18 avril 2017 2 18 /04 /avril /2017 04:28

Il y a des mots qui entraînent un scintillement du regard, le sourire béat. Maharadjah est l'un de ces mots pour moi. Je repense à Tintin et au Maharadjah de Rawhajoutalah dans les Cigares du pharaon. Et je me revois, enfant, fasciné par les épisodes du grand reporter.

Pour rencontrer le Maharadjah de Mysore, je prends un bus d'Ooty à Mysore. Celui-ci traverse notamment un parc naturel où les tigres seraient présents. Mais hormis les biches et les phacochères (il était jeune et phacoooocheeeere. Bel organe. Merci.), pas grand chose. J'ai l'impression que les régions que je traverse sont de moins en moins riches : les maisons rapetissent, tout comme les magasins, les territoires sont de plus en plus ruraux, les charrettes sont tirées par des boeufs. Même la végétation est moins riche, plus sèche, moins luxuriante. Arrivé à Mysore, je fonce me coucher, car il est déjà 20h ! (réveillé à 3h50 pour mon train mythique, d'où mon horaire russe !).

De ce fait, c'est frais comme un gardon que je me prépare à attaquer le palais de la ville, the place to be. 8h30, ça ouvre à 10h. Bon. Ca me laisse le temps de faire un tour.

Pour la première fois, je vois un "beau" centre-ville. C'est très subjectif, et cela correspond pour moi à des bâtiments ayant une architecture à peu près existante, ce qui n'est pas toujours le fort des villes du Sud. Ici, influence du palais ou pas, il y a des colonnades, des frontons, bref, une certaine classe, que ce soit pour l'école, la poste, l'hôpital ou les autres bâtiments publics.

Le maharadjah de Mysore
Le maharadjah de Mysore
Le maharadjah de Mysore

9h45. C'est l'occasion de vous présenter deux particularités parfois gênantes des Indiens. La première, c'est la queue pour les tickets. Ou plutôt l'absence de queue. Car lorsque le guichet ouvre, c'est la cohue. Ca pousse franchement (et c'est pareil pour monter dans un train ou un bus). Parfois ça en est ridicule, comme ici, ou les deux premières femmes de la "queue" se battent à moitié pour être la première servie. Oh, vous allez avoir un ticket, pas d'inquiétude ! J'entre dans le palais, je prends l'audioguide qui me sera très pratique et qui est compris dans le prix du ticket et je vois, autour de moi, les Indiens cavaler. Pas de cow-boys à l'horizon pourtant. Non, ils cavalent pour faire la visite. Et là, spectacle amusant, ils se suivent un à un, comme.... dans une queue. Ils sont tellement rapides que certains ont déjà fini alors que je suis au point 3 sur 24 ! Surtout, et c'est leur deuxième caractéristique parfois ennuyante, ils sont bruyants. Ils crient, partout, dans les édifices religieux ou dans ce palais. Ils s'appellent d'un bout à l'autre d'une pièce. Et s'ils sont au téléphone, c'est là le pire ! 


Il n'empêche, ce site est magique. Le palais appartenait à la famille des Wodeyar, qui a gouverné Mysore de 1399 à.... 1947 ! (sacrée dynastie !!) Plusieurs palais se sont succédé, celui en face de moi ayant été construit en 1897 (après l'incendie du précédent). Ce n'est donc pas un vieux bâtiment. Ce qui fait sa force, c'est le mélange des influences : indienne, musulmane et... néo-gothique !

Le maharadjah de Mysore
Le maharadjah de Mysore
Le maharadjah de Mysore

Si l'extérieur est magnifique, que dire de l'intérieur.... (ce ne sont pas mes photos, puisqu'il est interdit de sortir l'appareil dans le palais).

Le maharadjah de Mysore
Le maharadjah de Mysore

Le reste de la ville, plutôt étendue (quasiment 1 million d'habitants) est sympa, un zoo (que je boycotte désormais), un grand marché, quelques édifices religieux, mais rien de comparable au palais !

Le maharadjah de Mysore
Le maharadjah de Mysore

Tiens, un Tibétain. Tchang ? (à suivre)

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17 avril 2017 1 17 /04 /avril /2017 05:13

Le retour en Inde s'est fait sur les chapeaux de roues (drôle d'expression !). Quoique, non. Le retour s'est fait à la vitesse d'une locomotive. A Kochi, j'ai enchaîné train pour Coimbatore, puis pour Mettupalayam. Les paysages sont plutôt sympas sur la route...(enfin, sur les rails, alors que je suis assis sur les marches du train !).

Mettupalayam-Ooty, train mythique
Mettupalayam-Ooty, train mythique
Mettupalayam-Ooty, train mythique
Mettupalayam-Ooty, train mythique
Mettupalayam-Ooty, train mythique

Mettupalayam où je dois récupérer LE train du sud de l'Inde : Mettupalayam-Ooty, classé au patrimoine mondial de l'Unesco. Je passe ma nuit dans la chambre la plus chaude que j'ai connue : j'avais chaud aux pieds rien qu'à y marcher et les murs étaient brûlants J'ignore si je me trouvais au-dessus d'un volcan qui comptait entrer en éruption mais c'était impressionnant (ça aurait fait plaisir à ma compère sri lankaise !).
Je réussis tout de même à dormir, réveil 6h, pour aller récupérer le train mythique. Arrivé sur place, une foule est déjà là, et les 50 tickets sont déjà épuisés (le train part pourtant dans une heure !). Pas grave, je retourne me coucher dans mon sauna, et je passe ma journée à écrire mes récits sri lankais. Je ne vois pas un blanc en ville de mes deux jours passés sur place, ça fait bizarre après le Sri Lanka. Je bois le meilleur jus de mangue de mon existence (et il coûtait 40 centimes ! oups, je parle d'argent), parfait avant une nouvelle nuit de chaleur.


Réveil.... 3h50 ! Je le veux ce train ! Arrivé à 4h15 à la gare, pour un train à 7h30 et.... il y a déjà une quinzaine de personnes dans la queue ! Fou ! J'obtiens cette fois un ticket (18 centimes, parfois je souris en payant) et je m'assois.

Le train Mettupalayam-Ooty est mythique car c'est une locomotive.... à vapeur ! Retour au XIXème siècle ! (bon la ligne date de 1899 ou 1908, wiki anglais et français étant en désaccord !) L'engin est impressionnant, et je me demande comment l'eau va pouvoir nous tracter tout ce chemin ! Le parcours est une lente montée de 40 kilomètres (on passe de 1 000 à 2 000 mètres). Ce trajet dure plus de.... 4 heures ! Oui, on est loin du TGV !

Mettupalayam-Ooty, train mythique
Mettupalayam-Ooty, train mythique

La sonnette retentit, c'est parti. La locomotive crache une épaisse fumée blanche et fait valdinguer les wagons bleus d'origine dans un bruit de vaisselle cassée. Nous avançons, lentement, à travers une colline boisée. Après 10 kilomètres, nous nous arrêtons pour... remettre de l'eau ! C'est une sorte d'arrêt au stand, que l'on va faire plusieurs fois. La machine avale tout de même 3 000 litres d'eau pour 10 bornes, sacrée descente ! Le spectacle est génial. Les Indiens en profitent pour prendre des selfies avec le train (ils sont dingues de selfies, mais vraiment dingues !). 

Mettupalayam-Ooty, train mythique
Mettupalayam-Ooty, train mythique
Mettupalayam-Ooty, train mythique
Mettupalayam-Ooty, train mythique

Alors que la pente s'élève, la locomotive commence à cracher une fumée noire, et je me demande vraiment si on va arriver jusqu'au bout ! Le thé fait son apparition sur le côté, puis au vert succèdent les mille couleurs des maisons d'Ooty. Les Indiens crient "ouuuuuuuuhhhhhh" dans chaque tunnel (y'en a 16 !). L'ambiance est vraiment sympa, tout le monde a l'air content d'être là. Seul bémol, mais il est important d'écrire sur ce sujet : le sport national indien, à bien y réfléchir, n'est pas le cricket, mais le lancer d'ordures dans la nature. C'est vraiment un problème de société (d'éducation), et c'est partout le cas. Le pays risque fort (ou c'est déjà le cas) de ressembler à une décharge à ciel ouvert si rien n'est fait. Je n'y fais pas forcément attention quand c'est déjà à terre, mais quand je vois quelqu'un lancer les détritus devant moi, sur un rail classé Unesco, c'est dur de ne pas réagir ! Difficile toutefois de prêcher à plus d'un milliard de personnes (ça fait un peu le blanc donneur de leçons), surtout quand les poubelles se font rares (elles n'existent pas dans le train par exemple...).
 

Ca n'empêche, ce train, si vous êtes dans le coin, c'est un Must !

Mettupalayam-Ooty, train mythique
Mettupalayam-Ooty, train mythique
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16 avril 2017 7 16 /04 /avril /2017 15:42

Combien de livres lirais-je par an sans Internet ? 100 ? Moins ? Peut-être plus ? Aucune idée, mais les faits sont là : je n'ai pas lu de livre depuis deux ans. Excepté ceux qui concernaient ma thèse, ce qui fait un sacré paquet tout de même. Mais j'évoque aujourd'hui la littérature, la vraie ! Et mon compteur 2015-2016, vierge, m'embête un peu. De ce fait, j'ai pris 9 livres dans mon sac às dos ! Un sacrifice au niveau kilogramme (quoique la collection Librio n'est pas gourmande), mais un bonheur au jour le jour. Car, sur la plage ou dans les parcs, allongé dans mon lit ou assis au restaurant, je mange régulièrement de la littérature. Premier tour d'horizon.

 

Victor Hugo, Le dernier jour d'un condamné. 

Mon premier Hugo, après avoir essayé plusieurs fois Notre Dame de Paris. Moins de 100 pages pour résumer le dernier voyage d'un condamné. Quelles seraient vos pensées, vous, s'il n'y avait que quelques heures à vivre, et que vous étiez enfermé dans une pièce close ? Je pense que ça partirait dans tous les sens. Et c'est exactement ce qu'Hugo fait faire à son prisonnier. La forme le montre bien : près de 50 chapitres pour un si petit bouquin ! Alors on pense à ses conditions, à ses visites, au curé, à la religion, à sa fille, aux petits bonheurs de l'enfance, à s'échapper... et à la mort. Surtout. Omniprésente. Pas une seule fois il n'aborde le motif de sa condamnation. Qu'importe le crime, ce qui compte, c'est le châtiment du condamné. Moral, surtout. Physique, ce sera une demi-seconde, le temps que la guillotine fasse son effet. Cette pensée l'obsède. Et cette obsession le tue, à petit feu. 

Manifeste contre la peine de mort ? Je le pense, et Hugo, par son récit à la première personne, semble l'affirmer. Bien écrit, intéressant, bref, je recommande.

Gogol, Le manteau, Le nez

Première lecture de cet auteur russe au nom si amusant pour l'enfant que je suis encore. Le style est plaisant, avec quelques sarcasmes sur l'Etat russe, ses fonctionnaires, ses militaires. L'histoire est celle d'un de ses fonctionnaires subalternes, Akaki, consciencieux dans son travail de recopie, et qui ne désire rien de plus. Sujet aux moqueries de ses collègues, il arbore un manteau en ruine qui ne passe pas, cette fois, l'hiver. Ce qui est un drame financier devient peu à peu une immense fierté. Le manteau, c'est une histoire de vie. De jalousie. N'ayez rien, et vous ne serez pas envié semble dire l'auteur. La fin me dépasse un peu (les histoires de fantôme et moi...).

Le nez est un récit fantastique : Kovaliov a perdu son nez, et ne se souvient plus comment. C'est le barbier qui l'a coupé. Or, il croise son nez dans la rue, celui-ci se baladant tel un grand fonctionnaire. Récit loufoque, qui semble être le style de l'auteur, moins le mien.

Gogol, Le journal d'un fou

En voilà d'un titre bien trouvé ! Gogol a-t-il été traumatisé par les représentants de l'Etat ? Il fait en tout cas une fixette sur le sujet ! L'histoire est celle d'un fonctionnaire subalterne russe qui éprouve des sentiments pour la fille de son supérieur. Alors que l'histoire suit son cours, un élément perturbateur transforme le récit, celui-ci passant du "normal" au "cinglé". La succession du roi d'Espagne est difficile, et le personnage principal considère que c'est lui, le nouveau roi. Dès lors, la folie prend le pas sur le récit. Etrange.

Gogol, Le portrait

Le récit que j'ai préféré de Gogol. S'il n'a pas la tendresse du manteau, le portrait s'essaie à la leçon de vie : Tchartkov est un peintre sans le sou, mais avec un immense talent. Il pourrait devenir le prochain Raphael, et laisser son nom dans l'histoire de la peinture. Son destin est bouleversé par l'achat d'un vieux tableau, très original : à l'intérieur, il découvre une petite fortune ! Que faire de cet argent ? L'utiliser pour développer son talent, diamant brut ne demandant qu'à être poli ? Ou mener la vie d'aristocrate dont rêve toujours le jeune homme en pleine force de l'age ? Ange ou démon ? Poussé par ses envies, il choisit la seconde option, et obtient appartement, vêtements et même réputation, grâce à de l'argent bien placé chez un journaliste renommé. Il dessine alors son premier portrait qui fait sensation. Le talent est là, et il est reconnu. Mais Tchartkov va seulement l'utiliser à faire des portraits sans saveur pour des aristocrates. Il perd peu à peu son talent, tout en devenant le peintre à la mode. L'art pour la grandeur de l'art ? Etre reconnu de son vivant ? Des questions se posent à la lecture de cette histoire. Une réponse est déjà là : c'est avec l'art que l'on peut laisser une empreinte. L'écriture sera l'une des miennes. Tchartkov, bouleversé par une toile, en arrive à acheter les plus belles oeuvres de son époque pour les détruire, alors qu'il s'est rendu compte du gâchis de ses possibilités.

Gogol, La perspective Nevsky

Nous sommes ici dans une rue de Saint-Pétersbourg : la plus connue et intéressante pour Gogol. Elle lui permet d'écrire sur une masse de personnages, d'habitudes, d'échoppes, au gré des heures, pour parvenir à ses deux personnages principaux : Piskariov et Pirogov. Le premier, petit peintre de son espèce, suit une jolie brune tandis que le second suit une belle blonde. Piskariov est obnubilé par la beauté de cette fille. Attention, ce n'est "pas une passion sensuelle. Non ! il était aussi pur en cet instant que l'adolescent vierge qui ne ressent encore qu'une aspiration indéfinie, toute spirituelle, vers l'amour". C'est tout juste s'il ose la regarder, et, dès qu'elle croise son regard, il se hâte de baisser les yeux. Trop belle pour lui ? A son grand étonnement, elle lui fait signe de le suivre. Arrivé dans un appartement, il s'aperçoit que cette déesse, symbole de la pureté et de l'innocence, travaille pour les vices du corps. Chaque mot qu'elle prononce assassine la magnificence de la perspective Nevsky. Traumatisé, il la rencontre en rêve, douce et caline, belle comme une matinée de printemps. Il cherche dès lors chaque nuit à prolonger ce songe, allant jusqu'à prendre de l'opium pour tomber endormi : la beauté du rêve lui valait plus que la banale réalité. Finalement, il décide d'aller la retrouver, et de la demander en mariage. A son refus, il se tranche la gorge. Pour Pigorov, l'histoire est moins dramatique : cette blonde est mariée et il va tout de même lui faire la cour, jusqu'à ce que son Allemand lui fiche une correction. L'histoire est moins aboutie.

Le bilan de Gogol, c'est que le style est vraiment différent de Dostoievsky, ma référence russe. Le fantastique ne me plait guère, mais j'avoue avoir apprécié ces courts portraits, notamment lorsqu'ils sont ponctués de leçons de vie.

Gael Faye, Petit pays (c'est aussi sa chanson !)

Difficile d’être objectif lorsque j’évoque un livre ayant pour thème le Burundi et le Rwanda… forcément j’étais très intéressé à la base ! Gael Faye écrit un roman, mais est-ce autobiographique ? Je me pose la question, car il y a tellement de vrai là-dedans, de ce que moi je connais de ces deux pays, et notamment de Bujumbura. Je me suis revu dans certaines de ses rues, à longer ses bâtiments. Cette ville, son lac, et ses habitants. Gael Faye, qui affirme le contraire, décrit cependant à merveille les codes, les coutumes, les non-dits, la rumeur. C’est un livre historique, je me pose d’ailleurs la question de la compréhension de certaines références pour les non-initiés. Mais cela n’empêchera personne d’apprécier le scenario, une sacrée claque ! (le livre a été encensé par la critique !). Le style est limpide, pas larmoyant (et pourtant il pourrait). L’histoire est celle d’un enfant ayant la double nationalité franco-rwandaise, grandissant dans un Burundi au bord de l’abîme (décennie 1990), dans une famille en crise (le divorce des parents). On y aborde les amitiés de jeunesse, croix de bois, croix de fer, les grandes joies, les grandes peines, les mariages, les décès. La vie, dans les Grands Lacs. Toujours fragile. Un livre trop contemporain, malheureusement.

J'aime beaucoup les anecdotes, notamment sur les différents coups d'Etat qu'a connu le pays, reconnaissable à la musique classique ininterrompue à la radio, ou sur l'étrange atmosphère de ni paix, ni guerre, qui correspond bien à la situation actuelle.

Petit extrait : "La souffrance est un joker dans le jeu de la discussion, elle couche tous les autres arguments sur son passage"

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14 avril 2017 5 14 /04 /avril /2017 04:54

Il y a de ces réputations qui vous collent à la peau. Je serais une pince, un avare, un radin. Cette idée, développée par une Finlandaise à l'instant du divorce, je l'ai souvent répétée, entretenant ainsi le mythe. Ou la réalité ?

J'ai plusieurs fois discuté du sujet ces derniers jours, et c'est sans doute ce que je suis capable d'admettre : le pécunier est souvent relevé dans mes paroles et mes articles. Ainsi, en Inde, je m'extasie régulièrement du prix des choses, et je le fais remarquer. Je parle d'argent. Peut-être trop ? Est-ce un reste de ma longue vie étudiante, ou une habitude très familiale ? Car je signale également ce qui me semble trop cher, et les meilleurs qualité-prix. J'ai écrit un article sur combien ce voyage me coûte. 

Mais suis-je vraiment à côté de mes sous, comme oncle Picsou (je connais la tante) ? Je réfute cette idée. Car je ne m'interdis rien que j'aime pour des raisons monétaires. Mes voyages en sont la preuve : je n'hésite pas à partir, à de nombreuses reprises. Oui, ce n'est pas en mode 4 étoiles. Mais ce n'est pas tant en raison de l'argent que du style de voyage : j'aime voguer à la roots. J'ai déjà fait du all-inclusive ou des hôtels plus luxueux, et je n'y ai pas trouvé de plaisirs supplémentaires, bien au contraire. Certes, un vrai hôtel fait du bien de temps en temps, surtout quand on sait l'apprécier, mais je préfère le plus souvent me la jouer à la locale que ce soit pour le lit ou la bouffe.

On pourrait me répondre : "tu n'es pas radin en voyage, mais tu es radin dans la vie de tous les jours !". Et je réfute encore ! Ami(e)s, donnez-moi une seule activité que j'ai refusée pour une question d'argent ! Je suis toujours chaud pour un laser-game, paintball, football, concert, et sans réfléchir trois fois au coût. Certes, je ne dépense pas beaucoup en soirée. Mais vais-je boire 8 grenadines pour prouver mon point ?!

Surtout, je n'hésite pas à faire des "folies" pour les choses que j'aime. Avec l'exemple d'un ticket pour un match de foot à 200 balles. France-Allemagne, en demi de l'Euro, ce n'est pas Lens-Troyes, je le concède, mais cela démontre quelque chose.

Alors, oui, par contre, je ne dépense pas de thunes pour les fringues et j'attends que ce soit immettable pour aller dans les magasins. Ma garde-robe tient sur une mini-étagère, je n'ai qu'une paire de pompes à l'année et le même téléphone depuis 10 ans. Est-ce cela être radin ? Ou ça signifie simplement que je ne me soucie guère de la taille de mon futur dressing, privilégiant les cadres photos au mur. Cadres-photos achetés chez Emmaus, car c'est un sacré rapport qualité-prix, en plus de faire une bonne action.... ok, j'arrête de parler d'argent. Jusqu'au prochain article.

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13 avril 2017 4 13 /04 /avril /2017 05:00

Dernière étape du voyage, Galle ! C'est la ville coloniale par excellence : port principal des Portugais, ville des Néerlandais, puis possession anglaise. Surtout, les deux premiers pays cités ont réalisé un travail de fortification assez incroyable. C'est facile, on dirait Saint-Malo ! (ou Stone Town à Zanzibar pour ceux qui connaissent).

Sri Lanka, le bilan (avec Galle !)
Sri Lanka, le bilan (avec Galle !)
Sri Lanka, le bilan (avec Galle !)
Sri Lanka, le bilan (avec Galle !)
Sri Lanka, le bilan (avec Galle !)
Sri Lanka, le bilan (avec Galle !)

Les petites rues piétonnes sont arpentées par les touristes européens et américains. Le lieu est, d'assez loin, le moins sri lankais de lîle. Bon, les locaux ne sont pas loin, il suffit de sortir des fortifications pour les retrouver, en très grand nombre, autour du marché (où je fais mes emplettes et la demoiselle ses achats souvenirs). Nous fatiguons de plus en plus rapidement, témoignant ainsi du rythme des deux dernières semaines. C'est d'ailleurs l'occasion de faire un petit bilan du Sri Lanka.

 

Tout d'abord, c'est un pays magnifique. J'espère que le blog en témoigne, il est très diversifié (plages, histoires, temples, montagnes, thé, fortification etc), et, finalement, assez petit. Deux semaines sont peut-être justes, mais nous l'avons fait, donc ce n'est pas impossible. Le pays a l'avantage de bénéficier d'un bon réseau de transports entre les principaux lieux touristiques (une préférence pour les trains, qui secouent moins). Au final, notre parcours aura été le suivant (avec Polo, à côté de Sigiriya). Nous avons donc vu du pays !

Sri Lanka, le bilan (avec Galle !)

Autre point fort du pays : sa population. Les Sri Lankais sont souriants et super amicaux (au point de s'endormir régulièrement sur mon épaule dans les transports en commun !), toujours prêts à nous aider. Quelque chose d'intéressant aussi : ils n'essaient pas de t'arnaquer constamment. Ainsi, les chauffeurs du tuk-tuk ou de taxi donnent quasi-systématiquement le vrai prix. On y gagne du temps, et de l'énergie.

Au niveau touristique, ce n'est pas encore la Thailande, mais ça risque de le devenir : le nombre de touristes a franchi les 2 millions sur l'année (soit le double d'il y a dix ans). Un beau pays, des gens sympas, forcément, c'est vendeur ! A ce sujet, les prix sont extrêmement abordables (un peu plus cher qu'en Inde mais, tout de même !) A titre d'exemple, j'ai dépensé sur place en deux semaines 370 euros. Sans se priver, et avec des lits sympas. Nous avons utilisé le Routard, que je préfère de très loin au Lonely Planet, et pour cause : il n'y a que les Français qui ont ce bouquin (quand le reste du monde, sauf quelques Allemands, a le Lonely Planet). Du coup les hôtels que nous avons choisis sont loin d'être bondés (nous ne réservions jamais à l'avance).

Un point négatif, tout de même : la nourriture. Celle-ci n'est pas très variée : riz et pate fried, riz et curry....et voila ! Il y a du poisson, du poulet, mais la cuisine se ressemble beaucoup. Surtout, surtout, je veux dire SURTOUT : c'est trop salé. Mais vraiment. Il faut préciser à chaque fois avant de commander le plat : pas de sel ! Et c'est pareil avec les jus de fruits frais, sauf que cette fois c'est trop sucré. Un vrai problème qui est un peu pesant à la fin (3 fois par jour trop de sel, c'est énervant !)

Néanmoins, c'est clairement un pays que je recommande, que ce soit pour les backpackers, ou pour ceux qui préfèrent les voyages un peu plus organisés : il y en a pour tous les goûts.

Top 3, très personnel : Dambulla, Polonaruwa, Adam's Peak. 
Conseil . ne pas s'attarder à Colombo. Kandy est un point de passage, une nuit est bien suffisante.

Enfin, ce voyage n'aurait pas été le même sans la présence de l'amusante et surtout sexy Mathilde (blague personnelle). Après un mois en solo en Inde, c'est forcément un changement important. Et nous avons bien géré le périple ensemble, sans prise de tête, et sans meurtre ! Les avantages de voyager en duo sont nombreux : partage des moments, des frais, et, plus tard, des souvenirs. Nous avons également longtemps débattu sur une foule de thématiques, et ce fut vraiment sympa ! Je suis donc prêt à retenter cette expérience si d'autres amateurs se manifestent !

Sri Lanka, le bilan (avec Galle !)

Seul petit point négatif : l'absence de véritable rencontre avec les locaux. Nous n'avons pas fait de Couchsurfing, faute de temps principalement. Et le fait de voyager a deux limite toujours les rencontres. De ce fait, difficile d'avoir une vue d'ensemble des Sri Lankais. Il me semble cependant avoir un peu mieux compris la guerre civile, qui s'explique, comme toujours, par l'histoire : les invasions indiennes, portées par la religion hindoue, existent depuis des siècles. Les Sri Lankais se sont développés, en tant qu'Etat, en tant que culture, par la résistance à ces invasions. De ce fait, la réaction très violente du gouvernement vis-à-vis des Tigres Tamouls, aux méthodes parfois sanglantes, se comprend un peu mieux (sans forcément se justifier).

A noter que j'ai eu de grandes difficultés à sortir du pays ! La compagnie Sri Lankan stipulant que je devais avoir un ticket de sortie de l'Inde.... j'ai eu beau leur expliquer par A + B que j'étais déjà entré en Inde sans ticket retour, ils ne voulaient pas me laisser entrer ! J'ai dû acheter un ticket d'avion Chennai-Colombo à 100 euros pour pouvoir repartir en Inde, où, sans surprise, personne ne m'a demandé de ticket retour pour entrer dans le pays.... Bref, qu'importe, je suis de retour en Inde !

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12 avril 2017 3 12 /04 /avril /2017 04:34

Cela fait quelques centaines de kilomètres que le thé a fait une apparition remarquée. Ella, c'est justement cet objectif : une petite randonnée dans des plantations. C'est quelque chose que j'ai déjà fait en Inde, mais c'est tout nouveau pour ma compère. C'est en train que nous nous y dirigeons, et nous hallucinons un peu : 90% de blancs ! Et ils descendent quasiment tous à Ella (alors qu'il y a du thé vraiment partout !!). Bref, j'ai un petit rejet, qui va en précéder un plus important à Yalla... 

Ella, Yalla et Polhena : patineuse et aïe aïe aïe
Ella, Yalla et Polhena : patineuse et aïe aïe aïe

Alors que ma compère choisit l'option massage, je me retrouve à discuter avec une patineuse russe sous un orage impressionnant ! 

8h30, quelqu'un frappe à ma porte, l'aubergiste de la maison kitsch, pour me dire... que mon amie russe est là depuis 7h, m'attendant ! Forcément, cela fait bien rire ma compère de voyage. Et, de ce fait, nous sommes 3 pour gravir le petit pic d'Adam ! Rien à voir avec le précédent, vraiment facile, et une belle vue sur Ella Rock et les terrasses de riz, ce qui me fait revoir mon jugement sur la ville.

Ella, Yalla et Polhena : patineuse et aïe aïe aïe
Ella, Yalla et Polhena : patineuse et aïe aïe aïe
Ella, Yalla et Polhena : patineuse et aïe aïe aïe

Départ le midi pour le parc national de Yalla ! La jeep est réservée, nous devons partir à.... 4h du matin ! (s'il vous plaît, ne dites pas que je suis en vacances !). Eléphant, léopard, crocodile..... et vomi ! Oups. Je ne l'attendais pas celui-la ! Je passe une très mauvaise nuit, et je suis contraint de déclarer forfait (malgré mes 50% d'acompte déjà versés). Ce fut ma sale journée du Sri Lanka. Je soupçonne le ventilo au-dessus de mon ventre. Qu'importe, je prends le bus à 13h, et Mathilde me raconte ce que j'ai manqué. Pas de léopard. Bon, un moindre mal.

Ella, Yalla et Polhena : patineuse et aïe aïe aïe

Le trajet en bus est long jusque Matara. Un pepsi dans l'estomac, puis un coca, une banane et je réussis à avaler une soupe (oui, oui, au Sri Lanka !). Nous arrivons à Polhena, où les criques s'enchaînent. Je me remets facilement, un masque sur le nez, des poissons et des oursins devant moi, avec aussi, des coraux... abîmés. La mer est agitée, le courant est important, vaut mieux être vigilant. Quelques surfers m'accompagnent, ainsi que madame pustule (c'est cadeau !). Un chouette endroit avant la dernière étape : direction Galle !

Ella, Yalla et Polhena : patineuse et aïe aïe aïe
Ella, Yalla et Polhena : patineuse et aïe aïe aïe
Ella, Yalla et Polhena : patineuse et aïe aïe aïe
Ella, Yalla et Polhena : patineuse et aïe aïe aïe
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11 avril 2017 2 11 /04 /avril /2017 05:05

Transition de fin de semaine : un énorme trajet pour traverser le pays ! Réveil 5h30, enchaînement de 4 bus (Kandy, Hatton et un autre lieu qui restera inconnu) pour une arrivée vers 17h15 à Dalhousi. Un peu fatigués, nous craquons pour un bel hôtel (qui fournit le dîner et le petit-dej pour 23 euros par personne). La vue n'est pas trop mal....

Le pic d'Adam, 5 000 marches de bonheur

Ce lieu, semblant surgir d'un film d'horreur, est le pic d'Adam, peut-être le lieu le plus connu du Sri Lanka. 2 243 mètres de haut, et il nous attend, serein ! Nous le sommes un peu moins, en raison des draches qui s'enchaînent !
"Matin". Pour moi, le matin commence à 7h. Allez, je veux bien aller jusqu'à 5 heures. Mais débuter l'ascension à 2 heures du "matin", je dis non ! Nous nous réveillons donc en pleine NUIT (!), contents, de bonne humeur, chaud patate quoi, pour escalader cette montagne sacrée des bouddhistes, des hindous, des musulmans et... des touristes ! 5 500 marches qu'ils disent... nous n'avons pas vérifié ! Par contre le routard annonce 3h à 3h30 pour les bons marcheurs... nous explosons le chrono, en deux heures (bon, je finis la montée invaincu, à savoir que personne ne m'a doublé.... qui ça, compétiteur ???). A peine fatigués, il nous reste à patienter.... 1h30 dans le froid et le vent, pour enfin voir apparaître l'événement attendu : le lever du soleil ! Le site est blindé, mais cela ne nous empêche pas de profiter du moment.

Le pic d'Adam, 5 000 marches de bonheur
Le pic d'Adam, 5 000 marches de bonheur
Le pic d'Adam, 5 000 marches de bonheur

La descente est rapide (1h30, avec pause thé !), et le serveur de l'hôtel ne nous croit pas quand on lui explique qu'on a déjà fait la montée.

Le pic d'Adam, 5 000 marches de bonheur
Le pic d'Adam, 5 000 marches de bonheur
Le pic d'Adam, 5 000 marches de bonheur

Nous repartons illico-presto, direction Ella. Ella, Ella, Elle a Elle a... (oui, je vous laisse en chanson !)

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10 avril 2017 1 10 /04 /avril /2017 04:32

Deux nuits à Uppuveli ! Miracle ! Oui, car c'est la première fois que nous nous posons deux nuits au même endroit ! Le voyage est court (deux semaines) et nous devons tenir un rythme soutenu si nous voulons voir du pays. Pour rejoindre Uppuveli, sur la côte nord-est de l'île, nous prenons un bus vers Dambulla, puis un autre vers Trincomalee, la grosse ville du coin. Uppuveli est à 5 kilomètres, et c'est un tuk-tuk qui nous y emmène. Notre hôtel est un bungalow au bord de la mer, appelé French Garden (car la ville fut française en 1782... pendant deux semaines !) et la vue est..... (je vous laisse compléter)

Uppuveli, tsunami, guerre et cocotiers

L'eau est presque trop chaude, les palmiers sont de sortie, le ciel est azur. Du fait de notre vue, nous nous motivons pour observer le lever du soleil. C'est ainsi qu'aux taches lumineuses jaunes et rouges au dessus de l'océan succède un point orange semblant surgir des flots. Régal. La journée ne mérite pas que je m'y attarde, les photos parlent d'elles-mêmes.

Uppuveli, tsunami, guerre et cocotiers
Uppuveli, tsunami, guerre et cocotiers
Uppuveli, tsunami, guerre et cocotiers
Uppuveli, tsunami, guerre et cocotiers
Uppuveli, tsunami, guerre et cocotiers
Uppuveli, tsunami, guerre et cocotiers
Uppuveli, tsunami, guerre et cocotiers

Ce paradis est pourtant récent. La ville est au coeur des affrontements pendant la guerre civile sri lankaise. Puis c'est le tsunami qui touche la côte le lendemain de Noël 2004. Le Sri Lanka est le second pays le plus touché, après l'Indonésie : environ 35 000 morts sont recensés et les dégats sont importants sur l'ensemble du littoral (c'est d'ailleurs encore le cas sur la côte sud-ouest, à mon étonnement). Le pays, un peu traumatisé on le conçoit, présente quelques marques de l'événement.

Uppuveli, tsunami, guerre et cocotiers
Uppuveli, tsunami, guerre et cocotiers

A noter qu'une soi-disant épidémie de dengue sévirait actuellement à Trincomalee, mais nous n'en avons entendu parler qu'à la fin de notre voyage.

Uppuveli, tsunami, guerre et cocotiers
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8 avril 2017 6 08 /04 /avril /2017 04:44

5 semaines de voyage, déjà. Ca passe vite, et c'est forcément bon signe. La décision de partir a été la bonne, et je pense que la direction Inde/Sri Lanka me correspond bien. Je me régale de chaque nouveau paysage, de chaque nouvelle découverte. J'ignore si cela va durer sur le long terme, mais ça se prend ! 

Je me pose de temps en temps la question de la suite. Des suites.

La suite du voyage tout d'abord. Je pense un peu accélérer dans le Kerala, afin d'éviter de refaire le thé, Je risque donc d'arriver plus vite à Mysore et Goa que prévu. A voir sur place si cette région mérite plus d'attention avant d'arriver au Rajasthan.

Après, le Népal est une question qui est ouverte. Le monde est vaste et j'ai plein d'idées. Il me restera sans doute un mois, un mois et demi, maximum deux. Cela laisse la place à un autre pays, voire une autre région. Affaire à suivre (et à celui ou celle qui hésite pour cet été, c'est une porte ouverte). 

Quelles suites donner aux voyages est une autre question. Une petite exposition photo me botterait bien, encore faut-il prendre le temps de la préparer. Revenir plus tôt cet été ?

Enfin, où vais-je en septembre ? L'enseignement est une évidence, reste à savoir si je postule dans ch'nord, ou si je m'intéresse de plus près aux DOM-TOMs (la Guyane a l'air sympa). Pour préparer cela, faut-il revenir plus tôt cet été ?

Hum, des questions. Pour les réponses, ça viendra plus tard.

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7 avril 2017 5 07 /04 /avril /2017 04:51

"Il fait chaud". Cette phrase, prononcée deux cent trente sept fois par ma partenaire de voyage, est utile, car elle permet de faire descendre la température... ou pas ! Mais oui, je confirme, il fait chaud. Nous descendons des litres et des litres d'eau, et pas sûr que le vélo sous ce soleil soit idéal ! Néanmoins, pour visiter Polonaruva (que j'appelle désormais Polo), il n'y a pas mieux. C'est que le lieu fait 122 hectares ! 

Polonaruva à vélo : apprendre à se brûler les pieds

[la photo n'a aucun rapport, mais je l'aime bien !] Polo fut la capitale du royaume sri lankais du XIème au XIIIème siècle. L'idée était de s'éloigner de la côte, où les Indiens avaient l'habitude de débarquer. Aujourd'hui, le site me fait penser à Angkor, au Cambodge, en plus petit il est vrai.

Polonaruva à vélo : apprendre à se brûler les pieds
Polonaruva à vélo : apprendre à se brûler les pieds
Polonaruva à vélo : apprendre à se brûler les pieds

Le plus dur, ce n'est pas vraiment le vélo. Non, c'est d'enlever nos chaussures avant d'entrer dans chaque temple, tradition bouddhiste oblige ! Et là, je vous assure que nous ne rigolons plus ! Ces photos de stupas sont donc le fruit d'un certain sacrifice, veuillez-les apprécier !

Polonaruva à vélo : apprendre à se brûler les pieds
Polonaruva à vélo : apprendre à se brûler les pieds

Nous croisons quelques petits bonshommes en orange, couleur quelque peu voyante et toujours jolie sur les photos !

Polonaruva à vélo : apprendre à se brûler les pieds
Polonaruva à vélo : apprendre à se brûler les pieds

Terminons avec un peu de nature (j'avais bien encore un bouddha couché, mais vous commencez à connaître le larron !). Les deux dernières sont un martin pécheur, de dos et de face !

Polonaruva à vélo : apprendre à se brûler les pieds
Polonaruva à vélo : apprendre à se brûler les pieds
Polonaruva à vélo : apprendre à se brûler les pieds
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