14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 07:05

Vous avez sans doute vu aux informations la bagarre un peu surréaliste au sein du parlement ukrainien. Le parlement s'était réuni pour la première fois avant-hier, et l'Europe a eu à cette occasion la chance d’accueillir un nouveau parti d'extrême droite au sein d'un de ses parlements (le 16ème). Pour fêter ça, voici une carte personnelle des résultats de l'extrême-droite aux élections législatives selon les pays (entre parenthèses, la date de la dernière élection) . En vert, ce sont les pays qui n'ont pas d'extrême-droite au sein de leur parlement. Plus la couleur brunit et moins c'est bon signe.

Carte-Europe-Extreme-Droite-2012.jpg

Comme vous le voyez, j'ai mis 3,66% pour la France, ce qui correspond aux résultats du Front National au deuxième tour. Mais le système français est très différent du reste de l'Europe, et les 13,6% du premier tour ne doivent pas être oubliés.

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13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 12:44

Je vous ai déjà parlé de Frédéric Beigbeder (ici) mais je n'avais à l'époque pas lu L'amour dure trois ans. A Emmaüs Paris, il n'y avait que peu de choix. Et puis ce titre, que ma sœur me rabâche depuis plusieurs mois : « mais tu sais Jérémy, l'amour dure trois ans ». Je ne suis évidemment pas d'accord, bien que n'ayant jamais passé ce cap.

 

Les livres sont magiques quand vous arrivez à vous glisser dans la peau du personnage. Quand vous vous reconnaissez au fur et à mesure des phrases. Quand vous auriez pu, vous-même, les écrire. Et c'est ce qui m'est arrivé. Frédéric Beigbeder a une femme, il divorce après trois années. Et il le déclare haut et fort, à qui veut l'entendre, et encore plus à ceux qui ne veulent pas l'entendre : « l'amour dure trois ans ». Et de ligne en ligne, je me suis laissé berner. Et pour cause, je m'y retrouvais.


Cependant, l'écrivain lui-même s'est berné. Et il finit son livre sur une belle touche d'optimisme pour tous les romantiques que nous sommes (enfin, presque). 195 pages que je vous recommande chaudement.

 

Extraits (pour vous donner envie) :

 

« Au début, tout est beau, même vous ».

«  Il vient d'avoir trente ans : l'âge bâtard où l'on est trop vieux pour être jeune, et trop jeune pour être vieux ».

«  Les garçons comme moi, qui se sont trouvés moches dans leur enfance, sont en général tellement étonnés d'arriver à séduire une jolie fille qu'ils les demandent en mariage un peu vite ».

« On s'apitoie sur ceux qui souffrent mais pas sur ceux qui font du mal ».

« Car c'est soi-même qu'on abîme le plus, quand on fait souffrir quelqu'un ».

« Au revoir sera le dernier mensonge ».

«  La polygamie est entièrement légale en France : il suffit d'être doué pour le mensonge »

« Aimer quelqu'un qui vous aime aussi, c'est du narcissisme. Aimer quelqu'un qui ne vous aime pas, ça, c'est de l'amour ».

« Le plus dur ne serait pas de quitter Anne, mais de renoncer à la beauté de notre histoire ».

« Pourquoi tout le monde fuit-il la solitude ? Parce qu'elle oblige à penser. De nos jours, Descartes n'écrirait plus : « Je pense donc je suis ». Il dirait « Je suis seul donc je pense ». Personne ne veut la solitude, car elle laisse trop de temps pour réfléchir. Or plus on pense, plus on est intelligent, donc plus on est triste. »

« Surtout, j'ai appris que pour être heureux, il faut avoir été très malheureux ».

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13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 06:50

Au revoir Irlande, bonjour Islande ! Et non, il n'y a pas que Björk comme chanteuse sur cette petite île. Emiliana Torrini, fille d'un restaurateur italien, a déjà composé 7 albums. 3 ne sont sortis qu'en Islande, et j'avoue n'avoir en ma possession que « Me and Armini », datant de 2008. Mais j'y ai eu droit pendant tout le voyage en Asie ! Une sorte de Indie Pop aux sonorités très mélancoliques. Je suis conquis.

Mon coup de cœur pour la chanson qui a percé en Belgique, Allemagne ou Autriche (n°1 dans ces 3 pays) mais qui n'est pas sortie en single en France : Jungle Drum. Le genre de chanson qui vous met la pêche le matin et vous donne envie de sauter à gauche à droite.

Une autre sonorité, plus calme, plus mélancolique : Hold Heart.

Enfin, les fans du Seigneur des Anneaux la retrouvent sur Gollum's Song qu'elle interpréta en 2002.

 

 

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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 11:45

Mon dernier match au stade ? Spartak Moscou contre un club sombre du milieu de la Russie. C'était il y a un peu plus d'un an, et dans un tout autre contexte. Cette fois, c'est dans ma région, avec les impôts de mes parents (et peut-être les vôtres !), pour un club que j'ai déjà vu plusieurs fois dans un stade beaucoup plus froid, à Villeneuve d'Ascq. Direction donc le Grand Stade (auquel il faut absolument trouver un nom!), et la tribune Sud, en face du kop, où les places sont à 20€.

Lille tribune nord Grand Stade

 J'avoue que le nouvel écrin lillois est splendide. Le toit avait été rétracté et le froid glacial du dehors se faisait moins ressentir en dedans. Une seule chose était froide : le public du Losc. Je ne suis pas surpris, j'avais déjà vu ce public en action (ou pas) il y a quelques années. C'est calme. Parfois très silencieux. Ça siffle. Ses propres joueurs, alors que l'équipe mène. Ça chante des insultes. Et il paraît même qu'ils se battent parfois entre eux. Non, le Losc ne mérite pas son public. Mais il progresse. Ce n'est pas Bollaërt ou le Parc des Princes, mais le Grand Stade amène une nouvelle sonorité. Ça résonne un peu, ça doit aider. Le kop est beaucoup plus gros qu'à l'époque. Et il chante assez régulièrement.

SAM 0373

Nous avons vu la différence, et pour cause nous étions d'abord en face d'eux et puis avec eux. Je m'explique : à la mi-temps, après avoir vu les actions du Losc de notre côté (mais aucun but) nous nous sommes décidés à faire une petite visite du stade. Et nous avons traversé l'ensemble ! Nous voici en tribune Nord, avec le kop à nos côtés. Ça sonne mieux. Et surtout on voit bien les buts, juste devant nos yeux ! Sympa ce concept !Lille tribune sud Grand Stade

Côté football, le Losc a plutôt bien joué. C'est simple, on n'a pas vu Landreau du match ! (blague de foot, pardon les filles). Et rien que le but de Payet valait le déplacement. Prochain match de foot dimanche, au FC Tilques. Venez nombreux !

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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 06:40

Allons voir un peu en Irlande : pays où derrière chaque habitant se cache un grand chanteur. Un peu de folk-rock, avec Damien Rice. Deux albums, O (2002) et 9 (2006).
Damien-Rice-9-crimes.png

Le premier album serait le second le plus vendu de tous les temps en Irlande, derrière U2, restant 97 semaines en vente (source wikipédia). Vous pouvez retrouver nombre de ses chansons dans des épisodes de séries télévisées comme au cinéma (Closer). Je vous offre les deux plus connues : Volcano et Cannonball.

En 2006, vient le temps de 9.
MON coup de cœur pour 9 crimes, la première bande (qui fait partie de la BO de Shrek). J'aime également beaucoup la seconde The Animals were gone. Je vous laisse découvrir, pour ceux qui ne connaissent pas.

Oui, la plupart de ces chansons donnent envie de se tirer une balle !
Une question : ne serait-il pas temps pour un troisième album ?

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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 12:38

Assis dans un train TGV en provenance de Strasbourg et à destination de Lille, je suis à côté d'un Monsieur aux cheveux blancs, 75 ans, mais qui en fait 60. Lunettes sur le front, barbe couleur neige et yeux verts. Il va récupérer son petit-fils à l'aéroport Charles de Gaulle. Je débute la conversation, n'étant pas d'humeur à regarder un film en ce début d'après-midi. « D'où revient votre petit-fils ? »

« Il arrive de Nouméa, en Nouvelle-Calédonie. »

Il m'explique alors son histoire familiale. Il fut le premier à se rendre en Nouvelle-Calédonie, âgé de 20 ans. Il pensait être envoyé en Algérie et se retrouva finalement à Nouméa. Plutôt verni sur ce coup là. A l'époque, l'île c'est « un peu la brousse ». Il rencontre une femme, se marie et monte son petit business. Il perd sa femme relativement jeune, en retrouve une seconde à Cannes quelques années plus tard, avec qui il s'est remarié. Celle-ci est également décédée. Doublement veuf (moins verni sur ce coup-là), il a maintenant une copine sur Strasbourg.

Ce Monsieur a une vision de la société et des dénominations qui viennent de son époque. Il dit des choses que je qualifierais de politiquement incorrect. Ainsi, les Asiatiques sont des « jaunes ». Quant aux Mélanésiens, populations locales de Nouvelle-Calédonie, ce sont « des fainéants ». Très vite nous évoquons les possibilités d'indépendance et le référendum qui doit se tenir là-bas depuis plus de 15 ans. Il le dit très clairement, il est pro-français. Il me demande de citer un seul exemple d'indépendance de la France qui a réussi. Je sèche un peu. « C'est la misère partout où on était ». J'hésite à dire le Vietnam et puis je pense aux guerres, Cambodge la guerre civile. J'ai la Louisiane pour les États-Unis ou le Québec, mais je pense qu'il ne parlait pas de ces indépendances là.


Il tente de m'expliquer que l'erreur de la France a été de donner de l'instruction aux autochtones, tout en refusant tout partage du pouvoir et en ayant une attitude raciste. C'était l'époque. Du coup, les locaux, « qui sont parfois pas plus cons que vous ou moi » ont bien compris que le système n'était pas juste. Lucidité.


Ensuite il m'évoque ses impôts. Étant étudiant sans aucun revenu, je ne suis pas concerné par la question. Mais j'aime beaucoup écouter les gens se plaindre, dans la vraie vie ou sur Facebook, du fait qu'ils payent trop d'impôts. On les entendait moins quand ils avaient l'école gratuite. Il enchaîne sur l'assistanat. Là, je me dis que j'en tiens un. Puis l'immigration massive. Il cite un socialiste qu'il aimait bien, Rocard « on ne peut pas accueillir toute la misère du monde ». Je hoche la tête en signe d'approbation. Difficile de dire le contraire et je sais que si je me lance dans un débat nous risquons de passer un mauvais voyage. Je me plais à l'étudier, notamment son système de pensée. L'enchaînement impôt/assistanat me fit penser qu'il était de droite. En effet, « il était de droite ». Mais l'argument immigration me le rapproche de l'extrême-droite (bien qu'on commence de plus en plus à avoir des difficultés à les dissocier). « j'ai beaucoup de respect pour les Le Pen, d'ailleurs, la prochaine fois, je vote FN. Depuis 30 ans, c'est la droite, c'est la gauche, et ils font tous des conneries. Alors je ne vois pas comment le FN peut faire pire qu'eux ». J'ai des arguments - guerre civile, politique raciste qui nous ramène aux heures sombres de l'histoire, débâcle économique, renfermement sur soi... - mais je n'ai pas le temps de les développer. Il revient sur les Mélanésiens. Il a eu peur il y a quinze ans, lorsque le référendum devait se tenir, « peur de se retrouver comme les pieds-noirs ». Sans rien, quitter son pays, son île et se retrouver en métropole en attendant l’aumône des autorités. Alors il a choisi de quitter son île, après 40 ans passés sur place. Et il était de ce fait assis à côté de moi.


J'ai parfois peur de notre avenir politique.

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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 06:33

Oui, là c'est le plus du pied sécurité. Qui n'aime pas Adèle ? C'est une question sans réponse tant elle semble faire l'unanimité autour de moi comme un peu partout dans le monde. Seulement deux albums et pourtant déjà le statut de star internationale.

 
 

J'ai découvert Adèle par son album 21, mais pour des raisons pratiques, commençons par l'album 19, vendu à 6,5 millions d'exemplaires dans le monde.

L'ensemble me plaît beaucoup, avec une préférence pour Chasing Pavements, en live (bonus de l'édition américaine).

Et puis il y a 21, vendu à plus de 24 millions d'exemplaires dans le monde, et qui finit premier aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en France, en Australie, en Allemagne, en Pologne, au Canada....

Que dire, si ce n'est que l'on a presque atteint la perfection. Alors plutôt que de parler, on va savourer, en écoutant cinq chansons.


 

Adèle, 24 ans, 2 albums, 48 prix pour 99 nominations. C'est tout.

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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 06:19

Oui, comme vous pouvez le constater, je fonctionne à coup de séries ! Après la série sur la télévision, voici un peu de musique. Mais cette fois-ci, j'ai une raison bien particulière, car je me suis remis à l'écoute. Pendant quelques années, j'avoue avoir arrêté les découvertes. Je me laissais bercer par ma bibliothèque musicale, plutôt développée, sans aller à la recherche de nouveautés. Mais mon amie germanique m'a remis un peu au goût du jour en me faisant partager ses goûts. A moi-même d'en faire autant avec vous.

Aujourd'hui je commence par mon très gros coup de cœur. Antony and the Johnsons.

Antony-and-the-Johnsons.jpg

Le groupe est porté par la voix d'Antony Hegarty, qui arracherait des larmes à un geôlier. Quelle voix ! Je l'écoute autant pour le plaisir de l'écouter qu'en fond sonore quand je travaille. J'ai la chance d'avoir en ma possession deux albums : Antony and the Johnsons datant de 2000 et I am a Bird now datant de 2005.
Dans le premier album, je retiens la chanson Hitler in my heart, qui rien que pour son titre mérite un éloge. J'adore le rythme.


 

J'ai clairement une préférence pour le second album. Fisfull of love est sans doute l'une des chansons les plus connues dans l'Hexagone à la suite de sa présence dans la bande originale du film Les petits mouchoirs.


 

Mais j'aime énormément deux autres chansons : Hope there's someone et For today I'm a boy.

Il me reste deux albums à découvrir, en plus des live : The crying light (datant de 2009) et Swanlights (datant de 2010). Si quelqu'un les a sous la main...

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9 décembre 2012 7 09 /12 /décembre /2012 07:53

 

Steven-Spielberg.jpgQui n'a jamais vu un film de Steven Spielberg ? Je ne vois pas beaucoup de mains levées ! Sans aucun doute le réalisateur actuel le plus connu, le plus attendu et l'un des plus respectés. 30 films en 40 ans, et je vais m'en choisir une quinzaine, en allant par ordre chronologique.

 

Duel (1971) : 14/20. Avec Dennis Weaver.

 

C'est un téléfilm. Celui qui a fait connaître Spielberg au public américain. Une longue course-poursuite à travers la Californie, avec un camion qui souhaite tuer David Mann. Pendant l'ensemble du film, on ne voit pas la tête du chauffeur et on ignore le pourquoi de ses intentions. Très original.

 

Les aventuriers de l’arche perdue (1981) : 12/20. Avec Harrison Ford.

Indiana-Jones-Les-aventuriers-de-l-arche-perdue-Steven-Spie.jpg

Le premier épisode d'Indiana Jones, mais pas de grande surprise. Harrison Ford est bien dans son rôle mais je n’ai pas ressenti l’aventure de l’épisode. 5 Oscars. George Lucas en est producteur. 5 Oscars pour 9 nominations.

 

E.T. L'extraterrestre (1982) : 14,5/20. Avec Dee Wallace.

E.T.-l-extraterrestre-Steven-Spielberg.jpg

L'un des films de mon enfance. Qui n'a jamais vu ou au moins entendu parler de ce petit extraterrestre. E.T téléphone maison. Mythique, record du film le plus vu jusque... Jurrassic Park. 9 nominations, 4 oscars.

 

La couleur pourpre (1985) : 17/20. Avec Whoopi Goldberg, Danny Glover.

Deux sœurs noires, Célie et Nettie, sont séparés. La première, abusée par son père, se retrouve mariée de force à Monsieur Johnson. Celui-ci la malmène et l'insulte. Elle devient une bonniche, objet sexuel, alors que son compagnon est amoureux de Shug Avery, sa maîtresse, danceuse et chanteuse reconnue.

Un film de Spielberg que je ne connaissais pas ! Comment j'ai fait pour passer à côté jusque là ??!Woh. Enorme performance de Whoopi Goldberg dans un film qui traite d'énormément de maux de la société américaine du début du XXème siècle (les abus, la place des femmes, la place des Noirs, la religion...). Une énorme fresque et des scènes incroyables (la scène du sourire devant le miroir est magnifique). Grosse production, Quincy Jones à la musique, Oprah Winfrey dans les actrices secondaires. 11 fois nominés aux Oscars... et une seule statuette !

 

Jurrasic Park (1993) : 12,5/20. Avec Sam Neill.

Jurassic-Park-Steven-Spielberg.jpg

Pardon d'avance à tous les fans du film pour ma note sévère, mais la science-fiction et moi, vous savez... Les dinosaures du parc qui s'échappent et attaquent les humains. Intéressant sujet qui suscite des questions éthiques sur le travail de l'ADN et ses modifications (Spielberg est précurseur en la matière). Film d'aventure, d'horreur, d'action, qui ne laisse pas indifférent. 3 Oscars.

 

La Liste de Schindler (1993) : 18,5/20.Avec Liam Neeson et Ralph Fiennes.

La-liste-de-Schindler-Steven-Spielberg.jpg

Mon préféré, de loin. Tiré de l'histoire vraie d'Oskar Schindler, industriel allemand, membre du parti nazi, profiteur de guerre et de la main d’œuvre juive bon marché. Mais la liquidation du ghetto de Varsovie va le transformer, il se donne pour but d'en sauver un maximum.
Spielberg ne demande aucun salaire pour ce film. 7 Oscars dont celui du meilleur film.


Il faut sauver le soldat Ryan (1998) : 17/20. Avec Tom Hanks et Matt Damon.

Il-faut-sauver-le-soldat-ryan-saving-private-ryan-Steven-Sp.jpg

Le reconstitution du débarquement à Omaha Beach dès le début du film vous plonge dans l'ambiance. Ca saigne, ça meurt et ça avance à un rythme lent. Une boucherie qui m'a choqué à l'époque, quand j'étais allé le voir au cinéma (11 ans, mais Sophie en avait 8!)
S'en suit l'histoire principale du film, la recherche par John Miller (Tom Hanks) et son équipe du soldat Ryan (Matt Damon), qui a déjà perdu ses 3 frères au combat. L'idée provient de l'histoire vraie des frères Niland. Un grand film de guerre, récompensé par 5 Oscars. Les fans de Medal of Honor en première ligne y retrouvent leur univers (le jeu a été créé par Spielberg).


Minority Report (2002) : 9/20. Avec Tom Cruise et Colin Farrell.

 

Un film de science-fiction. Avec Tom Cruise. Ça partait mal. Mais comme c'est de Spielberg, j'ai fait l'effort. Bilan : une idée politiquement incorrecte (des mutants peuvent prédire les crimes et les « assassins » sont arrêtés avant leur passage à l'acte) et une fin sympa. Le reste, ça reste quand même quelque chose que je n’apprécie guère.

 

Arrête moi si tu peux (2002). 16/20. Avec Léonardo Di Caprio, Tom Hanks et Christopher Walken.

Catch-me-if-you-can-arrete-moi-si-tu-peux-Steven-Spielber.jpeg

Comédie très sympa, et vraiment rythmée, avec Frank Abagnale qui produit des faux billets de banque (Léonardo Di Caprio), poursuivi par Carl Hanratty (Tom Hanks). Belle prestation de Christopher Walken dans le rôle du père. Tiré d’une histoire réelle et d’un livre.

 

Le terminal (2004) : 13/20. Avec Tom Hanks et Catherine Zeta-Jones.

 

Viktor Navorski (Tom Hanks) est un touriste comme un autre. Seulement, au moment de s'enregistrer sur le territoire américain, il est bloqué car son pays d'origine, la Krakozie, vient de voir son gouvernement renversé par un soulèvement de l'intérieur. Devenu indésirable, il va errer dans l'aéroport John-Fitzgerald-Kennedy (JFK), en faisant des petits boulots pour gagner sa vie.

Le film s'inspire d'une histoire vraie, celle de Mehran Karimi Nasseri. Viktor Navorski, originaire d'un pays imaginaire d'Europe de l'Est, parle en fait le bulgare.

Pas le meilleur Spielberg même si le scénario est sympa.

 

Munich (2005) : 13/20. Avec Eric Bana, Daniel Graig et Matthieu Kassovitz.

 

Les J.O. de Munich en 1972. Des Palestiniennes prennent en otage une partie de la délégation israélienne. Le film se concentre sur l'après, l'opération Colère de Dieu, avec des agents du Mossad chargés d'éliminer les responsables de cette opération. Le film aborde des questions sensibles, et il pâtit un peu de sa longueur, hésitant souvent entre l'action et la réflexion. 5 nominations aux Oscars.

 

La guerre des mondes (2005) : 7/20. Avec Tom Cruise.

A la suite d'une attaque extraterrestre à l'aide d'éclair électro-magnétique, un père de famille essaie de survivre avec ses deux enfants.

Non, Steven, pas toi, pas maintenant, pas après tout ce que tu as fait... Oui, la science-fiction, ce n'est vraiment pas mon fort, surtout ce type. Au-delà d'un scénario improbable, il y a les réactions des gens tellement bêtes, les réactions politiques, la chance de Cruise qui évite tout par miracle. Je ne crois pas au miracle. Adaptation du livre de H. G. Wells. Non, vraiment pas.

 

Les aventures de Tintin : Le secret de la Licorne (2011) : 14/20.

Tintin-les-aventures-le-secret-de-la-licorne-Steven-Spielbe.jpg

Un condensé de plusieurs histoires de Tintin (Le Crabe aux Pinces d'Or, le Trésor de Rackham le Rouge), avec comme fil conducteur le secret de la Licorne. On y croise les Dupont, la Castafiore, Tintin au milieu dudésert and Cie... Le format du film d'animation me convient bien, le rythme est soutenu et l'apparence de Tintin me plaît beaucoup. Produit par Peter Jackson.

Le temple du soleil est prévu pour 2014.

 

Cheval de guerre (2011) : 12/20. avec Emily Watson, Niels Arestrup.

 

Pas de surprise, c'est bien l'histoire d'un cheval en temps de guerre ! Un peu léger cependant, peut-être que les fans de bidet y trouveront leur compte. Le contexte de la guerre, l'histoire extraordinaire d'un cheval qui survit à tout et retrouve son maître. Mwé.

 

Lincoln (2013) : 15/20. Avec Daniel D. Lewis.


Encore une immense performance de Daniel D. Lewis, récompensé à juste titre de son troisième oscar, record du genre chez les hommes. Une partie de la grande histoire de Lincoln, juste après sa deuxième élection et peu avant la fin de la guerre. La publication de la loi pour l'abolition de l'esclavage, malgré le peu de change qu'il a de réussir. Et sa mort. Un film très historique, qui peut paraître lent mais que j'ai su apprécier. J'attends maintenant de voir le Napoléon de Spielberg !

 

Le pont des espions (2015) : 14/20. Avec Tom Hanks.

James Donovan est un brillant avocat d'affaire, spécialisé dans les assurances. Il a participé aux procès de Nuremberg. Il décide de défendre Rudolf Abel, un espion russe. L'opinion publique est contre lui et réclame sa mort. Pourtant, il va se révéler utile.

Bon film d'espionnage, sans accroc. Il manque peut-être une prise de risque, une folie, pour que ce film devienne légendaire. Spielberg est impeccable, mais c'est tellement carré que ça ne s'envole pas totalement.

Les frères Coen au scénario, classe.

 

Pentagon Papers (2017) : 14/20. Avec Meryl Streep, Tom Hanks.

Alors que la guerre du Vietnam fait rage, et que l'opinion américaine s'interroge sur le but et l'issue de ce conflit, deux journaux américains obtiennent des documents secret défense. Le New York Times les publie, avant d'en être empêcher par un tribunal. Comment va réagir le Washington Post, alors en pleine mutation économique ?

Trois grands noms réunis autour d'une affaire politiquo-journaliste américaine. Ca ne pouvait pas être mauvais ! Le film pose la question de l'indépendance des médias vis-à-vis des marchés, en plus de la politique. Efficace, sobre, sans prise de risque (ce n'est pas la première fois que je fais ce reproche). Meryl Streep dans son rôle de propriétaire du Post est efficace, quoi que je l'ai déjà trouvée meilleure.

 

Ready Player One (2018) : 15,5/20. Avec Tye Sheridan et Olivia Cooke.

Dans un monde apocalyptique (inégalités, changement climatique), la réalité virtuelle semble être devenu le havre de paix de la population. Sauf que ce jeu virtuel est au prise avec un gros groupe industriels, prêt à tout pour récupérer les richesses du jeu...

Film avant gardiste, sans doute un peu flippant sur le devenir du réel et du virtuel. Film qui fait un peu adolescent parfois (l'histoire d'amour, le côté geek etc), mais qui se regarde facilement. Belle image, comme toujours avec Steven.

 

Steven Spielberg se retrouve donc dans les profondeurs de mon classement, tout en gardant cependant une bonne note (le classement est relevé!). Il est un peu puni par ses projets de science-fiction, qui ne me correspondent guère. Et je garde à l'esprit que je n'ai pas vu les suites de Jurassic Park ou Indiana Jones, qui l'auraient sans aucun doute pénalisé un peu plus encore. De même pour Rencontre du troisième type ou A.I : Intelligence artificielle.

 

Mon classement des réalisateurs (totalement subjectif)

1. Emir Kusturica : 17,08/20 (7 films)

2. David Fincher : 16,28 (9 films)

3. Albert Dupontel : 15,83/20 (6 films)

-. Alejandro González Iñárritu : 15,83 (6 films)

5. Frank Capra : 15,50 (7 films)

6. Billy Wilder : 15,46 (12 films)

7. Charlie Chaplin : 15,29 (7 films)

8. Xavier Dolan : 15,33 (6 films)

9. Clint Eastwood : 15,25 (10 films)

10. Quentin Tarantino : 14,89 (9 films)

11. Stanley Kubrick : 14,82 (11 films)

12. Henri Verneuil : 14,80 (10 films)

11. Les frères Coen : 14,63 (15 films)

14. Sergio Leone : 14,58 (6 films)

15. Jacques Audiard : 14,5/20 (7 films)

16. Howard Hawks : 14,29 (7 films)

17. Alfred Hitchcock : 14,21 (12 films)

18. George Cukor : 13,95 (10 films)

19. Dany Boon : 13,88 (4 films)

20. Pedro Almodovar : 13,86 (11 films)

21. Steven Spielberg : 13,78 (18 films)

22. Stephen Daldry : 13,75 (4 films)

23. Woody Allen : 13,55 (19 films)

24. Tim Burton : 13,25 (12 films)

25. Wes Anderson : 13 (7 films)

26. Sofia Coppola : 12,9 (5 films)

27. Gus Van Sant : 11,5 (11 films)

 

 

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8 décembre 2012 6 08 /12 /décembre /2012 06:49

Cope-fillon-ump-rump.jpgJ'ai deux sentiments qui me traversent, comme beaucoup d'entre-nous. D'un côté, il y a un certain plaisir à voir la politique sous son vrai visage. De les voir se déchirer, devant les caméras. Des hommes et des femmes qui finissent par se détester alors qu'ils appartiennent officiellement au même parti politique. Et puis j'ai de la peine. De la colère. Car si ce n'est pas aux extrêmes, à qui profite le crime ?

 

Depuis des dizaines d'années les extrêmes crient sur tous les toits qu'ils sont tous pourris. Qui « ils » ? Les hommes politiques bien sûr. Ils déclarent qu'ils ne pensent qu'à leur personne, et à leur propre carrière. Qu'ils se foutent bien de l'intérêt général ou des électeurs.
Et qu'avons-nous depuis maintenant 3 semaines ? Une querelle d'hommes, qui supplante la querelle d'idées. Des élections que l'on accuse d'avoir été truquées. Un candidat qui se déclare vainqueur avant la proclamation des résultats. Puis on s'aperçoit qu'on a oublié de compter des bulletins. Et dire que ça a dirigé le France pendant ces cinq dernières années ! Qui s'étonne maintenant que nos comptes étaient déficitaires ?! On fait des recours, on se divise. Et le bilan ? La majorité des Français commence déjà à détester les deux candidats. « Fillon ou Copé ? Les deux sont pourris ! »

 

Il y a quatre ans, le congrès de Reims et les socialistes avaient fait rire les militants de droite. Rira bien celui qui rira le dernier. A force de perdre des élections nationales (régionales, présidentielles, législatives), l'UMP a réussi à perdre sa propre élection, en étant la seule à avoir des candidats.

 

Mais ce qui m'inquiète un peu plus encore que cette querelle de personnes et d'ego, c'est la querelle des idées. D'un côté, il y avait pour moi la droite sociale, gaulliste, chiraquienne, la droite qui pense à l'alliance avec le centre et qui refuse de pointer du doigt certaines minorités. Et de l'autre, il y avait la droite dure, la droite forte comme ils l'appellent, celle qui voit le Front National comme un possible partenaire, celle qui est justement téléguidée par un transfuge du parti d'extrême-droite. Celle qui parle de pain au chocolat, désigne les Roms ou les musulmans. Celle du discours de Grenoble et des centres de rétention. Celle de la politique du chiffre et du refus de l'homosexualité. Celle qui a voté pour la peine de mort alors que François Fillon a voté contre. Celle qui croit parler au nom des « vrais Français » et du « vrai travail » comme si certains étaient faux. Celle qui joue sur les peurs. Celle qui me fait peur.

 

Avant le vote, j'étais contrarié. D'un côté, une victoire de Fillon permettait un gros boulevard à sa droite, et donc au Front National. De l'autre, une victoire de Copé amenait déjà à une victoire des idées du Front National et des sujets qu'il souhaite traiter. Bref, ce vote sentait déjà la défaite à plein nez. Mais je crois qu'ils ont fait pire encore. C'est la République qu'ils risquent d'assassiner.

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