7 juin 2012 4 07 /06 /juin /2012 08:09

C’est exactement la question qu’il faut éviter de se poser le soir, dans sa chambre, seul. 3h43, une lumière tamise mon plafond. Birdy me berce depuis quelques minutes, amplifiant le sentiment dans lequel je me trouve, ajoutant du poids à cette question.

Je regarde la carte du monde, mon ancien échappatoire qui n’est plus. Cette fois il n’en reste plus qu’un. Répondant à la définition d’enfant.

 

Depuis quelques semaines je suis dans un mode très enfant. Ca fait souvent sourire ma demoiselle autant que ça l’inquiète au fur et à mesure des répétitions de mes petites remarques qui se veulent officiellement amusantes. Ca doit faire sourire quelques-uns de mes amis qui lisent ces quelques lignes. Mais d’autres me comprendront, notamment ceux qui fréquentent les deux mamans que je côtoie, et celles-ci un peu plus encore.

 

Ah, ce piano. Ces notes. La douceur de la douleur. Le prolongement des souffrances. Et la voix, pleine de colère, de tristesse. Un cri sort de la nuit. Un peu le mien. Come on skinny love.

 

 C’est une question qui m’obsède depuis l’adolescence, sans que j’y aie trouvé une réponse qui me satisfasse. Au contraire, j’élimine mes pistes, mes idées. Maintenant je suis presque sans rien, ma liste s’est réduite comme peau de chagrin. Mais je crois véritablement à ma dernière ligne, ma dernière espérance, l’une de mes dernières folies.

 

Laisser quelque chose. Une trace. Peu importe comment. Pour ne pas avoir l’impression de ne servir à rien, de n’avoir rien fait de vraiment constructif. Une descendance. Ou quelques écrits. Quelques lignes. Celles-ci ou d’autres. Parce que les paroles s’envolent.

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28 mai 2012 1 28 /05 /mai /2012 05:16

Depuis quelques mois, quelques années, l’Allemagne est citée chez nous et chez nos politiques en modèle, à tout bout de champ. L’éducation, leurs entreprises, leurs exportations ou leur politique environnementale. C’est sur cette dernière que je souhaite revenir aujourd’hui.

A bord de mon avion je survole la Bavière. Les Alpes en toile de fond, les lacs reflétant les nuages et les panneaux solaires pullulant sur les toits des maisons, des fermes, des entrepôts. On ne décèle que très rarement les tuiles puisque c’est tout le toit qui est recouvert. Certes la Bavière est la région la plus méridionale de l’Allemagne mais tout de même !Panneaux-solaires-Allemagne.jpg

Le pays a lancé très vite son expansion dans le domaine de l’énergie solaire. En 2004, il était déjà devenu le premier marché mondial du solaire et produisait les ¾ de l’énergie solaire européenne. On favorisait particulièrement le développement de l'énergie solaire en garantissant un prix d'achat élevé aux producteurs, qui se chiffrait à 0,58 € le kWh (contre 0,15 € en France !). En plus de cela, les subventions et les prêts à taux réduits étaient légions. L’expansion s’est poursuivie : en 2006, sur les 1245,7MWc de puissance photovoltaïque supplémentaires installés en Europe, la contribution de l'Allemagne s'élevait à 1153MWc (92,5% !). Un véritable boom qui coûtait cher aux finances régionales et gouvernementales, le risque d’une bulle environnementale n’étant pas à exclure.

Résultat : fin février 2012, le gouvernement allemand a décidé de baisser les tarifs de rachat garantis pour l'électricité d'origine photovoltaïque. Après une série de coupes successives en 2010 et 2011, le prix payé aux propriétaires d'installations photovoltaïques pour l'électricité produite sera abaissé jusqu'à 30 %, selon le type d'installations. Pas sympa pour tout ceux qui ont investi dans ce domaine en pensant faire fortune (en France à la même période, le gouvernement a établi des prix d'achat environ 20 % inférieurs au tarif en vigueur).

Au-delà des particuliers, ce sont les entreprises photovoltaïques qui ont souffert de cette baisse de l’aide gouvernementale. En décembre Solon a fermé, puis Sunways a été racheté par les Chinois LDK. Q-Cells, le numéro 1 national, coté en bourse, a déposé le bilan en avril. La surproduction mondiale est aussi une autre cause : la capacité de production de modules photovoltaïques atteint 50 GW par an, or les ventes annuelles s'élevaient fin 2011 à seulement 21 GW.

Reste que cette politique a provoqué un grand changement de physionomie des maisons bavaroises. De 1105 MegaWatts (MW) en 2004, la capacité de production installée pour le photovoltaïque est passée à plus de 24 700 MW aujourd'hui, et l'Allemagne produit aujourd'hui environ 4% de son électricité grâce au photovoltaïque (à titre d’indication, la capacité française est de 2 500 MW, soit 10% du total allemand…) A elle seule, l'Allemagne représente plus de 30% de la capacité mondiale de production d'électricité d'origine photovoltaïque, un secteur qui emploie selon les estimations entre 45 000 et 100 000 personnes dans le pays (20 000 à 35 000 emplois en France).


Autre chose : regardez cette machine ! Veuillez y insérer une petite bouteille en plastique et vous obtiendrez 25 centimes d’euro.Recyclage-plastique-Allemagne.JPG

Si j’étais ministre de l’environnement ce serait l’une de mes premières mesures. Ces machines existent dans la plupart des pays nordiques. Le fonctionnement est assez simple : lorsque vous achetez votre bouteille d’eau (11 centimes), vous payez également une taxe plastique de 25 centimes, pour son recyclage. Si vous vous présentez à la machine, vous récupérez cette taxe. Double avantage : 1- vous ne jetez plus vos bouteilles d’eau n’importe où et les conservez précieusement car quand on frappe le porte-monnaie on fait plus attention 2- si quelqu’un ne fait pas attention et jette la bouteille en plastique, et donc les 25 centimes, il y a très souvent un sans abri ou une personne un peu pauvre pour la ramasser. Ce n’est sans doute pas la recette miracle pour faire reculer la pauvreté, mais j’ai vu en Allemagne, après l’avoir vu en Finlande, des SDF qui ramassaient des bouteilles en plastique pour se payer à manger. Ca change du coin des rues à faire la manche (ou dans les gares, 3 à mon arrivée à Lille Europe en revenant de Munich). Résultat : le recyclage en Allemagne est le plus développé d’Europe : 45% des déchets municipaux sont recyclés (contre 18% en France, source Eurostat). Comme quoi, c’est un réflexe à prendre. Et c’en est fini des bouteilles en plastique qui traînent dans les rivières ou les jardins publics…


Bon attention ! Les Allemands ne sont pas vert vert non plus ! Plusieurs défauts : ils produisent annuellement en moyenne 50 kilos de déchets de plus qu’un Français (583 kg contre 532), et 270 de plus qu’un Polonais. Surtout, l’Allemagne restait en 2009 le plus gros émetteur de CO2 sur l’Europe des 15 (919,70 millions de tonnes sur les 3727,71 totaux, près de 25%, source Eurostat). Comme quoi, même au pays de Goethe il reste des efforts à faire.

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27 mai 2012 7 27 /05 /mai /2012 16:58

Ma Bucket List affiche plusieurs lignes qui se doivent d'être réalisées avant une certaine vieillesse du corps. Finir un marathon est la mission que je compte réaliser l’année prochaine, le 7 avril 2013. Marathon-de-Paris-semi-marathon-de-Lille.jpg

Pour cela il me faut de l’entraînement, beaucoup, et de la motivation, encore plus. Je sais que je ne suis pas le seul à vouloir réaliser ce que Phidippidès a fait à la suite de la bataille de Marathon (pour annoncer la victoire des Grecs sur les Perses). Je lance donc un appel (encore !) à tous ceux qui aiment courir, pour le plaisir ou pour un peu de compétition. N’hésitez pas à me faire sortir de ma tanière pour effectuer quelques foulées bénéfiques au corps et à l’esprit.

Pour bien me préparer je souhaite tout d’abord réaliser et finir le semi-marathon de la braderie de Lille (1er septembre 2012). J’espérais déjà le faire l’année dernière mais j’avais peut-être un peu trop poussé la machine les mois précédents. A tous les amateurs, les inscriptions sont ouvertes.

 

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23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 23:16

« On a toujours le choix. On est même la somme de ses choix. »

Je commence rarement mes articles par des citations, surtout de Joseph O’Connor, mais il a réussi à expliquer en une phrase l’importance du sujet que j’aborde.

Si j’étais parti une journée plus tard en voyage, l’aurais-je rencontrée ? Sans doute que non. Et je serais peut-être même en Nouvelle-Zélande en ce moment, ou marié au fin fond de la Chine. Si j’avais pris cette route, ce train, cette main, c’est toute une vie qui aurait été transformée, et pas seulement la mienne. Car à chaque décision que l’on prend, c’est le monde qui vous entoure qui se trouve ainsi modifié.

L’heure des choix a encore sonné. Ils sont une nouvelle fois nombreux. Mieux vaut avoir trop de choix que de ne pas en avoir du tout me plais-je souvent à répéter. Et pour cause, c’est la preuve que je tiens là ma propre destinée. Reste à savoir ce que je veux.

 

Commençons par les études. Oui, les études. « Mais tu vas être un étudiant toute ta vie ? ». L’avantage des personnes âgées c’est qu’elles disent tout haut ce que d’autres penseraient tout bas. C’est que je me plais aux études. Et si je n’ai pas été un étudiant pendant deux années, j’ai cependant continué à étudier mes semblables, le monde qui m’entoure ou la vie qu'il m’a été donné de vivre. J’étudie constamment. Je me pose des questions, beaucoup, trop, et j’essaie de les résoudre avec un plan bien construit. La question du moment c’est : est-ce que je prends la bonne décision ? Décision qui est : faire une thèse. Car au-delà du sujet, du professeur, de l’université, de l’école doctorale ou du financement (ouf !), c’est bien là la question essentielle. Et en filigrane : est-ce la vie que tu souhaites ? A savoir 3 ans d’études supplémentaires, sans doute faites de sacrifices (mais la vie n’est-elle pas qu’une somme de sacrifices ?), pour obtenir la mention de docteur et les avantages professionnels qui vont avec (un métier quasi-assuré, avec, sans doute, un bon salaire à la clef).

 

En fait, il y a une chose qui m’obsède, et cela depuis 8 ans, c’est l’écriture. Et ça m’obsède tellement que je suis très souvent en colère contre moi-même quand je n’ai rien écrit de la journée. Une impression de mal-être, de manque. Je reviens souvent à ce sujet, pardonne-moi petit lecteur attentif, mais c’est que ma situation a peu évolué. En fait j’ai un gros souci : je veux écrire, je sais à peu près comment faire, mais je ne peux pas me décider. Car pour écrire il faut : un sujet (que j’ai, en double), du temps (que j’ai comme vous, 24 heures par jour, 16 heures éveillé) et une envie (que j’ai aussi). Seul problème, il me faut aussi ce que je dénomme souvent par « inspiration ». Ce mot magique est un sentiment extraordinaire qu’il m’est difficile de relater. C’est une espèce de transe intellectuelle, où le cerveau te fait écrire d’une traite une histoire. Celle-ci par exemple, ces quelques lignes, sont écrites en pleine transe. J’écris sans pouvoir m’arrêter. Les mots et les idées défilent dans mon cerveau, j’ignore comment, et, de temps à autre les gens aiment. Bizarre non ?

Bref, cette situation de transe est la base de mes (bons) écrits (enfin, il me semble, d’après les retours que j’en ai par mes fidèles lecteurs). Or l’inspiration ne se commande pas. Parfois elle est absente. Rien. La feuille blanche (enfin la page word ou openoffice de l’écran) et pas une idée. Je bloque 10 minutes et j’arrête. Et c’est pour ça, cher petit lecteur, qu’il y a parfois un jour, 2, 4, 10, où je n’écris pas.

Bon l’avantage de ma situation et l’utilité d’être un ancien des blogs, c’est une certaine expérience pour 1- écrire sans inspiration (souvent sur des sujets précis, des voyages, des films, des livres, la politique and Cie…) 2- trouver l’inspiration.

 

Quoi ? Il a la recette pour fabriquer de l’inspiration ? Oui. Non pas que je sois tombé dans la marmite étant petit. Mais je l’ai étudiée, elle-aussi. Et mon inspiration vient à des moments-clefs : je dois être seul, avoir vu, lu, regardé quelque chose qui m’a touché ou passionné. Ou je dois être dans un état un peu dépressif, triste, où j’ai l’impression de ne servir à rien ou d’avoir perdu ma journée. Et c’est là le problème.

 

Oui, pour écrire, je dois être seul. L’écrivain est-il un être solitaire ? Je le crois bien, et les exemples ne me contrediront pas. Je dois atteindre l’état de transe intellectuelle dans mon coin et y rester longtemps, sans en être sorti, récupéré par des gens qui m’entourent. Vous comprenez bien ma peine : pour écrire un livre, pour faire quelque chose qui me tient particulièrement à cœur et qui figure sur ma Bucket List, je dois me délester des autres. Ou tout au moins leur expliquer. Cet article est un début. Ecrire, c’est finalement une question de choix. C’est une tonne de sacrifices. Ai-je envie d’en faire autant ? Rien n’est moins sûr.

 

 

Bon, il n’y a pas que les études (ou le travail) dans la vie, il y a les filles aussi. Enfin, la fille. L’amour. La vie. (toute ressemblance avec une ancienne pub ne serait que pure volonté de l’auteur) Et là aussi les choix sont nombreux, tout autant que les sacrifices. Bon, j’ai choisi la difficulté avec une langue différente, un pays, un âge and Cie. Elle va débuter l’université alors que j’en suis déjà sorti il y a deux ans (putain, deux ans !). Et si pour le moment les choses sont plutôt einfach, faciles, cela risque vite de se dégrader. Nous avons maintenant pour nous le temps, un peu d’argent et la joie du retour. Le temps va se déplumer lorsque nous aurons fait nos choix d’études, l’argent va fondre comme neige au soleil et les joies du retour s’effaceront très vite. Reste l’amour, inébranlable (ceci n’est pas un terme pervers). Celui-ci sera-t-il plus fort que tout ? Cela dépendra une nouvelle fois de nos choix, et des sacrifices que nous serons prêts à faire pour réussir là où tant d’autres ont échoué (sic !), la relation à distance. Le Skype quasi-quotidien, la planification des rencontres un mois à l’avance (pour raisons budgétaires), le sacrifice d’autres activités ou des ami(e)s, puisque le temps passé à entretenir l’amour à distance n’est pas consacré à d’autres choses…

Et le plus difficile dans cette situation, c’est que tout cela ne dépendra pas uniquement de mes choix, mais également des siens. Sacré bordel en perspective.

Rien n’est impossible, au contraire. D’ailleurs j’y crois sans doute un peu, sinon je ne serais pas à Munich en ce moment. Mais ce qui m’effraie beaucoup, c’est la durée d’une telle situation. Nous nous engageons dans quelque chose qui semble ne pas avoir de fin proche, une situation qui continuera ainsi pendant, au bas mot, 3 ans. Et là, même si je suis un fanatique du grand Amour, je doute. A moins, bien sûr, de faire d’autres choix.

 

Bon, voilà un article qui n’apporte finalement aucune réponse. Je ne les possède pas. Peut-être en as-tu de ton côté, petit lecteur ? Donne-les-moi, salaud ! Mais cet écrit a le mérite de poser les questions, les interrogations. C’est un bon début.

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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 05:07

Willkommen Munich ! Après quelques mois en Asie, voici un voyage un peu plus européen, avec beaucoup moins de différences avec la France. Bien que…

Tout d’abord je signale que les Allemands sont les pros des machines, ils ont en une pour chaque action du quotidien. Bon ce n’est pas une nouveauté, tant leur industrie fonctionne grâce à leurs exportations, notamment celle de machines-outils. Mais j’avoue qu’ils m’ont surpris avec leur avance technologique. Bon, il y a quelques machines que je connaissais, mais que je n’ai pas chez moi : machine pour faire les œufs à la cuisson souhaitée, machine qui coupe le pain. Et puis il y a une machine dont j’ignorais l’existence : la machine qui fait de l’eau gazeuse ! Pas con tout de même quand on peut boire l’eau du robinet ! Et j’ai même vu une machine qui nettoie les verres à la façon des machines où vous insérez vos bagages à l’aéroport. Tu mets les verres d’un côté, ils sortent 10 secondes plus tard de l’autre, propres comme au premier jour. Fort ces Allemands !

Bon Munich ne fut pas qu’une série de machines. Au contraire, ce fut tout une âme, celles des Bavarois. Ici on respire la Bavière, on la vit, on en fait partie. C’est la capitale, le centre, le lieu où tout commença… Ce que j’ai ressenti c’est la fierté dans ce régionalisme qui a remplacé dans toute l’Allemagne le nationalisme tombé en désuétude, la faute à une histoire encore trop présente. Bavarois tu es né, Bavarois tu resteras. Et pas seulement parce que le Bayern Munich est ce soir en finale de la Ligue des Champions. Non c’est tout un art de vivre, de traditions qui diffèrent du reste de l’Allemagne. La Bavière fut le dernier état intégré au Reich de Bismarck. La Bavière est catholique (Benoit XVI fut l’archevêque de Munich). La Bavière est dirigée par la CSU (conservateur) depuis la création du Land.Munich (23) Les chopes de bière d’un litre rappelleront aux fans que la fête de la bière a lieu chaque année ici fin septembre-début octobre et qu’il y a 6 millions de visiteurs. Certains videront jusqu’à 10 litres dans la journée, près de 80€ d’argent « liquidé », sans compter la charcuterie, notamment les Wurtz (saucisses), le tout dans des Biergarten qui portent bien leurs noms. Niveau mode, quelques Bavarois portent la Lederhose (culotte bavaroise), les dames la Dimdl, et pas seulement lors de la fête de la Bavière. Et puis il y le dialecte, contre lequel je peste un peu puisqu’il me gêne dans mon apprentissage de la langue de Goethe.

Restent les paysages, et rien de tel qu’une série de photos pour vous montrer un peu tout ça (plus de photos dans l’album, cliquez ici).

Munich (17)Munich (3)Munich (8)La place centrale me fait un peu penser à Bruxelles. L’architecture est assez traditionnelle, sans grande surprise. Ce qui m’impressionne est la vue sur les Alpes, tout de blanc vêtues. Et puis les lacs, en nombre très important tout autour de la ville. Les Bavarois s’y rendent en famille le dimanche, un enfant dans chaque bras, le chien au bout de la laisse. Pour s’y baigner il faudra attendre l’été pour les moins courageux (dont je fis partie). Avec la vue sur les Alpes, cela doit être paradisiaque.Munich (28)

Munich (27)Bis bald !

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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 10:04

Bien sûr la liste de voyages ci-dessous dépend grandement du temps et de l’argent qui peuvent y être consacrés. Mais cet été, afin de ne pas trop perdre la main, j’ai l’envie d’une petite découverte européenne. 3 idées :

-          L’Irlande

-          Les Balkans

-          Le Portugal

3 voyages qui sont très différents mais qui m’intéressent pour une raison particulière.

Je n’ai découvert que Belfast et Dublin sur l’île irlandaise. Et si la première ville me laisse un souvenir très historique, la seconde a eu un goût plus mitigé. Surtout je pense que l’Irlande, sa culture, ses traditions, sont impénétrables quand on ne parcourt pas l’Ouest et le Sud du pays. Je sais que les amateurs d’Irlande sont nombreux autour de moi. N’hésitez pas à prendre l’idée au vol.

Pour les Balkans c’est l’envie de découvrir l’une des parties les moins explorées de l’Europe et, sans doute, l’une des plus atypiques. La Bosnie me fascine par son melting-pot instable, la Serbie nationaliste ou l’Albanie post-maoïste sont des particularismes que l’on ne retrouve nulle part ailleurs. Quant à la Roumanie (c’est déjà les Carpates), des amis voyageurs m’en ont dit le plus grand bien.

Enfin le Portugal, un pays que je ne connais pas, qui peut être plus relaxant, ensoleillé et peut-être plus facile (que les Balkans) et moins cher (que l’Irlande). De Fatima jusqu’à Compostelle (on sort un peu du pays il est vrai), un pèlerinage un peu plus spirituel où les questions de la religion catholique pourront être traitées.

 

3 constantes.

Ryanair. Pour réduire les frais de déplacement jusqu’au pays concerné.

Le stop. Pour réduire encore un peu plus les frais de déplacement sur place et rencontrer la population.

Couchsurfing. Pour réduire encore encore un peu plus les frais sur place et rencontrer les locaux.

A tous les amateurs de voyage et de découverte, je lance un appel. Où ? Quand ? Combien de temps ? Les négociations sont ouvertes !

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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 13:16

Je me plains souvent de la politique de ceux qui nous gouvernent. Pas assez proche des attentes des Français, trop concentrés sur leur réélection, sur leurs avantages, sans idée nouvelle, trop âgés, les griefs ne manquent pas. Et pour le moment j'ai deux possibilités d'exprimer mon mécontentement : dans l'isoloir, pour sanctionner la politique précédente ou encourager une nouvelle, et sur ce blog, où j'écris de temps à autre sur des sujets qui me plaisent ou non.

La première possibilité présente quelques désavantages : elle ne réapparait que tous les 5 ans (ou 6, selon l'élection), elle ne me permet pas de donner mon avis (mais seulement de voter pour la personne ou le parti qui se rapproche au mieux de mes idées, sans jamais réussir à me convaincre totalement) et le gagnant est rarement celui qui me plait le plus (c'est la démocratie).

La seconde possibilité, l'écriture dans ce blog, ne rencontre qu'un public réduit à quelques-uns de mes plus grands fans que la politique ne rebute pas. Et c'est loin d'être un euphémisme que de dire que ces quelques écrits ne font pas bouger les choses, ou les mentalités.

 

Je m'inquiète souvent de la poussée des extrêmes, la droite en particulier. Au-delà des scores aux élections, qui augmentent régulièrement, c'est la poussée des idées extrêmes dans les mentalités et le débat public qui m'embêtent le plus. J'ai reçu une formation d'historien, et j'ai développé une étrange passion pour la politique et les relations internationales en Afrique, notamment avec la politique du Rwanda après le génocide. J'ai de plus visité Auschwitz et un mémorial au Cambodge (et je vais à Dachau dans quelques jours). Ce qui m'interpelle le plus, ce sont les débuts des génocides, et l'évolution des mentalités vers les extrêmes. C'est loin de venir d'un seul coup, je pense que vous vous en doutez. Personne au Rwanda ne s'est réveillé en avril 1994 en pensant : tiens, aujourd'hui, je vais tuer mon voisin. Non, l'évolution s'est faite dans le temps, à coup de décennies de politique raciste ou ségrégationniste, de déclarations enflammées. Les Tutsi ont commencé à être massacrés dès l'indépendance et des pogroms ont eu lieu régulièrement, à chaque fois que le gouvernement avait besoin de jouer des divisions pour asseoir son autorité.

Oui, la France est loin d'être dans cette situation. Mais les derniers mois, les dernières semaines du précédent gouvernement ont vu des personnages publics tenter de jouer sur les divisions des Français pour rester au pouvoir. La cible : l'étranger, l'immigrant, le musulman. J'ai vu un clip de campagne évoquer les frontières et afficher un panneau écrit en arabe. J'ai vu un candidat dans un débat répondre sur l'Islam quand on lui poser une question sur le droit de vote des étrangers. Ce genre de raccourci grossier n'a pas fonctionné, tant la ficelle paraissait grosse. Mais elle a rapproché encore un peu plus une partie de la droite française de l'extrême droite. La question d'une alliance a été plusieurs fois posée, et si la réponse fut négative elle fut cependant un peu plus longue que d'ordinaire à venir. Comme si certains en avaient envisagé la possibilité. Allons, le principal conseiller de l'entre-deux tours du candidat-président n'était-il pas une transfuge du front national ?


Je me suis souvent posé la question avec des amis proches sur la façon de lutter contre les idées des extrêmes. Mes écrits en faisaient partie (même si on me reprocha tout de même de favoriser la banalisation des idées extrêmes avec quelques-uns de mes articles). Mes discours au coin de ma table de famille, au café ou au football également. Mais est-ce suffisant ?

Bien sûr je pourrais toujours laisser cette question aux politiques en place et me détourner de la chose en évoquant mon droit au bonheur, l'absence de temps ou d'envie, ma propre ignorance et mon choix de voyager. Non. Non. Non. La lutte contre les extrêmes, comme la lutte contre les génocides, doit être la mission de chaque démocrate. Elle doit être la vôtre, la mienne.

Comment la réaliser ? Des écrits ? Des débats ? Des associations ? Des mouvements citoyens ? Des partis politiques ? Comment influencer à une grande échelle ? Comment éviter la prolifération des idées frontistes ?

J'ai fait un choix, très personnel. Je vais m'engager en politique.

 

Attention, cela ne signifie sans doute pas que je vais vous harceler pour rejoindre le parti qui sera le mien ou que je vais poster 5 statuts par jour sur une plate-forme de réseau social pour dénoncer la politique en place ou pour mettre en évidence les superbes qualités que nous avons, nous, au parti.

Cela ne signifie pas non plus que c'est un choix définitif ou que je serai demain votre prochain président. C'est un choix sur du court terme, pour voir si je me retrouve dans les idées et le fonctionnement d'un parti. Pour voir son utilité, sur la sphère nationale, régionale, sur la sphère des idées, sur mes idées.

 

J'ai peur vous savez. La politique est un milieu qui m'attire et me dégoûte. Je suis loin d'être le seul dans ce cas. Les affaires de corruption sont légion et la confiance que j'ai en mes représentants est limitée. Mais c'est justement ce qui me pousse à m'engager. Je pourrai toujours passer ma vie à me plaindre de ce qu'ils font, eux. Mais eux, les politiques, ont déjà eu le courage de s'engager. Et je ne leur retire pas. Bien sûr on voit souvent le côté pouvoir, argent, célébrité, impression de puissance, métier de planqué, que sais-je encore. Mais j'y vois aussi un sacrifice de leur vie personnelle, l'impossibilité de prendre soin de ses enfants, de les voir grandir. La politique au plus haut niveau est un métier, un vrai, sans horaire, sans 35 heures. Chaque jour, chaque semaine, chaque mois, des déplacements, des rencontres, des réunions. Et quand on revient éreinté à la maison on devrait peut-être y travailler les dossiers prioritaires.

Je connais un peu la vie de Jacques Chirac, de par les autobiographies qui lui ont été consacrées. Et je sais que son plus grand échec est loin du domaine politique, c'est le malaise constant d'une de ses filles, ses dépressions, ses tentatives de suicide. Et l'animal politique qu'il est ne s'en remettra jamais. Et s'il devait choisir de refaire sa vie, je pense qu'il hésiterait un long moment avant de s'engager à nouveau.

Le politique est une cible constante. On ne peut jamais satisfaire 100% de ses concitoyens. Alors il y a toujours des mécontents, des jaloux, des envieux, des teigneux, ceux qui veulent du mal, ceux qui veulent la peau d'un politique.  Tableau de rêve en soi.

Alors pour mieux préparer l'avenir, je pourrais me consacrer à ma vie personnelle. A la fin de mes études, à un métier, à me trouver une petite femme et faire des enfants. Veiller à leur éducation et compagnie. Penser à mon bonheur avant d'envisager celui des autres.

Oui, mais ça me resterait toujours en travers de la gorge. Le fait de ne pas avoir essayé. Le fait de ne pas m'être battu pour des idées que je crois plus justes, que je crois bonnes. Pour des idées qui doivent vaincre au XXIème siècle. Et pour d'autres qui doivent rester dans la première moitié de XXème siècle.

Tout cela peut vous paraître bien prétentieux. Penser que mon opinion doit un peu compter, que je dois la déclarer au monde par la politique, en voilà d'une grosse tête. Peut-être. Je n'en sais rien. Je ne sais toujours pas si mon choix est le bon, si je ne vais pas devoir le regretter plus tard, voir même maintenant. Pour mes potes, ma famille, Elle. Et puis tout le reste, les curieux, les connaissances, les amateurs du blog ou ceux que je croise par hasard. Vais-je perdre des amis avec ce choix ? Vais-je perdre mon temps ? N'y-a-t-il pas un risque que je m'emballe, n'y-a-t-il pas un risque pour que j'envoie tout balancer à côté pour m'y consacrer pleinement, que je me transforme en partisan aux idées fermées ? N'y-a-t-il pas un risque pour que j'en revienne déçu ? Peu importe, j'en reviendrai de toute façon.

 

Difficile de conclure ce texte, tant cela me semble être une introduction. Si, peut-être par un appel. L'appel de Munich, tout un symbole dans cette ville si historique. Un appel à ceux qui pensent un peu comme moi, à ceux qui hésitent à franchir le pas, à ceux qui ne veulent pas s'engager seul. A ceux qui pensent que les idées extrêmes doivent être combattues coûte que coûte, que c'est là l'un des plus grands dangers pour notre démocratie. A ceux qui ne veulent pas d'une Marine au pouvoir, à ceux qui pensent que la fermeture des frontières correspond à la fermeture de nos esprits, à la fin de nos idéaux. A ceux qui se veulent ouverts d'esprit, à ceux qui ont des difficultés à se reconnaître dans les partis politiques actuels. A tous les fils de France qui pensent avoir des idées novatrices et meilleures pour le XXIème siècle. A ceux qui veulent d'une France meilleure pour nos enfants, nos petits-enfants. A ceux qui croient à un monde plus juste, à un monde meilleur. Et surtout à ceux qui pensent que l'on peut encore changer les choses, que non, nous ne sommes pas tous foutus, ceux qui croient en l'idéalisme et ne le rient pas, ceux qui souhaitent s'engager, ceux qui en ont l'envie et la force de le faire, en toute connaissance de cause. Je ne vous promets pas le bonheur, oh non, je ne vous promets rien d'ailleurs. Peut-être simplement l'impression d'avoir essayé, un jour, de construire quelque chose de meilleur.

Après, le reste, ça viendra.

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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 08:59

Ca y est, j’y suis. Pas dans le bon avion mais qu’importe. La décision a été prise rapidement, peut-être trop. L’Australie ne me verra pas, l’inverse un peu plus encore. Kuala Lumpur-Bruxelles, la fin du voyage.

La fatigue du voyage est difficile à décrire, tant elle arrive soudainement. Physique, mentale. Une chape de plomb sur les deux épaules, des courbatures dans les jambes, la fatigue de l’esprit… Ne suis-je donc pas un grand voyageur ? L’ai-je été ?

 

De multiples raisons m’ont poussé à revenir, à stopper, à déserter. J’étais fatigué, pas de doute là-dessus. J’étais blasé surtout. Une île déserte, une mer bleue azur, le désert australien ou l’opéra de Sydney ne me faisaient plus vibrer. On m’aurait proposé l’île de Pâques, le grand Canyon ou le Taj Mahal que j’aurais décliné. La lune, à la rigueur. Car il me faudra du temps pour réapprécier à sa juste valeur un paysage de la Terre.

Pendant plus de 7 mois j’ai eu la chance d’en voir plus que beaucoup dans une vie. J’ai reçu des merveilles de la nature plein la tête. Des églises orthodoxes aux steppes mongoles, de la grande muraille aux premières pentes de l’Himalaya, la planète Pandora et les lacs multicolores, les pandas ou les éléphants, Angkor ou les Laotiens, et toutes les vues sous-marines. Et je n’ai pas eu le temps de tout digérer. J’ai mangé 7 mois d’extraordinaire et tout d’un coup, cette fantastique nourriture de l’esprit m’est apparue ordinaire. Plus le même goût.

Alors s’arrêter avant l’Australie c’est éviter de se rendre malade. J’ai déjà eu le droit à des plats de grandes saveurs et à de nombreux desserts, à quoi bon se forcer ? Le risque serait d’y aller et de regretter, de ne pas apprécier à leur juste valeur les paysages de l’île-continent.

 

Bien sûr il y a d’autres raisons. Plus professionnelles. En passant le quart de siècle je me suis rappelé mes envies de thèse, d’un doctorat, d’une carrière. Carriériste ? Et si, finalement, je le découvrais ?

Non, revenons à ce qui ne me fit pas douter. Ce qui m’assura chaque jour de la justesse de ma décision. Elle.

 

J’avais donc deux choix. L’Australie, avec un boulot minable, seul, avec tout à recommencer.  Seul ? Merde. Plus de 6 mois avec ce petit bout de femme et voilà qu’elle m’abandonne donc, me laissant seul face à mes doutes et craintes d’une vie sans saveur, sans but.

Durant cette nuit du 31 mars, tellement malade que le sommeil battit en retraite, je l’observais. Dieu qu’elle est belle ! Physiquement je vous le conçois. Mais si vous la connaissiez ! Le cœur sur la main, prête à aider la veuve et l’orphelin, à leur venir en aide alors qu’ils n’en demandent rien. Pleine de rêves, pleine de vie, elle respire le bonheur. Elle me le fit vivre à nouveau, pendant plusieurs mois. Voir le bonheur s’en aller ? Jamais ! Et puis je reste un romantique. Un vrai Barney Stinson qui, au fond, recherche prioritairement l’amour. Et si on me proposait simplement de l’eau fraîche pour le rencontrer je n’hésiterais pas une seconde. Je sais ce que c’est d’être aimé et d’aimer en retour. La plus belle des choses. Ma principale raison de vivre. Et je me fous que l'on me croie niais ou que l'on se moque de ces écrits car trop personnels ou romantiques. Et je me fous de l’Australie, de l’Amérique du Sud et du monde entier. Pour tous les paysages de la terre je n’échangerais pas une minute de ce bonheur si simple, rempli de sentiment profond, sincère. Rempli de sentiment d’amour.

Ce 1er avril, sans blaguer, j’achetai mon billet de retour. Un billet d’entrée vers le paradis. Car je n’ai rien dit, pour le plaisir de la surprise. Est-ce que j’ai regretté ? Jamais. J’ai compté les jours qui me rapprochaient de mon village, de ma famille, de mes amis. Car eux aussi m’ont manqué nom d’une pipe ! Et de les retrouver un à un fut mon Australie à moi.

 

Aujourd’hui, au moment d’écrire ces quelques lignes, je me rapproche à la vitesse d’un Boeing 737 de Munich. Sydney arrivera un jour. Mais pas maintenant. Je n’étais pas prêt. Je n’étais plus prêt. J’en avais fini.

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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 09:53

P1180754.JPGQuiconque écrit s'engage. Pierre Corneille

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12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 13:45

 


 

Une pensée à ceux que je n'ai pas encore croisés ! (faute de temps !)

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