachée par l’Inquisition (pour obscénité), du fait de la pleine nudité du personnage. Puis les choses ont évolué et la Maja nue fut représentée sur un timbre en 1927, ce qui provoqua un nouveau scandale (le premier nu de la philatélie !).

Goya La maja vêtueGoya La Maja nue

97 cm x 190 cm. Huile sur toile. 1800-3. Musée du Prado, Madrid.

J’ai découvert Goya au palais des Beaux-Arts de Lille. Le titre du tableau est déjà magnifique : Les vieilles, également appelé le Temps. Le temps qui passe, le temps qui a déjà passé pour ces vieilles dames ressemblant à des squelettes. La mort qui arrive, on la sent dans leur visage, on la voit planer au-dessus d’elles. Je me souviens être resté assis pendant de longues minutes en face de ce tableau, subjugué que j’étais par tant de réalisme et par ce message compréhensible de tous : peu importe vos belles robes, peu importe votre volonté de vouloir rester jeunes et coquettes (présence du miroir), la mort finira toujours par arriver.

Goya Les vieilles Le temps

180 cm x 120 cm. Huile sur toile. 1810-12. Musée des Beaux-Arts, Lille.

Quelques années plus tard, j’ai redécouvert Goya par son chef d’œuvre, son tableau le plus connu, le Tres de Mayo.

Tres de Mayo, Goya

266 cm x 345 cm. Huile sur toile. 1814. Musée du Prado, Madrid.

C’était au musée du Prado, et je me souviens de l’effet extraordinaire qu’eut sur moi ce tableau. Une telle intensité dans le regard du centre, l’art de la couleur et de la mise en scène… tout me ramène vers ce visage sensationnel, dont le mélange de peur et de fierté m’emporte littéralement. La position des bras, à la manière du Christ, ajoute un peu de spiritualité à la scène. En l’espace de quelques secondes, ce tableau est devenu mon préféré. Un coup de foudre devant un coup de fusil. Observer les troupes napoléoniennes, qui ne sont que des armes sans visages. Et regarder la pureté des couleurs, le blanc, le jaune, et ce sang, déjà versé, ce sang, qui s’apprête à couler à nouveau. Une œuvre politique majeure. Un exemple pour un certain Picasso.

Goya Saturne dévorant un de ses fils

Je pourrais évoquer le Dos de Mayo. Ou des œuvres un peu plus officielles. Mais je vais rester sur sa période noire, celle que je préfère. Le dernier tableau est Saturne dévorant un de ses fils. Je l’ai également découvert au musée du Prado et je suis resté scotché par cette horreur. C’est une représentation de la mythologie grecque (Saturne pour Chronos chez les Romains) : Saturne veut éviter la prédiction qu’il sera détrôné par l’un de ses fils, il dévore chacun d’eux à leur naissance. Le regard effrayé de Saturne alors qu’il a déjà entamé les deux bras du nouveau-né pourrait presque me faire gerber. Mais c’est là le talent du peintre : avec un regard il provoque chez moi un sentiment.

146 cm x 83 cm. Huile sur toile. 1819-23. Musée du Prado, Madrid.

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22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 09:02

L’important, c’est de ne pas s’arrêter. Regarder le passé, m’en délecter, relire ou revivre, c’est une chose que je pourrai faire à la retraite, avec mes (nombreux) petits-enfants. C’est déjà une chose que je fais au jour le jour quand je réponds aux questions de tous ceux qui ont suivi mes écrits et mes photos au cours de ces derniers mois. Et c’est quelque chose que je fais d’une autre façon, mais j’y reviendrai.

Toujours est-il qu’il faut que j’aie de nouveaux objectifs, de nouvelles ambitions. On m’a déjà critiqué par rapport à ce manque d’ambition, il faut donc que je fasse taire les mauvaises langues. Non, je ne ferai pas rien de mes prochains mois, de mes prochaines années. L’emploi du temps est même plutôt chargé. L’information numéro un est bien sûr le doctorat, la thèse, avec un directeur que j’ai fini par trouver après un bon mois et demi de recherches. En fait, j’en ai deux, un sur Bordeaux et l’autre rattaché à Pau, mais qui séjourne pour deux ans au Kenya. Les deux sont reliés au même centre de recherche, le LAm (Les Afriques dans le monde). Moi qui ai depuis quelques années maintenant l’Afrique au cœur de mes recherches universitaires, c’était une obligation d’être rattaché à un centre qui se concentre sur le même continent. Il y en a deux en France, et j’atterris finalement dans le sud-ouest. Après avoir obtenu l’accord de mon professeur, je viens de prendre connaissance des démarches administratives à accomplir. Reste la question du financement, souvent problématique quand on réalise une thèse dans les sciences sociales, et la définition de mon sujet. Ce devrait être sur les conséquences du génocide rwandais sur les relations régionales et internationales au sein de l’Afrique subsaharienne, sujet passionnant (je vous promets !).

Cela fait maintenant deux ans que je suis sorti du système universitaire, du système scolaire (un an officiellement, mais ne jouons pas sur les mots). J’avoue avoir un peu de doutes concernant mon retour entre les murs, à écouter un professeur ou à effectuer des recherches sur mon sujet. Non pas que je pense ne pas être prêt. Je le suis. J’ai attendu deux ans pour être sûr de ma motivation, et je l’ai gardée. Je n’ai pas peur non plus vis-à-vis de mes capacités. J’ai plutôt réussi mon dernier mémoire et je suis sorti tout auréolé d’une mention très bien à mon Master. Mais j’ai peur des sacrifices que cette nouvelle aventure va engendrer.

Que voulez-vous, à chaque aventure son lot de sacrifices. C’est peut-être l’une des définitions de la vie. On ne peut rien faire sans sacrifice. Cette thèse risque d’entraîner beaucoup de sacrifices sur le plan personnel, sur le plan des relations humaines. Déjà, je vais me retrouver dans le sud-ouest, et je serai seul là-bas. Famille, ami(e)s, tous dans un Nord très lointain (et très pluvieux, ça compense un peu !). Et puis Elle, qui va commencer l’université dans un autre nord, celui de l’Allemagne. Dans ces conditions, vous imaginez un peu les difficultés qui vont se poser devant nous. Qui vivra verra, nous avons tout l’été pour nous, et pour réfléchir aux questions qui se poseront sans doute sur l’organisation de notre relation.

Un autre sacrifice, qui vous paraît peut-être plus futile, est celui de mon temps libre. Voilà deux ans que je bénéficie d’un temps pour moi. Je possédais le temps, autant que celui-ci me possédait. J’étais libre de faire ce que je voulais, je regardais des films en pagaille, je lisais abondamment. Je sortais beaucoup, je voyageais encore plus. J’allais à la rencontre du monde, et je vais maintenant me cloisonner, m’enfermer. J’aurai la tête aux recherches, j’utiliserai beaucoup de mon temps à cet effet. Et quid du reste ? Il me faudra faire des choix, des sacrifices. Si je privilégie l’Allemagne, je devrai sans doute peu voir le Nord de la France. L’inverse est vrai, le juste milieu est difficile à trouver. Si je lis beaucoup sur mon sujet, je lirai beaucoup moins sur d’autres, qui m’intéressent pourtant tout autant. Au-delà des études, de l’Allemagne, de la famille, des ami(e)s et des hobbies (cinématographique ou littéraire), j’aime aussi le sport. Je rêve de reprendre le foot. Je pense sérieusement à l’engagement politique. Et il y a des contrées que je souhaite visiter dès que du temps se libère.

Vous voyez, il y a tellement de choses que je souhaite faire. Et je n’évoque pas le livre que je rêve un jour d’écrire, et qui me demanderait peut-être de sacrifier l’ensemble des choses que j’ai citées. Mais je ne me plains pas. Au contraire, je me rends compte de la chance que j’ai. Avoir trop d’options, c’est mieux que pas assez. Avoir peu de temps, finalement, c’est un gage de réussite. Cela prouve qu’on l’utilise au maximum. Et même si j’apprécie parfois de m’ennuyer, il ne faudrait pas que cela soit ma vie. Sinon j’aurais l’impression de la rater. J’aurais l’impression de perdre mon temps. Alors avant d’aborder cette nouvelle aventure, je dois profiter, une nouvelle fois, d’un été où je suis libre. Les voyages, les ami(e)s, la famille, l’Allemagne, les hobbies, le football et même le bouquin, oui, je dois en profiter. Commençons.

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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 15:58

Bibliothèque bois miel"Contempler sa bibliothèque, c'est rêver qu'on ne saurait mourir avant d'avoir lu tous les livres qui la remplissent". Jacques Attali.

Ca y est, elle est montée ! Fabriquée au sein même de ma chambre, elle accueille désormais les trésors d'Emmaüs, ces livres reliés un peu passés de mode à un prix modéré. Y'a plus qu'à les lire !

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18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 22:32

Je sais que mes récits de voyage commençaient à vous manquer ! C’est pas ma faute à moi (mauvaise imitation d’Alizée), c’est la faute à la thèse (mauvaise imitation des Guignols). Mais j’ai finalement réussi à trouver un directeur de thèse (j’y reviendrai un jour), ce qui va me permettre de recommencer mes voyages, et donc, mes récits. Alors repartons à Munich pour la seconde semaine que j’ai passée là-bas.Munich (31)

Tout d’abord, ce fut la semaine test « niveau d’allemand ». Nous avons déménagé chez les grands-parents d’Alba, qui ne parlent ni anglais, ni français. Et quand Alba part travailler et que je reste en tête à tête le temps d’un repas avec Adenauer et Merkel, ça met la pression. Agréable surprise, j’ai survécu. Non, je n’ai pas tout compris. Mais beaucoup, ce qui reste une victoire (et une victoire sur l’allemand est toujours bonne à prendre). J’ai même pu prononcer quelques mots, et la réaction des grands-parents fut la même que lorsqu’un bébé bredouille ses premiers sons. J’avoue avoir  écouté beaucoup. Sa grand-mère, très sympa, parle tout le temps, peu importe si je comprends ou pas. Son grand-père, plus posé, m’a raconté l’histoire d’un de ses amis, ou quelqu’un de sa famille, ou quelqu’un qu’il connait (enfin, j’ai pas compris !) qui a participé à la bataille de Stalingrad. Rien que ça ! J’ai beau avoir entendu beaucoup d’histoires extraordinaires ces derniers mois, celle-là restera ! Il a ensuite évoqué les années dans les camps de prisonniers en Russie et finalement le choix de cette personne de s’installer là-bas quelques années plus tard ! Pas rancunier l’Allemand ! (sauf quand il s’agit de l’Alsace-Lorraine ! ^^) Nous avons même évoqué la Chine de Tchang Kai-Chek ! (à vos souhaits)

Munich (39)Bon j’arrête avec mes blagues pseudo-historiques et reviens aux faits, et notamment au drame qui s’est tenu là-bas un samedi soir : la défaite à domicile du Bayern Munich en finale de la Ligue des Champions. Pourtant, toute la ville était prête à faire la fête, pour, justement, fêter ses héros. Malheureusement la nuit fut très calme après une soirée dans un Biergarten (qui fut également le premier mot que mon guide a voulu m’apprendre, c’est dire l’importance de la bière dans ce pays, et surtout cette ville). Seuls quelques Anglais criaient ça et là.

Heureusement, nous étions sortis la veille pour « la plus longue nuit de l’année ». Le principe est simple : tu payes 12€ et tu peux entrer dans l’ensemble des boîtes qui participent à l’évènement. Une navette te permet de te déplacer gratuitement de l’une à l’autre. J’ai pu observer la chaleur des nuits bavaroises, finalement assez proches des nuits lilloises (un peu plus bourgeoises il est vrai, grandes aussi). 

Munich (33)Munich (36)La principale attraction de la ville selon mes contemporaines est le jardin anglais. Plus grand que Central Park ou Hyde Park, le jardin accueillerait des nudistes l’été (rumeur Wikipédia que ne me confirmera pas ma partenaire !). J’observe notamment la tour chinoise qui nous rappelle des souvenirs émus ! (pour plus de photos, cliquez ici !) Nous nous retrouvons ensuite dans la rue de l’université, rue très allemande, droite, carrée, circulez, y’a rien à voir ! Si, des joueurs de pétanque !

Cette semaine, plutôt limitée côté visites, m’a surtout permis de rencontrer les ami(e)s et la famille d’Alba. Toujours très bien reçu, j’ai également été impressionné, une nouvelle fois, par le niveau d’anglais des Allemands. Y’a du boulot pour Vincent Peillon de ce côté-là.

La preuve que j’ai aimé ? J’y retourne le 27 juin !

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16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 08:28

Thierry-Roland.jpgLe décès de Thierry Roland la nuit dernière attriste beaucoup d’amateurs de football, moi le premier. J’ai beau n’avoir que 25 ans, c’est un peu ma voix du football qui s’en va. Déjà que Thierry Gilardi a disparu en 2008…

Mes souvenirs de football sont loin de n'être que des images. Ce sont parfois des odeurs, comme celle du Parc des Princes un soir de Paris-Auxerre il y a quelques années, respirant les fumigènes du Kop Boulogne et du Virage Auteuil au temps de leur grandeur.

C’est le bruit aussi, celui des chants des supporters (ah les Irlandais avant hier), celui de la musique des hymnes nationaux, ou des vuvuzelas en 2010…

Le football c’est aussi du goût, quand on se retrouve ensemble devant un match pour manger un américain Sensas dans l’un des cafés de Saint-Omer ou une pizza chez moi.

Les matchs de football sont un ensemble : la pression lors des tirs au but, ou sur un corner adverse à 2-1 dans les arrêts de jeu. Les cris de joie, les larmes de tristesse. Et les commentateurs, leurs petites phrases. Alors oui, le décès de Thierry Roland m’attriste. Je ne connaissais pas le monsieur, mais il fait partie de mes souvenirs. Et son décès, c’est un peu la mort de ceux-ci. Sa disparition, c’est un rappel : on vieillit. Et on devra abandonner tous ceux qui, un jour, ont fabriqué nos souvenirs.

 

Une petite vidéo en hommage, lorsque le public de Valenciennes a repris en choeur le fameux Tout à fait Thierry

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14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 04:42

Actuellement en pleine restructuration dans la décoration de ma chambre, j’entre dans la phase la plus difficile pour moi, la choix des photos. Après le voyage que j’ai fait, j’avoue avoir quelques photos sympas. Non, jolies, ne faisons pas le faux-modeste. Et sur les 16 000 disponibles (sic !), il me faut faire un choix ! Je dois en retenir 10, peut-être un peu plus si la place le permet.

Cette opération est un déchirement de chaque instant. J’en suis arrivé à en sélectionner 100, après beaucoup d’efforts. Lesquelles sont les plus jolies, représentent le mieux ce voyage, offrent la meilleure variété… ?? Cruel dilemme !

 

J’en appelle donc à vous, fidèles lecteurs ! Vous, qui avez du goût (eh oui, vous êtes sur mon blog tout de même ^^). Vous qui n’avez qu’à faire un choix, les 10 plus belles photos selon vos goûts et vos envies. Elles sont numérotées de 1 à 100, et elles sont disponibles ici !

Prière de me laisser une petite liste de 10 numéros dans un commentaire. Et pas d’inquiétude, je ne les jouerai pas au loto !


Merci d’avance !

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12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 14:12

Woody Allen

Qui a dit : « l’éternité c’est long, surtout vers la fin ». Oui, c’est facile, le titre et la photo vous aident ! Woody Allen, l’art des bons mots et des expressions qui font sourire ou rire. Mais mon cher Woody est surtout connu pour ses films, nombreux, très nombreux. 42 depuis 1966 ! Bon je vais classer les films que j’ai vus en deux catégories : les anciens et les très récents ! 13, pour faire plaisir à ce triskaïdékaphobique, un peu hypocondriaque sur les bords.

 

Woody Allen, Woody et les robots (titre original : Sleepers) (1973) : 12,5/20. Avec Woody Allen et Diane Keaton.

Un Américain moyen est endormi pendant 200 ans. Ramené à la vie par un groupe révolutionnaire, il doit s'adapter rapidement pour ne pas être arrêté.
Woody Allen dans un genre que je ne lui connaissais pas encore, la science-fiction. Bon, une science-fiction très comédie tout de même. Pas forcément mon genre préféré, notamment en raison des décors très originaux. Plusieurs scènes sont d'inspiration Chaplin, la musique aidant. La relation Allen-Keaton est assez amusante. Parmi les inventions passés par l'esprit d'Allen, il y a notamment la machine à orgasme (oui, Woody Allen est un pervers, et il le sait bien).
C'est l'un des premiers long-métrage de Woody Allen, pas forcément son meilleur au niveau de la réalisation. Quelques remarques bien placées sont, comme souvent chez lui, hilarantes. Mais l'ensemble, et notamment le scénario, laisse parfois à désirer. Pas mauvais, mais pas très bon non plus, un Woody Allen moyen.  

 Annie Hall (1977) : 14/20. Avec Woody Allen et Diane Keaton.

Oscar du meilleur film en 1977 pour un Woody Allen très angoissé, se posant des questions existentielles, qui fait un film sur sa propre vie et son divorce avec Diane Keaton, sa muse, vainqueur de l’oscar de la meilleur actrice pour son rôle.Le tournant de sa carrière.Annie Hall Woody Allen Diane Keaton

 Manhattan (1979) : 13,5/20. Avec Woody Allen, Diane Keaton et Meryl Streep.

Une ode à New York où Woody Allen, scénariste de télévision, semble perdu entre différentes femmes. Son ex-femme qui publie un livre sur leur relation, une jeune étudiante de 17 ans, la maîtresse de son meilleur ami dont il tombe amoureux. Un subtil mélange qui reprend les thèmes chers au réalisateur écrivain.Manhattan Woody Allen Diane Keaton Meryl Streep

 The Purple Rose of Cairo (1985) : 13/20. Titre français : La rose pourpre du Caire. Avec Mia Farrow et Jeff Daniels.

Drôle d’histoire que celle d’une serveuse amoureuse d’un personnage de film qui sort de l’écran pour la rejoindre. J’y suis entré à moitié. Les scènes à l’intérieur du film entre les acteurs patientant pour le retour de l’acteur manquant sont assez sympas.

Hannah et ses soeurs Woody AllenHannah and her Sisters (1986) : 14/20. Titre français : Hannah et ses sœurs. Avec Woody Allen et Mia Farrow.

Film de et avec Woody Allen. Histoire un peu étrange d'un Woody Allen attiré par la sœur de son ex, alors qu'il est en couple. Très Woody Allen.

Deuxième visionnage, trois années plus tard. Beaucoup de réflexions intéressantes sur la vie, la mort, l’amour. J’aime beaucoup le personnage interprété par Woody Allen, un peu moins celui joué par Michael Caine. 3 oscars.

 Manhattan Murder Mystery (1993) : 14,5/20. Titre français : Meurtre mystérieux à Manhattan. Avec Woody Allen et Diane Keaton.

Le couple Allen-Keaton fonctionne parfaitement bien dans ce thriller de voisinage. Allen, peureux par nature, joue son rôle à la perfection. L’énigme est bonne et le suspense nous tient en haleine jusqu’à la fin du film. Citation mythique du film : « Quand j’écoute trop Wagner, j’ai envie d’envahir la Pologne. »Meurtre mystérieux à Manhattan Woody Allen Diane Keaton

Deconstructing Harry (1997) : 15/20. Titre français : Harry dans tous ses états. Avec Woody Allen…

Une comédie souvent très fine, mettant en scène un écrivain et les histoires qu’il écrit se mélangeant à l’intrigue. La scène du mort dans la voiture me fit vite penser à Little Miss Sunshine. Harry dans tous ses états woody allen Les films des années 1980 et 1990 de Woody Allen ont tendance à traiter des mêmes thèmes. L’amour, les problèmes de couple, les problèmes sexuels, la passion, l’envie, la vie, la mort. Enchainer les films peut amener à une certaine lassitude. Les années 2000 amènent cependant un certain renouvellement, tout au moins une nouvelle façon d’évoquer ces problèmes.

Match point Scarlett Johansson Jonathan Rhys-Meyers Match Point (2005) : 16/20. Avec Scarlett Johansson et Jonathan Rhys-Meyers.

L’un des scénarios les plus aboutis, une histoire de tromperie qui empire de jour en jour pour Rhys-Meyers. La fin est magnifique. La vie ne se joue qu’à des détails, des coïncidences et surtout… beaucoup de chance.

 

Scoop (2006) : 14/20. Avec Woody Allen, Scarlett Johansson et Hugh Jackman.

Drôle d’histoire que ce tueur à la carte de tarot, parfois un peu tirée par les cheveux mais qui bénéficie d’un bon jeu d’acteurs.Scoop Scarlett Johansson Woody Allen

 Cassandra’s Dream (2007) : 13,5/20. Titre français : Le rêve de Cassandre. Avec Ewan McGregor et Colin Farrell.

Deux frères vivent au-dessus de leurs moyens. N’ayant plus de solution, ils se tournent à nouveau vers leur oncle, richissime. Celui-ci a cependant un service à leur demander, le meurtre d’un témoin gênant. Les deux réagissent très différemment à cette proposition. Un bon film et un très bon Colin Farrell, un peu dans la même peau que dans Bons Baisers de Bruges.Le rêve de Cassandre Colin Farrel Ewan McGregor

 Vicky Christina Barcelona Woody Allen Scarlett Johansson PeVicky Christina Barcelona (2008) : 15,5/20. Avec Scarlett Johansson, Javier Bardem et Penelope Cruz.

C’était le film qui devait me plaire par excellence. Et ce fut le résultat. Une vie d’artiste, de bohème, un peu folle, de découverte, d’art, de voyage, d’amour. La vie.Différente de la mienne à n’en pas douter. Pas forcément une vie de bonheur d’ailleurs. Mais quelque chose d’intéressant à voir. Oscar de la meilleure actrice pour un second rôle pour Penelope Cruz.

Whatever Works (2009) : 16/20. Avec Larry David et Evan Rachel Wood.

Très bonne comédie avec un Larry David très drôle, un jeu un peu à la manière d’un Woody Allen. Physicien de renom, manquant de peu le prix Nobel, il se retrouve à héberger une fille qui ne lui ressemble en rien. J’apprécie beaucoup les passages ou David parle directement aux spectateurs.Whatever Works Larry David Woody Allen

You will meet a tall dark stranger (2010) : 11/20. Titre français : Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu. Avec Naomi Watts, Antonio Banderas et Anthony Hopkins.

De loin le film que j’ai le moins apprécié. Un changement de vie pour plusieurs personnes, des couples qui se brisent… un effet un peu routine dans les films de Woody Allen, peut-être que ça a pesé sur mon sentiment vis-à-vis de ce film. Une attention particulière à la vie de l’écrivain, effrayé par l’échec, manquant de confiance en soi.

Midnight in Paris (2011) : 12/20. Titre français : Minuit à Paris. Avec Owen Wilson et Marion Cotillard.

Mwé. On m’en avait fait une bonne pub, je n’ai pas vraiment accroché. Je ne suis pas un grand fan du casting, le scénario est peut-être trop fantastique pour moi. La vie du Paris des années 1920, les artistes & Cie peuvent faire rêver une partie des New Yorkais fascinés par cette vision romantique et romanesque de la capitale, pas moi. Nommé à l’Oscar du meilleur film.

Bon Woody est un peu dans une période européenne. Après Londres, Barcelone et Paris, le prochain film sera sur Rome : To Rome with love, attendu pour cette année.

To Rome with love (2012) : 14/20. Avec Roberto Begnini, Penelope Cruz, Woody Allen et Ellen Page.


Plutôt mal-aimé, ce film complète la trilogie européenne de Allen (avec Vicky Cristina Barcelona et Midnight in Paris). Autant je n'avais pas trop aimé le film parisien, autant j'ai apprécié le romain. L'humour est rafraîchissant. La douche est fantastique, et le personnage joué par Begnini, connu et reconnu sans raison, m'a fait penser aux stars de la télé-réalité. Alors certes, il y a toujours quelques longueurs romantiques chères à Woody. Mais ça reste un bon film.

Blue Jasmine (2013) : 15/20. Avec Cate Blanchett, Sally Hawkins, Alec Baldwin.

Jasmine était mariée à Hal, riche homme d'affaire. Sa vie semblait parfaite, seule sa pauvre sœur troublant un peu sa vie lors d'une visite à New York. Mais Hal est un escroc adultère. S'en suit une longue descente aux enfers.
Ce drame vaut notamment pour le jeu de Cate Blanchett, en lice pour l'oscar de la meilleure actrice. Elle semble possédée par son personnage et joue cette pauvre femme détruite d'une façon admirable. Le film est très sombre, offre une critique acerbe des classes sociales, et les petites notes d'humour traditionnelles des films de Woody Allen sont cette fois totalement absentes.
A ne pas manquer dans la filmographie déjà très conséquente du réalisateur.Blue Jasmine woody Allen Kate Blanchett Sally Hawkins

Magic in the Moonlight (2014) : 7,5/20. Avec Colin Firth, Emma Stones.

 

Stanley Crawford, célèbre magicien anglais, est appelé à la rescousse par un vieil ami : une femme semble avoir de véritable don et il ne peut déchiffrer son secret. Stanley accepte la mission et tente de démasquer la duperie.

 

Non, vraiment pas. Je suis forcément peu crédule à ce genre de chose, et j'ai vu arriver la fin gros comme une maison. L'histoire d'amour est tellement évidente. Pas grand chose à retirer de ce film. Je n'ai pas accroché.

 

Cafe Society (2016) : 12,5/20. Avec Jesse Eisenberg, Kristen Stewart et Steve Carell.

Bobby, jeune juif de New York, décide de rejoindre son oncle, grand agent d’Hollywood. Il y rencontre la société mondaine de lieu, mais aussi Vonnie, son premier grand amour.

Un film à la Woody Allen, mélange de sentiments contrariés et de petites phrases rigolotes. Mis bout à bout, l’ensemble se révèle toutefois un peu léger et prévisible. Certes, l’esprit des années 1930 est bien représenté, mais le scénario manque de peps.

 

Dans mon classement des réalisateurs, il arrive à un beau 13,53 (en sachant que c'est le réalisateur dont j'ai vu le plus de films). Mais il a encore beaucoup d’œuvres qui peuvent le faire monter… ou descendre.

Au total, sept nominations à l’Oscar du meilleur réalisateur, une fois vainqueur.

 

Mon classement des réalisateurs (totalement subjectif)

1. Emir Kusturica : 17,08/20 (7 films)

2. David Fincher : 16,28 (9 films)

3. Albert Dupontel : 16,1/20 (5 films)

4. Frank Capra : 15,50 (7 films)

5. Billy Wilder : 15,46 (12 films)

6. Xavier Dolan : 15,33 (6 films)

7. Charlie Chaplin : 15,29 (7 films)

8. Clint Eastwood : 15,05 (11 films)

9. Quentin Tarantino : 14,89 (9 films)

10. Stanley Kubrick : 14,82 (11 films)

11. Henri Verneuil : 14,69 (8 films)

12. Les frères Coen : 14,63 (15 films)

13. Sergio Leone : 14,58 (6 films)

14. Jacques Audiard : 14,5/20 (7 films)

15. Howard Hawks : 14,29 (7 films)

16. Alfred Hitchcock : 14,21 (12 films)

17. George Cukor : 13,95 (10 films)

18. Dany Boon : 13,88 (4 films)

19. Steven Spielberg : 13,89 (14 films)

20. Pedro Almodovar : 13,86 (11 films)

21. Stephen Daldry : 13,75 (4 films)

22. Woody Allen : 13,53 (18 films)

23. Tim Burton : 13,25 (12 films)

24. Wes Anderson : 13 (7 films)

25. Sofia Coppola : 12,9 (5 films)

26. Gus Van Sant : 11,5 (11 films)

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Published by milevjeryleron - dans Cinema
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