10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 05:52

30 jours au Vietnam. Suffisant, selon moi, pour découvrir les richesses du pays. On peut toujours faire plus il est vrai, mais, contrairement à la Chine, je n’ai pas dû sacrifier certaines régions au profit d’autres.

L’idéal pour visiter le Vietnam c’est l’open-bus ticket. Hanoï-Saïgon, ou son contraire. Le pays est plutôt long, mais la largeur côte-frontière ouest est des plus réduites. Ça facilite la tâche du voyageur.

Les prix sont très limités. Au total, pour ces 30 jours, j’ai dû dépenser aux environs de 500-600€. A ne pas comparer avec une semaine sur la Côte d’Azur (je ferai un point combien ça coûte plus précis pour le Cambodge).

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Commençons par le sujet qui fâche : le top 3 des déceptions

3 Dong Hoi, la météo n’a pas joué en notre faveur et la seule découverte fut la moto

2 Hoi An, surcoté

1 Sapa, minorité pourrie par le tourisme de masse, terrasse de riz limitée… pour ce genre de paysage, choisissez le Yunnan chinois !

 

Le top 3 des satisfactions

3 Hanoï, un charme très français, des lacs et des rues marchandes à n’en plus finir

2 Ha Long Bay, la perle naturelle du pays

1 Saïgon, capitale de la fête, du nouvel an au mariage

 

Le top 3 des expériences

3 La nourriture vietnamienne, avec un plus pour le crocodile et le serpent

2 Les débuts en moto (et ce n’est qu’un début !)

1 La mariage vietnamien, une expérience irremplaçable

 

Le regret : ne pas avoir fait le Vietnam « guerre ». Dien Bien Phu est difficile d’accès, tandis que les tunnels ou la musée de la guerre ont été sacrifiés au profit des fêtes et mariages saïgonais. Un regret donc, mais ça me laisse une porte ouverte si je veux revenir un jour dans le coin !

 

Aussi, cela fait plus de 100 jours que je voyage 24/24, 7/7 avec ma partenaire et elle me supporte on ne peut mieux ! C’est également une belle satisfaction !

 

Le Vietnam fut donc une surprise. Je pensais le pays moins développé, moins peuplé, moins pollué. Je pensais que le Vietnam faisait partie des pays du sud-est asiatique. En réalité, le Vietnam est candidat à la dénomination tigre asiatique, faisant surtout parler sa puissance démographique (90 millions d’habitants).

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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 05:42

Comme je le dis (et l’écris) souvent, l’érudit sait ce que tout le monde ignore mais ignore ce que tout le monde sait. A force de voir les livres de Stieg Larsson dans le métro de New York ou de Paris, je me suis pris d’une certaine curiosité : qu’est-ce que Millénium ? Une trilogie. Le mot ne me plaît guère, tant je hais lire ou regarder une histoire sans fin. Mais avec 65 millions d’exemplaires vendus dans le monde (décembre 2011) et deux adaptations cinématographiques (celle de David Fincher sort en France cette semaine) il faut croire que ce livre est magique.

 

Cette trilogie est avant tout posthume. Stieg Larsson est décédé en 2004, il n’a pas eu la chance de voir son travail devenu phénomène mondial. Les livres ont leur propre fin. Difficile cependant de lire le livre 3 sans avoir lu le livre 2. Mais cela reste possible. Surtout ces livres sont policiers, mystérieux, avec des personnages attachants, en premier lieu Lisbeth Salander.

Millenium-Stieg-Larsson-pr-Milev.jpg"Knowledge is power". Salander dans Les hommes qui n’aimaient pas les femmes. Millenium, tome 1.

 

Le premier épisode m’a pris deux journées. The girl with the dragon tatoo (le titre anglais, pour une fois la traduction française est meilleure !).

Chaque année depuis 44 ans, un homme reçoit à son anniversaire une fleur séchée dans un cadre, un envoi anonyme ; tous ont été accrochés à un mur de son bureau. Et, chaque année, il essaie d’interpréter le message. Qui ? Pourquoi ? Pour lui faire du mal, pour lui rappeler que sa « fille adoptive » a été assassinée ?

Il engage Michael Kalle Blomkvist, journaliste en sursis, pour résoudre son énigme. Celui-ci fait très vite appelle à Lisbeth Salander.

 

Ce premier livre fut une drogue. Une chef d’œuvre.

 

Millénium, tome 2, La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette (The Girl who played with fire, cette fois c’est la traduction anglaise qui est la bonne !) est selon moi un peu en-dessous du premier… et du troisième ! (j’y reviens).

Dag et Mia, journaliste et thésarde, pense publier chez Millénium, magazine de Kalle Bastard Blomkwist, un livre et un article consacrés au commerce du sexe, accusant de nombreuses personnalités des médias ou de la justice. Ils sont retrouvés assassinés. Toutes les preuves accusent Lisbeth Salander. Celle-ci est introuvable. Blomkwist de son côté va tout faire pour prouver son innocence.

 

Selon moi le second est un peu plus lent à débuter et les récits de la vie sentimentale ou sexuelle des deux protagonistes principaux me lassèrent vite. Les dernières 300 pages sont cependant bien compilées.

 

La reine dans le palais des courants d’air (The Girl who kicked the Hornet’s Nest) est le dernier de la série (qui devait contenir jusqu’à dix volumes mais la mort prématurée de Larsson fait que la série s’est arrêté à 3 et ½ , le dernier volume n’étant pas publié).

Le livre revient sur le procès à venir de Salander et la recherche des vrais coupables, la firme, que Blomkvist va démasquer avec l’aide d’une grande équipe, allant jusqu’au premier ministre suédois !

 

J’ai beaucoup aimé ce troisième volet en raison des implications politiques, des nombreuses références à l’histoire suédoise récente (assassinat du premier ministre Olof Palme en 1986, ou de la ministre des affaires étrangères Anna Lindh en 2003 ; oui la vie politique suédoise n’a pas toujours été de tout repos). La toute fin du livre (les dernières 50 pages) manque un peu de piquant et l’escapade de Salander à Gibraltar par exemple est sans intérêt. Mais l’ensemble de la trilogie vaut le coup d’être découvert. En attendant de voir l’adaptation cinématographique.

 

PS : pourquoi la solution du théorème de Fermat n’est pas dans l’ouvrage ? Pour ça : http://fr.wikipedia.org/wiki/Dernier_th%C3%A9or%C3%A8me_de_Fermat

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8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 05:30

Après 30 jours au Viêt-Nam (déjà), c’est le temps du départ. Notre visa expire dans deux jours et nous avons devant nous une liste de pays qui m’impressionne toujours. Prochaine étape : le Cambodge.

 

Depuis Cantho, capitale du delta du Mékong où nous étions établis, nous voulons rejoindre Ha Tien pour traverser la frontière. Premier problème, il n’existe pas de bus direct. Nous devons donc passer par Chau Doc (3 heures) pour atteindre notre destination de transit. Second problème les bus Chau Doc-Ha Tien n’existent qu’à 6 et 9 heures du matin. Il est 15 heures… On pourrait passer la frontière à Chau Doc puisque c’est une ville frontalière, mais ça nous compliquerait la tâche de l’autre côté. Pas grave nous allons rester une nuit ici, dans un hôtel voisin de la station de bus.

 

Nous arrivons dans l’hôtel et…mais où est l’ordinateur ? Réponse : toujours dans le bus. Nous nous regardons et commençons un sprint. J’arrive le premier sur place, le bus a disparu. J’essaie de m’expliquer, cherche le bus, un homme me dit de monter à l’arrière de sa moto. Allons-y, c’est peut-être ma chance. J’espère qu’il rattrapera le bus.

Je passe devant Alba qui ne comprend pas trop ce que je fais sur une moto. Elle attend, dix minutes, vingt minutes… Pendant ce temps je suis toujours sur ma moto. Mon chauffeur m’offre une visite du centre-ville, tourne à gauche, à droite. Si j’ai espoir pendant les quinze premières minutes, je désespère ensuite. Il ne sait pas trop où il va, et je me demande s’il n’a pas fait tout cela pour obtenir le salaire d’un aller-retour station de bus-centre ville. L’ordinateur c’est les photos, c’est l’outil de travail d’Alba, le mien, notre connexion Internet, notre lecteur de DVD…oui l’ordinateur est important, même au cours d’un voyage !

Le chauffeur de moto s’arrête, regarde à droite vers…le chauffeur du bus, déjà de retour chez lui. A l’intérieur de sa maison, où je suis invité à entrer, mon bloc-notes et l’ordinateur. A mon retour à l’hôtel, le chauffeur de moto obtient un double-salaire.

 

Nous mangeons pour 17 centimes. Bien. Un cafard passe sous ma chaise. Pas bien. Le prix de l’hôtel est de 3,5€ la chambre. Bien. Les souris/rats hantent les murs. Pas bien.

 

Départ 6 heures le lendemain pour rejoindre Ha Tien. Arrivés dans la ville frontalière, nous étudions les différentes possibilités de passage. Une agence a l’air plutôt sérieuse et nous explique qu’elle s’occupe de tout niveau administratif. Elle propose aussi le trajet Ha Tien-Kampot (de pomme ahah), ville cambodgienne où nous désirons nous rendre. 25$ pour le visa (c’est officiellement 20 à la frontière mais il faut souvent sortir un ou deux dollars pour le garde-frontière) et 11$ pour le trajet (tarif élevé, sans doute trop, mais la concurrence fait défaut dans le coin). Nous sommes avec de nombreux occidentaux qui, à la frontière, perdent patience. Il faut dire que notre chauffeur nous a abandonnés. Nous devons régler les problèmes administratifs et l’attente, plus de 2 heures 30, énerve beaucoup d’entre eux (à l’agence on nous a promis le trajet Ha Tien-Kampot en 1h30 !)P1070199-copie-1.JPG

Nous passons finalement la frontière (je dois montrer mes attestations de vaccin ou payer 1$, j’ai le papier sur moi. Alba n’a pas le papier, elle ne doit pas payer…). Et c’est parti avec notre chauffeur de bus pour 4 kilomètres….le moteur a lâché. Certains demandent déjà à être remboursés pour prendre le taxi, le chauffeur se plaint de devoir passer la nuit ici. Et nous ?? Nous sommes finalement heureux de voir un mini-bus arriver. 1 heure plus tard, nous voici à Kampot. Nous allons à l’hôtel recommandé par différents guides de voyage, c’est complet. Pas grave il y en a un en face...complet ! Après 5 hôtels complets on commence à être inquiet. C’est finalement le sixième hôtel qui sera le bon. Pour 8$ la nuit (4 chacun) nous avons une chambre avec 3 immenses lits. Il y a de la place pour vous ! Vous n’avez qu’à me rejoindre ! En route pour le Cambodge !

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7 janvier 2012 6 07 /01 /janvier /2012 04:52

Rarement depuis le départ de ce voyage je me suis levé si tôt. 5 heures, ce n’est pas des vacances ! La raison en vaut la peine : une croisière sur le Mékong, le dixième plus grand fleuve du monde avec ses 4909 km. Le fleuve traverse 6 pays (+ le Tibet). 70 millions d’habitants vivent dans son bassin, dont 18 millions rien que pour le delta (55 000 km² !). Le fleuve des neuf dragons abrite aussi des poissons-chats géants (293 kg pour le plus gros !) et des dauphins d’eau douce (menacés d’extinction).

Le prix est de 15$ par personnes, soit l’achat le plus élevé du Viêt-Nam, pour six heures de croisière (ce qui revient à deux euros de l’heure, bien en-dessous du SMIC français…). Nous avons le bateau pour nous et notre propre chauffeur, une femme en l’occurrence.

 

Pourquoi partir si tôt ? Non pas que le fleuve disparaît l’après-midi, mais les marchés oui. Très matinaux ces Vietnamiens. L’idée est aussi de voir le lever du soleil, tout autant d’éviter le soleil de plomb et les coups de soleil (tout au moins en partie, cf. le bras de ma partenaire).

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Cette croisière est clairement un immanquable du Viêt-Nam. La vie des habitants est rythmée par le fleuve, les maisons sont sur l’eau, une femme lave son linge, un homme pêche. L’eau est polluée, c’est même dangereux de s’y baigner (mais les Vietnamiens le font tout de même).

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Les marchés sont étonnants, par forcément très grands, mais très utiles pour la plupart des habitants. Quelques maisons ne sont pas reliées pas la route, ils utilisent leurs bateaux. Les paysages sont splendides, c’est ceux-ci que j’imaginais quand je pensais Asie du sud-est. Nous sommes plusieurs fois bloqués par de la mangrove, il faut ramer (au sens propre et figuré du terme) pour s’en dégager.

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Notre chauffeur nous laisse sur l’île aux fruits. Les bananes et les noix de coco sont à portée de main, tout comme d’autres fruits dont j’ignore le nom (les scientifiques, si vous avez une idée je suis preneur). Nous mangeons sur place, buvons du lait de coco découpé de l’arbre devant nous.P1070150.JPG

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Une croisière c’est aussi romantique.P1070194.JPG

 Une totale satisfaction. Une impression d’au revoir aussi. Le Viêt-Nam est passé vite et nous a dévoilé ses charmes.

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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 04:21

Très honnêtement, Saïgon a plus été pour nous une ville de fête qu’une ville de culture ou d’histoire. Nous avons visité la ville en deux heures, à peine le temps d’une marche dans le centre-ville. Le reste de notre temps fut consacré aux activités de Nguyet, notre couchsurfer locale, et notamment à un mariage (j’y reviens).

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Entre Hanoï et Ho Chi Minh (Saïgon est seulement le quartier central de la ville, ainsi que l’ancien nom, mais depuis 1975 et la prise de la ville par l’armée du Nord, la cité a été renommée en l’honneur du père de l’indépendance) grande préférence pour la première au niveau du charme. Ho Chi Minh n’a pas de lacs, l’architecture est loin d’être grandiose, les abords de la rivière sont odorants… mais Ho Chi Minh est une ville d’histoire. Le palais de la réunification, celui qui fut assiégé par les manifestants et les troupes du Nord en 1975. Le musée de la guerre, de l’indépendance ou Ho Chi Minh. L’opéra, le vieux marché. Et partout les drapeaux communistes, partout les portraits d’Ho Chi Minh ou les expositions consacrées au rôle de l’armée et à sa bienfaisance. P1060792.JPG

L’influence française était plus présente au nord, seule la cathédrale Notre-Dame évoque la présence occidentale du siècle dernier.

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L’avantage de couchsurfing, c’est des histoires qui ne peuvent pas arriver ailleurs. Tout d’abord la mère de Nguyet fut une excellente cuisinière. Secondement, Nguyet nous a emmenés à un enterrement de vie de garçon, à savoir celui de son voisin. A peine arrivés sur place que les regards se tournent sur nous : mais que font ces occidentaux ici ? On se le demande aussi, étant donné que la barrière de la langue nous empêche de communiquer avec le reste de l’assemblée, composée essentiellement d’hommes. Pour détendre l’atmosphère, plusieurs d’entre-eux viennent me voir pour me proposer un shot. Vous connaissez ma religion sans alcool, eux pas encore, mais après le vingtième refus ils ont commencé à comprendre. De ce fait ils se sont tournés vers ma partenaire. Le shot était particulièrement costaud, plus fort que de la vodka, et c’est en fait un alcool fait maison.

Puis on nous a envoyés sur l’estrade. Notre mission : chanter. Les Vietnamiens, comme tout Asiatique qui se respecte, sont fans de karaoké. On nous demande quelle chanson on veut. « Imagine » de John Lennon. Seul problème, la musique n’est pas incluse dans l’ordinateur, c’est un Vietnamien qui m’accompagne au piano. Il ne connaît pas l’air et joue sa propre mélodie. Imaginez chanter une chanson sur un air différent : c’est excessivement énervant. Bilan : j’ai assassiné John Lennon une seconde fois. Ma partenaire a enchaîné, avec un peu plus de succès il est vrai (quand on a deux parents musiciens et soi-même chanté dans un groupe, c’est tout de suite plus facile !).

 

Les Vietnamiens sont timides. Ce n’est pas moi qui le dit mais Nguyet. De ce fait, pour les rendre un peu moins timides, nous sommes toujours envoyés en premier sur la piste. Notre mission : danser et inviter d’autres personnes, qui ne peuvent pas refuser. Me voilà transformé en chauffeur de salle d’un enterrement de vie de garçon. Seul souci il n’y a que des mecs, et inviter des garçons à danser n’est pas trop dans mes habitudes. J’ai découvert la danse de la mobylette, en compagnie d’un homme assez âgé qui n’avait plus qu’une jambe, sautillant sur celle-ci à un rythme effréné et remuant les mains à la manière d’un chauffeur de moto en pleine accélération. P1060845.JPG

J’ai aussi découvert que les Vietnamiens, une fois la glace brisée, sont très vite tes amis. Et vas-y qu’on m’embrasse sur la joue, qu’on me tient la main (hum, je deviens méfiant) et surtout que le marié nous invite au mariage, le lendemain.

 

Et nous voici en plein milieu d’un mariage vietnamien. Nous n’avons pas assisté à la cérémonie, nous sommes seulement arrivés en deuxième partie, la première étant consacrée aux personnes un peu plus âgées. Nous sommes attablés avec 8 filles (je pense que les filles et les garçons sont plus ou moins séparés, exception faite de ma partenaire et moi). Une centaine de personnes prennent part au repas, qui se déroule à un rythme effréné. Menu : rouleaux de printemps, crevettes grillées, poisson, poulet-riz, hot pot, gelée. En une heure c’était réglé. Place à la fête ! Et le premier envoyé sur la piste de danse, ne cherchez pas trop loin, oui bibi, qui doit exécuter la danse de la mobylette ! Un mélange de karaoké et de danse s’enchaîne, entre les canettes de bières et un coca-cola vietnamien absolument affreux. Malheureusement il n’y avait que ces deux choix là…alors à chaque reprise lorsque l’on veut me faire boire une bière, j’aspire un peu dans ma paille tout en la mordant. Toute la soirée j’ai officiellement bu le cola local, alors que mon verre n’a pas descendu (au contraire le niveau du cola montait à mesure qu’ils venaient me rajouter des glaçons ! A la fin je refusais, estimant que mon comportement allait finir par être démasqué !)

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A notre départ c’est la séance photo, c’est tout juste si on ne doit pas poser avec l’ensemble du mariage ! Les mariés, logique. Des personnes qui parlaient anglais, sympa. Un bébé, bon, au point où on en est… (pas content le bébé en plus !)

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Alors, même si je regrette un peu l’absence de musée et d’histoire à Saîgon, j’ai franchement adoré ces moments. Au sein de la culture vietnamienne, à danser et faire la fête, Ho Chi Minh restera pour moi la grande étape du Vietnam.

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4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 16:40

Schni Schna Schnappi Schnappi Schnappi Schapp

Ich bin Schnappi das kleine Krokodil !

 

Ne pensez pas que je me suis risqué à être dévoré par un crocodile, c’est plutôt le contraire ! Oui, ma première rencontre avec un crocodile fut culinaire !

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Dans l’assiette, du crocodile et de l’autruche. Préférence pour la seconde, le crocodile étant peu goûtu (je ne suis peut-être pas tombé sur le bon crocodile). Le jus de noix de coco vaut également le détour.

Du coup, au coin de la rue, je n’ai pas acheté le portefeuille en peau de crocodile : on risquerait de m’accuser de vouloir exterminer l’espèce !

 

Deuxième plat original : du serpent. Dans le menu il y avait aussi du rat, mais, bizarrement, ça m’apparaissait moins appétissant !

P1170900.JPGSerpent un peu plus goûtu que le crocodile mais le bilan de ces deux expériences culinaires est clair : vive le bœuf ! (pas le joueur de foot)

 

Une pensée émue pour la bavette à l’échalote-frites de la Bonne Franquette.

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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 13:52

Cette étrange sensation d’être en avance dans le temps a pris tout son sens le soir du 31 décembre. Alors qu’en 2011 vous étiez sans doute sous la douche, ou en train de vous maquiller (je parle pour les garçons), nous étions déjà en 2012 du coté de Saïgon.

 

Comment fête-t-on la nouvelle année à Saïgon ? De façon un peu différente il est vrai. Tout d’abord la ville, qui doit détenir le record de motocyclettes par habitant, grouille d’un peu partout. Le trafic est on ne peut plus dense et nous avons souvent l’impression lorsque nous traversons la rue d’être confrontés à une armée de motards vietnamiens. A la nuit tombée nous ne pouvons qu’identifier les casques, vision sympa.

 

Avec Nguyet, notre couchsurfer locale, le programme semble chargé. Rencontre de ses ami(e)s, visite nocturne de la ville, verre dans un bar, festival au nom de bière anglaise, fin de la nuit dans un club. Programme chargé, programme optimiste aussi puisque les coûts et les distances nous feront revoir notre copie.

 

Tout d’abord ce festival est l’attraction principale dans la ville. Un immense concert en plein centre-ville regroupant star du pays et pseudo-star américaine (DJ) pour faire monter l’ambiance jusque minuit. Il doit bien y avoir plusieurs centaines de milliers de personnes aux quatre coins de la scène.P1060824.JPG

Puis le traditionnel décompte depuis 10, mais en vietnamien ! Ba, Hai, Mot… Bonne annéeeee ! J’embrasse ma partenaire et je jette un œil au feu d’artifice (bon, nous sommes clairement mal placés et ne voyons rien, mais peu importe). Et puis le DJ au platine met les tubes du moment. Est-ce l’effet de 2012 ? Toujours est-il que les Vietnamiens, plutôt calmes jusque-là, se mettent à sauter et danser dans tous les sens. Ca crie, ça chante. Nous ne sommes pas les derniers à nous y mettre, plutôt les premiers d’ailleurs, ce qui fait beaucoup rire les Vietnamiens et les entraîne également. Plusieurs centaines de milliers de personnes qui sautent en même temps, ce n’est pas tous les jours (ou alors aux concerts de Muse ou de U2).

  Petite déception quand ce jump géant se stoppe après 30 minutes. En 2 temps, 3 mouvements le coin est nettoyé par une armée de balayeurs (parfois le communisme est plus efficace que le capitalisme) et, après un quart d’heure, la route est ouverte, la circulation reprend, l’armée de motos reprend la route.

 

Notez que sur cette carte le Royaume-Uni a déjà disparu de l’Europe, la botte de l’Italie a disparu, la Norvège, la Suède et l’Islande ont cessé d’exister, tout comme la Nouvelle-Zélande. Le Japon aussi, mais je les soupçonne de les avoir ignorés volontairement (depuis les années 30-40, les Nippons n’ont pas très bonne réputation dans toute l’Asie).

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Direction le club Gossip, à quelques 30 minutes de marche. Sur place nous rejoignons un ami suisse (francophone) de Nguyet, un peu éméché, qui fait le salut nazi à Alba quand il apprend qu’elle est allemande (blague récurrente en Asie à chaque fois que ma partenaire annonce sa nationalité : l’Allemagne ? Ah Hitler ! Bon il y a eu Adenauer ou Kohl depuis, mais ça a dû être passé sous silence). Dans le club, outre les basses qui sont 5 fois plus fortes qu’au Kess West (j’ai cru devenir sourd après une chanson), il y a les Européens. Masculins pour la plupart. Eméchés. Se comportant comme des porcs.

Oui, j’ai eu du dégoût pour mes semblables. Les filles étaient des animaux et les techniques d’approche, plutôt respectueuses en Europe, était oubliées. Et vas-y que j’essaie de lécher la joue de la fille qui ne me connaît pas, je danse le sexe en avant, un peu à la manière d’un chien s’excitant sur une jambe. J’ai 55 ans mais je drague une minette de 17. C’est parfois comme ça en Asie, malheureusement, mais cette fois fut vraiment dégoûtante.

 

Après avoir visité la ville dans la journée, je ne donnais pas cher de notre peau en fin de soirée, surtout au niveau des jambes. A 4 heures nous attendons le premier bus. Nous sommes dans la station de bus, en compagnie des travailleurs locaux. Plusieurs personnes dorment apparemment là depuis plusieurs heures. Nous tombons dans un sommeil léger avant d’être réveillés par le doux son du bus. Nous arrivons à notre domicile vers 6 heures. Un nouveau jour se lève sur Saïgon. Que dis-je, une nouvelle année.

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2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 09:26

Une semaine sans bouger, sans déménager, sans trimballer notre bon vieux sac sur le dos. Une semaine reposante, sans grande activité, si ce n’est la plage et ses cocotiers.

Muiné est une station balnéaire assez cotée, trop selon moi. Nous avons eu beaucoup de difficultés à trouver une plage non privée (une maladie cette chose-là, qui peut se permettre d’acheter du sable et une partie de mer pour ses propres clients ???).

Muiné c’est surtout le  paradis des kite-surfers. Du vent, des vagues et des prix plutôt attractifs (50$ la journée tout de même). Ce qui transforme une bonne partie du front de mer en un mur de kite-surfers, impénétrable pour les nageurs.

Nous avons choisi de squatter la plage d’un hôtel et sa piscine, sans trop se faire remarquer non plus, étant donné que notre hôtel est de l’autre côté de la route. D’ailleurs la route fait office de frontière entre les riches et les pauvres. De notre côté c’est 10$ la chambre. Du côté du front de mer c’est 60$. Cela vaut le coup de traverser la route chaque matin !

 

Muiné est russe. Les devantures des magasins, les menus des restaurants, les annonces des hôtels, tout est traduit en russe. Quand nous marchons dans la ville, c’est une impression d’Irkoutsk. Pourquoi ? Les Russes non pas besoin de visa. Les Russes sont présents sur place depuis 30 ans, alors que le Viêt-Nam était plutôt fermé aux intérêts occidentaux. L’internationale communiste en quelque sorte. Et puis les Russes ont sacrément froid pendant leur hiver et cherchent le soleil. Quelques Russes ont construits des hôtels, puis des restaurants… ils ont même leur propre pharmacie.P1060338

La grande attraction de Muiné se situe à quelques kilomètres du centre-ville. Les dunes. Pour nous y rendre nous louons une moto à un habitant, pratique courante. Toujours agréable cette liberté de mouvement retrouvé, la possibilité de nous arrêter quand bon nous semble… et la possibilité de nous faire arrêter quand on ne souhaite pas. 4 motos arrêtées par la police locale, dont la nôtre. On nous demande nos papiers, une chance j’ai mon permis sur moi, et Alba a son permis international. Pas de problème pensons-nous.


Perdu. Selon les policiers nous ne pouvons pas conduire une moto au Viêt-Nam. La raison est avancée par un conducteur juste devant nous : « Il faut repasser son permis moto au Viêt-Nam, les policiers refusent les permis internationaux ». J’ignore un peu le droit international mais c’est légal cette pratique ? (question posée aux étudiants de droit passant sur cet article) 160 000 dongs d’amende. Nous ne voulons pas payer, estimant être dans notre plein droit. Les policiers menacent : « on confisque votre véhicule ». Whatttt ??

J’hésite entre les menaces d’appeler l’ambassade ou alors carrément de leur laisser la moto (finalement ce n’est pas la nôtre). Seul souci nous sommes à pied et nous avons les 160 000 dongs sur nous (6€). Après 15 minutes nous craquons et payons l’amende. Nous pouvons reprendre notre moto (oui, apparemment quand tu paies l’amende ton permis devient tout d’un coup valide). A noter que les chauffeurs des autres motos n’avaient carrément pas leur permis sur eux et ont dû payer le même montant que nous…

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Bref, nous sommes énervés quand nous arrivons aux dunes ! Heureusement le spectacle vaut l’amende. 3 types de dunes : blanches, jaunes et rouges. Des oasis au milieu. Un lac de lotus.

Une impression de Semi-Gobi, mais en plus impressionnant. Juste splendide.

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P1060563P1060728Muiné fut donc une étape des plus satisfaisantes (oublions l’épisode police locale). Du repos et des découvertes, de la bonne bouffe et du soleil. Des massages et un Noël. Si vous visitez le Viêt-Nam ce doit être une étape incontournable.

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1 janvier 2012 7 01 /01 /janvier /2012 12:43

Qu’est-ce que je vais faire en 2012 ? Qu’allons-nous faire en 2012 ?

Voter, c’est un fait. Pour qui, ça reste à définir.

 

2012 sera une année voyage, à n’en pas douter. Je suis au Viêt-Nam, je vais rejoindre dans quelques jours le Cambodge. Le Laos et la Thaïlande sont au programme. La Birmanie est en option. Jusque mai je pense voyager avec ma partenaire. Jusque où ? Malaisie ? Indonésie ? Australie ?

 

Ma première partie d’année semble plus ou moins définie. Mais la seconde est encore à l’étude. Visa vacances-travail en Australie ? Pour combien de temps ? Que faire là-bas ? N’y-a-t-il pas un risque de perdre trop de temps sur place ?

 

2012, c’est l’année de mes 25 ans. Oui ça vous fait un choc, mais pas autant qu’à moi ! Un quart de siècle de passé, déjà. 25 ans. Certains diront qu’il serait temps que je me trouve un boulot, que je me mette à cotiser et que je pense à fonder une famille. C’est une idée.

 

La suite du voyage, et donc de 2012, dépend d’une chose essentielle : comment j’imagine mon futur ?

Quand on a les bonnes questions, on trouve les bonnes réponses.

 

J’ai deux possibilités qui s’offrent à moi. Deux choix de vie.

Le routard est l’une d’entre-elles. J’en ai rencontré dans mes voyages, j’ai discuté avec eux. Ils parcourent le monde, le plus souvent en solitaire. « Qui aime la liberté ne craint pas la solitude » qu’ils disent.

 

J’aime la liberté, mais je crains la solitude.

 

Ils font de nombreuses rencontres, mais pas sur le long terme. Une certaine superficialité dans les découvertes. Comment comprendre une personne ou un pays quand on ne lui laisse qu’un mois, tout au plus, pour se dévoiler ? Ils ont choisi les voyages, un simple sac sur le dos. Mais ils ont sacrifié une famille, des amis, des enfants, une maison… Ils profitent chaque jour, mais ils n’ont pas véritablement construit sur le long terme. L’apogée du Carpe Diem. Est-ce là mon bonheur d’une vie ? Je n’y crois pas.

 

 

A chaque premier janvier on prend des bonnes résolutions. Drôle d’habitude, elles sont rarement suivies au cours de l’année, mais ça nous permet d’avoir bonne conscience la premier semaine de janvier.

Résolution numéro 1 : se couper les cheveux avant la fin de janvier

Résolution numéro 2 : pouvoir parler allemand avant mai (tout au moins comprendre et se faire comprendre)

Résolution numéro 3 : regarder les films gagnants des oscars depuis la création (j’en suis à 39 sur 83)

Résolution numéro 4 : se préparer à la thèse

Résolution numéro 5 : revenir en 2012.

 

Attention, comme l’aurait dit un grand homme politique, les bonnes résolutions n’engagent que ceux qui les écoutent.

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31 décembre 2011 6 31 /12 /décembre /2011 10:03

zapping.jpgChaque année c’est l’éternelle rengaine, le fameux réveillon, la nouvelle année, le décompte depuis 10… Et pour moi, chaque année, le 31 décembre c’est l’occasion d’un bilan de l’année écoulée. Une année que je découpe en deux parties : un avant et un après 12 septembre.

 

J’imaginais un début d’année compliqué, perturbé par mes pensées new-yorkaises ou finlandaises. Heureusement pour moi, la première semaine de janvier fut rassurante. Nouvel an fut arrosé (de l’eau sur ma chemise de la part d’une illustre inconnue, devenue amie depuis) et Barney Stinsonisé (magnifique néologisme), tout comme la première semaine lilloise.

 

D’ailleurs la première partie de 2011 fut en mode Barney Stinson, souvent lilloise, parfois étrangère. L’idée était de retrouver confiance en moi, parfois à l’insu de mes partenaires, même si j’ai toujours essayé d’être clair dès le départ. Je me suis mis à apprécier Lille, surtout pour ses soirées. Je remercie les amis Dermenghem, Leclerc, Truquet, Mesmacque, Persyn and Cie d’avoir été des miens pendant ces moments et de m’avoir hébergé à de nombreuses reprises.

 

2011 fut une année voyage : Paris-Alpes (en mode tour d’Europe), Pays-Bas-Allemagne (en mode université d’Artois), Angleterre-Ecosse (en mode Canterbury-aéroport), Rovaniemi (en mode famille-découverte Couchsurfing). Puis ce fut carrément un tour d’Espagne en bus sur un coup de tête (en mode préparation tour du monde-apprentissage de l’espagnol). Une belle expérience de cinq semaines qui m’a permis de retrouver quelques-unes de mes Erasmus favorites. Direction l’Allemagne (en mode auto-stop), l’Italie (en mode famille), et enfin la Pologne (en mode Erasmus).

 

Surtout, la première partie de 2011 fut consacrée à la préparation du tour du monde. Du « faut-il partir » à « quel trajet ? », une longue réflexion dans mon esprit et dans ceux de mes proches. Puis ce fut la recherche vaine d’un partenaire, la décision de partir sans sponsor, les visites aux ambassades, les « au revoir » nombreux.

 

Aussi, au cours de cette première partie de 2011, il y a eu :

-          Le FC Tilques, un blason, un maillot, une équipe en tournoi de sixte

-          La bande de Dunkerque en famille

-          La visite de Dunkerque et de la Picardie (en mode arrageois)

-          Le premier accueil de Couchsurfing (Russes et Polonais à Tilques city)

-          L’anniv costumé de Sam ou surprise de Romain

-          L’accrobranche (en mode pendu)

-          Julie et Pauline (et l’impression de vieillir à chaque nouveau-né autour de moi)

-          Paris (en mode tour d’Europe + une)

 

Et puis le 12 septembre est arrivé. La course pour attraper l’avion, Moscou et mes couchsurfers (et des Audomarois), le transsibérien jusque Ekaterinbourg. Et puis la deuxième partie du transsibérien, un coup de foudre. Un voyage en groupe depuis Baïkal jusque la Mongolie. Les steppes, le désert, le cheval, les chameaux, les paysages, son sourire.

La première partie de la Chine en trio, avec Pékin et sa grande muraille. Les difficultés de Hong Kong jusqu’au sud de la Chine en couple. Guilin et les bamboo boats, Wulingyuan en mode avatar, Songpan, l’Himalaya et le guide tibétain, Juiuzhaigou et les lacs bleus-verts-transparents.

Depuis le début du mois de décembre c’est le Viet-Nam de Hanoï à Ho Chi Minh, en passant par Muiné et un Noël en romantique.

 

Finalement le cru 2011 aura été exceptionnel, ce qui constitue pour moi une réelle surprise. Marquée par les voyages et par des rencontres, l’année écoulée laisse cependant quelques points faibles : où vais-je ainsi ? Professionnellement parlant je suis en stand-by pour une durée indéterminée, alors que dans le même temps je suis en couple pour une durée déterminée.  

 

D’ailleurs 2011 aura été tout aussi exceptionnel dans le monde. Une année riche en nouvelles, entre les révolutions arabes et la chute de DSK. Tout le monde attendait 2012, négligeant 2011. Et si finalement cette année était un tournant pour moi et pour le monde ?

 

PS : première bonne résolution de l’année 2012, me couper les cheveux avant la fin du mois de janvier.

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