28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 05:53

La fenêtre est éclairée par la lumière blanche qui provient du fond de la pièce. Une béquille traîne en dessous. Au premier plan, il est assis, devant une simple table. Une chaise vide lui fait face. De l'autre côté de la rue, mon regard inquisiteur, malgré le rideau. Je vois chacun de ses faits et gestes, tout au long de la journée. Un vieux monsieur, mal peigné. En face de chez moi, le retraité.


Sa visite quotidienne ? L'aide soignant. Il lui nettoie les pieds. Mon retraité disparaît ensuite quelques heures pour le repas du midi et du soir. Le plaisir du jour. Le reste de son temps, il s'emploie à le tuer. Ce qui me choque régulièrement, c'est le rythme de sa marche. Un pied devant l'autre, il prend son temps. Il fait attention, très lentement, tel l'enfant faisant ses premiers pas. Il est de l'autre côté de la pendule, plus proche de minuit que de midi. Son avancée se fait au rythme des secondes. Calmement il se rassoit devant la table. Et il observe la rue. Les passants, les voitures, les vélos. La sirène d'alarme des pompiers réveille l'assoupi. Il se relève, et repart tranquillement vers la porte.


En face de chez moi, ce n'est pas un, mais une dizaine de vieux de la vieille. La maison de retraite. Rassurez-vous, je n'ai pas encore attrapé de torticolis en les suivant du regard. Les cheveux blancs, les lunettes sur le nez, et des habits reprisés. Mes petits vieux allemands me font penser aux Français. A croire que la vieillesse rapproche le mode de vie et l'apparence des peuples.

Tiens, une visite ! En voilà un qui doit être content ! J'ai l'impression qu'elle parle plus avec l'infirmière qu'avec son grand-père. Ils font des grands gestes. Le doigt est pointé sur mon vieillard. A mon avis, il a du faire une bêtise. Pas commode ces jeunes. « Tu ferais mieux de rester assis » semble-t-elle dire. C'est pas faute de l'être la moitié de la journée.

 

Lui a des fleurs à son balcon. Mais depuis une semaine que je suis là, elles n'ont pas fané. Fleurs artificielles à n'en pas douter. Une lumière s'éteint sur ma gauche. 19H05, c'est l'heure de se coucher.

 

A force d'observer

plusieurs fois par journée

ce banc de retraités,

je commence à me demander

à quoi ils pouvaient bien ressembler

et ce qu'ils doivent regretter.

 

Ce qui me fait peur, aux derniers jours de l'hiver, ce sont les regrets que j'aurai peut-être accumulés au fil des saisons. La Bucket List existe pour ça, je dois réaliser l'ensemble des idées mentionnées, au risque d'avoir l'impression d'avoir manqué quelque chose. Je fonctionne d'ailleurs très souvent par liste, afin de ne pas oublier les choses essentielles. Ce que je dois faire dans la journée pour ma thèse. Les mails que je dois envoyer avant la fin de la semaine. Au fur et à mesure, je fais des croix. Ça, c'est fait.

La Bucket List, c'est ma liste de vie, celle qui me rappelle l'essentiel. D'ailleurs, il y a « être heureux ». Et j'ai déjà coché. A croire que ma vie est déjà, en partie, réussie.

 

Reste à faire :

Rio de Janeiro

Road 66

Traverser le Pacifique en bateau

Marcher en Antarctique

Visiter l’Inde

Voir Rome

Aller à Jérusalem tout en ayant lu la Bible

Aller à la Mecque tout en ayant lu le Coran

Avoir des enfants

Voir la politique d’un peu plus près

Me marier en rythme avec Pachelbel

Ecrire un livre

Etre quadrilingue

Courir un marathon

Escalader le Kilimandjaro

Mettre un pied dans l’ensemble des pays du monde

L'île de Pâques à Pâques

Sauter en parachute

Sauter à l’élastique

Emprunter la route de la soie

Regarder l’ensemble des nominés et gagnants à l’Oscar du meilleur film

Assister à une finale de coupe du monde

Réaliser mon arbre généalogique

Monter l'Alpe d'Huez sur un vélo

Etre capable de jouer mon aria préféré de Bach au piano (ouverture n°3 en ré majeur, air on the G string)

Réaliser mon autoportrait avec un style de Rembrant ou Courbet

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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 07:55

 

Sur la route du bonheur, l'amour est une voiture. Elle vous emmène à toute vitesse à travers villes et campagnes, elle vous permet de savourer chaque paysage et chaque minute du voyage.
Depuis plus d'un an j'admire depuis ma fenêtre, je goûte au bonheur de voir défiler les lieux et le temps. J'en vois d'autres, autour de moi, qui, malheureusement, sont tombés en panne. On essaie alors de réparer comme on peut, on s'improvise mécanicien de l'amour. Certains sont doués, d'autres n'y arriveront pas. Ils se diront que c'est définitivement cassé et laisseront là, abandonné, le véhicule avec qui ils ont tant voyagé. Je les vois ensuite, se balader à pied le long de la route de l'amour. Mais que les distances semblent longues ! Ils y en a qui tentent le stop et se feront prendre dès les premiers kilomètres. Mais descendront très vite en réalisant que le chauffeur va peut-être trop vite, ou qu'il n'est pas assez sérieux. Pour d'autres, au contraire, c'est une longue traversée du désert qui s'annonce. Le stop ne fonctionne pas, c'est que ça se joue souvent à la tête...

Des amis sont fans de rallye. Ils foncent dès qu'ils mettent un pied dans la voiture. Au risque d'un accident sanglant. D'autres avancent à un rythme un peu plus pépère, profitant des paysages. Ceux-là ont déjà eu plusieurs voitures et ils se souviennent souvent de la période à pied. Ils se rendent compte de la chance qu'ils ont, et préfèrent ne pas précipiter les choses. Ils savourent les premiers kilomètres, les plus magiques. Ils sont fiers aussi, et exhibent leur nouvelle voiture. Ils en vantent la carosserie, l'endurance, la fiabilité. Il paraîtrait même qu'elle a un bon sens de l'humour.

 

J'admire souvent les vieilles voitures. Ces antiquités si solides, on n'en fait plus des comme ça. A l'époque on pouvait tranquillement réparer le moteur à la main. D'ailleurs on n'aurait même pas pensé s'en séparer. Ça aurait été mal vu ! Maintenant tout est électronique, ça n'a plus le même charme. Et comme tous les objets électroniques, on jette quand c'est cassé, ou passé de mode. On voit la même en mieux en magasin, alors on craque. On n'a d'yeux que pour les nouveautés. Enfin, j'utilise le « on », mais je ne me considère pas comme ça. J'aime trop les vieilles voitures, celles avec qui on a une véritable histoire. Ah, cette voiture de caractère ! Et quand je les vois, les fiers, se balader en Aston Martin 1964, je me dis qu'ils ont de la chance. Moi-même j'ai déjà cassé deux véhicules. A croire que je n'étais pas assez bon pilote. Le permis en poche, on se croit fort, capable de maîtriser n'importe quel changement de direction. J'ai lâchement abandonné mon premier véhicule, ne le pensant pas fait pour moi. C'est le second qui m'a lâché en plein milieu d'une autoroute inconnue. J'ai longtemps été perdu. Et puis...


Mon véhicule est magique. Je l'ai ramené de l'étranger. La fiabilité allemande. Et avec lui j'ai voyagé, ô combien ! J'ai traversé la Russie, j'ai vu la Mongolie, j'ai mangé des kilomètres en Chine. J'ai fait un road-trip en Asie du Sud-Est. Et puis je suis revenu avec en Europe. Au cours du voyage je me suis aperçu de la solidité du véhicule. Je n'ai plus douté.

Et puis j'ai dû laisser ma voiture au garage, le temps de deux mois. Je suis parti à l'étranger en essayant d'en prendre soin comme je pouvais. Mais rien ne vaut la présence. Ne dit-on pas, loin des moteurs, loin du bonheur ? A mon retour, au moment de reprendre la route, j'ai eu l'impression que je ne connaissais plus mon véhicule, que je ne le reconnaissais pas. On aurait dit qu'il avait changé. Et sur la route, on ne voyait rien devant nous. C'était flou. Un épais brouillard. Une brume qui risque de durer 3 ans. On l'appelle relation à distance. Mon véhicule n'aime pas, et comme je le comprends.

 

Je tente d'être un mécanicien de l'amour, j'essaie de trouver des solutions, de trouver de nouvelles routes. Quelque chose qui nous amènerait un peu plus de visibilité sur moyenne ou longue distance. Sans forcément trouver. Alors on fera exactement ce que l'on fait en temps de brouillard : on ira doucement, sans s'affoler, en se disant que si un accident arrive nous n'y pouvons rien. On plisse les yeux, on contracte le cœur, et on prie qu'un mur ne se trouve pas au prochain virage.

Et si accident il y a, il restera la possibilité d'effectuer un voyage en train.

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16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 12:13

Un mois, le premier, dans un pays d'Afrique Subsaharienne. Le Kenya, l'image que j'en avais et la réalité du terrain.

 Malgré mes quelques voyages précédents, j'ai été surpris par le niveau de vie à Nairobi. Non pas tant par la misère ou les maisons délabrées. Au contraire, ce sont les résidences gardées et les grands jardins fleuris qui me restent en mémoire. Nairobi est l'une des capitales de l'inégalité. D'un côté vous avez le personnel de l'ONU et ses bâtiments fortifiés, un nombre incalculable d'ambassades et de sièges d'organisations non gouvernementales, des instituts, des centres de développement, les sièges sociaux d'entreprises souhaitant s’implanter dans l'Afrique de l'Est... Et de l'autre côté, vous avez Kibera, peut-être le plus grand bidonville d'Afrique dont on estime parfois la population à un million.

 

Ce qui me reste en mémoire de Nairobi, ce sont les conditions de circulation. Des bouchons de jour comme de nuit, avec des pointes à 8 et 17h, moments où les piétons prennent un malin plaisir à vous prendre 100 mètres chaque minute. Les infrastructures sont déficientes, l'exemple le plus parlant était à côté de chez moi où une route que les Japonais doivent construire est en chantier depuis deux ans. Et il reste une année ! Explication : ils ne peuvent pas travailler quand il pleut. Et comme il pleut très souvent...

 A l'extérieur de la ville, la route des « Chinois » a été construite en quelques mois. Autant vous dire que les chauffeurs de taxi de Nairobi ont une bonne image de nos amis pékinois.

SAM 0116

Ensuite, la vision du Kenya animal, avec ses parcs et sa faune, a été confirmée le temps d'une journée, sans doute la meilleure que j'aie passée sur place. Les fans de safari se régaleront sans aucun doute, mais le budget n'est pas fait pour les étudiants.

Hell's Gate National Park (11)

Concernant mon travail sur place, j'ai eu beaucoup de difficultés à me situer au départ. L'adaptation a pris deux semaines, que ce soit au niveau de mes recherches que de la vie sur place. J'ai été productif, j'ai rencontré plusieurs personnes ayant des liens avec mon sujet. Est-ce que ce séjour était indispensable ? La question demeure. A moi de préparer un peu mieux le prochain pour vraiment profiter des possibilités de rencontres et témoignages en tous genres.

 

Enfin, il reste un autre bilan, celui de la relation à distance Afrique-Europe. J'y reviens.

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13 novembre 2012 2 13 /11 /novembre /2012 07:13

Dimanche soir je regardais Planète, chaîne des plus intéressantes sur laquelle je zappe parfois. Il y avait un documentaire sur Hitler, un de plus me direz vous, et la première partie était consacrée à son accession au pouvoir.

C'est ce qui m'intéresse le plus sur cette période : comment un homme complètement déluré a pu se hisser à la tête d'un pays. Les conséquences, la seconde guerre mondiale... etc sont des sujets passionnants, mais ce ne sont pas franchement mes centres d'intérêts. Un peu comme le génocide rwandais, où j'essaie de comprendre le processus qui a entraîné un voisin à tuer son voisin, plutôt que de m'attarder sur la boucherie que ce fut. Une idée me traverse souvent l'esprit, à savoir si l'on sera capable d'empêcher, peut-être, un jour, des personnages aux idées néfastes d'arriver au pouvoir. Car après, ce sera forcément trop tard.

 

Toujours est-il que ce documentaire m'a permis de voir que je portais un parfum saveur nazi et que je conduis parfois une voiture aux relents d'antisémitisme. Je m'explique.

Hugo-Boss-Selection.jpgJe possède l'eau de toilette Sélection, d'Hugo Boss. Non pas que je m'en serve beaucoup, mes sœurs me l'ont gentillement acheté il y a bien deux Noël de cela et le flacon en est encore à 95% de sa capacité. Je n'ai pas le réflexe. Bref, ce n'est pas le sujet ! Toujours est-il que ce fameux Hugo Ferdinand Boss, propriétaire d'un petit atelier dans le sud de l'Allemagne dans les années 1920, fut un des premiers sympathisants nazis. Il adhère au parti en 1931 et sera chargé de confectionner les uniformes des S.A, des S.S. et des jeunesses hitlériennes... Considéré comme un des opportunistes du troisième Reich, il reçoit une amende et est privé de ses droits civiques. Alors, il sent comment maintenant votre parfum ?

 

Je conduis parfois une Ford Fiesta. L'Américain Henry Ford ? La ligne d'assemblage, la voiture pour tous. Mais pas seulement. Il est l'auteur d'un livre, Le juif international. Vous comprendrez que c'est loin d'être une déclaration d'amour à cette religion. On parle de la « fierté de la race », les Juifs sont présentés comme un « germe » et on voit plusieurs fois le mot « nettoyage » apparaître. Mais Henry Ford ne s'est pas arrêté à des déclarations : il a financièrement aidé le parti nazi, avant son accession au pouvoir. Le documentaire évoquait même que les bénéfices de ses sociétés allemandes étaient entièrement reversés au parti. Il fut le premier étranger à être décoré par Hitler de la Grande-Croix de l'Aigle Allemand, la plus haute distinction. Enfin, parce que pour Henry Ford, business is business, il a participé à l'effort de guerre... dans les deux camps ! General Motors alimentait l'armée américaine et Opel, filiale de General Motors en Europe, produisait des véhicules pour la Wehrmacht. L'entreprise va même obtenir des réparations du gouvernement français en raison des bombardements ayant détruit ses succursales !

 

Bien sûr, les temps ont bien changé, et cet article n'est pas destiné à appeler aux boycotts des parfum d'Hugo Boss ou des voitures Ford. Mais il permet de rappeler que nous portons et utilisons des marques qui ont une histoire. Et parfois celle-ci n'est pas glorieuse.

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12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 10:24

violence-post-electorale-Kenya-2007.jpgNous sommes au mois de février 2008. La communauté internationale ne comprend pas, le Kenya, meilleur élève de l'Afrique de l'Est, subit pour la première fois des violences post-électorales. Le président sortant, Mwai Kibaki, a été déclaré vainqueur, mais les partisans de Raila Odinga, son opposant, refusent de reconnaître les résultats.

Les morts se comptent par centaines. Des Kikuyu, groupe ethnique dont est originaire le président, tuent des Kalenjin et des Luo, dont est originaire l'opposant. L'inverse est également vrai.

1 500 morts plus tard, après une négociation internationale menée par Kofi Annan, le président Kibaki accepte de partager le pouvoir avec son nouveau premier ministre Odinga.


Pour avoir discuté politique ces dernières semaines avec les Kényans, je peux vous confirmer que ces violences ont laissé un traumatisme au sein de la population. Alors que les prochaines élections doivent avoir lieu au mois de mars 2013, cela fait depuis 2011 que les conversations et les inquiétudes tournent autour de ce sujet. Avec des problématiques ethniques tout autant que politiques.

 

Les ethnies au Kenya. Elles sont évaluées à une quarantaine. Certaines d'entre elles sont connues mondialement, comme les Maasaï, peuple guerrier du sud-ouest du pays. Les Kikuyu sont les plus nombreux, ils représentent 22% de la population. Viennent ensuite les Luhya et les Luo, qui représentent chacun près de 15% des Kényans. Ces groupes ont leur propre langue, ainsi que leurs coutumes. Le swahili est le langage officiel du pays, avec l'anglais, mais il se peut que vous rencontriez des personnes âgées de ces ethnies incapables de parler autre chose que le langage de leur tribu.

Peut-on différencier un Kikuyu d'un Luo ou d'un Maasaï ? Pas vraiment. D'apparence, et si les personnes ne portent pas leurs habits traditionnels, cela est impossible. Cependant, lorsque l'on vous donne le deuxième prénom, les Kényans savent à quelle ethnie il appartient.

 

Le problème des ethnies se retrouve en politique. Au Kenya, vous ne votez que très rarement pour un programme politique, vous votez pour celui qui fait partie ou représentera le mieux votre ethnie. Ainsi, pour mon chauffeur de taxi, si les votes se concentrent sur un Kikuyu, les Kikuyu seront avantagés ces prochaines années.

Pour les prochaines élections, Saitoti était considéré comme le favori. Étant originaire des Kikuyu et des Massaï, il devait ratisser large et remporter la mise. Un accident d'hélicoptère en juin dernier en a décidé autrement. Odinga, le premier ministre, est maintenant le favori. Ses principaux opposants seront Uuru Kenyatta, fils du premier président, et William Ruto. Problème, ces deux hommes sont accusés par la cour pénale internationale de crime contre l'humanité après les violences de 2007-08. Et la cour doit rendre son verdict.... après l'élection.

 

En mars 2013, je ne veux pas être au Kenya. 

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8 novembre 2012 4 08 /11 /novembre /2012 09:28

Ci-dessous, deux cartes. La première représente les états esclavagistes aux États-Unis au milieu du XIXème siècle (en rouge), les états libres (en jaune), et les territoires qui n'étaient pas encore des États (en bleu), car pas assez peuplés (colonisés). En dessous, la carte des résultats de l'élection d'hier, avec en rouge les États républicains (Romney) et en bleu les États démocrates (Obama).

carte-resultat-election-USA-2012-Obama-Romney-etat-escla.gif

carte-resultat-election-USA-2012-Obama-Romney-etat-escla.png

Il y a comme un air non ? Comme l'impression que les États de l'Union et les Confédérés sont encore divisés !

Sinon, la Floride nous fait toujours rire. 24 heures plus tard, et ils ne sont pas capables de nous dire qui a gagné l’État. Heureusement que ce n'est pas cet État qui fait basculer l'élection ! (bon, ils nous avaient déjà fait le coup en 2000 avec Al Gore et GW., et bravo les conséquences !).
Enfin, quelque chose qui me choque toujours autant. Pendant longtemps, au cours de la nuit, Obama était en dessous de Romney au niveau du vote populaire. La chose s'est inversée sur la fin, mais ça ne vous étonne pas qu'un président puisse être élu en ayant moins de votes (comme G. W. Bush en 2000) ? Drôle de démocratie tout de même ! 

 

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7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 06:40

Mere-Teresa-anyway.jpgLes gens sont souvent déraisonnables et égocentriques. Pardonnez-leur anyway.

Si vous êtes gentil, les gens peuvent vous accuser d'arrière-pensées. Soyez gentil anyway.

Si vous êtes honnête, les gens peuvent vous tromper. Soyez honnête anyway.

Si vous trouver le bonheur, les gens peuvent être jaloux. Soyez heureux anyway.

Le bien que vous faites aujourd'hui peut être oublié demain. Faites le bien anyway.

Donnez au monde le meilleur que vous avez et ce n'est peut-être jamais assez. Donnez votre meilleur anyway.

Car voyez-vous, à la fin, c'est entre vous et Dieu. Ça n'a jamais été entre vous et eux anyway.

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6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 07:49

 

 

Revoir cette vidéo me donne des frissons. Les mêmes que je ressentais à l'époque. La victoire d'Obama, ça me restera autant en mémoire que le 12 juillet 1998 ou le 11 septembre 2001. Je me rappelle où j'étais, ce que je faisais, comment j'ai réagi. Cette nuit là, dans cette bonne vieille université du Kent, je n'étais pas seul. Nous étions des dizaines, nous étions des centaines. Dans le monde entier, nous étions des millions, peut-être même des centaines de millions. Nous sommes restés là toute la nuit, à attendre que chacun des États tombe dans l'escarcelle démocrate. Et vous entendez cette clameur dans le Woodies ! Pourtant nous n'étions pas des citoyens américains, juste de simples citoyens. Mais nous avions confiance dans le changement. Nous avions l'espoir. La fin de règne de G.W Bush, la fin des guerres à outrance (mais où sont les armes de destruction massive?) et l'Amérique qui se réconcilie avec le monde.

 

Quel bilan donner à tout ça ? Quel bilan donner à ces quatre ans ? Les mauvaises langues prendront la première mesure, la fermeture de Guantanamo, pour démontrer que, finalement, Obama ne peut pas faire grand chose. Pas faux. Mais je leur répondrai avec le retrait d'Irak ou la réforme de l'assurance-santé. Certes, Obama n'a pas transformé nos vies, il n'a pas changé notre monde. Mais il a contribué ces dernières années à ce qu'il aille dans le bon sens. Et c'est pour cela que j'espère qu'il sera réélu. Mais cette nuit je ne veillerai pas comme j'ai veillé cette nuit-là. Peut-être parce que je n'ai plus les mêmes illusions. Yes, we can. A bit. 

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5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 06:05

Enfin ! Je suis sorti de Nairobi ! La délivrance ! Les bouchons, l'atmosphère d'insécurité, mon sujet de thèse... c'en fut fini le temps d'une journée !

Pourquoi choisir le parc national du Hell's Gate, qui signifie la porte de l'enfer ah ah ah (ce sont des « ah » qui sont censés faire peur) ? Trois raisons essentielles : tout d'abord c'est l'un des parcs qui se situe à deux heures de Nairobi. Pas besoin d'une semaine pour faire l'aller-retour (les routes et les connections ne sont pas de grande qualité ici). Conséquence logique, ce parc est l'un des moins chers. Je l'ai organisé à ma façon, en prenant les bus locaux et en marchant un peu plus que ne le font d'ordinaire nos amis « touristes » (dont je fais parfois partie, je ne jette pas la pierre). Résultat, l'aller-retour m'a coûté moins de 6 euros. On peut applaudir.

Reste le prix du parc. Malheureusement, difficile pour moi de le négocier à la baisse. 20€. C'est le prix pour les non-résidents (moins de la moitié pour les résidents...). Avec la location d'un vélo et le guide, j'en suis à une journée aux alentours de 35€.
Le vélo, c'est là la grande raison de mon choix : c'est le seul parc que l'on peut faire à pied ou à vélo. Il est assez petit, mais ça n'empêche pas les animaux d'être en liberté (ce n'est pas le cas pour le parc de Nairobi).

 

Bref, j'arrête de vous ennuyer avec mes explications, et je passe tout de suite aux photos d'animaux (je sais que c'est ce que vous voulez voir !).

Hell's Gate National Park (9)Hell's Gate National Park (13)

Hell's Gate National Park (1)

Vous avez donc reconnu girafes, zèbre, antilopes (ou gazelles?) et Pumba !

Hell's Gate National Park (6)Non, je ne dis pas Pumba par hasard, puisque le parc fait sa publicité notamment sur le fait que les créateurs du Roi lion soient venus chez eux plusieurs fois afin de se mettre dans l'ambiance africaine d'un parc national.

 

Il y avait d'autres animaux, mais que je n'ai pas vus, notamment des hyènes et des autruches. Bon, c'est l'avantage et l'inconvénient de ce parc : si l'animal est en liberté, il n'a pas forcément décidé d'apparaître au moment où vous passez avec votre vélo ! Mais je suis assez content de ma performance, étant venu pour les zèbres et surtout les girafes ! (plus de photos ici !)

Hell's Gate National Park (8)

Cependant, si vous voulez faire un safari animal au Kenya, ce n'est peut-être pas le parc à recommander. Pas de lion, pas de tigre et pas d'éléphant. Pour avoir nagé avec un éléphant cette année et pour bien comprendre qu'on ne s'approche de toute façon que très peu des lions ou des tigres, ça ne me dérangeait pas. Surtout que les prix... Je suis allé à l'agence de voyage au coin de chez moi : 270$ pour une journée de parc, 870$ pour 3. C'est tout ? Oui, les prix sont fous.

Mais le Hell's Gate tient sa renommée (et son nom) du fait de sa situation géologique. Au début du siècle, l'un des volcans du parc était encore actif. Nous sommes sur la vallée du Rift, zone connue pour ses éruptions et ses paysages à couper le souffle. Je vous confirme. C'est magnifique, les karsts sont nombreux et l'eau est brûlante. Des sources d'eau chaude sortent du sol et se répandent le long des roches. C'est ce qui forme les paysages ci-dessous.
Hell's Gate National Park (15)Hell's Gate National Park (17)J'aime bien ma vie.

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4 novembre 2012 7 04 /11 /novembre /2012 18:55

Apparemment, ce n'était pas suffisant.

 

D'où proviennent nos plus grandes peurs ? Pourquoi cette personne est-elle effrayée par une petite araignée, cette autre par une petite souris et celui-là par le fait de nager ?

Je maîtrise mal ce sujet de la peur, pourtant essentiel à la bonne compréhension de l'humain. Parfois, je comprends. Pour la personne effrayée par l'eau, elle doit penser qu'elle peut se noyer. Pour une amie craintive des avions, c'est parce qu'elle ne comprend pas comment un objet de plusieurs tonnes peut flotter dans les airs. Moi-même, je pense parfaitement analyser mes propres peurs. Oui, ça doit être l'habitude de tout analyser qui m'aide à cela.

Mais comment aider quelqu'un qui a peur ? Pour l'avion, rien de tel que d'étudier l'aéronautique. Je sais, ça en fait des heures dans des bouquins pour se débarrasser d'une peur. Mais j'ai tendance à penser que si la personne comprend comment l'avion fonctionne, elle sera débarrassée de cette crainte. Pour l'eau, la personne doit apprendre à nager, coûte que coûte. Et pour la souris ou l'araignée, je recommande de laisser aller la bête sur le sujet. Oui, ça peut paraître vicieux, mais la personne doit comprendre qu'une araignée sur le corps ne représente aucun danger, si ce n'est des petits chatouillements.

Plus facile à écrire qu'à faire, je le conçois. Et je ne garantis en rien le résultat !

 

Mais que faire contre la peur de l'abandon ? Quel remède puis-je conseiller, alors que je n'en trouve pas moi-même ? Parfois, on ne trouve pas les mots.

Parfois on les a. Et on les utilise. Mais on se rend compte que cela ne suffit pas. Qu'il faut plus que quelques lignes. Qu'il manque quelque chose. Une réponse. Celle que l'on ne souhaitait pas recevoir, mais qui apaiserait peut-être les souffrances. Et que sais-je ? Peut-être que cela ne suffira pas. On aura au moins eu le mérite d'essayer. Et sinon, on vivra avec. En essayant de la surmonter, en réussissant. Il paraît que je suis sur le bonne voie. Mais il me reste toujours cette peur. Difficile de s'en débarrasser.

 

Le pire, c'est le subconscient. Celui-là, pour le contrôler, c'est toute une histoire. Des histoires, il m'en fait vivre. Vécu parfois. Parfois je me réveille. Réveillé j'ai toutes les peines du monde à m'en détacher. Attaché que je suis aux traumatismes. Traumatismes de l'enfance, craintes éternelles.

?

 

Et si c'était mieux comme cela ? J'ai tendance à le penser. 

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