11 avril 2017 2 11 /04 /avril /2017 05:05

Transition de fin de semaine : un énorme trajet pour traverser le pays ! Réveil 5h30, enchaînement de 4 bus (Kandy, Hatton et un autre lieu qui restera inconnu) pour une arrivée vers 17h15 à Dalhousi. Un peu fatigués, nous craquons pour un bel hôtel (qui fournit le dîner et le petit-dej pour 23 euros par personne). La vue n'est pas trop mal....

Le pic d'Adam, 5 000 marches de bonheur

Ce lieu, semblant surgir d'un film d'horreur, est le pic d'Adam, peut-être le lieu le plus connu du Sri Lanka. 2 243 mètres de haut, et il nous attend, serein ! Nous le sommes un peu moins, en raison des draches qui s'enchaînent !
"Matin". Pour moi, le matin commence à 7h. Allez, je veux bien aller jusqu'à 5 heures. Mais débuter l'ascension à 2 heures du "matin", je dis non ! Nous nous réveillons donc en pleine NUIT (!), contents, de bonne humeur, chaud patate quoi, pour escalader cette montagne sacrée des bouddhistes, des hindous, des musulmans et... des touristes ! 5 500 marches qu'ils disent... nous n'avons pas vérifié ! Par contre le routard annonce 3h à 3h30 pour les bons marcheurs... nous explosons le chrono, en deux heures (bon, je finis la montée invaincu, à savoir que personne ne m'a doublé.... qui ça, compétiteur ???). A peine fatigués, il nous reste à patienter.... 1h30 dans le froid et le vent, pour enfin voir apparaître l'événement attendu : le lever du soleil ! Le site est blindé, mais cela ne nous empêche pas de profiter du moment.

Le pic d'Adam, 5 000 marches de bonheur
Le pic d'Adam, 5 000 marches de bonheur
Le pic d'Adam, 5 000 marches de bonheur

La descente est rapide (1h30, avec pause thé !), et le serveur de l'hôtel ne nous croit pas quand on lui explique qu'on a déjà fait la montée.

Le pic d'Adam, 5 000 marches de bonheur
Le pic d'Adam, 5 000 marches de bonheur
Le pic d'Adam, 5 000 marches de bonheur

Nous repartons illico-presto, direction Ella. Ella, Ella, Elle a Elle a... (oui, je vous laisse en chanson !)

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10 avril 2017 1 10 /04 /avril /2017 04:32

Deux nuits à Uppuveli ! Miracle ! Oui, car c'est la première fois que nous nous posons deux nuits au même endroit ! Le voyage est court (deux semaines) et nous devons tenir un rythme soutenu si nous voulons voir du pays. Pour rejoindre Uppuveli, sur la côte nord-est de l'île, nous prenons un bus vers Dambulla, puis un autre vers Trincomalee, la grosse ville du coin. Uppuveli est à 5 kilomètres, et c'est un tuk-tuk qui nous y emmène. Notre hôtel est un bungalow au bord de la mer, appelé French Garden (car la ville fut française en 1782... pendant deux semaines !) et la vue est..... (je vous laisse compléter)

Uppuveli, tsunami, guerre et cocotiers

L'eau est presque trop chaude, les palmiers sont de sortie, le ciel est azur. Du fait de notre vue, nous nous motivons pour observer le lever du soleil. C'est ainsi qu'aux taches lumineuses jaunes et rouges au dessus de l'océan succède un point orange semblant surgir des flots. Régal. La journée ne mérite pas que je m'y attarde, les photos parlent d'elles-mêmes.

Uppuveli, tsunami, guerre et cocotiers
Uppuveli, tsunami, guerre et cocotiers
Uppuveli, tsunami, guerre et cocotiers
Uppuveli, tsunami, guerre et cocotiers
Uppuveli, tsunami, guerre et cocotiers
Uppuveli, tsunami, guerre et cocotiers
Uppuveli, tsunami, guerre et cocotiers

Ce paradis est pourtant récent. La ville est au coeur des affrontements pendant la guerre civile sri lankaise. Puis c'est le tsunami qui touche la côte le lendemain de Noël 2004. Le Sri Lanka est le second pays le plus touché, après l'Indonésie : environ 35 000 morts sont recensés et les dégats sont importants sur l'ensemble du littoral (c'est d'ailleurs encore le cas sur la côte sud-ouest, à mon étonnement). Le pays, un peu traumatisé on le conçoit, présente quelques marques de l'événement.

Uppuveli, tsunami, guerre et cocotiers
Uppuveli, tsunami, guerre et cocotiers

A noter qu'une soi-disant épidémie de dengue sévirait actuellement à Trincomalee, mais nous n'en avons entendu parler qu'à la fin de notre voyage.

Uppuveli, tsunami, guerre et cocotiers
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8 avril 2017 6 08 /04 /avril /2017 04:44

5 semaines de voyage, déjà. Ca passe vite, et c'est forcément bon signe. La décision de partir a été la bonne, et je pense que la direction Inde/Sri Lanka me correspond bien. Je me régale de chaque nouveau paysage, de chaque nouvelle découverte. J'ignore si cela va durer sur le long terme, mais ça se prend ! 

Je me pose de temps en temps la question de la suite. Des suites.

La suite du voyage tout d'abord. Je pense un peu accélérer dans le Kerala, afin d'éviter de refaire le thé, Je risque donc d'arriver plus vite à Mysore et Goa que prévu. A voir sur place si cette région mérite plus d'attention avant d'arriver au Rajasthan.

Après, le Népal est une question qui est ouverte. Le monde est vaste et j'ai plein d'idées. Il me restera sans doute un mois, un mois et demi, maximum deux. Cela laisse la place à un autre pays, voire une autre région. Affaire à suivre (et à celui ou celle qui hésite pour cet été, c'est une porte ouverte). 

Quelles suites donner aux voyages est une autre question. Une petite exposition photo me botterait bien, encore faut-il prendre le temps de la préparer. Revenir plus tôt cet été ?

Enfin, où vais-je en septembre ? L'enseignement est une évidence, reste à savoir si je postule dans ch'nord, ou si je m'intéresse de plus près aux DOM-TOMs (la Guyane a l'air sympa). Pour préparer cela, faut-il revenir plus tôt cet été ?

Hum, des questions. Pour les réponses, ça viendra plus tard.

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7 avril 2017 5 07 /04 /avril /2017 04:51

"Il fait chaud". Cette phrase, prononcée deux cent trente sept fois par ma partenaire de voyage, est utile, car elle permet de faire descendre la température... ou pas ! Mais oui, je confirme, il fait chaud. Nous descendons des litres et des litres d'eau, et pas sûr que le vélo sous ce soleil soit idéal ! Néanmoins, pour visiter Polonaruva (que j'appelle désormais Polo), il n'y a pas mieux. C'est que le lieu fait 122 hectares ! 

Polonaruva à vélo : apprendre à se brûler les pieds

[la photo n'a aucun rapport, mais je l'aime bien !] Polo fut la capitale du royaume sri lankais du XIème au XIIIème siècle. L'idée était de s'éloigner de la côte, où les Indiens avaient l'habitude de débarquer. Aujourd'hui, le site me fait penser à Angkor, au Cambodge, en plus petit il est vrai.

Polonaruva à vélo : apprendre à se brûler les pieds
Polonaruva à vélo : apprendre à se brûler les pieds
Polonaruva à vélo : apprendre à se brûler les pieds

Le plus dur, ce n'est pas vraiment le vélo. Non, c'est d'enlever nos chaussures avant d'entrer dans chaque temple, tradition bouddhiste oblige ! Et là, je vous assure que nous ne rigolons plus ! Ces photos de stupas sont donc le fruit d'un certain sacrifice, veuillez-les apprécier !

Polonaruva à vélo : apprendre à se brûler les pieds
Polonaruva à vélo : apprendre à se brûler les pieds

Nous croisons quelques petits bonshommes en orange, couleur quelque peu voyante et toujours jolie sur les photos !

Polonaruva à vélo : apprendre à se brûler les pieds
Polonaruva à vélo : apprendre à se brûler les pieds

Terminons avec un peu de nature (j'avais bien encore un bouddha couché, mais vous commencez à connaître le larron !). Les deux dernières sont un martin pécheur, de dos et de face !

Polonaruva à vélo : apprendre à se brûler les pieds
Polonaruva à vélo : apprendre à se brûler les pieds
Polonaruva à vélo : apprendre à se brûler les pieds
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6 avril 2017 4 06 /04 /avril /2017 05:18

A peine sortis des grottes de Dambulla que nous prenons un bus, direction Sigiriya, à quelques dizaines de kilomètres. Que se cache-t-il donc là-bas ? Ca !

Sigiriya, rocher du lion et Pékin Express Pologne

Un caillou ! Enfin, un gros caillou ! Tellement gros que l'objectif est de l'escalader ! Mais avant ça, nous décidons en cette fin de journée de grimper l'autre caillou, juste à côté, et un peu plus petit. Après une traversée d'un système d'irrigation plutôt révolutionnaire à son époque, nous voici devant la bête.

Sigiriya, rocher du lion et Pékin Express Pologne
Sigiriya, rocher du lion et Pékin Express Pologne

Non, pas celle-là. Celle-là.

Sigiriya, rocher du lion et Pékin Express Pologne

Décidément ! Non, je ne parle évidemment pas de Bouddha (qui passe tout de même beaucoup de temps à dormir !)

Sigiriya, rocher du lion et Pékin Express Pologne

Nous voici donc au sommet. L'escalade est vraiment sympa, un peu ardue sur la fin (il faut finir en roulant sur son corps, oui, drôle d'escalade !). La vue est profonde, et, si vous aimez la couleur verte, le lieu est fait pour vous ! L'endroit est réputé pour son coucher de soleil et, malgré les quelques nuages, nous confirmons la rumeur.

Sigiriya, rocher du lion et Pékin Express Pologne
Sigiriya, rocher du lion et Pékin Express Pologne

Le lendemain, au petit matin (ce qui sera une habitude de ce voyage), direction la vraie montée : l'ascension du rocher du lion ! A peine entrés que nous sommes dépassés par deux types qui courent, une caméra derrière eux. Et voila que la scène recommence, avec deux filles cette fois ! Je les interroge alors qu'elles traînent une grosse valise à roulettes derrière elles : mais vous êtes allemandes ? Perdu ! Ce sont des Polonaises (à savoir le pays ayant les plus jolies filles au monde, sans contestation possible). Et si elles courent, c'est parce qu'elles participent au Pekin Express local !

Sigiriya, rocher du lion et Pékin Express Pologne

Ca donnerait presque envie de courir pour escalader le rocher cette histoire ! Mais, manque de chance.... nous suivons un groupe de Japonais, qui, loins de participer au Pekin Express local, semblent entamer une marche funèbre ! Ils sont un bus, enfin plusieurs, peut-être un avion, un A380, c'est pas possible autrement ! Bref, ils sont nombreux, et avancent au rythme des petits vieux. De ce fait, l'ascension est moins sympa que la veille, et c'est une petite déception. Une fois les Japonais descendus, le silence semble reprendre possession du lieu, et nous l'admirons enfin à sa juste valeur. C'est une ancienne forteresse-palais, perchée là il y a quinze siècles par un roi un peu perché lui-aussi (le type a tué son père en l'emmurant, puis a exilé son frère). Nous nous imaginons un peu sur un site maya. 

Sigiriya, rocher du lion et Pékin Express Pologne
Sigiriya, rocher du lion et Pékin Express Pologne
Sigiriya, rocher du lion et Pékin Express Pologne

C'est seulement en descendant que nous observons les pattes du lion (elles devaient être cachées par 13 Nippons équipés de 13 gros Nikon pendant la montée !)

Sigiriya, rocher du lion et Pékin Express Pologne

Vite, vite, prends ton sac, on part à Polo ! [et c'est ainsi qu'un éléphant à 50 mètres nous passa sous le nez !]

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5 avril 2017 3 05 /04 /avril /2017 04:42

Pas le temps de s'éterniser à Kandy, nous prenons la direction de Dambulla. Je présume que vous êtes, tout comme moi je l'étais, incollable sur la géographie sri lankaise.... du coup je vais vous aider un peu !

Dambulla : singes, grottes et bouddhas

La description de Dambulla tient en une phrase sur Wikipédia : "ville de la province centre, elle est célèbre pour son Temple d'Or et son Bouddha couché". C'est court, mais l'essentiel est là ! Je détaille tout de même un peu. Nous arrivons par le stupa et le bouddha assis, tout en or. Le bouddha est un sacré bébé (qui a l'air plutôt grognon), et l'entrée vraiment kitch du musée nous fait sourire. Au-dessus du brave homme, ou plutôt à ses côtés, de nombreuses statues...qui feraient presque flipper. Une vraie armée semble aller vers lui, des cadeaux dans les mains.

Dambulla : singes, grottes et bouddhas
Dambulla : singes, grottes et bouddhas
Dambulla : singes, grottes et bouddhas

Pourrais-tu reculer, tu gênes ma photo. Ouvre les yeux au moins ! Et puis sacré coup de soleil ! (on dirait ma compère dans deux jours !)

Dambulla : singes, grottes et bouddhas

Nous sommes déjà plutôt contents, mais nous n'avions encore rien vu ! Après quelques marches (les premières du pays, mais loin d'être les dernières !), nous nous retrouvons face à des grottes. La vue est déjà sympa, et ce qui arrive va être fantastique.

Dambulla : singes, grottes et bouddhas
Dambulla : singes, grottes et bouddhas
Dambulla : singes, grottes et bouddhas

A l'intérieur des quatre grottes, plus de 150 statues de bouddhas, dans toutes les positions (enfin, pas toutes, espèce de pervers(e) !), le tout accompagné d'immenses peintures murales. Le lieu est magique. Et je me demande comment l'humain peut en arriver à construire des choses pareilles (il y a plus de 2 000 ans !)

Dambulla : singes, grottes et bouddhas
Dambulla : singes, grottes et bouddhas
Dambulla : singes, grottes et bouddhas
Dambulla : singes, grottes et bouddhas
Dambulla : singes, grottes et bouddhas

Peut-être mon endroit préféré du pays, en tout cas celui qui m'a laissé sans voix.

Dambulla : singes, grottes et bouddhas
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3 avril 2017 1 03 /04 /avril /2017 14:19

Alors que j'atterris à l'aéroport de Colombo, je fais le point sur mes connaissances sri lankaises : la guerre civile entre hindous (les tigres tamouls) et bouddhistes (le gouvernement) il y a quelques années (en caricaturant un peu) ; le film Dheepan... et c'est tout. Oui, le Sri Lanka, enfin la République démocratique socialiste du Sri Lanka selon son petit nom officiel, n'est clairement pas ma spécialité et nous évoquons rarement l'île à l'école/université.

Premier point justement, nous sommes sur une île, plutôt petite en comparaison avec l'Inde (1/8ème de la France environ). Je vais y rester deux semaines. 3 seraient sans doute idéales, mais je m'adapte à mon point numéro 2 : je ne suis plus seul, puisqu'une copine de Saint-Omer, Mathilde, m'a rejoint. Je l'attends d'ailleurs à l'aéroport, juste avant la douane, que nous allons franchir ensemble. Bienvenue dans mon pays 50 ! (outch). Pour rejoindre l'auberge, nous prenons un taxi tuk tuk. Le chauffeur conduit 5 minutes, puis s'arrête pour aller acheter des clopes. Tranquille ! Il est prévoyant, car les bouchons sont très importants dans Colombo, la capitale économique du pays (car la capitale officielle est Sri Jayawardenapura.... dis donc, ils ne se foutraient pas un peu de notre gueule les Sri Lankais !?). 1h30 plus tard, nous arrivons après une recherche de notre auberge longtemps infructueuse. Celle-ci est bas de gamme, et Mister ronflement 2017 (que je pensais pourtant déjà connaître) est dans notre chambre. Début idéal, Mathilde est direct dans le bain ! L'excellent petit-dej rattrape un peu l'ensemble, mais il est suivi par une double mauvaise info gare-horaire. Colombo, nous sommes heureux de nous échapper !

Sri Lanka, Colombo au pays de Kandy

Direction (le pays de) Kandy ! Le trajet est formidable, comme tous mes trajets en train sur ce continent : après quelques paysages de plaines, nous grimpons à flanc de colline, avec la vue sur les vallées. Rizières, palmiers, petits étangs et bananeraies se succèdent. Ma compère se régale et c'est sympa pour moi d'avoir un regard neuf sur les choses, quelqu'un qui s'extasie du paysage tropical, celui-la même qui est un peu devenu ma routine depuis 1 mois, et auquel je ne prête déjà plus l'attention qu'il mérite. Il en va de même avec la circulation parfois chaotique ou les couleurs des magasins dans la rue : elle est tout sourire quand je regarde à peine !

Sri Lanka, Colombo au pays de Kandy
Sri Lanka, Colombo au pays de Kandy
Sri Lanka, Colombo au pays de Kandy
Sri Lanka, Colombo au pays de Kandy

Arrivés a Kandy, nous escaladons une colline pour trouver notre auberge, bénéficiant d'une vue pas trop dégueulasse, merci le routard. 

Sri Lanka, Colombo au pays de Kandy

Pas trop le temps de se poser, on s'attaque à un bouddha géant avant d'aller visiter le lac, où un varan nous salue (ainsi qu'un vendeur d'héroïne !). Nous hésitons pour un spectacle de danse, et nous reculons finalement vu l'audience : une centaine de blancs et trois Sri Lankais, sans doute perdus. La ville est en effet très touristique (avec le recul, c'est l'une des plus touristiques du Sri Lanka), et ça me fait un peu drôle après l'Inde. 

Sri Lanka, Colombo au pays de Kandy
Sri Lanka, Colombo au pays de Kandy
Sri Lanka, Colombo au pays de Kandy

Après une petite balade dans le bazar de la ville, où temple hindou, église et mosquée se côtoient, nous terminons Kandy avec son temple de la dent, haut lieu de pélerinage bouddhiste (il y aurait une dent de Bouddha, mais c'est plus vraisemblablement une dent d'animal !!). L'ensemble est classé au patrimoine mondial de l'Unesco (et a subi deux attentats !). Mais ça fait malheureusement un peu Disneyland, la faute à un public extrêmement nombreux (c'est le jeu, nous en faisons partie !). 

Sri Lanka, Colombo au pays de Kandy
Sri Lanka, Colombo au pays de Kandy
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23 mars 2017 4 23 /03 /mars /2017 07:42

Si la beauté est d'apparence subjective, elle n'en est pas moins soumise aux canons de son époque. Chez la femme, le beau d'aujourd'hui, ou du moins ce qui est considéré ainsi, taille élancée, finesse, n'est rien d'autre que la mauvaise santé d'hier. L'inverse est également vrai, puisque le beau d'hier, charnu, potelé, aux formes allongées, est synonyme aujourd'hui d'obésité. Chez l'homme, les époques passent et le canon reste : c'est le Mars antique, la puissance et la fermeté, l'homme de muscles et d'acier.

Soyons honnêtes, je ne réponds guère à cette définition de la beauté du corps. Et, pourtant, je fais des efforts pour m'en approcher. Sinon, pourquoi ces pompes quotidiennes ?

Qu'est-ce que cela m'apporte ? Une confiance renforcée. Bien dans son corps, fort dans sa tête. Mais, surtout, une image dégagée. Un reflet. Un message envoyé. Ces efforts sont faits pour l'autre, pour le regard qu'il aura sur moi. Et, au final, ils n'ont pour but que de flatter mon ego.

 

La recherche de la jolie fille est une quête qui semble éternelle chez la gente masculine. Combien de fois admirons-nous un visage dans la rue, un corps de déesse à la plage, un sourire dans une cage d'escalier ? Quels sacrifices serions-nous prêts à effectuer pour repartir avec la belle, pour l'emmener jusqu'à la chambre à coucher, pour la regarder se dévêtir et admirer le paysage enchanté ? Mais, dans le même temps, ne choisissons-nous pas la jolie fille pour d'autres raisons ? Etre en couple avec elle, c'est tant de fierté. Regardez-nous, et regardez-moi, je suis capable et j'ai réussi à l'apprivoiser, à la capturer. Elle est à moi, elle est mienne. Et elle est belle. Néanmoins, suis-je avec elle pour ce qu'elle est, ou pour l'image qu'elle renvoie de moi ? Suis-je amoureux de sa beauté, ou suis-je amoureux de mon ego flatté par sa conquête ?

Le rapport à la beauté de l'autre est peut-être plus personnel qu'on ne le croit.

La beauté de l'Homme, la laideur de l'âme
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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 07:34

Les récits que j'avais de l'Inde étaient discordants. Il y avait pourtant de l'émotion à chaque fois, des sentiments. Mais ceux-ci étaient parfois positifs, et parfois négatifs. L'Inde, c'est un peu tu l'aimes ou tu la hais. Enfin, sans doute les deux à la fois. Mais, et c'est un grand MAIS, mes récits indiens étaient des récits de l'Inde du Nord.

L'avantage de commencer par l'Inde du Sud, c'est d'entrer de manière un peu plus soft dans le pays, sa culture, ses habitants. "Les gens sont plus sympas ici", "mieux éduqués", "les hommes n'osent pas aborder les filles", "région plus riche", "tranquille", "relax", voilà les réflexions des voyageurs que je rencontre au Tamil Nadu et au Kerala. Souvent, ce sont des gens qui viennent du Nord. Et la comparaison, dans ce domaine, est favorable au Sud.

Et c'est vrai que je ne suis ni choqué par la pauvreté, ni par la saleté (c'est pas clean non plus), ni par le monde autour de moi. La nourriture est moins épicée que dans le Nord, et mon estomac résiste aisément jusqu'ici. Je me suis bien adapté, et sans difficulté.

 

J'apprends beaucoup de choses. Sur le pays, d'abord. Enfin, sur les Indes, parce que les régions différent énormément. Pensez : 22 langues officielles ! Et presque autant d'alphabets  ! Certes, il y a des choses qui unissent le pays (la religion notamment, et l'autre religion, à savoir le cricket). Mais je reste étonné devant tant de disparités, au niveau politique ou linguistique.

 

Les voyageurs que je rencontre en Inde sont un peu différents du reste de l'Asie. Il y a un côté "recherche de spiritualité" qui est souvent important. Cela passe par une semaine dans un ashram, par des cours intensifs de yoga, de la méditation, des cures de desintox mentale. Le pays était connu pour être, dans les années 1960-70, un repaire de hippies. C'est encore le cas aujourd'hui.

 

Mon parcours a donc été le suivant :

Un mois en Inde, 1er bilan (et combien ça me coûte)

Ce que j'ai préféré niveau lieu : 1 - Munnar ; 2 : Kanyakumari ; 3 : Alleppey

Les moments fous : 1 : Pondicherry à la ferme ; 2 : bébés tortues a la mer ; 3 : la ferme aux serpents

Rejet : Varkkalla. This is not India.

 

Au niveau du bilan financier : environ 300 euros dépensés sur place. De la manière suivante :

- environ 57 euros d'hôtels. Couchsurfing m'a forcément bien aidé de ce côté la, puisque sur 4 semaines, il y a eu une semaine d'hôtels au total.

- environ 43 euros d'excursions-visites de temples. Le canoë à Alleppey et la randonnée de Munnar représentent la grosse partie de cette somme.

- 15 euros de frais de change. Que ce soit ma banque ou sur place, on se fait toujours enfler.

- environ 50 euros de frais de transports. Essentiellement les taxis/tuk-tuk. Les transports publics (bus ou train) sont très bon marché (j'ai payé maximum 2 euros !)

- 120 euros de frais de bouche. 2 à 3 repas par jour, quelques jus ça et là. Dans cette somme, environ 10 euros de pourboires.

- environ 10 euros d'Internet. 50 centimes de l'heure en moyenne dans les Internes cafés. 30 dans celui où je suis actuellement.

- 3 euros d'achats. Oui, j'ai fait une folie : un drap de plage. J'aurais pu l'avoir à 2.

 

En sachant qu'un aller-retour en avion jusque Chennai ou Kochi peut se trouver à 400 euros, et que le visa coûte 50 euros, ça vous fait le mois de vacances en Inde du Sud à 750 euros. A ma façon !

 

 

La suite ? Kochi - Mettupalayam - Ooty - Wayanad (?) - Mysore - Bylakuppe (?) - Hampi - Goa - Bombay. Hyderabad m'intéresse aussi, à voir. Mais, tout ça démarre le 3 avril. Aujourd'hui, place au Sri Lanka !

Un mois en Inde, 1er bilan (et combien ça me coûte)
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20 mars 2017 1 20 /03 /mars /2017 23:52

Assis à sa table, seul, il regarde passer les bus et les voitures, les piétons et les chiens, quelques vaches se baladant. Il est français, ça, j'en suis sûr. Difficile pour nous autres de passer inaperçus avec notre accent majestueux. Mais, sans ça, je l'aurais reconnu. Nous avons parfois quelque chose sur le visage, dans la coiffure, qui hurle à l'observateur attentif notre nationalité. Et puis il y a le sac Quechua, le meilleur tatouage de notre Hexagone. Enfin, et surtout, il y a ce geste, celui que les autres n'oseraient pas, de renvoyer la nourriture en cuisine pour une raison quelconque. Et, pour ça, il est vraiment français !

 

Munnar est la parenthèse de ce premiers mois. Je quitte le littoral, la mer d'Arabie, le sable et la chaleur pour la végétation à perte de vue. Le bus toussote quelque peu pour passer la première côte, puis la seconde...et ainsi de suite. Les lacets s'enchaînent, tandis que la fraîcheur fait une apparition remarquée. Une cascade, puis une deuxèeme. Et, enfin, cette toile de fond recherchée, les arbustes alignés, et découpés : me voici au milieu des plantations de thé.

Munnar, les richesses de l'Inde

Munnar est le lieu parfait pour ma première randonnée. 19 kms sont au programme, avec un départ à 7h. Mon pull sur les épaules (drôle de sensation !), je me lance à l'ascension de ce qui a fait, fait, et fera la richesse de cette région. Autour de nous, 55 000 pieds de thé. Ce sont des tribus locales qui ont découvert la plante, mais ce sont les Anglais qui en ont fait un véritable business, avec une grande politique de plantation. Le paysage est aujourd'hui une étendue verte, remplie de cicatrices, que nous empruntons. Nous grimpons à 2 100 mètres pour parvenir au sommet. C'est là que le petit-déjeuner apparaît enfin pour nos estomacs affamés.

Munnar, les richesses de l'Inde
Munnar, les richesses de l'Inde
Munnar, les richesses de l'Inde
Munnar, les richesses de l'Inde

Sri est notre guide. Du genre expérimenté, puisque cela fait 12 ans qu'il fait ce travail. Depuis 3 mois, il est à son compte. Marre de se faire exploiter ! Il a lancé Munnar Trekking Adventure et sa gentillesse et ses connaissances font de lui le guide parfait (en plus de la nourriture maison de sa femme !). Il nous explique la situation locale : 12 000 personnes travaillent aujourd'hui dans les plantations, qui sont le plus souvent la propriété de la famille Tata. Elles sont payées 301 roupies par jour (environ 4 euros), sur la base de 27 kilos de feuilles ramassées. Si tu en ramènes plus, tu es mieux payé. L'inverse est également vrai. Le thé est récolté toute l'année. L'autre travail important est la découpe, qui est régulière (à la base, c'est un arbre, et l'idéal pour la récolte est qu'il ne dépasse pas le mètre de hauteur). Pour les travailleurs, il existe quelques avantages à travailler à Munnar pour Tata : le logement est offert, tout comme l'école ou les équipements de sport. Ils pourront également bénéficier d'une retraite (ce qui n'était pas le cas auparavant, et ce qui n'est pas encore le cas de beaucoup) et de 3 semaines de congés. Les parents de Sri travaillaient dans les plantations, son petit frère aussi. La famille est originaire du Tamil Nadu, la région voisine, tout comme la majorité des travailleurs de Munnar.

On en arrive à parler de sa vie, du décès récent de son grand frère, "son second père". Nous parlons politique, nous parlons religion. Il raille notamment ceux qui prient Dieu pour un meilleur salaire, alors qu'ils feraient mieux d'aller voir leur patron. Il est curieux de tout, et moi aussi. Les 9 heures passeront très vite.

Munnar, les richesses de l'Inde
Munnar, les richesses de l'Inde

Après la montée, sans surprise, il y a la descente. Elle nous permet de traverser l'autre grande richesse de la région, l'autre grande richesse historique du pays : les épices. Je rencontre notamment le roi et la reine, à savoir le poivre (rouge, vert, noir et même blanc !) et la cardamone. Et puis il y a tout le reste : le jacquier (et son fruit de 10 kilos !), la vanille venue de Madagascar, les ananas, les mangues, le cacao (que l'on mange tel quel !), le pomelo (sorte de pamplemousse), les clous de girofle, l'eucalyptus, les noix de coco, lemongrass, noix de muscade, menthe, papaye, café... L'apprenti naturaliste que je suis se régale de tant d'informations (j'ai renommé mon guide Srikipedia), même si je ne retiens pas tout. Sans hésitation, ma meilleure journée indienne.

Munnar, les richesses de l'Inde
Munnar, les richesses de l'Inde
Munnar, les richesses de l'Inde
Munnar, les richesses de l'Inde
Munnar, les richesses de l'Inde
Munnar, les richesses de l'Inde

19 kilomètres plus tard, avec un bon dénivelé, je rentre sur les rotules. Mais cela ne m'empêche pas d'honorer le soir même, jour de Saint-Patrick, l'Irlande. La soirée est déchaînée. 

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