24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 14:38

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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 22:24

Le message est tombé en début d'après-midi. Un mail de mon directeur de thèse. Une proposition pour écrire une note d'une dizaine de pages sur la situation économique du Rwanda, contre rémunération. Ça y est, j'y suis. Cela correspond à la définition du travail. Et figurez-vous que ça m'a bousillé le reste de la journée.

J'ai toujours su que ça n'était pas la vie que je souhaitais réellement. Cependant je n'ai pas encore trouvé mieux. Je n'ai pas encore trouvé la réponse à la vie que je cherche. Je suis un éternel insatisfait. Bon, tout ce que j'écris là je l'écris pour moi avant tout. Je ne sais même pas si je vais le publier. Ça me fait chier. Je m'ennuie. Cela fait une semaine que je réclame du repos, que je dis souhaiter rester un peu chez moi et ne pas sortir. Et voilà le résultat. Je déprime. Je recherche la solitude pour mieux la haïr. Putain de relation à distance aussi. Putain de vie, putain d'espérance. Putain d'insatisfaction. Putain de moi, surtout. Jamais content. Toujours à râler. Non, vous ne vous en rendez pas compte, puisque je ne râle pas quand les gens sont là. Mais je râle alone, seul, sans personne. Je râle contre moi-même, contre mon mal-être. Ça m'apprendra à ne pas partager ça, du coup, je reste comme un con avec mes problèmes, sans les résoudre. Qui sait, quelqu'un pourrait avoir une réponse, peut-être même LA réponse.

Tu sais, ce choix d'étude me fait déjà un peu chier. Souvent je me pose la question : pourquoi ? Pourquoi faire ça, à quoi ça sert ? Bon, je me posais la question déjà au lycée quand j'étudiais les nombres premiers, mais à l'époque j'espérais qu'un jour ça servirait. Là je sais que ça ne servira pas. Si, bien sûr, ça peut me servir à avoir ma thèse, voir même choper un bon boulot. Mais est-ce que ça servira mon bonheur ? Question rhétorique, j'ai la réponse.

Putain de bonheur, plus je le cherche et moins je le trouve. Où est-il ce bonheur perpétuel ? Celui auquel je croyais il n'y a pas si longtemps. La solitude, décidément, n'est pas bonne pour celui-ci. Là, la question n'est pas pourquoi. Mais comment. Comment trouver ce bonheur, comment le réaliser ? Je me rends compte au jour le jour que ma vie me déçoit. Pas quand je fais quelque chose. Mais quand je m'arrête, et que je réfléchis quelque peu au sens de tout ça. Non, mais à quoi ça sert franchement ? Des journées insignifiantes qui s'enchaînent. Des soirées qui se ressemblent, des conversations qui s'éternisent pour revenir au point de départ. La même bouffe chaque semaine, les mêmes paysages, et toujours les mêmes idées qui reviennent, toujours, me hanter.

Pfff. Je crois que le fait de rester quelques jours/semaines au même endroit ne me réussit pas. Je crois que je ne me suis pas encore complètement réadapté à cette vie. Il me manque les aventures, l'aventure de la vie. J'ai l'impression de stagner, de laisser passer de précieuses minutes à ne rien faire, à être bloqué sur Facebook à contempler des vies plus chiantes que la mienne en ce moment pour me rassurer, et me dire que je ne suis pas le seul dans cette merde là qu'est la vie. Putain de Pas-de-Calais aussi. Putain de neige qui m'a bloqué aujourd'hui comme hier dans mon petit chez moi, bien au chaud, tranquille, blotti dans mon ennui.

Merde, putain, j'ai 25 ans ! Et je me fais déjà chier. Et j'en ai déjà marre. J'ai déjà l'impression d'avoir fait le tour. Qu'est-ce que ça sera dans 15 ans ? Heureusement, il me reste les gosses, c'est mon espoir ! Profiter d'eux. En faire déjà. Est-ce que ça sera ça, eux, mon bonheur ? Pourvu ! Même si quand je regarde autour de moi je vois bien que ça ne suffit pas. J'en ai vu des couples malheureux avec mômes.

Alors c'est ça, il faut que je m'y fasse. On ne peut pas être heureux, en tout cas, pas tout le temps. Chienne de vie, ne me dis pas que c'est vrai ! Moi qui croyais en toi, moi qui fondais tant d'espoir, moi qui essayais de tout faire bien, d'être gentil avec tout le monde, afin d'apporter le bonheur et de le récolter au passage. Merci du résultat.

Cendre et poussière que nous sommes. En pleine force de l'âge, j'ai peur des regrets. Je regarde de plus en plus ma carte du monde depuis que ce con d'Anglais est venu. Putain d'Amérique du sud. Et la route de la Soie. Et ces cons d'Amerlocks, avec leur road 66. Putain, j'ai peur d'être bientôt trop vieux pour avoir les couilles de le faire.

Voilà, tout ça c'est rien, ou si peu. Je n'ai pas trouvé les réponses que je cherchais, je n'ai même pas trouvé les vraies questions. Je reste au point de départ. Sans espoir. Journée de merde. Vivement demain.

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12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 10:05

Définition : Amas de neige plus ou moins grand qui se forme par l'action du vent.

Exemple : la dune de Tilques, dans mon jardin
congere.JPG
Qu'est-ce qu'une stalactite ?
Définition : Concrétion en glace qui se forme sur les parois ou les toits, en période hivernale ou dans les régions polaires et montagneuses.

Exemple : les stalactites de Tilques, dans mon jardin
stalactite.JPGDemain, je vous expliquerai ce qu'est un igloo.

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9 mars 2013 6 09 /03 /mars /2013 07:09

James CS

Il est rare que je me lance dans un portrait. Je crois bien que c'est le premier (les mauvaises langues diront que je ne fais que des portraits de ma personne, et ils n'ont pas tort!). Mais c'est également rare de rencontrer des personnes comme James. Pensez, ce type a décidé de marcher jusque Istanbul depuis son Kent natal.


Tout d'abord je rappelle pour les non-fidèles que j'ai hébergé ce marcheur grâce à Couchsurfing, site où l'on peut dormir gratuitement chez l'habitant, et qui fonctionne grâce à un système de référence (positive, neutre, négative). Après avoir profité de nombreux appartements au cours de mon précédent voyage, je me devais de rendre la pareille. Et James est arrivé, sans se presser. Il est parti il y a 9 jours et souhaite rejoindre Istanbul pour le mois de juillet/août. Oui, James est un peu fou. Comme tous les voyageurs souhaitant accomplir un rêve. Et il y croit. Il le sait. Il va le faire. Peu importe l'état de ses jambes dans quelques semaines, tout se jouera dans la tête.


James était pourtant quelqu'un que l'on pouvait qualifier de « normal ». Une enfance dans un petit village du Kent, 3 frères, et un départ pour l'université, à Newcastle. Bon, il y avait quelques éléments précurseurs. Ce grand-père, cet exemple, dont il trimbale encore l'appareil photo et qui avait quelque peu voyagé en Europe au moment de la guerre, avec sa grand-mère. Et surtout ce périple de 5 mois au Népal, alors qu'il n'avait que 19 ans. Ça, ça n'est pas donné à tout le monde.


James a suivi un cursus de bio-médical. Licence, Master, Doctorat. Après deux années à « disséquer des animaux » il se demande ce qu'il fait là et décide d'arrêter. Un problème familial l'oblige à revenir chez lui, dans son village natal. Il se retrouve alors professeur d'école primaire, poste qu'il a occupé jusqu'à l'été dernier.


James a passé 30 ans. L'âge où on fait le point. Sur sa jeunesse. Sur le futur qui arrive on ne peut plus vite. Sur la vie en général. Il a toujours rêvé d'Istanbul. Il s'est dit que c'était le bon moment. Il avait envie d'aventure, d'une dernière aventure avant de se poser.


James est un romantique. Pour lui, le charme de ce voyage réside dans la marche. Le fait d'imaginer ses pas qui, un à un, vont lui permettre de rejoindre la seconde Rome. Il n'imagine même pas le stop, encore moins le train. Il veut découvrir les paysages petit à petit, maison par maison, champ par champ. Et au-delà, se découvrir petit à petit, kilomètre par kilomètre, et enfin trouver qui il est et ce qu'il fait là, sur cette bonne vieille terre.


James a une magnifique histoire. Une histoire d'amour. Comme tous les romantiques, comme tous les voyageurs... Une fille qu'il a rencontrée alors qu'il avait 16 ans. Il a grandi avec elle. Et à 20 ans ils se sont séparés. Comme souvent. Les deux voulaient étudier, l'université, la distance... Pas grave se sont-ils dit, si à 30 ans on n'est toujours pas marié, on se rappelle. Et elle l'a rappelé. Et les voici à nouveau ensemble.

 

 

Recevoir un Couchsurfer, c'est un peu comme recevoir de la drogue, pour le junkie de voyage que je suis. Et pourtant je ne compte pas y retoucher. Je pense que je suis presque guéri. J'ai adoré l'écouter, j'ai adoré son idée. Et pourtant ça ne m'a pas traversé l'esprit : partir. Non, décidément, le précédent voyage a fonctionné comme une overdose. Et maintenant que j'essaie de me réadapter à la vie « normale », ce serait con de craquer ! Surtout qu'il y a beaucoup plus à perdre aujourd'hui qu'à l'époque.


Avec James j'ai beaucoup discuté. De voyage, mais pas seulement. De la vie, beaucoup. Des objectifs que l'on se fixe, de la pression que l'on se met. Et puis nous y sommes arrivés, à la conclusion.


Whatever works.

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28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 07:42

Tumeur bénigne. Là, il y a deux écoles : celle qui retient le premier mot, et celle qui retient le second. Je fais partie de la seconde. Alors quand je pars me faire opérer, je n'ai guère d'inquiétude, malgré le fait que ce soit là ma première opération chirurgicale. Le médecin est confiant, même s'il fut étonné de l'emplacement : le haut du pouce.


Tout d'abord, il faut venir à jeun. Moi qui considère indispensable le chocolat chaud et le petit pain l'accompagnant au petit-déjeuner, c'est avec difficulté que j'accomplis cette tâche et que j'arrive à 7h30 à la clinique de Saint-Omer. On m'amène gentiment dans ma chambre et on dit que l'on va venir me chercher. Sieste.


9h. Les brancardiers sont dans la chambre. J'ai arboré l'habit très tendance (sic!) que l'on m'a demandé de mettre. Allongé sur le brancard, je vois défiler les néons. Direction l'anesthésiste. Une injection au niveau de l'épaule, 100€ (sympa le boulot d'anesthésiste). On me laisse là le temps que ça prenne. Sieste.


11h. C'est parti pour le bloc. Je vois défiler les néons. Une seule différence, je ne sens plus mon bras droit. Le médecin se saisit de mon bras, le fait bouger dans tous les sens. Sensation étrange, je vois mon bras bouger mais je ne sens rien. Comme si ce bras n'était plus le mien. Mon corps pour la science. En 15 minutes c'est réglé, et on me renvoie vers la chambre où un aide soignant beurre mes tartines.


Et c'est là que commence véritablement mon expérience de manchot. Tout d'abord je dois enlever mon « habit tendance » gentiment prêté par la clinique. Seul souci, mon bras gauche ne répond pas. Il est en écharpe, et quand je l'enlève de l'écharpe avec le bras droit, il tombe. Mais quand je dis il tombe, c'est vraiment ça, et dans n'importe quel sens. L'aide-soignant, bien sympa, me propose son aide. Non, et non. Tel un handicapé, je souhaite vraiment réussir à mettre mon pantalon tout seul ! Pour le pull, par contre, ce n'est pas possible, la manche n'est pas assez large.

operation-tumeur-benigne-main.JPG

Comme vous le voyez, le bandage est plutôt costaud pour protéger mon pouce. Il prend toute ma main et m'empêche dès lors de remettre le pull et le manteau. Vous connaissez la météo locale, c'est gênant. Bien beau de m'opérer du pouce si je me retrouve avec une pneumonie ! (à mon avis c'est fait exprès, afin de s'assurer un service fidélité!).

J'arrive à l'opération paiement. Et là c'est un nouveau souci : je suis gaucher. Essayez d'écrire sans pouce pour voir ! Non, vraiment, ce n'est pas possible. J'essaie un peu de la main droite, mais c'est un désastre. Pas grave, je peux payer lundi (et puis je reviendrai vite avec ma pneumonie).


Chez moi, première épreuve : manger. De la main droite, ça va. Je veux dire, la fourchette arrive dans la bouche. Le problème, c'est pour couper sa viande. Essayez de couper votre viande avec une main pour voir ! Mon bras gauche ne répond toujours pas et je ressens une réelle frustration. J'y suis vraiment, j'ai l'expérience de ce qu'est une vie d'handicapé.

Deuxième épreuve : se brosser les dents. De la mauvaise main, bon, ça va aller. Problème : mettre le dentifrice. Je suis toujours avec un bras et une main. Alors je m'aide des dents.


Je pars vers ma garde-robe : rien ne passe ! Les manches sont trop serrées (faut dire que je suis normalement épais comme un sparadrap). Alors je mets un pull de mon père. De la même tendance que l'habit de la clinique en fait.


Je récupère peu à peu les sensations de mon bras. J'ai dormi deux heures de plus et je peux maintenant le bouger. J'ai l'impression que mes doigts bougent également. J'en suis sûr, mon cerveau me le dit. Et pourtant, mes yeux affirment l'inverse. Mes doigts ne bougent pas d'un millimètre ! Alors que j'en aurais mis ma main à couper (façon de parler).


Que faire quand on n'a qu'un main ? Écrire non. Je tape mes SMS d'un pouce. Ça m'énerve vite. Je décide de répondre en une phrase.

Pour m'endormir j'ignore où placer ma main. Ça me gêne. C'est lourd. C'est serré. Fait chier.


Une nouvelle journée, de nouvelles expériences. Un : la douche. Là, c'est folklore ! J'y vais avec deux sacs plastiques autour de la main gauche (j'ai l'air malin). Comment se doucher avec une main ? Je l'affirme, il est impossible de se laver le bras droit avec sa main droite. Essayez pour voir ! Je chope le gel douche avec le dessous de bras gauche pour verser un peu de savon dans ma main droite. Forcément celui-ci s'échappe. J'essaie de rester au maximum avec le bras gauche en l'air, j'ai l'air gauche.


J'ai l'air du parfait auto-stoppeur avec mon pouce en l'air. Je prends la direction de la soirée infirmière (bien sympa soit dit en passant), je n'arbore qu'un masque. Là, je commence par me faire renverser de la bière sur mon pansement. Je suis arrivé depuis dix minutes. Le reste de la soirée : je regardais à gauche, à droite, derrière et devant moi. Sans cesse je remue la tête pour éviter une bousculade. Cotton Eyed Joe ? Non merci !


On me demande souvent :

« Qu'est-ce que tu as fait à ta main ? »
« J'ai chopé la gangrène au cours de mon voyage en Afrique, alors j'ai dû me faire couper un bout du doigt ».
Je suis sérieux. Les gens sont peinés pour moi. Je le lis dans leur visage.
« Non, je déconne. » Les gens sont soulagés. « Tu m'as fait peur ! »
« En fait c'était une tumeur bénigne ». Les gens ne me croient plus.
« Arrête de dire des conneries !».
« Non, mais je vous jure ! ».

 

 

Alors aujourd'hui, alors que j'ai la main libre, je savoure. C'est tout de même sympa d'avoir deux bras et deux mains. Et d'être en bonne santé de manière quasi-constante. Et de pouvoir bénéficier de tel soins. On se plaint souvent en France, on râle, on peste. Mais tout de même, quel pays sympa !

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24 février 2013 7 24 /02 /février /2013 07:46

Salut les ami(e)s ! Oui, je dis les ami(e)s, car j'imagine que vous êtes parmi mes plus fidèles lecteurs, tout en sachant qu'un certain nombre de ceux que je considère comme « mes ami(e)s » dans la vrai vie ne lisent que très peu ce blog, voire pas du tout. Alors que, dans le même temps, il y a beaucoup de mes « connaissances », et aussi des inconnu(e)s qui lisent ces quelques lignes. Bref, bonjour à toi, qui fais l'effort de la lecture et te demandes où je l'emmène avec mon article.


Je ne t'emmène pas dans un endroit inconnu. Au contraire, je t'amène vers tes ami(e)s. Je pense, du moins j'espère, que vous avez toutes et tous des ami(e)s, sur qui compter. Personnellement je ne me plains pas. Cependant j'ai été déçu, il y a plusieurs années de cela. C'était en 2008, et j'ai compris cette année-là qu'on ne pouvait pas être ami avec tout le monde.

En cette année 2008 j'étais à l'université, et pour la fin de la licence j'espérais réunir le maximum de personnes. Je l'ai dit à l'ensemble de mon amphi : venez ce soir, on se fera une petite fête tous ensemble. On m'a répondu oui à de nombreuses reprises. Et le soir même il n'y avait que les fidèles, ceux avec qui j'avais passé déjà tant d'autres soirées. Les autres, finalement, n'étaient pas des ami(e)s. Juste des personnes avec qui j'avais passé 3 ans de ma vie, mais rien de plus (sic!).

Et puis vint Erasmus. Là, ce fut le grand tri ! Il y a ceux qui sont venus et ceux qui ne sont pas venus. Il y a ceux avec qui j'ai fait l'effort de garder le contact sur le net, et il y a les autres. Il y a ceux qui ont fait l'effort de garder le contact avec moi, et les autres. Le résultat fut sanglant. Un tri, un vrai. Il resta alors les ami(e)s, les vrai(e)s.


C'était là une belle chimère, n'est-ce pas ? L'amitié universelle. Oui, j'y croyais. Je pensais qu'avec un peu d'effort je pouvais être ami avec l'ensemble de la terre ou presque. Manque de chance, la réalité m'a rattrapé.


Pire encore, le fait d'avoir une copine. Oui ; Madame, quelle qu'elle soit, est forcément possessive. Non, ne me regarde pas avec des yeux noirs, mademoiselle, ceci n'est pas un propos machiste, puisque c'est également le cas des garçons. Le fait d'être en couple vous oblige, ou du moins vous contraint, à passer du temps à deux. Ola, ne pensez pas que c'est là le bagne, au contraire. Mais cela implique forcément du temps pris sur... vos amis.

Certains n'arrivent d'ailleurs pas à très bien gérer cette situation. On le signale parfois, au détour d'une conversation : « ah lui, depuis qu'il est en couple, on ne le voit plus ! ». Les amis se sentent un peu abandonnés, l'amoureux ne s'en rend parfois même pas compte, obnubilé qu'il est par la découverte de l'amour, par les yeux de sa chère et tendre. Je le dis avec tant d'affirmation que je crois bien que c'est ce qui m'est arrivé à l'époque de mon premier amour. Je m'en rends compte aujourd'hui, pas forcément à ce moment-là, mais j'ai bel et bien délaissé quelques ami(e)s avec qui je passais le plus clair de mon temps auparavant. Pardon les gars, mais je ne savais pas. J'ignorais tout ! L'amour. Et puis la fin.


Un jour c'est un autre abandon, celui de l'être cher. Et là, on se rend compte. Ah, mes amis, que ferais-je sans vous ? Alors à la prochaine relation j'ai fait un peu plus attention.


Et puis une autre question est arrivée. Peut-on être ami avec son ex ? Et c'est là une question que j'ai étudiée cent fois, et toujours sans réponse concrète. Quel est l'intérêt ? Oui, c'est vrai, pourquoi être ami avec quelqu'un qui ne fait plus vraiment partie de votre vie ? La raison, je l'ai trouvée : c'est qu'elle a fait partie de votre vie. Et pas qu'un peu. Je parle ici des « ex importants », à savoir ceux avec qui on a passé plus que quelques soirées/nuits. Je parle ici de ceux avec qui on a partagé une certaine partie de sa vie, de celles qui nous ont transformé, de celle que l'on a aimée, de celle que l'on a maintenant perdue. De celle avec qui on a des souvenirs, de celle qui nous permet de les partager.

Personnellement, j'ai toujours été un extrémiste en matière d'amitié avec son ex. Je pense, toujours, que cela n'est pas possible. Et pour cause, l'amitié, la vrai, permet que l'on parle de tout. Elle suppose des rencontres régulières, des moments passés ensemble. Est-ce possible avec son ex ? Ma foi, c'est toujours plus compliqué. Et je me vois mal parler de ma vie actuelle, de mes problèmes de cœur ou de cul avec mon ex copine. Et je suis prêt à parier que vous me rejoindrez sur cette pensée. Pire encore, votre actuel compagnon n'appréciera peut-être pas l'idée que vous alliez boire un verre avec votre ex. Personnellement, je ne suis pas jaloux, et c'est quelque chose que j'ai déjà accepté. Mais j'en connais d'autres, un peu plus jaloux ou possessifs, qui tiqueraient bien davantage.


Alors aujourd'hui, quand je fais le point, quand je me retourne un peu, je me rends compte que j'en ai laissés, des ami(e)s. Pas abandonnés, d'un coup, d'un seul. Mais perdus de vue. Et maintenant ?


Et maintenant Bourdieu me fait chier. Et pour cause, il avait raison avec sa stratégie matrimoniale. Et on peut l'appliquer à ses ami(e)s. Je me rends compte en effet que mes ami(e)s appartiennent à ma « classe sociale ». A savoir qu'ils ont presque toutes et tous été à l'université. Qu'ils ont presque toutes et tous un Bac + quelque chose. C'est malheureux à dire, à écrire, mais mes ami(e)s sont restés mes ami(e)s car ils ont fait des études.

Alors non, je n'ai pas « abandonné » mes anciens ami(e)s parce que ceux-ci ont arrêté les études. Mais je me suis peu à peu éloigné d'eux car nous n'avions plus assez de choses en commun, plus les mêmes conversations, plus les mêmes centres d'intérêt. Nous nous sommes éloignés parce que nous n'avions pas les mêmes délires.

Quand je repense à mes ami(e)s du football, avec qui j'ai passé tant de moments dans ma jeunesse, je me dis que nous n'avions que le football... Au départ, c'était facile : le collège, le lycée, nos vies diffèrent peu. J'habite dans un village, toi dans un autre, mais nous nous ressemblons. Les choses ont considérablement changé avec l'université, avec Erasmus et pire encore avec la fin du football pour moi. A partir de ce moment-là, nous ne nous ressemblions plus, nous n'avions plus ces choses en commun. N'y voyez pas là des arguments de quelqu'un qui se croit supérieur ou autre chose, cela s'étant fait de manière totalement inconsciente. Et pour cause, je ne saurais même pas dire quand j'ai cessé de vous côtoyer. Pas de bagarre ou de prise de tête, ça s'est simplement fait petit à petit.


Alors maintenant, lorsque je vous revois, j'ai le sourire. Et quand je vous présente à la demoiselle, je le dis avec une pointe de nostalgie dans la voix : « c'est lui dont je t'ai déjà parlé ». Et pour cause, mes anciens amis restent mes beaux souvenirs. Et le temps ne les changera pas.

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23 février 2013 6 23 /02 /février /2013 10:17

Amour 17,5

De rouille et d'os 15

Le prénom / Dans la maison 14,5
Camille redouble 14

Les adieux à la reine 12
Holy Motors 6

 

Leos Carax, Holy Motors (2012) : 6/20. Avec Denis Lavant, Michel Piccoli, Eva Mendes, Kylie Minogue.

Plus étrange que David Lynch ! Un scénario déjanté, avec plusieurs petites histoires qui se suivent. Un homme a plusieurs missions à réaliser dans sa journée. Difficile de comprendre quelque chose sur le long terme. Original certes, sans doute trop pour moi.

3 nominations aux Césars. Ce n'est pas ce film qui va réconcilier le grand public avec le cinéma d'essai.


Benoit Jacquot, Les adieux à la reine (2012) : 12/20.  Avec Léa Seydoux, Diane Krüger et Virginie Ledoyen.

14 juillet 1789 et les jours suivants. La reine écoute sa lectrice Sidonie. Et elle se confie. L'amour qu'elle a, pour Madame de Polignac. Sidonie pense être son amie, Sidonie croit à une amitié sincère. Sidonie est bercée d'illusion. Elle est prête à tout pour sa reine. Et Marie-Antoinette va l'utiliser. La fin de l'illusion, l'au revoir.

Film intéressant, qui dépeint une image très versatile de Marie-Antoinette. Le scénario reste cependant assez limité et Diane Krüger n'est pas toujours des plus convaincantes.
10 nominations au César.


Noémie Lvovsky, Camille redouble (2012) : 14/20.  Avec Noémie Lvovsky, Samir Guesmi et Yolande Moreau.

Camille redouble sa jeunesse. A la suite d'un incident temporel, elle repart dans son enfance et profite à plein temps de ses parents, de ses amis. Elle essaie aussi de repousser Eric, avec qui elle passera une partie de sa vie.

Bonne comédie, mais qui reprend des thèmes du film de Coppola Peggy Sue s'est mariée. 13 nominations aux Césars et... 0 trophée !


François Ozon, Dans la maison (2012) : 14,5/20. Avec Fabrice Luchini, Ernst Umhauer et Emmanuelle Seigner.

Un professeur de français déçu par ses élèves est impressionné par la performance de Claude, élève à l'écriture brillante. Surtout le sujet un peu voyeuriste que lui offre son élève lui permet de créer une relation quasi paternel avec celui-ci, et ainsi de réaliser ce qu'il a toujours voulu : écrire un livre.

Film intéressant, avec un bon Luchini dans un rôle qui lui correspond bien. Les propos sur ses rêves d'écrivains m'ont forcément parlé.

 

Alexandre de la Patellière, Mathieu Delaporte, Le prénom (2012) : 14,5/20. Avec Patrick Bruel.

Adaptation de la pièce éponyme, c'est l'une des comédies françaises de l'année 2012. Vincent annonce le choix du prénom de son futur enfant. Seul problème, sa blague ne fait rire que lui, et elle entraîne les invités dans des révélations fracassantes.

Le début est vraiment très drôle, la seconde partie allant plus vers le drame. Bon Bruel, bien secondé.

 

De rouille et d'os (2012) : 15/20. Avec Marion Cotillard et Matthias Schoenaerts


Encore, encore ! Oui, un nouveau bon film d'Audiard ! Avec une performance au niveau de la réalisation qui est remarquable. La rencontre d'Ali, petit videur à la vie difficile, avec Stéphanie, dresseuse d'orques à qui la vie sourit. Seulement leurs histoires vont prendre des trajectoires opposées, le premier réussissant à s'en sortir alors que la seconde perd ses jambes dans un terrible accident. Elle se reconstruit lentement, en grande partie grâce à lui. De nombreuses petites histoires à l'intérieur de leur grande histoire : son fils, ses combats, son handicap.

 

Michael Haneke, Amour (2012) : 17,5/20. Avec Jean-Louis Trintignant, Emmanuelle Riva et Isabelle Hupert.

Une claque. Une histoire de vieillesse. Et d'amour. Anne est victime d'un AVC. Puis d'un deuxième. Georges va devoir se consacrer à elle, à sa santé. Grosse interprétation du couple, grand film, qui ne renchérit pas sur un drame de la vie. Sobre, dur, sombre, et terrible.

Palme d'or à Cannes, vainqueur du César, nominé aux Oscars.

 

Amour-Haneke-Emmanuelle-Riva.jpg

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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 16:19

Tout d'abord, concernant les frères Coen, je signale un point important à propos de la V.O. Si les drames ou les films d'action peuvent être regardés en français (on perd un peu de la qualité, mais cela reste "acceptable"), ce n'est pas le cas des comédies ! On ne comprend pas souvent comment les Anglais ou les Américains peuvent aimer certaines comédies... la réponse se cache souvent dans la traduction.

 

Le sombre

 

Joel et Ethan Coen, Sang pour Sang (1984) : 16/20. Avec John Getz et Frances McDormand.

Un film sombre des frères Coen, de ceux que j'adore. Abby quitte son mari Julian, patron d'un bar, et retrouve Ray, l'un des serveurs. Julian ne l'entend pas de cette oreille et décide d'abattre le couple. Mais l'histoire prend une autre tournure, encore plus morbide.

C'est glauque, c'est sombre, c'est une musique qui reste en tête. Un exemple de thriller. 

 

Miller's Crossing pr MilevMiller’s Crossing (1990) : 17/20.

 

Qu’est-ce que c’est sombre ! L’Irlandais Gabriel Byrne est saisissant en équilibriste, toujours prêt à tomber, mais qui réussit à se sauver à chaque reprise, à force de débrouillardise, de coups de poker ou de coups du sort.

Tom Reagan (Byrne) est le bras droit d’O’Bannion, parrain de la ville. Ils sont sous la menace de Johnny Caspar, qui souhaite prendre sa place à la suite d’un différend. Histoire de mafia, de crime, de fille, de corruption. L’un des meilleurs films sur la pègre selon moi.

 

Barton Fink (1991) : 15/20.

Barton Fink pr Milev

Un film sombre, très sombre. Qui vous laisse un goût amer. Celui de ne pas tout avoir compris.

Barton Fink (John Turturro) est un écrivain tout juste auréolé d’un succès au théâtre à New York. Il décide de partir écrire à Hollywood, un peu à son insu. Je me retrouve parfois dans cet écrivain un peu perdu, sans trop d’inspiration, parfois blasé.

Il rencontre Charlie Meadows (John Goodman), son voisin de palier, qui va l’aider à son ouvrage, un film de catch. Mais l’histoire n’est pas dénuée de rebondissements.

Très souvent j’ai eu l’impression que le film allait partir dans une direction. Et ce fut toujours à l’opposé. Une petite claque j’avoue.

3 fois récompensé à Cannes, avec la palme d’or et le prix d’interprétation masculine.

 

The Barber (2001) : 17/20.

The Barber pr Milev

Ed Crane (Billy Bob Thornton) est un coiffeur de Californie. Fin des années 1940. Sa vie n’est pas très belle. Sa femme le trompe. Avec son patron qui plus est. Attiré par un projet ambitieux de nettoyage à sec, il décide de faire chanter son patron afin d’obtenir un peu d’argent pour financer l’opération. Seul problème, son patron s’aperçoit que c’est Ed qui le fait chanter. S’en suit une longue descente aux enfers.

Le film est sombre, dû à la réalisation en noir et blanc, tout autant qu’au jeu de Billy Bob Thornton. Un très bon drame.  Prix de la mise en scène à Cannes.

 

No country for old men (2007), 16/20.

 

Alors là. Ce film j'en ai entendu parler des dizaines de fois, du fait des multiples récompenses qu'il a obtenues. Et je comprends pourquoi. Un scénario très original, un tueur fantomatique, un homme bon partagé, devant une situation compliquée.

Oscar du meilleur film, du meilleur acteur dans un second rôle (Javier Bardem). Tommy Lee Jones est convaincant dans le rôle du policier désabusé.

No country for old men pr Milev

 

Les comédies "intelligentes"

 

Fargo (1996) : 15,5/20.

 

Fargo pr MilevJerry Lundegaard (William H. Macy), un vendeur de véhicules d'occasion, croule sous les dettes. Il engage deux minables pour enlever sa propre femme et réclamer une rançon à son riche beau-père. Il pourra ainsi partager avec les ravisseurs la rançon que son beau-père paiera pour la libération de sa fille. Mais les choses ne vont pas se dérouler comme prévu et une femme flic enceinte de sept mois, Marge Gunderson (Frances McDormand), va mener l'enquête et remonter la piste...

 

Frances McDormand remporte l’oscar de la meilleure actrice. Elle a également joué dans Mississippi Burning ou encore Burn After Reading. Elle est mariée à Joel Coen. Elle a été 4 fois nominée à l’oscar du meilleur second rôle !

 

Le générique d'entrée précise que le film est inspiré d'une histoire vraie, alors que le générique de fin indique que c'est finalement une fiction. Une très bonne comédie.

 

The Big Lebowski  (1998) : 14/20.

 

L’humour et le Duc. Un humour très particulier, assez fin, pastichant le film noir.

Lebowski doit payer une rançon à la suite d’un enlèvement. Seul problème, son meilleur ami n’est pas convaincu qu’il y ait eu un réel enlèvement. Il ne verse pas la rançon. La suite, un peu trop compliquée à expliquer. Juste un film devenu culte, et parfois on se demande bien pourquoi !

Bonne B.O. au passage

The Big Lebowski pr Milev

 

Les accidents

 

Oui, les frères Coen ont le droit de faire des mauvais films. La preuve !

 

Intolérable Cruauté (2003) : 10/20.

 

Miles Massey (Georges Clooney), célèbre avocat des cas de divorces difficiles, ressent un grand vide existentiel. Marylin Rexroth (Catherine Zeta-Jones), quant à elle, espère faire carrière en "plumant" de richissimes maris. Lorsque le premier aura fait échouer la seconde dans un de ses plans, elle ne pensera qu'à se venger en feignant d'en tomber amoureuse...

 

Ave, Cesar ! (2016) : 10/20. Avec Josh Brolin, George Clooney et Alden Ehenreich.

 

Dans les années 1950, le producteur super-puissant Eddie Mannix s'occupe de son studio. De tout, absolument tout. Il est au petit soin avec ses acteurs, tout en les surveillant. Hors, en cette journée, e nombreux événements se télescopent.

 

Les comédies des frères Coen sont pour moi un grand mystère. J'adore leur drame, et je reste souvent circonspect par leur humour. Ce film ne déroge pas à la règle. Ca part dans tous les sens, et, pourtant, ça ne me rend pas hilare, loin de là. Il y a beaucoup de références à l'époque, peut-être que je suis passé à côté.

Je n'ai pas vu le Grand Saut, mais apparement ce n'est pas glorieux.

 

Les comédies "premier degré"

 

Arizona Junior pr MilevArizona Junior (1987) : 16,5/20.

 

Ah ah ah. C’est le deuxième film des frères Coen et ils réunissent déjà un casting assez prestigieux, avec Nicolas Cage et Holly Hunter (Le leçon de piano). L’histoire semble assez basique, un malfrat épouse une surveillante de prison. Seul problème, ils ne peuvent pas avoir d’enfants. Ils décident donc d’en voler un à une famille qui vient d’avoir des quintuplés.

Tout simplement tordant. Nicolas Cage excelle, tandis que le duo John Goodman-William Forsythe me ferait pleurer de rire. Une histoire parfois attachante et un humour à prendre au second degré. Un bon cru.

 

 

O'Brother pr Milev

O’Brother (2000) : 14,5/20.

 

C’est là le premier film des frères Coen que j’ai vu. Et j’ai déjà pu voir leur humour à l’œuvre ! O’Brother n’est rien d’autre que l’Odyssée d’Homère, re-cuisinée à leur façon !

Trois prisonniers s’échappent de prison. Ils sont menés par Ulysse (George Clooney) et Pete (John Turturro) et souhaitent retrouver leur maison. Une aventure à travers les Etats du Sud qui permet de voyager et rigoler au rythme d’une odyssée !

 

Ladykillers pr MilevLadykillers (2004) : 14/20.

 

L’humour simplet des frères Coen dans toute sa splendeur. Le soi-disant professeur Dorr (Tom Hanks à contre-emploi) veut organiser le casse du siècle, celui d’un casino. Avec sa bande, composé de 4 idiots, il creuse un tunnel à partir de la maison où il se trouve. Seul problème, la mama propriétaire va perturber les plans.

La fin du film est une apothéose. A prendre au premier degré.

 

 

Burn after reading pr MilevBurn After Reading (2008) : 16.

 

Une nouvelle comédie des frères Coen, adeptes de l’ironie, du stupide et de l’humour noir.

Osborne Cox (John Malkovitch) est un analyste à la CIA en difficulté; sa femme, Katie, s'adonne peu à la compassion; Harry Pfarrer (George Clooney) est un marshal fédéral assez porté sur le sexe; Linda Litzke (Frances McDormand) et Chad Feldheimer (Brad Pitt) sont employés du club de remise en forme Hardbodies Fitness, et ils vont découvrir un CD appartenant à Osborne Cox, ce qui ne rassure pas le directeur de la salle de sport, Ted Treffon, qui est amoureux de Linda. Tout ce petit monde va se trouver mêlé pour des aventures trépidantes au cœur de quelques maux de la société américaine...

C’est la troisième fois que Clooney joue dans une comédie des frères Coen, après O’Brothers et Intolérable Cruauté.

 

A serious man (2010) : 13/20.

A serious man pr Milev

Qu’est-ce que l’humour juif ? Ah, bah en voilà une belle définition !

Larry Gopnik, professeur à l’université, voit sa femme le quitter. S’en suit une chute sans fond, avec des problèmes de famille, à l’université ou de vie de tous les jours. Il rend visite à plusieurs rabbins pour trouver une solution à ses problèmes. Michael Stuhlbarg est très bon dans le rôle de ce professeur de plus en plus perdu.

 

Le dernier

 

True Grit (2010) : 15/20.

 

Un western, un peu à l’ancienne. Jeff Bridges (le duc dans The Big Lebowski) nommé à nouveau pour l’oscar du meilleur acteur (il l’a remporté en 2009 pour Crazy heart) est impeccable dans son rôle de vieux grognon au grand cœur.

L’histoire est celle de Mattie Ross, jeune fille de 14 ans, qui souhaite venger la mort de son père. Elle engage le Marshall (Bridges) ainsi que le Texas Ranger LaBoeuf (joué par Matt Damon) pour partir à la recherche de l’assassin.

C’est le plus grand succès financier des frères Coen. 10 nominations aux Oscars.

True Grit pr Milev

 

En résumé, les frères Coen sont des réalisateurs de grande qualité, avec une préférence pour leurs films sombres. Mais leurs comédies à l'humour si particulier (et qui ne plaira pas à tout le monde) valent également le coup d'oeil. A découvrir pour ceux qui ne connaissent pas encore !

 

Mon classement des réalisateurs (totalement subjectif)

1. Emir Kusturica : 17,08/20 (7 films)

2. David Fincher : 16,28 (9 films)

3. Albert Dupontel : 16,1/20 (5 films)

4. Frank Capra : 15,50 (7 films)

5. Billy Wilder : 15,46 (12 films)

6. Xavier Dolan : 15,33 (6 films)

7. Charlie Chaplin : 15,29 (7 films)

8. Clint Eastwood : 15,25 (10 films)

9. Quentin Tarantino : 15,19 (8 films)

10. Stanley Kubrick : 14,82 (11 films)

11. Henri Verneuil : 14,69 (8 films)

12. Les frères Coen : 14,63 (15 films)

13. Sergio Leone : 14,58 (6 films)

14. Jacques Audiard : 14,5/20 (7 films)

15. Howard Hawks : 14,29 (7 films)

16. Alfred Hitchcock : 14,21 (12 films)

17. George Cukor : 13,95 (10 films)

18. Dany Boon : 13,88 (4 films)

19. Pedro Almodovar : 13,86 (11 films)

20. Steven Spielberg : 13,79 (12 films)

21. Stephen Daldry : 13,75 (4 films)

22. Woody Allen : 13,59 (17 films)

23. Tim Burton : 13,25 (12 films)

24. Wes Anderson : 13 (7 films)

25. Sofia Coppola : 12,9 (5 films)

26. Gus Van Sant : 11,5 (11 films)

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9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 11:09

Ils étaient nombreux, mes rêves. J'avais tant d'espoir.

Au cours de l'enfance, on espère tous un tas de choses pour son présent, que l'on ne peut pas avoir. Pas grave, on laisse ça au futur. Au futur moi. Celui qui va changer cela, celui qui fera ça et ça. Au cours de ma jeunesse, j'ai cru pouvoir changer le monde. Changer les choses autour de moi. Je croyais en mon futur, j'aimais l'imaginer. Je le rêvais en grand. Forcément.

Et puis un jour on se rend compte que ça n'arrivera pas. Que je ne serai pas footballeur ou chanteur. Que je ne serai pas riche ou célèbre. On se rend compte que le temps a passé, et le futur est là, devant nous, transformé en présent. Et on n'a pas changé le monde. On redescend sur terre, fini de rêver, les rêves d'enfances sont passés, place à la réalité. Parfois douloureuse, parfois heureuse.

Dans le premier cas c'est un véritable problème. Oui, le malheur touche plusieurs d'entre nous. Mais au cours de l'enfance, on peut toujours dire : « ça ira mieux demain ». Plus tard, plus loin. Il y a l'espoir que cela change.

Quand vous êtes devenu un adulte, l'espoir disparaît, petit à petit, au fil des années. Toutes ces choses que l'on n'a pas faites et que l'on ne fera jamais. Toutes ces choses que l'on a repoussées à plus tard, quand on aura un peu plus de temps, ou un peu plus d'argent. Et puis le temps et l'argent sont passés...et pourtant le rêve d'enfance est resté. Tant pis, ce sera dans une autre vie.

Reste la santé. Celle que l'on souhaite garder. Regardez moi, regardez vous. 25 ans. Devant moi, j'ai encore les 5 meilleures années de mon physique. A savoir courir sans échauffement et sans risquer la blessure instantanée. A savoir jouer au foot pendant 3 heures sans trop le regretter le lendemain. A savoir sortir jusque 5 heures et pouvoir remettre ça le lendemain. Néanmoins, je vois déjà la différence entre mes 25 ans et mes 20 ans, qu'est-ce que ce sera entre mes 30 et mes 25 ans ?


J'ai peur du temps qui passe. J'ai surtout peur des conséquences. Physiques. Mentales. Vieillir, non merci. J'aime trop l'enfance. Heureusement que j'en suis encore un. Avec mes rêves en grand, mes rêves de géant. On changera le monde. En tout cas, on fera tout pour le faire. Vieillir, à la rigueur. Mais sans regret. En essayant de réaliser mes rêves. Et en se dépêchant. On ne sait jamais quand est le clap de fin.SAM_0467.JPG

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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 13:50

Quand le compositeur est touché par la grâce, il entame l'écriture d'un aria qu'il peut déjà entendre. C'est la même chose pour un écrivain, qui vit en même temps que la plume rédige l'histoire.

C'est une vision, c'est un son. C'est l'image qui apparaît. Il n'y a plus qu'à laisser faire. Les doigts se dirigent directement sur les bonnes touches, ils accélèrent, ne s'arrêtent plus. Le cerveau se refroidit et l'inspiration prend le dessus. Le fait de penser me ralentit, il faut laisser faire, laisser aller. Il faut que cette idée prenne le contrôle de moi, qu'elle se joue de moi, qu'elle m'utilise. Il faut que je ressente la scène, que j'observe le paysage, que j'analyse chaque arbre, chaque fleur vibrant au vent. Les personnages, aux sourires étourdis, aux cheveux touffus, au visage bouffi ou à la mine réjouie. Les yeux cernés, le cœur gros, la larme discrète, cachée, les lèvres gercées. Les vêtements, toujours les mêmes, ou presque. Le pantalon gris avec le pli au milieu. Le gilet déboutonné. Les souliers noirs. Vaste cour, théâtre d'un drame des temps modernes. L'action se déplace, elle avance, entre dans la demeure. La table au milieu de la pièce, les chaises qui l'entourent. La réunion des êtres chers, la discussion suit son cours. Les photos sur le buffet reluquent cela avec le regard du passé, celui que l'on n'a plus, celui qu'on ne reconnaît plus. Et pourtant il est là, au centre des attentions, au centre de mon action. Ses yeux sont perdus dans le vague, il ne semble pas comprendre, à défaut de ne pas entendre. Son sort se joue ici, et maintenant. Il est scruté, j'espère toujours une réaction qui se fait attendre. C'est trop tard, il est déjà parti. C'est fini. Une autre histoire commence. 

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