29 décembre 2012 6 29 /12 /décembre /2012 19:00

Souvenez-vous, l'année dernière, au 1er janvier, déclarant haut et fort que cette année, c'était la bonne. Cette année ce serait l'année du sport, ou l'année ou vous alliez arrêter de fumer. Quel bilan donnez-vous aujourd'hui à vos bonnes résolutions hier ?
De mon côté, j'avais pris 5 bonnes résolutions, complétées ensuite par deux autres :
Résolution numéro 1 : se couper les cheveux avant la fin de janvier

Résolution numéro 2 : pouvoir parler allemand avant mai (tout au moins comprendre et se faire comprendre)

Résolution numéro 3 : regarder les films gagnants des oscars depuis la création (j’en étais à 39 sur 83)

Résolution numéro 4 : se préparer à la thèse

Résolution numéro 5 : revenir en 2012.

J'avais ajouté au fur et à mesure des semaines de janvier d'arriver à 65 kilos et d'arrêter la marijuana pour l'année.

Mon bilan, c'est un 5 sur 7. Pas trop mal. Je me suis bel et bien coupé les cheveux au mois de janvier (mais celle-là c'était trop facile!), je pense pouvoir bredouiller en allemand et comprendre ce qui se passe, je suis plus que préparé à la thèse, puisque je suis inscrit en doctorat. Je n'ai pas fumé un petit pétard supplémentaire. Et je suis revenu en 2012.
Mes deux échecs sont donc les vainqueurs des oscars, j'en suis maintenant à 66 sur 84. J'avoue avoir quelques difficultés à trouver les films des années 1930 notamment. Et pour les kilos, je peine à toucher le 60, donc le 65...

Et pour 2013... j'y réfléchis ! Vous aussi ?

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26 décembre 2012 3 26 /12 /décembre /2012 18:36

Les plus fidèles lecteurs me connaissent et l'ont déjà lu à plusieurs reprises : Noël n'est pas une période que j'apprécie. Mais après l'avoir fait à l'étranger l'année dernière (sur les plages de Muiné au Vietnam), j'avais une petite attente vis-à-vis de cette année. Recroiser l'ensemble de ma famille et même ceux de l'université en l'espace de quatre jours, c'est une chose difficilement réalisable le reste de l'année.


Et puis... Et puis, j'ai une troisième grand-mère. Situation un peu difficile à expliquer, toujours est il que je la vois plusieurs fois par an en moyenne, et que mes petits-petits cousins sont dans ma tête mes « vrais » cousins, d'autant plus que je les vois plus que ceux que je viens de citer. Bref. Ma troisième grand-mère est dans une phase compliquée. Sa santé est défectueuse, elle a passé plusieurs mois de l'année 2012 en hôpital et les dernières déclarations du médecin sur le fait « qu'elle ne tiendra plus un mois » n'ont fait que confirmer ce que nous craignions. Mais elle a insisté, cette année, le réveillon de Noël, ce serait chez elle.


Personnellement je ne l'avais pas vue depuis quelque temps. Alors j'essayais d'imaginer à l'avance sur qui j'allais arriver : une vieille femme diminuée. Dans sa chaise, elle était assise. La bouche ouverte. Elle ne réagissait pas. Ma grand-mère, l'autre, « l'officielle », était là elle aussi, les larmes aux yeux. Noël.


Toute la soirée je l'ai passée assis à la table. En face de moi, mes cousins. Et derrière eux, derrière les carreaux, ma grand-mère. On l'a allongée sur un lit. Une petite bougie éclaire la moitié droite de son visage. Et elle me permet de voir ses mouvements de respiration. Je les observais parfois un à un. Une manière de vérifier qu'elle ne nous lâchait pas maintenant, en plein milieu de la pintade, le plat principal. Elle remue parfois la tête, signe de vie.


A un moment je me décidai à aller m'asseoir à ses côtés. Ce sont ses mains plus que son visage qui m'ont un peu choqué. Et pour cause, ma grand-mère est coquette, et elle demande toujours à ses filles de la maquiller, qu'elle se fasse belle pour l'occasion. C'est Noël quand même !

Mais aujourd'hui elle n'y arrivera pas. Elle ne partagera pas cette soirée avec nous. Elle l'aurait voulu, et Dieu sait que quand on veut, on peut. Mais pas à ce moment là. Elle était trop faible, trop fatiguée. Ses mains étaient trop blanches, trop âgées. Elle ouvrit les yeux et me dit bonjour. Sa voix était lente, fatiguée. Chaque mot nécessita un effort. Tout ce bruit, dans l'autre pièce, n'aidait pas à son repos. J'avais presque honte d'être là, j'avais presque honte de manger devant elle, de sourire devant elle, de rire avec les autres. Car elle est toujours là, devant moi, dans ce lit un peu trop froid.


Me retrouver face à elle, c'était me retrouver face à la mort, j'avais l'impression de la voir devant moi. J'avais l'impression que la Grande faucheuse était là, cachée dans le coin sombre de la pièce, prête à finir le travail. J'avais devant moi une femme en bout de route, à la fin du voyage. Et moi, à ses côtés, qui réfléchit tellement à ce temps qui passe et à comment l'utiliser. Quand je la regarde, je vois ma propre vie, les décisions que je dois prendre, les choix que j'ai déjà faits. Quand je l'observe, je repense à ma Bucket List, aux voyages que je dois faire avant d'en être là, réduit à un simple rôle de spectateur muet dans une autre pièce, alors que le spectacle se joue.


Quand nous songeons à prendre la route du départ, j'ai la chance de la revoir éveillée. Je lui dis au revoir, qui sonne tellement comme un adieu. Et Joyeux Noël.

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24 décembre 2012 1 24 /12 /décembre /2012 11:13

CocoRosie.jpgPour terminer ma semaine (mes deux semaines ^^) de la musique, voici les sœurs Rosie, Bianca et Sierra, et leur univers très particulier.

 

Cette fois j'ai cinq albums ! La maison de rêve (2004), le premier. Puis Noah's Ark (2005) et Grey Oceans (2010). J'ai un EP, Coconuts, Plenty of Junks food (2009) et un live au Donaufestival (2009).


Premier album, premier titre : Terrible Angels, un titre qui leur va si bien !


 

Puis l'un des titres les plus connus en France, due à une publicité (pub Kenzo Amour) : Good Friday.


Noah's Ark et Beautiful Boyz arrive une année plus tard. A noter la participation sur ce titre d'Antony, d'Antony and the Jonsons !


Je sais, ce sont des voix que l'on aime, ou pas. Mais remarquez tout de même cet univers si particulier dans ce clip datant de 2010, avec ma coup de coeur : Lemonade.

Bon, je pense que vous avez compris l'idée. Voilà pour ma petite semaine de la musique. Pas forcément des nouveautés et rien de trop original. Comme je l'ai dit lors de ma semaine des séries, je suis plus un spécialiste cinéma. Mais je compte sur l'année 2013 pour me refaire une culture musicale. Et si vous avez quelques conseils, n'hésitez pas !
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21 décembre 2012 5 21 /12 /décembre /2012 08:48

Parfois je doute. De la vie. De son sens. De l'amour. De la possibilité de celui-ci, avec un grand A. De Dieu et de son existence. Et parfois j'y crois, à tout ça.


Parfois j'ai la haine. Une rancune intérieure qui me bouffe. Parfois j'ai des ailes. Qui me font soulever des montagnes. Parfois je tombe plus bas que terre. Et je n'ai pas la volonté de me relever. Parfois je suis dans les nuages. Sans l'envie d'en redescendre.


Parfois je m'y vois, tout en haut, plein de puissance et de pouvoir. Parfois je m'imagine, à la place de ce SDF que je ne regarde pas. Parfois je réfléchis, à comment en arriver là.


Parfois j'ai ce sourire, nostalgique, au regard des photos de jeunesse. Parfois j'ai cette larme, qui coule sur ma joue, à la pensée d'un grand malheur. Parfois j'implore et je prie, sans savoir pourquoi.


Parfois je me sens amoureux. Parfois je l'oublie.

Parfois je me sens heureux. Parfois je l'oublie.

Parfois je pense au bonheur. Parfois, je le vis.

Et puis parfois, de temps à autre, j'écris.

 

Je me lance, dans une tirade sans sens, sans trop savoir où je vous emmène.

J'hésite à transformer cela en poème. Le rime me titille, le rythme me malmène.

J'imagine cela en chanson, saleté de rime à la con.

Et j'imagine un slam, ayant une âme.

 

J'me dis que les mots, sont à la portée de tous,

Que l'con muni d'un stylo, peut pas s'tourner les pouces

Il suffit de plonger, dans son imagination,

Et de penser, au rythme de la chanson.


J'imagine le beat, j'imagine Bercy

j'imagine la rythmique et le public en folie

j'imagine la vie de star, les contrats à vie

j'imagine les taulards et les filles en furie

 

Je m'y crois déjà, tout en haut de l'affiche

Je m'y vois déjà, devenu riche

Je me pense là-bas, les plages d'Ibiza

Et j'ouvre les yeux chez moi, y'a pas.

 

Alors je reprends la plume, avec un peu d'amertume

Le regard scotché au plafond, 'tain j'ai l'air d'un con

Je relis comment j'ai fait, pour en arriver là

Je revis les faits, qui m'ont amené là

 

J'regarde le chemin parcouru, et les amis perdus

J'regarde ma vie d'avant, celle que je n'ai plus

J'revois les choses, qui ne m'appartiennent plus

J'relis mon blog, et ça, ça me tue.

 

 

Alors pour conclure, ce texte un peu minable

Ne soyez pas trop dur, si c'est un peu banal

 

Je finirais, par la fin d'un poème

Je termine, par un unique « Je t'aime »

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20 décembre 2012 4 20 /12 /décembre /2012 17:09

Fin du monde, flamme, cheminée, feuSi vous êtes en France, vous n'avez pas pu y échapper. Aujourd'hui, l'ensemble des journaux télévisés traitaient du sujet... le chômage au-dessus de 10% ? Perdu ! La Une de la Voix du Nord du jour... les nouvelles suppressions de postes dans la région ? Perdu. Un montage sur L'équipe.fr (!!!)... le tirage au sort de la Ligue des Champions ? Perdu.

La fin du monde. Les Mayas. Bugarach. Depuis plusieurs mois on nous emmerde avec les Mayas. Les malheureux, déjà exterminés par 10 Espagnols à cheval, vont passer pour des crétins avec leur calendrier (que l'on a interprété n'importe comment, mais passons).
Cette semaine, ça aura été la fin du monde... des médias. Oui, je tape un peu sur ma profession (du moins la seule que j'ai exercée). Après le 12/12/12 la semaine dernière, avec des reportages en direct de La douze à 12H12 (avec un décompte pour ajouter au ridicule), voici le temps de la fin du monde. Les chaînes s'adaptent, et diffusent des programmes pour l'occasion : film catastrophe, documentaire sur les Mayas ou les fins du monde (déjà annoncées 183 fois), et même nuit en direct de Bugarach, où toute une bande de cinglés pense échapper à cette catastrophe en se réfugiant dans le village (où la montagne va s'ouvrir, d'où surgiront des extraterrestres qui sauveront les quelques élus présents sur place..., oui, c'est crédible pour certains). Ils ont dû prendre un arrêté préfectoral en raison de l'afflux d'illuminés, avec pass pour les habitants et interdiction de survoler la zone !


Bon, au final, qu'une partie des gens rigolent à cette idée de fin du monde et en profitent pour faire une grosse fête demain, pourquoi pas. Mais de là à ce que les médias ne parlent que de ça, alors que l'on n'évoque pas la guerre dans le Kivu par exemple, ça devient gênant (mais c'est vrai que plusieurs centaines de milliers de réfugiés c'est redondant à force et au Proche-Orient les Syriens n'ont qu'à se démerder un peu aussi, c'est trop long leur conflit...).

Ce qui me gêne c'est le risque pour une certaine catégorie de la population : les enfants et les ados. Je ne sais pas si vous vous en rendez compte, mais ils ne parlent que de ça. Et beaucoup y croient. On aurait l'air malin si demain quelques ados nous faisaient un temple solaire, avec suicide à la clef. Après on se demandera : la faute à qui ?


Je rappelle que le journalisme est une activité qui consiste à investiguer, collecter, vérifier et commenter des FAITS pour les porter à l'attention du public, et non pas à retranscrire les dépêches AFP les hallucinations collectives ou relayer des croyances mystiques. A mes (ex-)confrères.

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19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 17:46

Cette fois, il y a du rythme ! Et pas qu'un peu ! Du banjo, de la mandoline, de l'accordéon et tous les instruments traditionnels de folk rock pour le groupe londonien aux deux albums : Sigh No More (2009) et Babel (2012). La place de numéro 1 dans la plupart des pays anglophones mais la France résiste toujours et encore à l'envahisseur venu d'Outre-Manche. Mais mon année à Canterbury me donne une bonne raison pour vous ouvrir les portes de mon blog.

Le premier album est mon favori. Je retiens trois chansons : The Cave, White Blank Page, et surtout Little Lion Man, mon coup de cœur.

 


 

Pour le second album, je vous sélectionne un titre : I will wait.

 

Ca donne envie d'aller à un concert, non ?

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18 décembre 2012 2 18 /12 /décembre /2012 15:57

Oui, les animaux de ma maison sont des êtres bizarres.


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18 décembre 2012 2 18 /12 /décembre /2012 06:26

Tracy-Chapman-Fast-Car-Sing-for-you-talkin-bout-a-revolutio.jpg

Oui, je sais, la semaine de la musique s'étend sur deux semaines. Mais le retour dans le Nord a un peu bouleversé mon calendrier jusque là bien établi. Bref, je ne suis pas là pour raconter ma vie, mais celle de Tracy Chapman ! Traversons donc maintenant l'Atlantique pour un rock un peu plus blues, un peu plus soul.

Je n'ai qu'un album, Collection, datant de 2001, qui est la compilation de ses cinq premiers albums. Mais j'ai quelques autres chansons en stock.


Commençons par Fast Car, datant de 1988 (et de l'album Tracy Chapman), dont la performance au 70ème anniversaire de Nelson Mandela l'a fait connaître un peu partout dans le monde.

Une histoire vraie, la sienne, et un refrain qui vous donne envie de prendre la route et de rouler sans destination.

 


 

Ce premier album sera le plus couronné de succès. J'ai choisi deux autres singles qui ont fait le succès de l'album : Talkin' 'bout a Revolution (run run run!) et Baby Can I Hold You.

 


 

Le premier titre fut encore récemment utilisé en Tunisie, lors de la période révolutionnaire. Un véritable hymne ! Quand au second il entra véritablement dans les tubes de l'artiste lors de la compilation, en 1997-98.


Enchaînons avec Crossroads, titre de l'album éponyme datant de 1989. Hummmmmmmmmmm (oui, c'est le refrain!)

 

Enfin, je finis avec Sing for you, qui date de 2008, et qui fut principalement un succès en France.

Depuis 2008, plus rien ! Hey Tracy, on t'attend !

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17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 16:01

SAM_0387.JPG

Elles sont toujours là, dix ans après notre année de seconde et la fameuse 2D2. Et à chacun de mes retours dans le Nord de la France je m'arrange pour passer, au moins, une soirée avec elles. A gauche Vanessa, la parisienne, qui elle pousse à 14 ans notre rencontre, la 6ème A3, jusqu'à la 3ème, au sein du collège de l'Esplanade. Une autre vie. Maintenant c'est elle qui m'héberge dans mes (futurs) séjours parisiens. Madame l'infirmière. Et Lulu, au centre, qui a joué dans Nos jours heureux (true story !). Très douée pour faire la bulle à Mario (par contre, pour le reste...). N'hésitez pas à l'inviter chez vous, elle passera un coup de balai ! Elle c'est madame la puéricultrice. Quand à Ju, c'est la Madame, tout court ! Haveeee you met Julie ? (c'est une nouvelle fan de Barney !) Maintenant c'est moi le confident ma chère ! Héhé ! Bon, on sort sur Lille ?
Une pensée pour Stef, Alexandre, Rose et tous les autres que l'on a un peu perdus en route. 

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15 décembre 2012 6 15 /12 /décembre /2012 13:34

La filmographie de Jacques Audiard est finalement très rapide puisqu’il n’a réalisé que 7 films. Attention les chefs d’œuvre.

 

Regarde les hommes tomber (1994) : 15/20. Avec Jean Yanne, Jean-Louis Trintignant et Mathieu Kassovitz

 

Regarde les hommes tomber jacques audiard jean louis trintiDeux histoires qui se ressemblent. Celle de Simon (Jean Yanne) et celle de Marx (Jean-Louis Trintignant), emportés peu à peu par le temps qui passe. La vieillesse, la remise en question. Et au milieu, deux jeunots, dont Mathieu Kassovitz. L’histoire d’un meurtre, d’une vengeance, lente, qui se dessine finalement de la plus belle des manières. Le face à face Yanne/Trintignant est vraiment sombre, le jeu des deux acteurs est superbe.

3 Césars, dont le meilleur espoir pour Kassovitz.

 

Un héros très discret (1996) : 14/20. Avec Mathieu Kassowitz et Albert Dupontel.

 

Un héros très discret jacques audiard mathieu kassowitzLes vies les plus belles sont celles qu’on s’invente. Dès le départ, le film nous annonce la couleur. L’histoire est celle d’Albert Dehousse, qui espère dès le début de sa vie être un héros. Passe la Seconde Guerre Mondiale, où il ne joue pas de rôle. Lorsqu’il apprend que sa femme faisait partie d’un réseau de résistance, il décide de partir. Arrivé à Paris, sa vie va changer. Très vite, il entre dans la résistance, après la guerre.

Bon Mathieu Kassovitz, accompagné d’Albert Dupontel et de Sandrine Kiberlain. Prix de la mise en scène à Cannes.

 

Sur mes lèvres (2001) : 16/20. Avec Vincent Cassel et Emmanuelle Devos.

 

Sur mes lèvres jacques audiard vincent cassel emmanuelle dEncore un film assez sombre, plutôt violent, de maître Audiard. Ce que je retiens, c’est le très bon jeu d’Emmanuelle Devos, notamment par rapport à sa solitude. Quelques scènes font très mal au moral et m’ont franchement retourné, notamment lorsqu’elle est devant sa glace. Vincent Cassel en repris de justice est bon, dans un look un peu Mesrine. L’histoire est celle de Carla, sourde, qui, dans son agence immobilière, va recruter un stagiaire, Paul.

Neuf nominations aux Césars, et 3 victoires, notamment celle méritée pour Emmanuelle Devos.

 

De battre mon cœur s’est arrêté (2004) : 17/20. Avec Romain Duris et Niels Arestrup.

 

De battre mon coeur s'est arrêté, jacques audiard, romainPeut-être le plus intense des films d’Audiard. Romain Duris excelle dans l’enfoiré de l’immobilier, prêt à tout pour obtenir quelques parcelles. La scène où ils mettent à sac un appartement occupé par des squatters mériterait tous les débats du monde.

J’aime beaucoup les différentes scènes traitant de la relation à son père ou à sa mère. Et puis les passages au piano de Bach font une B.O. splendide.

Niels Arestrup est très bon. Film récompensé de huit Césars !

 

Un prophète (2008) : 18/20. Avec Tahar Rahim et Niels Arestrup.

 Un prophète jacques audiard niels arestrup tahar rahim

Vu dans un cinéma finlandais ! Le film a choqué beaucoup de mes voisins de salle. Le destin d’un prisonnier au cœur du système carcéral français. J’ai déjà eu un beau débat sur ce film, qui vient d’être refusé en Chine par le comité de censure au titre « de ne pas vouloir choquer les amis africains du gouvernement chinois ». J’avoue avoir été étonné par l’histoire dans son ensemble, mais surtout par la représentation « ethnique » de la prison (par ethnique j’entends couleur de peau, mais la langue française manque cruellement de termes pour exprimer mon idée). Au-delà de l’histoire, il y a également le problème d'ensemble d’un système qui pense remettre les personnes dans le droit chemin en les enfermant, sans les former.

Grand Prix du Jury au festival de Cannes en 2009, meilleur film, meilleur réalisateur aux Césars (9 récompenses), et Tahar Rahim meilleur acteur, pour sa magnifique performance. A noter une nouvelle fois Niels Arestrup (De battre mon cœur s’est arrêté, le Scaphandre et le papillon) en parrain corse.

 

 

De rouille et d'os (2012) : 15/20. Avec Marion Cotillard et Matthias Schoenaerts

Encore, encore ! Oui, un nouveau bon film d'Audiard ! Avec une performance au niveau de la réalisation qui est remarquable. La rencontre d'Ali, petit videur à la vie difficile, avec Stéphanie, dresseuse d'orques à qui la vie sourit. Seulement leurs histoires vont prendre des trajectoires opposées, le premier réussissant à s'en sortir alors que la seconde perd ses jambes dans un terrible accident. Elle se reconstruit lentement, en grande partie grâce à lui. De nombreuses petites histoires à l'intérieur de leur grande histoire : son fils, ses combats, son handicap.
Nommé à Cannes, Marion Cotillard est nommée aux Golden Globes, en attendant les Oscars.

De-rouille-et-d-os.jpg

 

Dheepan (2015) : 6,5/20.

Non. Non. Non. Pourtant, le film part très bien. Des réfugiés. Des tamouls. L'arrivée à Paris. L'intégration difficile, le problème de la langue, de la fille, de l'argent.

Et pourtant, Audiard gâche tout ça avec une banlieue omniprésente et sur-caricaturée. Pourquoi ? La fin du film est déplorable. Une vraie déception.

 

Les frères Sisters (2018) : 13/20. Avec Joachim Phoenix, John C. Reilly, Jake Gyllenhaal, Riz Ahmed.

Eli et Charlie Sisters sont deux tueurs à gage dans l’Amérique de la conquête du Far West. Deux personnalités différentes, Charlie étant plus chien fou quand Eli pense à se ranger. Ils se lancent à la recherche de Warm, un chercheur d’or au gros secret.

Road trip western, ce film semble hors du temps ! Une fresque où Audiard se retrouve avec un très beau casting, et se permet de prendre le temps d’installer la tension. C’est sans doute mon plus gros reproche : le rythme, parfois très lent. J’ai l’impression que ça met du temps à prendre. Ainsi Phoenix n’est pas à son avantage dans ce rôle, étonnamment. Par contre, Reilly, plus sombre et moins manichéen, est très bon. Film tourné… en Espagne ! Damn !

Echec commercial, 9 fois nominés aux Césars…

 

Audiard est une référence française. Se faire un prénom après un tel père, c’est déjà une sacrée performance. Et plus les films vont, et plus ils l’imposent. Jacques Audiard, l’un des tout meilleurs réalisateurs français de son temps me satisfaisait à chacun de ses films. Dheepan m'ayant clairement déçu, j’attends le prochain avec impatience.

 

 

Mon classement des réalisateurs (totalement subjectif)

1. Emir Kusturica : 17,08/20 (7 films)

2. Albert Dupontel : 16,1/20 (5 films)

3. David Fincher : 15,94 (8 films)

4. Frank Capra : 15,50 (7 films)

5. Billy Wilder : 15,46 (12 films)

6. Charlie Chaplin : 15,29 (7 films)

7. Clint Eastwood : 15,25 (10 films)

8. Xavier Dolan : 15,2 (5 films)

9. Quentin Tarantino : 15,19 (8 films)

10. Les frères Coen : 14,96 (14 films)

11. Stanley Kubrick : 14,82 (11 films)

12. Henri Verneuil : 14,69 (8 films)

13. Sergio Leone : 14,58 (6 films)

14. Jacques Audiard : 14,5/20 (7 films)

15. Howard Hawks : 14,29 (7 films)

16. Alfred Hitchcock : 14,21 (12 films)

17. George Cukor : 13,95 (10 films)

18. Dany Boon : 13,88 (4 films)

19. Pedro Almodovar : 13,86 (11 films)

20. Steven Spielberg : 13,79 (12 films)

21. Stephen Daldry : 13,75 (4 films)

22. Woody Allen : 13,59 (17 films)

23. Tim Burton : 13,25 (12 films)

24. Wes Anderson : 13 (7 films)

25. Sofia Coppola : 12,9 (5 films)

26. Gus Van Sant : 11,5 (11 films)

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