18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 22:32

Je sais que mes récits de voyage commençaient à vous manquer ! C’est pas ma faute à moi (mauvaise imitation d’Alizée), c’est la faute à la thèse (mauvaise imitation des Guignols). Mais j’ai finalement réussi à trouver un directeur de thèse (j’y reviendrai un jour), ce qui va me permettre de recommencer mes voyages, et donc, mes récits. Alors repartons à Munich pour la seconde semaine que j’ai passée là-bas.Munich (31)

Tout d’abord, ce fut la semaine test « niveau d’allemand ». Nous avons déménagé chez les grands-parents d’Alba, qui ne parlent ni anglais, ni français. Et quand Alba part travailler et que je reste en tête à tête le temps d’un repas avec Adenauer et Merkel, ça met la pression. Agréable surprise, j’ai survécu. Non, je n’ai pas tout compris. Mais beaucoup, ce qui reste une victoire (et une victoire sur l’allemand est toujours bonne à prendre). J’ai même pu prononcer quelques mots, et la réaction des grands-parents fut la même que lorsqu’un bébé bredouille ses premiers sons. J’avoue avoir  écouté beaucoup. Sa grand-mère, très sympa, parle tout le temps, peu importe si je comprends ou pas. Son grand-père, plus posé, m’a raconté l’histoire d’un de ses amis, ou quelqu’un de sa famille, ou quelqu’un qu’il connait (enfin, j’ai pas compris !) qui a participé à la bataille de Stalingrad. Rien que ça ! J’ai beau avoir entendu beaucoup d’histoires extraordinaires ces derniers mois, celle-là restera ! Il a ensuite évoqué les années dans les camps de prisonniers en Russie et finalement le choix de cette personne de s’installer là-bas quelques années plus tard ! Pas rancunier l’Allemand ! (sauf quand il s’agit de l’Alsace-Lorraine ! ^^) Nous avons même évoqué la Chine de Tchang Kai-Chek ! (à vos souhaits)

Munich (39)Bon j’arrête avec mes blagues pseudo-historiques et reviens aux faits, et notamment au drame qui s’est tenu là-bas un samedi soir : la défaite à domicile du Bayern Munich en finale de la Ligue des Champions. Pourtant, toute la ville était prête à faire la fête, pour, justement, fêter ses héros. Malheureusement la nuit fut très calme après une soirée dans un Biergarten (qui fut également le premier mot que mon guide a voulu m’apprendre, c’est dire l’importance de la bière dans ce pays, et surtout cette ville). Seuls quelques Anglais criaient ça et là.

Heureusement, nous étions sortis la veille pour « la plus longue nuit de l’année ». Le principe est simple : tu payes 12€ et tu peux entrer dans l’ensemble des boîtes qui participent à l’évènement. Une navette te permet de te déplacer gratuitement de l’une à l’autre. J’ai pu observer la chaleur des nuits bavaroises, finalement assez proches des nuits lilloises (un peu plus bourgeoises il est vrai, grandes aussi). 

Munich (33)Munich (36)La principale attraction de la ville selon mes contemporaines est le jardin anglais. Plus grand que Central Park ou Hyde Park, le jardin accueillerait des nudistes l’été (rumeur Wikipédia que ne me confirmera pas ma partenaire !). J’observe notamment la tour chinoise qui nous rappelle des souvenirs émus ! (pour plus de photos, cliquez ici !) Nous nous retrouvons ensuite dans la rue de l’université, rue très allemande, droite, carrée, circulez, y’a rien à voir ! Si, des joueurs de pétanque !

Cette semaine, plutôt limitée côté visites, m’a surtout permis de rencontrer les ami(e)s et la famille d’Alba. Toujours très bien reçu, j’ai également été impressionné, une nouvelle fois, par le niveau d’anglais des Allemands. Y’a du boulot pour Vincent Peillon de ce côté-là.

La preuve que j’ai aimé ? J’y retourne le 27 juin !

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16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 08:28

Thierry-Roland.jpgLe décès de Thierry Roland la nuit dernière attriste beaucoup d’amateurs de football, moi le premier. J’ai beau n’avoir que 25 ans, c’est un peu ma voix du football qui s’en va. Déjà que Thierry Gilardi a disparu en 2008…

Mes souvenirs de football sont loin de n'être que des images. Ce sont parfois des odeurs, comme celle du Parc des Princes un soir de Paris-Auxerre il y a quelques années, respirant les fumigènes du Kop Boulogne et du Virage Auteuil au temps de leur grandeur.

C’est le bruit aussi, celui des chants des supporters (ah les Irlandais avant hier), celui de la musique des hymnes nationaux, ou des vuvuzelas en 2010…

Le football c’est aussi du goût, quand on se retrouve ensemble devant un match pour manger un américain Sensas dans l’un des cafés de Saint-Omer ou une pizza chez moi.

Les matchs de football sont un ensemble : la pression lors des tirs au but, ou sur un corner adverse à 2-1 dans les arrêts de jeu. Les cris de joie, les larmes de tristesse. Et les commentateurs, leurs petites phrases. Alors oui, le décès de Thierry Roland m’attriste. Je ne connaissais pas le monsieur, mais il fait partie de mes souvenirs. Et son décès, c’est un peu la mort de ceux-ci. Sa disparition, c’est un rappel : on vieillit. Et on devra abandonner tous ceux qui, un jour, ont fabriqué nos souvenirs.

 

Une petite vidéo en hommage, lorsque le public de Valenciennes a repris en choeur le fameux Tout à fait Thierry

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14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 04:42

Actuellement en pleine restructuration dans la décoration de ma chambre, j’entre dans la phase la plus difficile pour moi, la choix des photos. Après le voyage que j’ai fait, j’avoue avoir quelques photos sympas. Non, jolies, ne faisons pas le faux-modeste. Et sur les 16 000 disponibles (sic !), il me faut faire un choix ! Je dois en retenir 10, peut-être un peu plus si la place le permet.

Cette opération est un déchirement de chaque instant. J’en suis arrivé à en sélectionner 100, après beaucoup d’efforts. Lesquelles sont les plus jolies, représentent le mieux ce voyage, offrent la meilleure variété… ?? Cruel dilemme !

 

J’en appelle donc à vous, fidèles lecteurs ! Vous, qui avez du goût (eh oui, vous êtes sur mon blog tout de même ^^). Vous qui n’avez qu’à faire un choix, les 10 plus belles photos selon vos goûts et vos envies. Elles sont numérotées de 1 à 100, et elles sont disponibles ici !

Prière de me laisser une petite liste de 10 numéros dans un commentaire. Et pas d’inquiétude, je ne les jouerai pas au loto !


Merci d’avance !

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12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 14:12

Woody Allen

Qui a dit : « l’éternité c’est long, surtout vers la fin ». Oui, c’est facile, le titre et la photo vous aident ! Woody Allen, l’art des bons mots et des expressions qui font sourire ou rire. Mais mon cher Woody est surtout connu pour ses films, nombreux, très nombreux. 42 depuis 1966 ! Bon je vais classer les films que j’ai vus en deux catégories : les anciens et les très récents ! 13, pour faire plaisir à ce triskaïdékaphobique, un peu hypocondriaque sur les bords.

 

Woody Allen, Woody et les robots (titre original : Sleepers) (1973) : 12,5/20. Avec Woody Allen et Diane Keaton.

Un Américain moyen est endormi pendant 200 ans. Ramené à la vie par un groupe révolutionnaire, il doit s'adapter rapidement pour ne pas être arrêté.
Woody Allen dans un genre que je ne lui connaissais pas encore, la science-fiction. Bon, une science-fiction très comédie tout de même. Pas forcément mon genre préféré, notamment en raison des décors très originaux. Plusieurs scènes sont d'inspiration Chaplin, la musique aidant. La relation Allen-Keaton est assez amusante. Parmi les inventions passés par l'esprit d'Allen, il y a notamment la machine à orgasme (oui, Woody Allen est un pervers, et il le sait bien).
C'est l'un des premiers long-métrage de Woody Allen, pas forcément son meilleur au niveau de la réalisation. Quelques remarques bien placées sont, comme souvent chez lui, hilarantes. Mais l'ensemble, et notamment le scénario, laisse parfois à désirer. Pas mauvais, mais pas très bon non plus, un Woody Allen moyen.  

 Annie Hall (1977) : 14/20. Avec Woody Allen et Diane Keaton.

Oscar du meilleur film en 1977 pour un Woody Allen très angoissé, se posant des questions existentielles, qui fait un film sur sa propre vie et son divorce avec Diane Keaton, sa muse, vainqueur de l’oscar de la meilleur actrice pour son rôle.Le tournant de sa carrière.Annie Hall Woody Allen Diane Keaton

 Manhattan (1979) : 13,5/20. Avec Woody Allen, Diane Keaton et Meryl Streep.

Une ode à New York où Woody Allen, scénariste de télévision, semble perdu entre différentes femmes. Son ex-femme qui publie un livre sur leur relation, une jeune étudiante de 17 ans, la maîtresse de son meilleur ami dont il tombe amoureux. Un subtil mélange qui reprend les thèmes chers au réalisateur écrivain.Manhattan Woody Allen Diane Keaton Meryl Streep

 The Purple Rose of Cairo (1985) : 13/20. Titre français : La rose pourpre du Caire. Avec Mia Farrow et Jeff Daniels.

Drôle d’histoire que celle d’une serveuse amoureuse d’un personnage de film qui sort de l’écran pour la rejoindre. J’y suis entré à moitié. Les scènes à l’intérieur du film entre les acteurs patientant pour le retour de l’acteur manquant sont assez sympas.

Hannah et ses soeurs Woody AllenHannah and her Sisters (1986) : 14/20. Titre français : Hannah et ses sœurs. Avec Woody Allen et Mia Farrow.

Film de et avec Woody Allen. Histoire un peu étrange d'un Woody Allen attiré par la sœur de son ex, alors qu'il est en couple. Très Woody Allen.

Deuxième visionnage, trois années plus tard. Beaucoup de réflexions intéressantes sur la vie, la mort, l’amour. J’aime beaucoup le personnage interprété par Woody Allen, un peu moins celui joué par Michael Caine. 3 oscars.

 Manhattan Murder Mystery (1993) : 14,5/20. Titre français : Meurtre mystérieux à Manhattan. Avec Woody Allen et Diane Keaton.

Le couple Allen-Keaton fonctionne parfaitement bien dans ce thriller de voisinage. Allen, peureux par nature, joue son rôle à la perfection. L’énigme est bonne et le suspense nous tient en haleine jusqu’à la fin du film. Citation mythique du film : « Quand j’écoute trop Wagner, j’ai envie d’envahir la Pologne. »Meurtre mystérieux à Manhattan Woody Allen Diane Keaton

Deconstructing Harry (1997) : 15/20. Titre français : Harry dans tous ses états. Avec Woody Allen…

Une comédie souvent très fine, mettant en scène un écrivain et les histoires qu’il écrit se mélangeant à l’intrigue. La scène du mort dans la voiture me fit vite penser à Little Miss Sunshine. Harry dans tous ses états woody allen Les films des années 1980 et 1990 de Woody Allen ont tendance à traiter des mêmes thèmes. L’amour, les problèmes de couple, les problèmes sexuels, la passion, l’envie, la vie, la mort. Enchainer les films peut amener à une certaine lassitude. Les années 2000 amènent cependant un certain renouvellement, tout au moins une nouvelle façon d’évoquer ces problèmes.

Match point Scarlett Johansson Jonathan Rhys-Meyers Match Point (2005) : 16/20. Avec Scarlett Johansson et Jonathan Rhys-Meyers.

L’un des scénarios les plus aboutis, une histoire de tromperie qui empire de jour en jour pour Rhys-Meyers. La fin est magnifique. La vie ne se joue qu’à des détails, des coïncidences et surtout… beaucoup de chance.

 

Scoop (2006) : 14/20. Avec Woody Allen, Scarlett Johansson et Hugh Jackman.

Drôle d’histoire que ce tueur à la carte de tarot, parfois un peu tirée par les cheveux mais qui bénéficie d’un bon jeu d’acteurs.Scoop Scarlett Johansson Woody Allen

 Cassandra’s Dream (2007) : 13,5/20. Titre français : Le rêve de Cassandre. Avec Ewan McGregor et Colin Farrell.

Deux frères vivent au-dessus de leurs moyens. N’ayant plus de solution, ils se tournent à nouveau vers leur oncle, richissime. Celui-ci a cependant un service à leur demander, le meurtre d’un témoin gênant. Les deux réagissent très différemment à cette proposition. Un bon film et un très bon Colin Farrell, un peu dans la même peau que dans Bons Baisers de Bruges.Le rêve de Cassandre Colin Farrel Ewan McGregor

 Vicky Christina Barcelona Woody Allen Scarlett Johansson PeVicky Christina Barcelona (2008) : 15,5/20. Avec Scarlett Johansson, Javier Bardem et Penelope Cruz.

C’était le film qui devait me plaire par excellence. Et ce fut le résultat. Une vie d’artiste, de bohème, un peu folle, de découverte, d’art, de voyage, d’amour. La vie.Différente de la mienne à n’en pas douter. Pas forcément une vie de bonheur d’ailleurs. Mais quelque chose d’intéressant à voir. Oscar de la meilleure actrice pour un second rôle pour Penelope Cruz.

Whatever Works (2009) : 16/20. Avec Larry David et Evan Rachel Wood.

Très bonne comédie avec un Larry David très drôle, un jeu un peu à la manière d’un Woody Allen. Physicien de renom, manquant de peu le prix Nobel, il se retrouve à héberger une fille qui ne lui ressemble en rien. J’apprécie beaucoup les passages ou David parle directement aux spectateurs.Whatever Works Larry David Woody Allen

You will meet a tall dark stranger (2010) : 11/20. Titre français : Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu. Avec Naomi Watts, Antonio Banderas et Anthony Hopkins.

De loin le film que j’ai le moins apprécié. Un changement de vie pour plusieurs personnes, des couples qui se brisent… un effet un peu routine dans les films de Woody Allen, peut-être que ça a pesé sur mon sentiment vis-à-vis de ce film. Une attention particulière à la vie de l’écrivain, effrayé par l’échec, manquant de confiance en soi.

Midnight in Paris (2011) : 12/20. Titre français : Minuit à Paris. Avec Owen Wilson et Marion Cotillard.

Mwé. On m’en avait fait une bonne pub, je n’ai pas vraiment accroché. Je ne suis pas un grand fan du casting, le scénario est peut-être trop fantastique pour moi. La vie du Paris des années 1920, les artistes & Cie peuvent faire rêver une partie des New Yorkais fascinés par cette vision romantique et romanesque de la capitale, pas moi. Nommé à l’Oscar du meilleur film.

Bon Woody est un peu dans une période européenne. Après Londres, Barcelone et Paris, le prochain film sera sur Rome : To Rome with love, attendu pour cette année.

To Rome with love (2012) : 14/20. Avec Roberto Begnini, Penelope Cruz, Woody Allen et Ellen Page.


Plutôt mal-aimé, ce film complète la trilogie européenne de Allen (avec Vicky Cristina Barcelona et Midnight in Paris). Autant je n'avais pas trop aimé le film parisien, autant j'ai apprécié le romain. L'humour est rafraîchissant. La douche est fantastique, et le personnage joué par Begnini, connu et reconnu sans raison, m'a fait penser aux stars de la télé-réalité. Alors certes, il y a toujours quelques longueurs romantiques chères à Woody. Mais ça reste un bon film.

Blue Jasmine (2013) : 15/20. Avec Cate Blanchett, Sally Hawkins, Alec Baldwin.

Jasmine était mariée à Hal, riche homme d'affaire. Sa vie semblait parfaite, seule sa pauvre sœur troublant un peu sa vie lors d'une visite à New York. Mais Hal est un escroc adultère. S'en suit une longue descente aux enfers.
Ce drame vaut notamment pour le jeu de Cate Blanchett, en lice pour l'oscar de la meilleure actrice. Elle semble possédée par son personnage et joue cette pauvre femme détruite d'une façon admirable. Le film est très sombre, offre une critique acerbe des classes sociales, et les petites notes d'humour traditionnelles des films de Woody Allen sont cette fois totalement absentes.
A ne pas manquer dans la filmographie déjà très conséquente du réalisateur.Blue Jasmine woody Allen Kate Blanchett Sally Hawkins

Magic in the Moonlight (2014) : 7,5/20. Avec Colin Firth, Emma Stones.

 

Stanley Crawford, célèbre magicien anglais, est appelé à la rescousse par un vieil ami : une femme semble avoir de véritable don et il ne peut déchiffrer son secret. Stanley accepte la mission et tente de démasquer la duperie.

 

Non, vraiment pas. Je suis forcément peu crédule à ce genre de chose, et j'ai vu arriver la fin gros comme une maison. L'histoire d'amour est tellement évidente. Pas grand chose à retirer de ce film. Je n'ai pas accroché.

 

Cafe Society (2016) : 12,5/20. Avec Jesse Eisenberg, Kristen Stewart et Steve Carell.

Bobby, jeune juif de New York, décide de rejoindre son oncle, grand agent d’Hollywood. Il y rencontre la société mondaine de lieu, mais aussi Vonnie, son premier grand amour.

Un film à la Woody Allen, mélange de sentiments contrariés et de petites phrases rigolotes. Mis bout à bout, l’ensemble se révèle toutefois un peu léger et prévisible. Certes, l’esprit des années 1930 est bien représenté, mais le scénario manque de peps.

 

Dans mon classement des réalisateurs, il arrive à un beau 13,53 (en sachant que c'est le réalisateur dont j'ai vu le plus de films). Mais il a encore beaucoup d’œuvres qui peuvent le faire monter… ou descendre.

Au total, sept nominations à l’Oscar du meilleur réalisateur, une fois vainqueur.

 

Mon classement des réalisateurs (totalement subjectif)

1. Emir Kusturica : 17,08/20 (7 films)

2. David Fincher : 16,28 (9 films)

3. Albert Dupontel : 16,1/20 (5 films)

4. Frank Capra : 15,50 (7 films)

5. Billy Wilder : 15,46 (12 films)

6. Xavier Dolan : 15,33 (6 films)

7. Charlie Chaplin : 15,29 (7 films)

8. Clint Eastwood : 15,05 (11 films)

9. Quentin Tarantino : 14,89 (9 films)

10. Stanley Kubrick : 14,82 (11 films)

11. Henri Verneuil : 14,69 (8 films)

12. Les frères Coen : 14,63 (15 films)

13. Sergio Leone : 14,58 (6 films)

14. Jacques Audiard : 14,5/20 (7 films)

15. Howard Hawks : 14,29 (7 films)

16. Alfred Hitchcock : 14,21 (12 films)

17. George Cukor : 13,95 (10 films)

18. Dany Boon : 13,88 (4 films)

19. Steven Spielberg : 13,89 (14 films)

20. Pedro Almodovar : 13,86 (11 films)

21. Stephen Daldry : 13,75 (4 films)

22. Woody Allen : 13,53 (18 films)

23. Tim Burton : 13,25 (12 films)

24. Wes Anderson : 13 (7 films)

25. Sofia Coppola : 12,9 (5 films)

26. Gus Van Sant : 11,5 (11 films)

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11 juin 2012 1 11 /06 /juin /2012 04:59

7h, ma main gauche passe sous mon menton. Des poils, un peu partout. Il faut que je me rase. Il paraît que je fais mousquetaire et on m’a appelé deux fois Jésus vendredi au cours d’une soirée lilloise. Direction la salle de bains. J’allume la lumière, je me brosse les dents. C’est fait. Je prends le rasoir, le pose sur la droite de mon lavabo. Aïe, j’ai mal à la cheville. Je dois mettre de la pommade depuis hier après-midi. Je cherche la pommade. J’ouvre les deux portes de ma pharmacie, pas de chance la boîte nécessite l’ouverture de la troisième. Il y a deux boîtes. J’ignore quel tube est déjà ouvert. Je les compare, me décide pour un, range l’autre dans la pharmacie. J’ouvre la porte, tente de remettre le tube à sa place, mais ça ne rentre plus. Je force, une fois, deux fois. Je change de côté et ça rentre. Je prends le tube déjà entamé. En fait, je ne suis pas sûr. Je demande à ma mère. Elle me dit que le tube entamé est déjà au-dessus de la pharmacie, afin de ne pas avoir à tout déranger pour le prendre. Merde. Je range le tube que je croyais déjà entamé et qui ne l’était pas. Enfin j’essaie. Une fois, deux fois. 3 fois. Je veux m’asseoir dans la salle de bain pour mettre de la pommade, mais il n’y a plus de tabouret. Je vais dans la cuisine. Je pose finalement le tube de pommade dans la cuisine pour ne pas oublier que je l’ai mis là. Je repars dans ma chambre. Le rasoir est resté à côté du lavabo.

Bref, je n’aime pas me raser.

 

« Salut Jésus ! »

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7 juin 2012 4 07 /06 /juin /2012 08:09

C’est exactement la question qu’il faut éviter de se poser le soir, dans sa chambre, seul. 3h43, une lumière tamise mon plafond. Birdy me berce depuis quelques minutes, amplifiant le sentiment dans lequel je me trouve, ajoutant du poids à cette question.

Je regarde la carte du monde, mon ancien échappatoire qui n’est plus. Cette fois il n’en reste plus qu’un. Répondant à la définition d’enfant.

 

Depuis quelques semaines je suis dans un mode très enfant. Ca fait souvent sourire ma demoiselle autant que ça l’inquiète au fur et à mesure des répétitions de mes petites remarques qui se veulent officiellement amusantes. Ca doit faire sourire quelques-uns de mes amis qui lisent ces quelques lignes. Mais d’autres me comprendront, notamment ceux qui fréquentent les deux mamans que je côtoie, et celles-ci un peu plus encore.

 

Ah, ce piano. Ces notes. La douceur de la douleur. Le prolongement des souffrances. Et la voix, pleine de colère, de tristesse. Un cri sort de la nuit. Un peu le mien. Come on skinny love.

 

 C’est une question qui m’obsède depuis l’adolescence, sans que j’y aie trouvé une réponse qui me satisfasse. Au contraire, j’élimine mes pistes, mes idées. Maintenant je suis presque sans rien, ma liste s’est réduite comme peau de chagrin. Mais je crois véritablement à ma dernière ligne, ma dernière espérance, l’une de mes dernières folies.

 

Laisser quelque chose. Une trace. Peu importe comment. Pour ne pas avoir l’impression de ne servir à rien, de n’avoir rien fait de vraiment constructif. Une descendance. Ou quelques écrits. Quelques lignes. Celles-ci ou d’autres. Parce que les paroles s’envolent.

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28 mai 2012 1 28 /05 /mai /2012 05:16

Depuis quelques mois, quelques années, l’Allemagne est citée chez nous et chez nos politiques en modèle, à tout bout de champ. L’éducation, leurs entreprises, leurs exportations ou leur politique environnementale. C’est sur cette dernière que je souhaite revenir aujourd’hui.

A bord de mon avion je survole la Bavière. Les Alpes en toile de fond, les lacs reflétant les nuages et les panneaux solaires pullulant sur les toits des maisons, des fermes, des entrepôts. On ne décèle que très rarement les tuiles puisque c’est tout le toit qui est recouvert. Certes la Bavière est la région la plus méridionale de l’Allemagne mais tout de même !Panneaux-solaires-Allemagne.jpg

Le pays a lancé très vite son expansion dans le domaine de l’énergie solaire. En 2004, il était déjà devenu le premier marché mondial du solaire et produisait les ¾ de l’énergie solaire européenne. On favorisait particulièrement le développement de l'énergie solaire en garantissant un prix d'achat élevé aux producteurs, qui se chiffrait à 0,58 € le kWh (contre 0,15 € en France !). En plus de cela, les subventions et les prêts à taux réduits étaient légions. L’expansion s’est poursuivie : en 2006, sur les 1245,7MWc de puissance photovoltaïque supplémentaires installés en Europe, la contribution de l'Allemagne s'élevait à 1153MWc (92,5% !). Un véritable boom qui coûtait cher aux finances régionales et gouvernementales, le risque d’une bulle environnementale n’étant pas à exclure.

Résultat : fin février 2012, le gouvernement allemand a décidé de baisser les tarifs de rachat garantis pour l'électricité d'origine photovoltaïque. Après une série de coupes successives en 2010 et 2011, le prix payé aux propriétaires d'installations photovoltaïques pour l'électricité produite sera abaissé jusqu'à 30 %, selon le type d'installations. Pas sympa pour tout ceux qui ont investi dans ce domaine en pensant faire fortune (en France à la même période, le gouvernement a établi des prix d'achat environ 20 % inférieurs au tarif en vigueur).

Au-delà des particuliers, ce sont les entreprises photovoltaïques qui ont souffert de cette baisse de l’aide gouvernementale. En décembre Solon a fermé, puis Sunways a été racheté par les Chinois LDK. Q-Cells, le numéro 1 national, coté en bourse, a déposé le bilan en avril. La surproduction mondiale est aussi une autre cause : la capacité de production de modules photovoltaïques atteint 50 GW par an, or les ventes annuelles s'élevaient fin 2011 à seulement 21 GW.

Reste que cette politique a provoqué un grand changement de physionomie des maisons bavaroises. De 1105 MegaWatts (MW) en 2004, la capacité de production installée pour le photovoltaïque est passée à plus de 24 700 MW aujourd'hui, et l'Allemagne produit aujourd'hui environ 4% de son électricité grâce au photovoltaïque (à titre d’indication, la capacité française est de 2 500 MW, soit 10% du total allemand…) A elle seule, l'Allemagne représente plus de 30% de la capacité mondiale de production d'électricité d'origine photovoltaïque, un secteur qui emploie selon les estimations entre 45 000 et 100 000 personnes dans le pays (20 000 à 35 000 emplois en France).


Autre chose : regardez cette machine ! Veuillez y insérer une petite bouteille en plastique et vous obtiendrez 25 centimes d’euro.Recyclage-plastique-Allemagne.JPG

Si j’étais ministre de l’environnement ce serait l’une de mes premières mesures. Ces machines existent dans la plupart des pays nordiques. Le fonctionnement est assez simple : lorsque vous achetez votre bouteille d’eau (11 centimes), vous payez également une taxe plastique de 25 centimes, pour son recyclage. Si vous vous présentez à la machine, vous récupérez cette taxe. Double avantage : 1- vous ne jetez plus vos bouteilles d’eau n’importe où et les conservez précieusement car quand on frappe le porte-monnaie on fait plus attention 2- si quelqu’un ne fait pas attention et jette la bouteille en plastique, et donc les 25 centimes, il y a très souvent un sans abri ou une personne un peu pauvre pour la ramasser. Ce n’est sans doute pas la recette miracle pour faire reculer la pauvreté, mais j’ai vu en Allemagne, après l’avoir vu en Finlande, des SDF qui ramassaient des bouteilles en plastique pour se payer à manger. Ca change du coin des rues à faire la manche (ou dans les gares, 3 à mon arrivée à Lille Europe en revenant de Munich). Résultat : le recyclage en Allemagne est le plus développé d’Europe : 45% des déchets municipaux sont recyclés (contre 18% en France, source Eurostat). Comme quoi, c’est un réflexe à prendre. Et c’en est fini des bouteilles en plastique qui traînent dans les rivières ou les jardins publics…


Bon attention ! Les Allemands ne sont pas vert vert non plus ! Plusieurs défauts : ils produisent annuellement en moyenne 50 kilos de déchets de plus qu’un Français (583 kg contre 532), et 270 de plus qu’un Polonais. Surtout, l’Allemagne restait en 2009 le plus gros émetteur de CO2 sur l’Europe des 15 (919,70 millions de tonnes sur les 3727,71 totaux, près de 25%, source Eurostat). Comme quoi, même au pays de Goethe il reste des efforts à faire.

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27 mai 2012 7 27 /05 /mai /2012 16:58

Ma Bucket List affiche plusieurs lignes qui se doivent d'être réalisées avant une certaine vieillesse du corps. Finir un marathon est la mission que je compte réaliser l’année prochaine, le 7 avril 2013. Marathon-de-Paris-semi-marathon-de-Lille.jpg

Pour cela il me faut de l’entraînement, beaucoup, et de la motivation, encore plus. Je sais que je ne suis pas le seul à vouloir réaliser ce que Phidippidès a fait à la suite de la bataille de Marathon (pour annoncer la victoire des Grecs sur les Perses). Je lance donc un appel (encore !) à tous ceux qui aiment courir, pour le plaisir ou pour un peu de compétition. N’hésitez pas à me faire sortir de ma tanière pour effectuer quelques foulées bénéfiques au corps et à l’esprit.

Pour bien me préparer je souhaite tout d’abord réaliser et finir le semi-marathon de la braderie de Lille (1er septembre 2012). J’espérais déjà le faire l’année dernière mais j’avais peut-être un peu trop poussé la machine les mois précédents. A tous les amateurs, les inscriptions sont ouvertes.

 

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23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 23:16

« On a toujours le choix. On est même la somme de ses choix. »

Je commence rarement mes articles par des citations, surtout de Joseph O’Connor, mais il a réussi à expliquer en une phrase l’importance du sujet que j’aborde.

Si j’étais parti une journée plus tard en voyage, l’aurais-je rencontrée ? Sans doute que non. Et je serais peut-être même en Nouvelle-Zélande en ce moment, ou marié au fin fond de la Chine. Si j’avais pris cette route, ce train, cette main, c’est toute une vie qui aurait été transformée, et pas seulement la mienne. Car à chaque décision que l’on prend, c’est le monde qui vous entoure qui se trouve ainsi modifié.

L’heure des choix a encore sonné. Ils sont une nouvelle fois nombreux. Mieux vaut avoir trop de choix que de ne pas en avoir du tout me plais-je souvent à répéter. Et pour cause, c’est la preuve que je tiens là ma propre destinée. Reste à savoir ce que je veux.

 

Commençons par les études. Oui, les études. « Mais tu vas être un étudiant toute ta vie ? ». L’avantage des personnes âgées c’est qu’elles disent tout haut ce que d’autres penseraient tout bas. C’est que je me plais aux études. Et si je n’ai pas été un étudiant pendant deux années, j’ai cependant continué à étudier mes semblables, le monde qui m’entoure ou la vie qu'il m’a été donné de vivre. J’étudie constamment. Je me pose des questions, beaucoup, trop, et j’essaie de les résoudre avec un plan bien construit. La question du moment c’est : est-ce que je prends la bonne décision ? Décision qui est : faire une thèse. Car au-delà du sujet, du professeur, de l’université, de l’école doctorale ou du financement (ouf !), c’est bien là la question essentielle. Et en filigrane : est-ce la vie que tu souhaites ? A savoir 3 ans d’études supplémentaires, sans doute faites de sacrifices (mais la vie n’est-elle pas qu’une somme de sacrifices ?), pour obtenir la mention de docteur et les avantages professionnels qui vont avec (un métier quasi-assuré, avec, sans doute, un bon salaire à la clef).

 

En fait, il y a une chose qui m’obsède, et cela depuis 8 ans, c’est l’écriture. Et ça m’obsède tellement que je suis très souvent en colère contre moi-même quand je n’ai rien écrit de la journée. Une impression de mal-être, de manque. Je reviens souvent à ce sujet, pardonne-moi petit lecteur attentif, mais c’est que ma situation a peu évolué. En fait j’ai un gros souci : je veux écrire, je sais à peu près comment faire, mais je ne peux pas me décider. Car pour écrire il faut : un sujet (que j’ai, en double), du temps (que j’ai comme vous, 24 heures par jour, 16 heures éveillé) et une envie (que j’ai aussi). Seul problème, il me faut aussi ce que je dénomme souvent par « inspiration ». Ce mot magique est un sentiment extraordinaire qu’il m’est difficile de relater. C’est une espèce de transe intellectuelle, où le cerveau te fait écrire d’une traite une histoire. Celle-ci par exemple, ces quelques lignes, sont écrites en pleine transe. J’écris sans pouvoir m’arrêter. Les mots et les idées défilent dans mon cerveau, j’ignore comment, et, de temps à autre les gens aiment. Bizarre non ?

Bref, cette situation de transe est la base de mes (bons) écrits (enfin, il me semble, d’après les retours que j’en ai par mes fidèles lecteurs). Or l’inspiration ne se commande pas. Parfois elle est absente. Rien. La feuille blanche (enfin la page word ou openoffice de l’écran) et pas une idée. Je bloque 10 minutes et j’arrête. Et c’est pour ça, cher petit lecteur, qu’il y a parfois un jour, 2, 4, 10, où je n’écris pas.

Bon l’avantage de ma situation et l’utilité d’être un ancien des blogs, c’est une certaine expérience pour 1- écrire sans inspiration (souvent sur des sujets précis, des voyages, des films, des livres, la politique and Cie…) 2- trouver l’inspiration.

 

Quoi ? Il a la recette pour fabriquer de l’inspiration ? Oui. Non pas que je sois tombé dans la marmite étant petit. Mais je l’ai étudiée, elle-aussi. Et mon inspiration vient à des moments-clefs : je dois être seul, avoir vu, lu, regardé quelque chose qui m’a touché ou passionné. Ou je dois être dans un état un peu dépressif, triste, où j’ai l’impression de ne servir à rien ou d’avoir perdu ma journée. Et c’est là le problème.

 

Oui, pour écrire, je dois être seul. L’écrivain est-il un être solitaire ? Je le crois bien, et les exemples ne me contrediront pas. Je dois atteindre l’état de transe intellectuelle dans mon coin et y rester longtemps, sans en être sorti, récupéré par des gens qui m’entourent. Vous comprenez bien ma peine : pour écrire un livre, pour faire quelque chose qui me tient particulièrement à cœur et qui figure sur ma Bucket List, je dois me délester des autres. Ou tout au moins leur expliquer. Cet article est un début. Ecrire, c’est finalement une question de choix. C’est une tonne de sacrifices. Ai-je envie d’en faire autant ? Rien n’est moins sûr.

 

 

Bon, il n’y a pas que les études (ou le travail) dans la vie, il y a les filles aussi. Enfin, la fille. L’amour. La vie. (toute ressemblance avec une ancienne pub ne serait que pure volonté de l’auteur) Et là aussi les choix sont nombreux, tout autant que les sacrifices. Bon, j’ai choisi la difficulté avec une langue différente, un pays, un âge and Cie. Elle va débuter l’université alors que j’en suis déjà sorti il y a deux ans (putain, deux ans !). Et si pour le moment les choses sont plutôt einfach, faciles, cela risque vite de se dégrader. Nous avons maintenant pour nous le temps, un peu d’argent et la joie du retour. Le temps va se déplumer lorsque nous aurons fait nos choix d’études, l’argent va fondre comme neige au soleil et les joies du retour s’effaceront très vite. Reste l’amour, inébranlable (ceci n’est pas un terme pervers). Celui-ci sera-t-il plus fort que tout ? Cela dépendra une nouvelle fois de nos choix, et des sacrifices que nous serons prêts à faire pour réussir là où tant d’autres ont échoué (sic !), la relation à distance. Le Skype quasi-quotidien, la planification des rencontres un mois à l’avance (pour raisons budgétaires), le sacrifice d’autres activités ou des ami(e)s, puisque le temps passé à entretenir l’amour à distance n’est pas consacré à d’autres choses…

Et le plus difficile dans cette situation, c’est que tout cela ne dépendra pas uniquement de mes choix, mais également des siens. Sacré bordel en perspective.

Rien n’est impossible, au contraire. D’ailleurs j’y crois sans doute un peu, sinon je ne serais pas à Munich en ce moment. Mais ce qui m’effraie beaucoup, c’est la durée d’une telle situation. Nous nous engageons dans quelque chose qui semble ne pas avoir de fin proche, une situation qui continuera ainsi pendant, au bas mot, 3 ans. Et là, même si je suis un fanatique du grand Amour, je doute. A moins, bien sûr, de faire d’autres choix.

 

Bon, voilà un article qui n’apporte finalement aucune réponse. Je ne les possède pas. Peut-être en as-tu de ton côté, petit lecteur ? Donne-les-moi, salaud ! Mais cet écrit a le mérite de poser les questions, les interrogations. C’est un bon début.

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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 05:07

Willkommen Munich ! Après quelques mois en Asie, voici un voyage un peu plus européen, avec beaucoup moins de différences avec la France. Bien que…

Tout d’abord je signale que les Allemands sont les pros des machines, ils ont en une pour chaque action du quotidien. Bon ce n’est pas une nouveauté, tant leur industrie fonctionne grâce à leurs exportations, notamment celle de machines-outils. Mais j’avoue qu’ils m’ont surpris avec leur avance technologique. Bon, il y a quelques machines que je connaissais, mais que je n’ai pas chez moi : machine pour faire les œufs à la cuisson souhaitée, machine qui coupe le pain. Et puis il y a une machine dont j’ignorais l’existence : la machine qui fait de l’eau gazeuse ! Pas con tout de même quand on peut boire l’eau du robinet ! Et j’ai même vu une machine qui nettoie les verres à la façon des machines où vous insérez vos bagages à l’aéroport. Tu mets les verres d’un côté, ils sortent 10 secondes plus tard de l’autre, propres comme au premier jour. Fort ces Allemands !

Bon Munich ne fut pas qu’une série de machines. Au contraire, ce fut tout une âme, celles des Bavarois. Ici on respire la Bavière, on la vit, on en fait partie. C’est la capitale, le centre, le lieu où tout commença… Ce que j’ai ressenti c’est la fierté dans ce régionalisme qui a remplacé dans toute l’Allemagne le nationalisme tombé en désuétude, la faute à une histoire encore trop présente. Bavarois tu es né, Bavarois tu resteras. Et pas seulement parce que le Bayern Munich est ce soir en finale de la Ligue des Champions. Non c’est tout un art de vivre, de traditions qui diffèrent du reste de l’Allemagne. La Bavière fut le dernier état intégré au Reich de Bismarck. La Bavière est catholique (Benoit XVI fut l’archevêque de Munich). La Bavière est dirigée par la CSU (conservateur) depuis la création du Land.Munich (23) Les chopes de bière d’un litre rappelleront aux fans que la fête de la bière a lieu chaque année ici fin septembre-début octobre et qu’il y a 6 millions de visiteurs. Certains videront jusqu’à 10 litres dans la journée, près de 80€ d’argent « liquidé », sans compter la charcuterie, notamment les Wurtz (saucisses), le tout dans des Biergarten qui portent bien leurs noms. Niveau mode, quelques Bavarois portent la Lederhose (culotte bavaroise), les dames la Dimdl, et pas seulement lors de la fête de la Bavière. Et puis il y le dialecte, contre lequel je peste un peu puisqu’il me gêne dans mon apprentissage de la langue de Goethe.

Restent les paysages, et rien de tel qu’une série de photos pour vous montrer un peu tout ça (plus de photos dans l’album, cliquez ici).

Munich (17)Munich (3)Munich (8)La place centrale me fait un peu penser à Bruxelles. L’architecture est assez traditionnelle, sans grande surprise. Ce qui m’impressionne est la vue sur les Alpes, tout de blanc vêtues. Et puis les lacs, en nombre très important tout autour de la ville. Les Bavarois s’y rendent en famille le dimanche, un enfant dans chaque bras, le chien au bout de la laisse. Pour s’y baigner il faudra attendre l’été pour les moins courageux (dont je fis partie). Avec la vue sur les Alpes, cela doit être paradisiaque.Munich (28)

Munich (27)Bis bald !

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