17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 05:31

Da-Vinci-code-pr-milev.jpgDans la série « les livres que le monde a lus mais pas moi », le Da Vinci Code occupait la place de number one. Rappelez-vous l’engouement pour l’œuvre de Dan Brown, les polémiques… cela paraît loin. Ça l’est ! Le livre a été publié en 2003, neuf ans déjà.

 

L’histoire n’est pas banale : le professeur de Harvard Robert Langdon se trouve être le principal suspect du meurtre de Jacques Saunière, conservateur du Louvre. Sur place une série de codes entoure le cadavre, un message posthume que seule sa petite fille, Sophie Neveu, peut déchiffrer. S’en suit une enquête extraordinaire à la recherche du Graal, à décoder les œuvres de Da Vinci ou à chercher la tombe de Marie-Madeleine, qui serait la femme de Jésus et mère de leur progéniture (rien que ça !).

 

Nul doute que le Vatican n’a pas apprécié. L’œuvre tente de mettre en lumière une énorme théorie du complot : l’église cacherait l’existence de la descendance du Christ ! Ce secret serait néanmoins connu par les membres d’une secte : le prieuré de Sion, présidé un temps par Da Vinci (entre autre, la liste de ses membres compte Isaac Newton, Botticelli, Victor Hugo ou Jean Cocteau).

 

Lors de ma lecture je me suis souvent posé la question de la véracité des faits. Je lis un livre qui est un roman. Mais les nombreuses précisions historiques amènent l’esprit à douter. Et si tout cela était vrai ? Plus ma lecture avançait et plus je souhaitais effectuer des recherches sur les informations données. J’ai d’ailleurs regretté que Dan Brown ne l’ait pas fait dans des annexes. Quelques pages Wikipédia sur le prieuré de Sion ou l’ordre du temple (sujet de fantasme de beaucoup d’historiens), ou tout au moins les peintures de Da Vinci à côté des précisions, des ajouts qui auraient été de poids !

 

C’est clairement un livre à lire. Une livre qui attire la curiosité, ne serait-ce que par la façon d’écrire de l’auteur. Un livre qui possède une adaptation cinématographique qui mérite sans doute un second visionnage. Le roman le plus vendu des années 2000 ? (86 millions d'exemplaires jusque 2010 !)

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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 05:23

Audrey Hepburn est une égérie. Une figure de mode. Le symbole d’un certain chic, d’une certaine classe. J’ai presque envie de l’opposer à Marylin Monroe. Intravertie, plutôt timide d’aspect, mais remplie d’un charme fou. Un sourire. Un regard. Vous avez sans doute déjà vu chez l’un(e) de vos ami(e)s son portrait, une cigarette à la main, des lunettes de soleil noires, et un titre Breakfast at Tiffany’s. Ce film est maintenant le plus connu de l’actrice, mais pas forcément le meilleur.

Je débute en rappelant qu’Audrey Hepburn est européenne : née en Belgique, Britannique, vivant sa jeunesse aux Pays-Bas, décédée en Suisse. Amie personnelle d’Hubert de Givenchy, elle fut également son égérie.

 

Les comédies musicales

 

Audrey Hepburn se destina d’abord à la danse avant d’être emportée par le cinéma. Il n’est donc pas étonnant de la retrouver chantant et dansant à deux reprises.

 

Funny Face (1957) : 12 (titre français : Drôle de frimousse)

 

Film de Stanley Donen, le maître des comédies musicales (Singin in the rain), l’ensemble déçoit un peu. Le scénario, surtout, est banal (nominé pourtant á l’Oscar du meilleur scénario, à n’y rien comprendre !), une histoire de mannequin trouvée par hasard. Le film est sauvé par les parties musicales et surtout dansantes, avec une grosse performance de Fred Astaire.

 

My-Fair-Lady-Audrey-Hepburn.jpgMy Fair Lady (1964) : 17

 

C’est selon moi son chef d’œuvre. Film de George Cukor, adaptation de la comédie musicale du même nom, elle-même inspirée par la pièce de George Bernard Shaw le Pygmalion. Audrey Hepburn interprète Eliza Doolittle, fleuriste londonienne, qui tente de parler correctement, et sans accent. Le film est souvent très drôle, bien emmené par le duo Hepburn-Rex Harrison. Les chansons sont entrainantes, les dialogues rythmés. 8 oscars (!) dont le meilleur film.

 

L’amoureuse

 

Audrey Hepburn a essentiellement construit sa réputation à travers des comédies romantiques, où son charme excellait sur des acteurs souvent plus âgés.

 

 

Roman Holiday (1953) : 14,5 (titre français : Vacances romaines) 

 

Vacances-romaines-Audrey-Hepburn.jpgC’est le film qui a fait découvrir au monde entier Audrey Hepburn. Son premier grand rôle, le seul qui lui vaudra l’Oscar de la meilleure actrice (ainsi que le BAFTA et le Golden Globe). Sans surprise l’histoire se déroule à Rome, où la princesse Ann (Hepburn) poursuit sa tournée européenne. Fatiguée du protocole, elle décide de s’enfuir après avoir ingurgité un sédatif prescrit pour son médecin. Endormie devant le Colisée, elle est remarquée par Joe Bradley (Gregory Peck), journaliste. Le lendemain, elle est reconnue par son hôte, qui décide de l’emmener visiter la ville (en Vespa !). L’histoire d’un amour impossible. William Wyler tient son chef d’œuvre, Audrey Hepburn sa carrière. Bonne comédie, notamment la scène de la bagarre sur la piste de danse.

 

Sabrina (1954) : 13

 

Réalisé par Billy Wilder, avec Humphrey Bogard. Sabrina (Hepburn), fille de domestique, est éperdument amoureuse de David Larrabee (William Holden) qui ne la remarque même pas. Pour s’en détacher, son père décide de l’envoyer à Paris dans une école de cuisine. A son retour, elle est transformée. Les fils Larrabee n’ont d’yeux que pour elle. Une romance un peu gentillette, manquant de profondeur en tout cas. Audrey Hepburn est nommée pour l’Oscar de la meilleure actrice.

 

Breakfast at Tiffany’s (1961) : 14

 

Le mythique film de Blake Edwards (adaptation de Truman Capote), celui qui fera d’Audrey Hepburn l’égérie qu’elle est encore. Une robe noire (vendue pour 800 000 $ aux enchères en 2006), des lunettes noires, un porte-cigarette à la main, un collier de perles autour du cou. Audrey Hepburn interprète le rôle d’Holly Golightly, à la recherche d’un riche mari. Elle rencontre Paul Varjak (George Peppard), écrivain en rupture, entretenu par sa riche maîtresse. Comédie ou drame selon les scènes, Hepburn y joue en tout cas une femme très excentrique, connaissant des périodes d’up and down. Elle sera nominée pour l’Oscar.

Breakfast_at_Tiffanys-Audrey-Hepburn.jpg

Two on the Road (1967) : 15,5 (titre francais : Voyage à deux)

 

Voyage-a-deux-Audrey-Hepburn-Two-on-the-road.jpgC’est l’un des derniers films d’Audrey Hepburn, emmené par Stanley Donen (et ce n’est pas une comédie musicale). Joanna Wallace (Hepburn) et son mari Mark (Albert Finney), sorte de vieux couple, reviennent sur leur histoire. Un film très intéressant, ne serait-ce que pour le montage. L’histoire en soi est une tentative d’explication sur les problèmes que rencontrent les couples sur le long terme. Certaines scènes sont amusantes (une préfèrence pour la petite fille pourrie-gâtée que tout le monde a envie de voir descendre de la voiture). Le film se déroule en France (comme une partie de Sabrina, Funny Face ou Charade).

 

La détective

 

Charade (1963) : 16

Charade-Audrey-Hepburn.jpg

Un nouveau film de Stanley Donen, mais cette fois-ci, c’est un thriller ! Regina Lampert, voulant divorcer, apprend que son mari a été assassiné. Un agent de la CIA la contacte et lui raconte l’histoire de son propre mari, et des 250 000 $ qu’il a volés avec 4 autres complices. Ceux-ci sont à sa poursuite, à la recherche du magot. Elle fait confiance à Peter Joshua (Cary Grant), qui s’avère être de mêche avec les voleurs. Très bonne comédie policière, avec un Cary Grant au meilleur de sa forme.

 

La Napoléonnienne

 

War and Peace (1956) : 14 (Titre français : Guerre et paix)

 

Guerre-et-paix-Audrey-Hepburn-War-and-Peace.jpgLe livre de Tolstoï, adapté par King Vidor. Hepburn joue le rôle de Natacha Rostov, jeune adolescente romantique bientôt confrontée aux réalités de la guerre avec Napoléon. Son histoire se mêle avec celle de Pierre Bezoukhov (Henry Fonda), bientôt volontaire sur le front. L’Histoire est déjà extraordinaire, avec l’armée russe reculant, pratiquant la terre brûlée, allant jusqu’à brûler Moscou. Le scénario est très romancé, peut-être un peu trop parfois, mais cela permet de garder l’esprit très russe du bouquin. Musique de Nino Rota.

 

  Pour conclure, je précise qu’Audrey Hepburn a été 8 fois nominée aux Golden Globes (une fois remporté) et 5 fois à l’Oscar de la meilleure actrice (une fois remporté). La filmographie est sélective et pour être complet il aurait fallu être en possession de Love in the Afternoon (Ariane) de Billy Wilder, The Nun’s story (Au risque de se perdre) de Fred Zinnemann ou Wait until dark (Seule dans la nuit) de Terence Young. C’est cependant un beau tour d’horizon des différentes facettes de l’actrice, décédée en 1993, après plusieurs années de sa vie consacrées à l’Unicef.

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15 janvier 2012 7 15 /01 /janvier /2012 13:15

Le sud du Cambodge est notre dernier accès à la mer avant la Thaïlande (ou la Birmanie). En prévision, nous prenons donc une cure de soleil, de sable fin et de vie facile. Nos journées sont fainéantes, nos réveils tardifs, nos repas conséquents. Nos soirées sont actives, à longer les bars du bord de mer, à danser et faire la fête.

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Nous avons rencontré deux Anglais, James and Jane, qui ont participé avec nous à la soirée pirate, thème du jour. Au-delà du plaisir de se maquiller (cela me rappelle que le carnaval doit débuter du côté de Dunkerque), ce fut aussi la joie de rencontrer de nouvelles personnes et de danser jusqu’au bout de la nuit. Un rappel de mes belles années Erasmus ou lilloises.

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Au-delà de l’esprit festif, ces 3 jours du côté de Sihanoukville m’ont donné un aperçu du développement touristique d’un pays. Le Cambodge est loin d’être la destination favorite des Occidentaux, devancé dans la région par la Thaïlande ou le Laos. Depuis la fin de la guerre, c’est cependant l’une des priorités du gouvernement. Les investissements locaux et étrangers ont fait de Sihanoukville LA station balnéaire du pays. Les hôtels et Resorts pullulent, la plage est bondée. Un air de Méditerranée en devenir. Les prix se rapprochent très souvent de l’Occident (à mon grand dam), et nous payons notre nourriture avec 3-4$. Oui, précision intéressante, au Cambodge, on paie en dollar ! Nous avons retiré de l’argent dans une banque : nous avons reçu des dollars. Le dollar est utilisé dans les restaurants, les hôtels, les magasins… Le riel, monnaie locale, n’est utilisé très souvent que pour les sommes inférieures à un dollar. Etonnant, non ?

 

3 jours sont suffisants. Nous commencions à être lassés par le comportement de certains Occidentaux et leurs pratiques dégoûtantes (j’y reviens prochainement). Direction l’ile Koh Rong, et sa centaine d’habitants. Phileas Fogg va se transformer en Robinson Crusoé !alpha-1155.JPG

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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 05:26

Le Cambodge est l’un des 3 cas de génocide officiellement reconnus par l’ONU (avec l’Allemagne nazie et le Rwanda). Cela se passait dans les années 70, et l’Occident ferma les yeux pendant trop longtemps sur les pratiques des Khmers rouges et de leur chef : Pol Pot.

 

Bokor est la principale attraction touristique autour de Kampot. C’était la station balnéaire française du temps de la colonisation. L’idée était simple : comme les Français ne pouvaient pas revenir dans la métropole pour des vacances à la neige (déjà ce n’était pas la mode, puis le coût et la longueur du trajet, sans avion, rebutaient les plus motivés), le gouverneur eut l’idée de construire une station touristique tout en haut de la chaîne de montagnes des éléphants, au milieu du froid et du brouillard. Les jeunes Français n’ayant jamais connu la métropole pouvaient ainsi s’imaginer en Europe (d’autant plus que l’endroit était interdit aux Cambodgiens). Un casino, un hôtel ou une église occupent toujours les lieux. Ils étaient abandonnés jusque la fin des années 1990, ce qui donnait un charme particulier à la station. L’hôtel sort tout droit de Shinning et l’église respire des fantômes selon notre vieux Lonely Planet.

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Ce fut une grosse déception. La montagne a été récemment achetée par Sokimex pour 100 millions de dollars et un bail de 99 ans. Qu’est-ce que Sokimex ? Le mastodonte cambodgien. Sokimex c’est le pétrole, des hôtels ou une compagnie aérienne. Sokimex a aussi acheté une plage ou les droits d’entrée d’Angkor Wat pour 10 millions de dollars l’année (on dit que l’augmentation des droits d’admission, 20$ par jour actuellement, rapporte 50 millions à l’entreprise à la fin de l’année). Sokimex achète une montagne. L’idée est de construite un immense casino, un hôtel de 400 chambres, entre 3 et 5 étoiles. Okhna Sok Kong, fondateur et directeur de la compagnie est une sorte d’émir du Cambodge. Niveau corruption, vous ne serez plus étonné de trouver le Cambodge dans les profondeurs du classement.

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Heureusement la visite a été sauvée par notre guide, « Tri ». Officiellement à la retraite, il est venu pallier une absence. « Tri » c’est un peu d’histoire cambodgienne.

A 12 ans, en 1970, il a dû se réfugier dans la forêt pour tenter d’échapper aux bombardements de Nixon, obnubilé par le Vietnam. Il se retrouve très vite une arme à la main. Puis les Khmers rouges sont arrivés au pouvoir (17 avril 1975) et il est entré en résistance. 49 de ses proches ont été assassinés – entre un et deux millions dans l’ensemble du pays. De son côté, il est parti au Vietnam pour rejoindre les différents opposants, entrainés par les Viêt-Congs. Il revient en libérateur (en 1978-9), épaulé par l’armée vietnamienne. Souci, ces derniers s’installent sur le long terme. Il faut attendre 1991 pour voir l’armée de Saïgon quitter le pays (accords de Paris). L’ONU prend le relais en 1992, et « Tri » travaille pour eux, apprend l’anglais.

Jusqu’à la mort de Pol Pot en 1998, la situation est difficile. Des Khmers rouges sont toujours cachés dans les montagnes ou les forêts. Ils terrorisent la population et fonctionnent à coup de pose de mine antipersonnel (dont le pays n’est pas encore débarrassé)

« Tri » s’est finalement reconverti dans le tourisme, celui-ci se développant d’année en année dans le sud-est du pays. Sacré Tri et sacrée vie !

 

Bon, après ces histoires de bombes, de morts ou de génocide, observons ce magnifique coucher de soleil.

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Kampot est traversé par la rivière Kampong Kandal. En nous baladant dans les rues, nous avons l’impression que les touristes représentent un gros quart de la population. Beaucoup d’hôtels affichent complet et il faut être attentif aux places qui se libèrent pour entrer dans notre restaurant favori. La ville est petite, mignonne, rythmée par la vie des Occidentaux. Man Utd vs Man City rassemble les amateurs de ballon rond au pub du coin de la rue. A chaque but les cris résonnent dans le centre-ville. Les Cambodgiens se sont remis à vivre. Très souvent le sourire aux lèvres.

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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 05:00

carte-du-Cambodge-itineraire-Milev.pngL’idée est d’aller un peu plus vite au Cambodge que dans les pays précédents. 3 semaines sont prévues pour arpenter le pays, en commencant par Kampot (et Bokor, station française), Sihanoukville (pause plage), et Phnom Penh. Puis c’est l’hésitation pour savoir si on fait Battambang, deuxième ville du pays et le lac Tonié Sap. Sien Reap (et Angkor) sont incontournables. Enfin, selon notre choix pour Battambang, nous pourrions faire un tour dans le nord-est, beaucoup moins touristique et méconnu. Après ces 3 semaines (plus ou moins), c’est le Laos !

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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 05:52

30 jours au Vietnam. Suffisant, selon moi, pour découvrir les richesses du pays. On peut toujours faire plus il est vrai, mais, contrairement à la Chine, je n’ai pas dû sacrifier certaines régions au profit d’autres.

L’idéal pour visiter le Vietnam c’est l’open-bus ticket. Hanoï-Saïgon, ou son contraire. Le pays est plutôt long, mais la largeur côte-frontière ouest est des plus réduites. Ça facilite la tâche du voyageur.

Les prix sont très limités. Au total, pour ces 30 jours, j’ai dû dépenser aux environs de 500-600€. A ne pas comparer avec une semaine sur la Côte d’Azur (je ferai un point combien ça coûte plus précis pour le Cambodge).

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Commençons par le sujet qui fâche : le top 3 des déceptions

3 Dong Hoi, la météo n’a pas joué en notre faveur et la seule découverte fut la moto

2 Hoi An, surcoté

1 Sapa, minorité pourrie par le tourisme de masse, terrasse de riz limitée… pour ce genre de paysage, choisissez le Yunnan chinois !

 

Le top 3 des satisfactions

3 Hanoï, un charme très français, des lacs et des rues marchandes à n’en plus finir

2 Ha Long Bay, la perle naturelle du pays

1 Saïgon, capitale de la fête, du nouvel an au mariage

 

Le top 3 des expériences

3 La nourriture vietnamienne, avec un plus pour le crocodile et le serpent

2 Les débuts en moto (et ce n’est qu’un début !)

1 La mariage vietnamien, une expérience irremplaçable

 

Le regret : ne pas avoir fait le Vietnam « guerre ». Dien Bien Phu est difficile d’accès, tandis que les tunnels ou la musée de la guerre ont été sacrifiés au profit des fêtes et mariages saïgonais. Un regret donc, mais ça me laisse une porte ouverte si je veux revenir un jour dans le coin !

 

Aussi, cela fait plus de 100 jours que je voyage 24/24, 7/7 avec ma partenaire et elle me supporte on ne peut mieux ! C’est également une belle satisfaction !

 

Le Vietnam fut donc une surprise. Je pensais le pays moins développé, moins peuplé, moins pollué. Je pensais que le Vietnam faisait partie des pays du sud-est asiatique. En réalité, le Vietnam est candidat à la dénomination tigre asiatique, faisant surtout parler sa puissance démographique (90 millions d’habitants).

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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 05:42

Comme je le dis (et l’écris) souvent, l’érudit sait ce que tout le monde ignore mais ignore ce que tout le monde sait. A force de voir les livres de Stieg Larsson dans le métro de New York ou de Paris, je me suis pris d’une certaine curiosité : qu’est-ce que Millénium ? Une trilogie. Le mot ne me plaît guère, tant je hais lire ou regarder une histoire sans fin. Mais avec 65 millions d’exemplaires vendus dans le monde (décembre 2011) et deux adaptations cinématographiques (celle de David Fincher sort en France cette semaine) il faut croire que ce livre est magique.

 

Cette trilogie est avant tout posthume. Stieg Larsson est décédé en 2004, il n’a pas eu la chance de voir son travail devenu phénomène mondial. Les livres ont leur propre fin. Difficile cependant de lire le livre 3 sans avoir lu le livre 2. Mais cela reste possible. Surtout ces livres sont policiers, mystérieux, avec des personnages attachants, en premier lieu Lisbeth Salander.

Millenium-Stieg-Larsson-pr-Milev.jpg"Knowledge is power". Salander dans Les hommes qui n’aimaient pas les femmes. Millenium, tome 1.

 

Le premier épisode m’a pris deux journées. The girl with the dragon tatoo (le titre anglais, pour une fois la traduction française est meilleure !).

Chaque année depuis 44 ans, un homme reçoit à son anniversaire une fleur séchée dans un cadre, un envoi anonyme ; tous ont été accrochés à un mur de son bureau. Et, chaque année, il essaie d’interpréter le message. Qui ? Pourquoi ? Pour lui faire du mal, pour lui rappeler que sa « fille adoptive » a été assassinée ?

Il engage Michael Kalle Blomkvist, journaliste en sursis, pour résoudre son énigme. Celui-ci fait très vite appelle à Lisbeth Salander.

 

Ce premier livre fut une drogue. Une chef d’œuvre.

 

Millénium, tome 2, La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette (The Girl who played with fire, cette fois c’est la traduction anglaise qui est la bonne !) est selon moi un peu en-dessous du premier… et du troisième ! (j’y reviens).

Dag et Mia, journaliste et thésarde, pense publier chez Millénium, magazine de Kalle Bastard Blomkwist, un livre et un article consacrés au commerce du sexe, accusant de nombreuses personnalités des médias ou de la justice. Ils sont retrouvés assassinés. Toutes les preuves accusent Lisbeth Salander. Celle-ci est introuvable. Blomkwist de son côté va tout faire pour prouver son innocence.

 

Selon moi le second est un peu plus lent à débuter et les récits de la vie sentimentale ou sexuelle des deux protagonistes principaux me lassèrent vite. Les dernières 300 pages sont cependant bien compilées.

 

La reine dans le palais des courants d’air (The Girl who kicked the Hornet’s Nest) est le dernier de la série (qui devait contenir jusqu’à dix volumes mais la mort prématurée de Larsson fait que la série s’est arrêté à 3 et ½ , le dernier volume n’étant pas publié).

Le livre revient sur le procès à venir de Salander et la recherche des vrais coupables, la firme, que Blomkvist va démasquer avec l’aide d’une grande équipe, allant jusqu’au premier ministre suédois !

 

J’ai beaucoup aimé ce troisième volet en raison des implications politiques, des nombreuses références à l’histoire suédoise récente (assassinat du premier ministre Olof Palme en 1986, ou de la ministre des affaires étrangères Anna Lindh en 2003 ; oui la vie politique suédoise n’a pas toujours été de tout repos). La toute fin du livre (les dernières 50 pages) manque un peu de piquant et l’escapade de Salander à Gibraltar par exemple est sans intérêt. Mais l’ensemble de la trilogie vaut le coup d’être découvert. En attendant de voir l’adaptation cinématographique.

 

PS : pourquoi la solution du théorème de Fermat n’est pas dans l’ouvrage ? Pour ça : http://fr.wikipedia.org/wiki/Dernier_th%C3%A9or%C3%A8me_de_Fermat

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8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 05:30

Après 30 jours au Viêt-Nam (déjà), c’est le temps du départ. Notre visa expire dans deux jours et nous avons devant nous une liste de pays qui m’impressionne toujours. Prochaine étape : le Cambodge.

 

Depuis Cantho, capitale du delta du Mékong où nous étions établis, nous voulons rejoindre Ha Tien pour traverser la frontière. Premier problème, il n’existe pas de bus direct. Nous devons donc passer par Chau Doc (3 heures) pour atteindre notre destination de transit. Second problème les bus Chau Doc-Ha Tien n’existent qu’à 6 et 9 heures du matin. Il est 15 heures… On pourrait passer la frontière à Chau Doc puisque c’est une ville frontalière, mais ça nous compliquerait la tâche de l’autre côté. Pas grave nous allons rester une nuit ici, dans un hôtel voisin de la station de bus.

 

Nous arrivons dans l’hôtel et…mais où est l’ordinateur ? Réponse : toujours dans le bus. Nous nous regardons et commençons un sprint. J’arrive le premier sur place, le bus a disparu. J’essaie de m’expliquer, cherche le bus, un homme me dit de monter à l’arrière de sa moto. Allons-y, c’est peut-être ma chance. J’espère qu’il rattrapera le bus.

Je passe devant Alba qui ne comprend pas trop ce que je fais sur une moto. Elle attend, dix minutes, vingt minutes… Pendant ce temps je suis toujours sur ma moto. Mon chauffeur m’offre une visite du centre-ville, tourne à gauche, à droite. Si j’ai espoir pendant les quinze premières minutes, je désespère ensuite. Il ne sait pas trop où il va, et je me demande s’il n’a pas fait tout cela pour obtenir le salaire d’un aller-retour station de bus-centre ville. L’ordinateur c’est les photos, c’est l’outil de travail d’Alba, le mien, notre connexion Internet, notre lecteur de DVD…oui l’ordinateur est important, même au cours d’un voyage !

Le chauffeur de moto s’arrête, regarde à droite vers…le chauffeur du bus, déjà de retour chez lui. A l’intérieur de sa maison, où je suis invité à entrer, mon bloc-notes et l’ordinateur. A mon retour à l’hôtel, le chauffeur de moto obtient un double-salaire.

 

Nous mangeons pour 17 centimes. Bien. Un cafard passe sous ma chaise. Pas bien. Le prix de l’hôtel est de 3,5€ la chambre. Bien. Les souris/rats hantent les murs. Pas bien.

 

Départ 6 heures le lendemain pour rejoindre Ha Tien. Arrivés dans la ville frontalière, nous étudions les différentes possibilités de passage. Une agence a l’air plutôt sérieuse et nous explique qu’elle s’occupe de tout niveau administratif. Elle propose aussi le trajet Ha Tien-Kampot (de pomme ahah), ville cambodgienne où nous désirons nous rendre. 25$ pour le visa (c’est officiellement 20 à la frontière mais il faut souvent sortir un ou deux dollars pour le garde-frontière) et 11$ pour le trajet (tarif élevé, sans doute trop, mais la concurrence fait défaut dans le coin). Nous sommes avec de nombreux occidentaux qui, à la frontière, perdent patience. Il faut dire que notre chauffeur nous a abandonnés. Nous devons régler les problèmes administratifs et l’attente, plus de 2 heures 30, énerve beaucoup d’entre eux (à l’agence on nous a promis le trajet Ha Tien-Kampot en 1h30 !)P1070199-copie-1.JPG

Nous passons finalement la frontière (je dois montrer mes attestations de vaccin ou payer 1$, j’ai le papier sur moi. Alba n’a pas le papier, elle ne doit pas payer…). Et c’est parti avec notre chauffeur de bus pour 4 kilomètres….le moteur a lâché. Certains demandent déjà à être remboursés pour prendre le taxi, le chauffeur se plaint de devoir passer la nuit ici. Et nous ?? Nous sommes finalement heureux de voir un mini-bus arriver. 1 heure plus tard, nous voici à Kampot. Nous allons à l’hôtel recommandé par différents guides de voyage, c’est complet. Pas grave il y en a un en face...complet ! Après 5 hôtels complets on commence à être inquiet. C’est finalement le sixième hôtel qui sera le bon. Pour 8$ la nuit (4 chacun) nous avons une chambre avec 3 immenses lits. Il y a de la place pour vous ! Vous n’avez qu’à me rejoindre ! En route pour le Cambodge !

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7 janvier 2012 6 07 /01 /janvier /2012 04:52

Rarement depuis le départ de ce voyage je me suis levé si tôt. 5 heures, ce n’est pas des vacances ! La raison en vaut la peine : une croisière sur le Mékong, le dixième plus grand fleuve du monde avec ses 4909 km. Le fleuve traverse 6 pays (+ le Tibet). 70 millions d’habitants vivent dans son bassin, dont 18 millions rien que pour le delta (55 000 km² !). Le fleuve des neuf dragons abrite aussi des poissons-chats géants (293 kg pour le plus gros !) et des dauphins d’eau douce (menacés d’extinction).

Le prix est de 15$ par personnes, soit l’achat le plus élevé du Viêt-Nam, pour six heures de croisière (ce qui revient à deux euros de l’heure, bien en-dessous du SMIC français…). Nous avons le bateau pour nous et notre propre chauffeur, une femme en l’occurrence.

 

Pourquoi partir si tôt ? Non pas que le fleuve disparaît l’après-midi, mais les marchés oui. Très matinaux ces Vietnamiens. L’idée est aussi de voir le lever du soleil, tout autant d’éviter le soleil de plomb et les coups de soleil (tout au moins en partie, cf. le bras de ma partenaire).

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Cette croisière est clairement un immanquable du Viêt-Nam. La vie des habitants est rythmée par le fleuve, les maisons sont sur l’eau, une femme lave son linge, un homme pêche. L’eau est polluée, c’est même dangereux de s’y baigner (mais les Vietnamiens le font tout de même).

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Les marchés sont étonnants, par forcément très grands, mais très utiles pour la plupart des habitants. Quelques maisons ne sont pas reliées pas la route, ils utilisent leurs bateaux. Les paysages sont splendides, c’est ceux-ci que j’imaginais quand je pensais Asie du sud-est. Nous sommes plusieurs fois bloqués par de la mangrove, il faut ramer (au sens propre et figuré du terme) pour s’en dégager.

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Notre chauffeur nous laisse sur l’île aux fruits. Les bananes et les noix de coco sont à portée de main, tout comme d’autres fruits dont j’ignore le nom (les scientifiques, si vous avez une idée je suis preneur). Nous mangeons sur place, buvons du lait de coco découpé de l’arbre devant nous.P1070150.JPG

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Une croisière c’est aussi romantique.P1070194.JPG

 Une totale satisfaction. Une impression d’au revoir aussi. Le Viêt-Nam est passé vite et nous a dévoilé ses charmes.

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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 04:21

Très honnêtement, Saïgon a plus été pour nous une ville de fête qu’une ville de culture ou d’histoire. Nous avons visité la ville en deux heures, à peine le temps d’une marche dans le centre-ville. Le reste de notre temps fut consacré aux activités de Nguyet, notre couchsurfer locale, et notamment à un mariage (j’y reviens).

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Entre Hanoï et Ho Chi Minh (Saïgon est seulement le quartier central de la ville, ainsi que l’ancien nom, mais depuis 1975 et la prise de la ville par l’armée du Nord, la cité a été renommée en l’honneur du père de l’indépendance) grande préférence pour la première au niveau du charme. Ho Chi Minh n’a pas de lacs, l’architecture est loin d’être grandiose, les abords de la rivière sont odorants… mais Ho Chi Minh est une ville d’histoire. Le palais de la réunification, celui qui fut assiégé par les manifestants et les troupes du Nord en 1975. Le musée de la guerre, de l’indépendance ou Ho Chi Minh. L’opéra, le vieux marché. Et partout les drapeaux communistes, partout les portraits d’Ho Chi Minh ou les expositions consacrées au rôle de l’armée et à sa bienfaisance. P1060792.JPG

L’influence française était plus présente au nord, seule la cathédrale Notre-Dame évoque la présence occidentale du siècle dernier.

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L’avantage de couchsurfing, c’est des histoires qui ne peuvent pas arriver ailleurs. Tout d’abord la mère de Nguyet fut une excellente cuisinière. Secondement, Nguyet nous a emmenés à un enterrement de vie de garçon, à savoir celui de son voisin. A peine arrivés sur place que les regards se tournent sur nous : mais que font ces occidentaux ici ? On se le demande aussi, étant donné que la barrière de la langue nous empêche de communiquer avec le reste de l’assemblée, composée essentiellement d’hommes. Pour détendre l’atmosphère, plusieurs d’entre-eux viennent me voir pour me proposer un shot. Vous connaissez ma religion sans alcool, eux pas encore, mais après le vingtième refus ils ont commencé à comprendre. De ce fait ils se sont tournés vers ma partenaire. Le shot était particulièrement costaud, plus fort que de la vodka, et c’est en fait un alcool fait maison.

Puis on nous a envoyés sur l’estrade. Notre mission : chanter. Les Vietnamiens, comme tout Asiatique qui se respecte, sont fans de karaoké. On nous demande quelle chanson on veut. « Imagine » de John Lennon. Seul problème, la musique n’est pas incluse dans l’ordinateur, c’est un Vietnamien qui m’accompagne au piano. Il ne connaît pas l’air et joue sa propre mélodie. Imaginez chanter une chanson sur un air différent : c’est excessivement énervant. Bilan : j’ai assassiné John Lennon une seconde fois. Ma partenaire a enchaîné, avec un peu plus de succès il est vrai (quand on a deux parents musiciens et soi-même chanté dans un groupe, c’est tout de suite plus facile !).

 

Les Vietnamiens sont timides. Ce n’est pas moi qui le dit mais Nguyet. De ce fait, pour les rendre un peu moins timides, nous sommes toujours envoyés en premier sur la piste. Notre mission : danser et inviter d’autres personnes, qui ne peuvent pas refuser. Me voilà transformé en chauffeur de salle d’un enterrement de vie de garçon. Seul souci il n’y a que des mecs, et inviter des garçons à danser n’est pas trop dans mes habitudes. J’ai découvert la danse de la mobylette, en compagnie d’un homme assez âgé qui n’avait plus qu’une jambe, sautillant sur celle-ci à un rythme effréné et remuant les mains à la manière d’un chauffeur de moto en pleine accélération. P1060845.JPG

J’ai aussi découvert que les Vietnamiens, une fois la glace brisée, sont très vite tes amis. Et vas-y qu’on m’embrasse sur la joue, qu’on me tient la main (hum, je deviens méfiant) et surtout que le marié nous invite au mariage, le lendemain.

 

Et nous voici en plein milieu d’un mariage vietnamien. Nous n’avons pas assisté à la cérémonie, nous sommes seulement arrivés en deuxième partie, la première étant consacrée aux personnes un peu plus âgées. Nous sommes attablés avec 8 filles (je pense que les filles et les garçons sont plus ou moins séparés, exception faite de ma partenaire et moi). Une centaine de personnes prennent part au repas, qui se déroule à un rythme effréné. Menu : rouleaux de printemps, crevettes grillées, poisson, poulet-riz, hot pot, gelée. En une heure c’était réglé. Place à la fête ! Et le premier envoyé sur la piste de danse, ne cherchez pas trop loin, oui bibi, qui doit exécuter la danse de la mobylette ! Un mélange de karaoké et de danse s’enchaîne, entre les canettes de bières et un coca-cola vietnamien absolument affreux. Malheureusement il n’y avait que ces deux choix là…alors à chaque reprise lorsque l’on veut me faire boire une bière, j’aspire un peu dans ma paille tout en la mordant. Toute la soirée j’ai officiellement bu le cola local, alors que mon verre n’a pas descendu (au contraire le niveau du cola montait à mesure qu’ils venaient me rajouter des glaçons ! A la fin je refusais, estimant que mon comportement allait finir par être démasqué !)

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A notre départ c’est la séance photo, c’est tout juste si on ne doit pas poser avec l’ensemble du mariage ! Les mariés, logique. Des personnes qui parlaient anglais, sympa. Un bébé, bon, au point où on en est… (pas content le bébé en plus !)

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Alors, même si je regrette un peu l’absence de musée et d’histoire à Saîgon, j’ai franchement adoré ces moments. Au sein de la culture vietnamienne, à danser et faire la fête, Ho Chi Minh restera pour moi la grande étape du Vietnam.

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Published by milevjeryleron - dans Viet-Nam
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