13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 12:22

Je ne suis pas un musicien. Il faut le reconnaître, je ne ferai pas carrière dans la musique : je ne joue pas, et lorsque je chante, c'est mal. Même mes connaissances en matière de musique ont tendance à stagner, si ce n'est à régresser. Il y a deux causes essentielles : j'ai fait pour l'instant le choix du cinéma, à qui je consacre mes heures perdues. Et surtout, j'ai quitté la radio.
Non pas lorsque j'ai quitté la radio RDL où j'ai travaillé, mais j'ai simplement cessé d'écouter la radio en général. Et j'ai tendance à penser que ce n'est pas ma faute.

Pour faire la route depuis le Nord jusque Bordeaux il y a une dizaine d'heures à passer. Et lorsque l'on conduit, difficile de faire autre chose... si ce n'est écouter les chansons sur le poste. Problème : après deux heures, ce sont les mêmes chansons qui reviennent. Du coup, je choisis de changer de station. Deuxième problème grave : les autres radios passent les mêmes chansons !

Exemple : Gotye, chanson sympa au départ, survendue sur NRJ-Virgin-RFM...
Kid Cuti, Flo Rida, She Wolf de David Guetta... les trois sur NRJ-Virgin-Skyrock.

Il y a longtemps de cela, j'écoutais une radio qui s'appelait Skyrock. Rap, R'N'B', un peu de Slam et de reggae. Aujourd'hui, quand j'écoute Skyrock, j'entends de l'électro.
Il y a longtemps de cela, il y avait une radio qui s'appelait Europe 2. Devenue Virgin, elle a tendance à passer en boucle des artistes labellisés... Virgin.

 

Il y a tellement de chansons qui sortent chaque jour... pourquoi entendons-nous toujours les mêmes ? Le même style surtout. 1 chanson sur 3 met de l'électro dans le fond. Je n'ai rien contre l'électro, mais il y a tout de même d'autres possibilités. Mais bon, c'est la mode. J'en veux beaucoup aux Black Eyed Peas et à David Guetta, et à leur I gotta Feeling (qu'on a tous entendu un million de fois, même sans le vouloir). Depuis, une grande partie des rappeurs US s'y est mis. Alors Skyrock s'y est mis. CQFD.

Je suis tombé sur France Inter. Un peu le hasard, il faut le reconnaître, mais au milieu de patelins paumés, on ne capte pas grand chose. La radio était en grève. Du coup c'était musique tout le temps. Et figurez-vous que je ne connaissais aucune des chansons qu'elle passait ! Il y avait de la musique sud-américaine, même des chansons africaines. Et ces chansons là m'ont transporté, grâce à elles j'ai voyagé.

Je me fais un peu de souci pour le futur des radios. Internet fait évoluer notre consommation de musique, pas de doute là-dessus. Il y a quelques années, j'écoutais la radio pour tomber sur la chanson que j'aimais afin de pouvoir l'enregistrer sur ma cassette audio. Ainsi je me créais ma petite compil et je pouvais l'écouter sur mon baladeur lorsque nous traversions la France en famille. Maintenant, je lance un programme et j'ai la musique que je souhaite, quand je la souhaite. Et encore, je n'ai pas d'Iphone ! Mais j'ai cru observer que les détenteurs écoutent constamment leur musique préférée, sans passer par la radio. Alors pourquoi les radios ne se diversifient-elles pas un peu plus ? Celui qui souhaite écouter la même chanson tous le temps peut le faire sans avoir besoin de la radio, non ? Il la télécharge, il écoute le single en boucle. Si il adore la chanson, je comprends. Mais pourquoi les radios doivent-ils faire la même chose ? Je l'ignore.


Cela me fait penser aux chaînes de télévision qui repassent sans cesse les mêmes films, alors que des milliers sortent chaque années. Je n'ai rien contre les gendarmes, les bronzés ou des séries policières américaines (Les experts, NCIS...) mais il y a quand même d'autres choses très sympa. Et repasser Les bronzés font du ski à chaque Noël ça devient lourd à force !

Bref, j'arrête de me plaindre et je vous offre un chanteur qui me transporte. Certes, ce n'est pas de toute première jeunesse, mais voyez un peu comment il vit sa chanson. Il est transporté, et moi aussi. Reste un mystère : comment les gens font-ils pour rester assis après une telle performance ?

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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 14:54

Après un vol d'une dizaine d'heures et une escale à Bujumbura, Burundi, me voici arrivé à Nairobi, Kenya. C'est la première fois que je franchis l’Équateur. Dans l'avion j'ai encore du mal à réaliser. Certes, les visages noirs autour de moi me font bien penser que je ne vais pas atterrir à Moscou ou Pékin. Mais j'ai du mal à entrer dans ce voyage, qui n'en est pas un.

 

Oui, et c'est là le premier bilan de ces deux journées passées ici : je ne suis plus en vacances. Il fallait bien que ça arrive, voilà, c'est le cas. Je me réveille à 7h et je finis avant le coucher du soleil. Encore un peu et je me croirais au boulot ! (heureusement que je n'ai pas de salaire à la fin du mois!). De ce côté là, ce n'est pas vraiment une surprise. Je vais devoir rencontrer du beau monde ici, et mes recherches vont avancer à grande vitesse. J'espère quand même me libérer un peu de temps sur la fin du séjour pour parcourir un peu de ce grand pays.

C'est l'atmosphère qui me surprend beaucoup plus. Je suis dans le quartier de Kileleshwa, un peu à l'ouest du centre-ville, qui est réputé pour être le quartier occidental, un peu riche. Il est vrai que mon appart est immense, avec deux salons, une grande cuisine et une salle de bain chacun. J'ai 4 colocs et je ne vous les évoque pas tout de suite, car j'en ai simplement rencontré deux ! Deux sœurs kényanes. Il me reste une Coréenne et un Français à apercevoir. Revenons au sujet : le quartier est ultra-sécurisé. Des murs, de plusieurs mètres parfois, empêchent de voir ce qui se cache derrière les défenses. Ca change des maisons asiatiques toutes ouvertes ! Quand les murs sont trop petits, ce sont des barbelés qui les surplombent. Et pour renforcer le tout, des gardes protègent l'entrée. Tellement de sécurité qu'on se sent en insécurité ! Et c'est le cas dans tous les quartiers !

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Je ne suis allé qu'une fois dans le centre-ville, pour acheter quelques affaires et notamment un adaptateur que j'avais oublié. Les vendeurs ne décrochent pas un sourire, ce qui change de mes amis asiatiques. Dans les rues, j'ai croisé un nombre très important de policiers, kalachnikov au bout de la main. Pour entrer dans un magasin, il y a un garde avec détecteur de métaux. Oui, c'est bizarre. Je pensais les Chinois un peu parano avec leur contrôle à l'entrée des gares, je révise mon jugement.

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Au niveau des conditions de vie, je ne suis pas vraiment choqué pour le moment. Deux points importants cependant : - ce n'est pas mon premier voyage, et une autre personne pourrait avoir un regard différent sur les choses que j'observe – je ne me suis pas beaucoup baladé encore.

La nourriture est correcte, 10 centimes la banane, 2€ le jambon. Le shilling kényan est plutôt faible (1€ pour 100 shillings) et manger local sera une bonne opération pour mon porte-monnaie. Dans mon quartier je suis impressionné par le nombre de bâtiments en construction. Pour en avoir discuté un peu avec un chauffeur de taxi, Nairobi évolue très vite depuis plusieurs années, entrant pleinement dans la mondialisation. Les Occidentaux sont nombreux et les Chinois ou Indiens présents en masse.

SAM 0117

La suite, ce sera au prochain épisode. Le week-end s'annonce studieux mais je pense au moins visiter un peu plus en profondeur la ville dimanche.

Et retenez bien ces premiers mots de swahili, la langue de l'est-africain : hakuna matata ! 

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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 06:10

Pour tout vous dire, je ne suis pas motivé. Oui, moi, pas motivé par un voyage. Bizarre n'est-ce pas ? On ne parle pourtant pas d'un périple dans une région minière de l'Angleterre ou d'un coin paumé de la Laponie. Non, on évoque ici l'Afrique Noire et l'un des endroits les plus touristiques du continent. Le Kenya et Nairobi.

Peut-être, mais je n'arrive pas à m'enthousiasmer. Je n'y arrive plus. Pour le moment.

 

J'avais besoin d'une pause après ce grand voyage à travers l'Asie. Je l'ai déjà écrit, j'ai expliqué pourquoi. Et j'ai l'impression de ne pas encore l'avoir eue. J'ai eu de l'Allemagne, de l'Irlande, de l'Europe Centrale, des aller-retour à travers la France, tout ça à un rythme effréné le temps d'un été. Pas à mon insu, n'allez pas croire ici que je me plaigne. Mais ces séjours avaient une durée limitée. Et je me disais toujours que je serai très bientôt sédentaire.


La sédentarisation. Voilà ce que j'espérais au cours de cet automne. Je voulais avoir mon petit chez moi dans le sud ouest de la France, à bosser comme un fou dans une bibliothèque jour et nuit. Et puis mon professeur m'a dit : « en octobre, tu vas au Kenya ». Je n'ai pas refusé. Difficile de dire non à une telle offre, surtout quand c'est l'université qui finance.

 

A deux jours du décollage, j'ai pourtant une petite amertume en pensant à ce petit chez moi que j'espérais tant. Au temps aussi, que j'espérais passer à bosser mon sujet. J'arrive en Afrique un peu à l'improviste, toujours ralenti par des problèmes d'inscriptions et une carte d'étudiant (et donc un accès à la bibliothèque en ligne) qui n'arrive pas.

 

Et puis ça m'embête aussi de ne pas la voir pendant deux mois. Voilà, c'est écrit. Je l'ai déjà dit. Ça me fait franchement chier d'ailleurs. Je m'en suis rendu compte le jour de son départ, à la gare d'Arras.

 

J'avoue avoir ressenti quelque chose,

au plus profond de moi-même,

un battement de cœur, fort, intense,

comme une douleur, et, plus j'y pense,

plus je crois que le mot aime

à nouveau signifie quelque chose.

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7 octobre 2012 7 07 /10 /octobre /2012 12:46

Je m'attendais à quelque chose de grand, d'immense, de magnifique. De la beauté, de l'imagination. Je voulais être sur le cul, ne pas en croire mes yeux. Et je n'en ai, effectivement, pas cru mes yeux.

Lille 3000, c'était des gros éléphants et des gros bébés. Hier, ce fut un grand fiasco. Commençons dans l'ordre chronologique. Nous avons visité les « métamorphoses urbaines ». Il y a de tout.

Pour le côté sympa : la maison tombée du ciel et le Lotus Dame dans le vieux Lille.Lille3000 (1)Lille3000 (2)

Lille3000 (3)Après, un sourire pour le nuage de mer de Lille Europe où Olivia a marché dans l'eau (il n'y a pas de barrière et vous ne voyez rien, ça peut être dangereux), l'UFO (ou soucoupe volante) de Lille Flandre et les décorations de Noël avant l'heure rue Faidherbe (dentelle stellaire, pardon).Lille3000 (5)Lille3000 (6)Lille3000 (7)Et puis il y a les bides. A contre pierres sur République, un trompe l’œil qui ne trompe pas grand chose. Mapping sur la Treille, avec des yeux et un nez sur la façade de l'église. Lille3000 (4)Mais nous nous attendions à tout autre chose pour la grande parade d'ouverture. Les photos donnaient envie il faut dire. Sur la grand place, bondée comme un jour de braderie, nous nous sommes postés pour admirer le défilé de Castelbajac intitulé Fantômes. Après une bonne heure de retard sur le programme, ça commença avec du bon son et quelques mannequins..... stop. Un problème technique. Après deux minutes de show, la grand place a retrouvé le silence. Castelbajac et ses techniciens mettront plus d'une heure à remettre en état de fonctionnement le podium. Le défilé fantôme n'aura jamais aussi bien porté son nom.Lille3000 (12)

Entre-temps, la parade a eu le temps d'arriver. Ahhhh, enfin quelque chose d'intéressant ! Un gros poussin. Une pause. Des gens sont dans la parade, mais on dirait un carnaval de quartier. Nous attendons, puis voyons arriver quelques dragons. Quoi, c'est tout ? Ce fut du rapide ! C'est LA déception du jour. Une parade avec 2 chars et quelques ballons gonflés à l'hélium. 6,5 millions d'euro de budget pour ça ? Ça sentirait pas un peu l'arnaque ton histoire Martine ?Lille3000 (9)Lille3000 (10)Le défilé reprend enfin. La pluie a douché la motivation d'une grande partie du public, qui repart déjà à la maison. Le défilé est étrange, les filles portant de drôles de coiffures. 20 minutes plus tard, ce sont toujours les mêmes filles, avec les mêmes costumes, qui sont sur le podium. Elles tournent en rond, nous aussi. Bonsoir.Lille3000 (11)

Si vous rajoutez à cela un feu d'artifice plus bruyant que lumineux, vous obtenez une grosse déception. On espérait tant. Le moment le plus distrayant de la soirée aura été le début de bagarre entre une vieille femme et un homme à cause d'un parapluie, c'est dire.

Heureusement que le Latina rattrapa les choses !Lille3000 (8)

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6 octobre 2012 6 06 /10 /octobre /2012 14:43

Samsung-WB150F-wifi.jpg

Après 5 années à travers la France, l'Europe et l'Asie, et une multitude de photos réalisées (plus de 30 000 au bas mot), j'ai finalement abandonné mon Lumix pour un tout nouveau Samsung. Les différences ? Nombreuses ! Tout d'abord il n'y pas de poussières dans l'objectif, ce qui a beaucoup gêné ces derniers mois ! Je passe de 10 à 14 millions de pixels. J'ai enfin le mode panorama. J'ai la possibilité de zoomer quand je réalise une vidéo. Surtout, je passe d'un zoom x4 à un zoom x18. Autant vous dire que je vois la différence !
Le petit truc en plus : une connexion wifi dans l'appareil. En pratique, je peux directement envoyer mes photos par mail ou sur Fb depuis l'appareil. Pas sûr que je m'en serve beaucoup mais c'est le petit plus high-tech !

A voir en pratique au Kenya dans quelques jours !

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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 08:04

Dostoievski.jpgDostoïevski est entré dans mon estime quand j'ai commencé ma lecture de l'Idiot. J'avais tant entendu parler de ce livre en bien, notamment lorsque je voyageais à l'étranger, que je me suis décidé à entamer sa lecture, malgré les 505 pages. Ce fut mon premier pas dans la littérature russe, riche en descriptions et en visages, avec des noms dont on a mille difficultés à se souvenir. A la suite de cette expérience, j'ai décidé de poursuivre avec Dostoïevski, délaissant encore Tolstoï pour quelques mois/années.

 

Crime et Châtiment. Je ne sais pas pourquoi, mais ce titre fait très Jane Austen (la faute à Raison et Sentiments peut-être). Mais dès le départ j'ai reconnu l'excellence de la prose de l'auteur. La première partie a été avalée en quelques heures. J'ai suivi avec délectation et une certaine admiration les questionnements de Roskolnikov, hésitant et préparant à la fois le crime de l'usurière Aliona Ivanovna.


Le passage à l'acte est le tournant du livre, bien que placé dans la première des six parties. S'en suit le châtiment. Le châtiment effectif n'a lieu que dans l'épilogue, mais le châtiment mental et physique a lieu tout au long des cinq parties suivantes. Comment vivre avec un meurtre sur la conscience ? Cela semble être le grand questionnement de Dostoïevski, sans pour autant arriver à une réponse. Peut-être ne peut on pas vivre avec cela, comme cela semble être le cas avec Roskolnikov, passant par des moments de pure folie, devenant totalement paranoïaque, persuadé que la police est au courant de tout.

 

Pour expliquer le meurtre, l'auteur utilise des procédés très nietzschéens, où le nihilisme prend tout son sens (Dostoïevski évoque très souvent cette notion, notamment dans Les frères Karamazov où il constate que « si Dieu n'existe pas, tout est permis » ). De son côté, Nietzche fit l'éloge de l'auteur : « Dostoïevski est la seule personne qui m'ait appris quelque chose en psychologie ».Raskolnikov pense en effet que seuls les grands hommes peuvent se permettre de défier la moralité et la loi, comme il le fait en tuant quelqu’un. Cette justification ne l'aide cependant pas à affronter les conséquences de son geste. Peut-être est-il trop lâche, comme il le dit à la fin du livre. Il ne ferait donc pas partie de ces grands hommes, il n'est pas le nouveau Napoléon, qu'il prend tout au long du livre pour exemple, pour expliquer son acte. Dostoïevski ne contredit donc pas totalement cette théorie, mais il présente ici son insuccès, et l'extrémisme que cette théorie pourrait avoir, puisque un homme pourrait se croire supérieur alors qu'il ne l'est pas.

 

Pour expliquer l'impossibilité de vivre avec un meurtre sur la conscience, une partie religieuse, passant par le salut et la souffrance, semble être la vision de l'auteur. Le fait que ce soit une prostituée qui l'amène à se dénoncer est un véritable symbole. Les nombreuses références à Dieu et à la religion excluent presque automatiquement Dostoïevski et cette œuvre de l'univers existentialiste.

 

Cependant, ce livre emprunte un univers philosophique important, avec de longues tirades sur l'existentialisme, la capitalisme ou le communisme. Il faut parfois sérieusement s'accrocher et relire trois fois certaines phrases afin de pouvoir les assimiler. Mais si vous souhaitez comprendre les douleurs psychologiques qu'un homme peut endurer lorsqu'il a une mort sur la conscience, ce livre peut être votre bible. Et ne soyez pas rebuté par les 504 pages.


Citation : Les rêves se distinguent souvent par le relief, la clarté et la grande ressemblance avec la réalité. Il se forme parfois des tableaux horribles, mais la mise en scène et le processus même de la représentation sont si vraisemblables, si pleins de détails tellement délicats et inattendus mais correspondant si artistiquement à la plénitude du tableau, que celui qui rêve ne saurait en imaginer de pareils éveillé, fut-il un artiste comme Pouchkine ou Tourgéniev.

 

J'aime cela, qu'on se trompe. C'est la seule supériorité de l'homme sur les autres organismes. C'est ainsi qu'on arrive à la vérité. Je suis un homme et c'est parce que je me trompe que je suis un homme […] Une erreur originale vaut peut-être mieux qu'une vérité banale.

 

La souffrance, la douleur sont inséparables d'une haute intelligence, d'un grand cœur.

 

La raison est l'esclave de la passion.

 

Quand ils n'ont pas réussi, les meilleurs projets paraissent stupides.

 

Le criminel, au moment où il accomplit son crime, est toujours un malade.

 

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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 06:04

Eléphant (13)Comme dans un rêve. Dans une bulle. De bonheur. <3

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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 14:50

Le roi du western spaghetti. « Ce mot de « spaghetti-western », c'est un des plus cons que j'ai jamais entendus de ma vie ». Oui, Sergio Leone, l'homme de Rome, a un caractère bien trempé. Alors que le western américain est en plein déclin, il décide de s'y lancer à corps perdu. Après avoir réalisé Les derniers jours de Pompéi, Sodome et Gomorrhe et Le colosse de Rhodes, il débute sa première trilogie, la trilogie du dollar, aussi connue sous le nom de La trilogie de l'homme sans nom. Le lien entre ces trois films : Clint Eastwood, et son poncho. Ennio Morricone, aussi, à la musique.

 

Pour une poignée de dollars (1964) : 13/20. Titre original : A fistful of dollars. Avec Clint Eastwood.Pour une poignée de dollars for a fistfull of dollars Clin

Le premier western spaghetti. Peut-être le moins abouti. Deux familles rivales, les Baxter et les Rodos, se déchirent pour le contrôle d'une ville. Un étranger, interprété par Clint Eastwood, profite de l'occasion pour se faire un maximum d'argent en servant tour à tour d'informateur pour les deux familles. Mais cela ne l'empêche pas de sauver la veuve et l'orphelin.

C'est le remake d'un film japonais, Yojimbo. L'histoire a simplement était transposée dans le far-west américain. C'est le premier grand rôle au cinéma pour Clint Eastwood.

Et pour quelques dollars de plus (1965) : 14/20. Titre original : For a few dollars more. Avec Clint Eastwood et Lee Van Cleef.Et pour une poignée de dollars For a Few Dollars More Clin

Deux chasseurs de primes sont à la recherche de l'Indien, qui a réussi à s'échapper de prison. Après s'être testés mutuellement, ils décident de le traquer ensemble. Les deux réussissent à s'intégrer à l'équipe de l'Indien pour piller une banque mais se font repérer quand ils tentent de voler l'argent. S'en suivent des duels à n'en plus finir avant le duel final.
Cette scène finale, la première qui marquera les fans de Leone, est rythmée par la petite musique de la montre qui explique le pourquoi de la vengeance de Clint Eastwood. De nombreux flash-back entourent le film, au rythme de la montre.

Le bon, la brute et le truand (1966) : 16/20. Titre original : The Good, the Bad and the Ugly. Avec Clint Eastwood et Lee Van Cleef.Le bon la brute et le truand the good the bad and the ugly

Très clairement le meilleur film de la trilogie du dollar. Tout d'abord parce qu'il y a beaucoup d'humour. Eli Wallach dans le rôle de Tuco est fantastique. Ensuite, l'Histoire entre dans l'histoire, avec la guerre de Sécession. Enfin, parce que chacun des protagonistes se retrouve confronté à la mort à un moment du film. Et la scène finale, quelle scène finale ! A trois, avec les regards qui vont vers la gauche, puis vers la droite, tout cela entraîné par la musique d'Ennio Morricone...

Et la citation du film : « Tu vois, le monde se divise en deux catégories : ceux qui ont un pistolet chargé et ceux qui creusent. Toi, tu creuses. »

A noter que l'ensemble de ces films est tourné en Espagne, du côté d'Alméria, alors en pleine période franquiste.

Il était une fois dans l'Ouest (1968) : 17,5/20. Once upon a time in the West. Avec Charles Bronson, Henry Fonda, Claudia Cardinale.Il était une fois dans l'Ouest Once upon a time in the wes

Que dire, si ce n'est que ce film résume le western. Déjà la première scène, l'absence de parole, de dialogue, d'échange. Si, des regards. Rien que des regards. Les trois hommes qui attendent l'homme à l'harmonica. Et cet air de musique, magique, éternel. Le début du film donne le ton, le reste suit à la perfection. L'histoire est belle, le scénario rondement construit. Le Cheyenne apporte le côté humour. Le film se déroule notamment du côté de Monument Valley aux formes aisément reconnaissables. La B.O est magique. Un immanquable.

A noter que le film fut d'abord un échec aux Etats-Unis. Il est maintenant classé 20ème de l'Imbd.

La citation du film :

Harmonica : La prime pour la capture de cet homme est de 5000 dollars.

Cheyenne : Un certain Judas a trouvé que 30 dollars, c'était tout à fait suffisant.

Harmonica : Y avait pas de dollars à cette époque-là.

Cheyenne : Mais des fils de putes, ça y en avait.

Il était une fois la Révolution (1971) : 14/20. Titre original : A fistful of dynamite, Duck, you sucker !, Once upon a time... the Revolution. Avec Rod Steiger et James Coburn.

Il était une fois la révolution duck you sucker a fistful

Un film très politique, évoquant à la fois la révolution mexicaine et un peu d'Irlande. Une histoire d'amitié, Juan le bandit et John le spécialiste de la dynamite, ancien membre de l'IRA. Se retrouvant pris dans la révolution mexicaine, ils n'arrivent pas à braquer la banque d’État dont ils rêvent tant. Mais ils deviennent des héros aux yeux des Mexicains.

Un peu moins d'humour, un peu plus de drame. Les acteurs ont à la fin du film un air désabusé que l'on va retrouver un peu plus encore dans le dernier film de la trilogie.

Il était une fois l'Amérique (1984) : 13/20. Titre original : Once upon a time in America. Avec Robert de Niro et James Wood.

C'en est fini du western spaghetti. L'époque a évolué, nous sommes dans les années 1920, au moment de la prohibition. De Niro replonge dans ses souvenirs, ses amitiés d'enfance, sa relation d'amour manquée, l'argent disparu de ses compagnons morts trop tôt. Le film est sombre, l'acteur n'a plus d'espoir. L'oeuvre m'a paru un peu longue par moments. C'est le dernier film de Leone, son testament, 13 ans après sa dernière production. Ennio Morricone est là, comme toujours.

Il était une fois en Amérique once upon a time in America

Jamais récompensé, à peine reconnu de son vivant (une seule nomination aux Golden Globes, 0 aux Oscars...), Sergio Leone est maintenant entré dans la légende.

 

Mon classement des réalisateurs-acteurs (totalement subjectif)  

1. Emir Kusturica : 17,08/20 (7 films)

2. Jacques Audiard : 16/20 (5 films)

3. Billy Wilder : 15,55 (11 films)

4. Charlie Chaplin : 15,29 (7 films)

5. Clint Eastwood : 15,25 (10 films)

6. Frank Capra : 15,07 (7 films)

    Quentin Tarantino : 15,07 (7 films)

8. Les frères Coen : 14,88 (13 films)

9. Stanley Kubrick : 14,82 (11 films)

10. Sergio Leone : 14,58 (6 films)

11. Sofia Coppola : 14,5 (4 films)

    Audrey Hepburn : 14,5 (8 films)

13. Alfred Hitchcock : 14,32 (11 films)

14. Woody Allen : 14 (13 films)

15. Howard Hawks : 14,29 (7 films)

16. George Cukor : 13,95 (10 films)

17. Tim Burton : 13,25 (12 films)

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30 septembre 2012 7 30 /09 /septembre /2012 10:17

Ô quelle déception. Ô quelle triste époque. Moi qui croyais à Internet au plus haut point, qui voyais dans le web l'avènement d'une nouvelle société un peu moins pécuniaire, un peu plus partageuse. On m'aurait menti ?


Par quoi commencer ? Par le plus évident, à savoir Covoiturage.fr. Je ne suis pas le membre le plus actif du site, loin de là. Je n'ai pas vraiment de voiture et mes déplacements français furent très longtemps limités. Il n'empêche que cette idée de partager une voiture me touchait particulièrement. Moi, l’auto stoppeur, ayant eu à subir quelques galères du côté de Reims ou de l'Allemagne, à attendre désespérément une voiture qui voudrait s'arrêter à la vue de mon pouce levé. Le site avait cet avantage : la sûreté. Certes, on payait, un petit quelque chose, un prix juste, mais on était sûr d'arriver à temps à notre rendez-vous. Un avantage que le stop n'a pas. Le stop, c'est pour les personnes ayant le temps. Pour les vacances, pour un voyage. Pas en période d'examen ou de rendez-vous à ne pas manquer. Et puis le covoiturage c'est écologique, ça suit la tendance du moment. Alors le nombre d'inscrits sur le site covoiturage.fr a décuplé. En plus, pour les personnes ayant une voiture, cela réduit les frais d'essence, ça permet de les partager. Dans la voiture on discute, on rencontre, on rigole. C'est bon enfant. A l'arrivée, un petit billet récompense la course autant que l'expérience. Le covoiturage semble être une idée de génie.


Et puis l'argent est arrivé par là. Vous savez, l'argent, celui qui corrompt tout, même les projets les plus nobles. Depuis quelques mois, le site covoiturage.fr a évolué. A la recherche d'un « modèle économique », le site s'est transformé. A savoir que maintenant, le site veut gagner de l'argent, et pas simplement par de la publicité. Il faut maintenant obligatoirement payer sur le site. C'en est fini du petit billet de fin de parcours. Il faut un code, que le site te donne en échange de ta réservation tarifée. Bien sûr, covoiturage.fr récupère 10% de la transaction, sinon ça n'aurait pas de sens.

Bon, l'idée en soi peut avoir un intérêt. Cela permet d'éviter au conducteur et au voyageur de se retrouver au milieu d'une route de campagne à attendre désespérément la personne qui nous a dit oui sur le site et qui ne viendra plus. Un gage de sûreté supplémentaire.

Cependant, covoiturage.fr a développé un modèle staliniste. On ne peut plus échanger de message privé avec les autres utilisateurs. On ne peut plus accéder aux numéros de téléphone de la personne qui propose un trajet. En tout cas, pas avant d'avoir payé. Une fois la carte bleue chaude, covoiturage.fr ayant récupéré ses 10% sur la transaction, vous pouvez enfin accéder à un numéro de téléphone.

Exemple personnel : Alba voulait se rendre à Strasbourg. N'ayant par de carte bancaire sur elle, on envoie un message au conducteur pour expliquer que l'on souhaite payer en espèces, si cela ne le dérange pas. Problème, covoiturage.fr modère l'ensemble des messages adressés. Réponse : votre message « n'a pas pu être validé car il vise à demander un autre mode de paiement ». Nous nous demandions pourquoi les messages étaient si longs à être publiés, toujours en attente de « modération ». La réponse est simple, covoiturage.fr lit l'ensemble des messages que vous adressez aux autres utilisateurs. Je comprends maintenant les 10% sur la transaction, il doit en falloir du monde pour espionner tout ça !

covoiturage.fr-gratuit-copie-1.jpgCovoiturage.fr m'a également déçu du fait de ses propres utilisateurs. Alors que ses membres originels y voyaient là l'occasion de partager une expérience et les frais d'essence, les nouveaux membres y voient là l'occasion de gagner de l'argent. Si la chose était gagnant-gagnant au départ pour les deux parties, elle est de plus en plus gagnante pour le chauffeur et perdante pour les autres.

Concrètement, covoiturage.fr a mis en place des couleurs pour les prix. En vert, le prix est juste, en orange il est un peu surévalué, en rouge il est clairement surévalué.

Exemple, Paris-Pau, trajet qui m'intéresse particulièrement. Prix minimum 20€. C'est vert. Un passager met 63€, c'est orange. La moyenne est autour de 50€. Prix qui est encore signalé en vert. Avec la carte 12-25 de la SNCF, mon trajet en TGV m'a coûté 54€. Pour un confort de voyage tout autre.

Lille-Strasbourg, pour Alba. Des trajets qui vont de 25€ (vert) à 40€ (orange), à 50€ (rouge). En sachant qu'un Lille-Strasbourg sans autoroute coûte 40€ pour le conducteur, vous comprenez que ces chauffeurs sont plus taxis que fans des sites de partage.

 

Malheureusement, covoiturage.fr n'est qu'un exemple parmi d'autres. Le dernier en date est couchsurfing, mon bon vieux couchsurfing, qui n'a pas su résister aux sirènes des argentiers. Le site a été racheté récemment par des personnes ayant un autre site internet, proposant de louer une chambre chez soi, contre argent-comptant bien sûr. Le site récupère un pourcentage sur la transaction. Tiens, ça me rappelle quelque chose. Pour le moment, couchsurfing n'a pas évolué dans cette politique, mais a régulièrement changé sa physionomie, son moteur de recherche, son mode de pensée... La charte s'est transformée, couchsurfing acceptant maintenant de partager l'ensemble des informations que je laisse sur le site avec des entreprises and Cie... un peu à la manière de Facebook ou de Twitter. Problème, plusieurs passages sont contraires à la loi française. Mais comme il semble que la vie privée se monnaye bien...


En 2004, le site était une association à but non-lucratif. Simple, cela se base sur le partage d'un appartement, on met à la disposition d'autres personnes son canapé, ou un matelas, voire un lit et on en profite pour recevoir des gens du monde entier. Enrichissant ! Au-delà de l'aspect financier qui n'est pas négligeable (l'hébergement étant gratuit), c'est surtout la rencontre des locaux dans un autre pays, la découverte d'une culture... qui m'auront impressionné. Un mariage au Vietnam grâce à ce site, ce n'est pas tous les jours ! Quelle idée magnifique ! Même le site fonctionne grandement grâce aux partages, il évolue grâce aux interventions de Couchsurfers les plus motivés et ce sont même eux qui ont remis en place le site en 2006 lorsque celui-ci a crashé. Les utilisateurs sont aux aguets, et ils ont du coup une certaine légitimité. Mais les fondateurs recherchent maintenant un « modèle financier ». En 2011 le site est devenu une société commerciale. Les manifestations sur le site sont très nombreuses, certains évoquant le départ vers un autre site communautaire de partage. Hospitality Club par exemple. Mais comme Hospitaliy vient d'être racheté par la même personne que Couchsurfing...

couchsurfing sold outJusqu'ici, tout va bien. La nouvelle direction n'a pas proposé de changer le modèle du site. Surfer chez l'habitant reste gratuit. L'expérience est tellement enrichissante... mais pas vraiment pour la direction. Alors, combien de temps cela va-t-il continuer ainsi ? J'ai bien peur que les choses évoluent rapidement.

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29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 11:22

Je me suis donc décidé pour une thèse. Un doctorat. A PhD. Mais qu'est-ce donc que cette foutue thèse ? A quoi ça correspond, à quoi ça sert ? C'est combien de temps ? Tu veux faire quoi ensuite ? On m'a posé tout un tas de questions depuis mon choix de réaliser un doctorat. Autant écrire ici les réponses, toutes au moins partielles.

 

Je commence ma thèse officiellement aujourd'hui. Ou hier. Ou dans trois jours. Enfin, vous connaissez les contraintes administratives en France. Mon inscription est presque faite, mais pas encore tout à fait. Toujours est-il que je suis inscrit à l'université de Pau. Jusque là, c'est facile. Je fais partie, de par mon professeur, du LAM, le laboratoire des Afriques dans le monde. Ceci est mon centre de recherche. J'espère que tout le monde suit, parce que les choses vont se compliquer très vite. Le LAM est une structure sur deux établissements : à l'université de Pau et à l'université de Bordeaux, où il fait également partie de l'Institut d’Études Politiques. Mon directeur de thèse est officiellement Mr Thibon, qui fait partie de l'université de Pau. Cependant, il dirige actuellement, et pour deux ans, l'Institut Français de Recherche en Afrique (IFRA). De ce fait, j'ai choisi un autre professeur, avec pour idée de réaliser une co-tutelle. Celui-ci se nomme Daniel Bach et enseigne à Bordeaux. Il fait partie d'un centre de recherche, mais pas du LAM. Je suis officiellement inscrit en histoire parce que Monsieur Thibon l'est également. Mais Monsieur Bach enseigne les sciences politiques. Celui-ci n'a pas encore coché la case co-tutelle pour éviter les contraintes administratives.


Voilà d'un point de vue administratif. Une thèse dure 3 ans. Oui, c'est long. Est-ce que j'ai des cours ? Non. Ces trois ans seront consacrés principalement à la recherche. Je peux, de temps à autre, réaliser un stage ou une mission, mais de courte durée. J'ai choisi de ne pas passer le CAPES ou l'Agreg pour ne pas me disperser. Je peux donner des cours, mais seulement en troisième année (ATER). Mes fonds sont limités, à savoir des financements pour des déplacements sur le terrain. Le reste du temps, je suis nu, comme un ver. Cependant, ces fonds de terrain vont très vite me servir car dans 11 jours je me rends au Kenya.

 

Pourquoi le Kenya ? Ne travailles-tu pas sur le Rwanda ? C'est exact, mon sujet est consacré au Rwanda, et plus précisément à sa politique étrangère. Le titre officiel est « la politique étrangère du Rwanda, un modèle axé sur le développement ». Je vais à Nairobi, capitale kényane, pour des raisons pratiques. Mon professeur, celui de Pau, mon directeur de thèse, est sur place. Ça facilitera l'acclimatation. De plus, une bonne partie de mon travail sera consacrée à la politique du Rwanda vis-à-vis de l'Est de l'Afrique. Le Kenya étant le premier partenaire commercial du pays, il va de soi que je devais me rendre un jour sur place. L'idée est également de me construire un réseau pour faciliter mes trois prochaines années de recherche.

carte-afrique-de-l-est-EAC-East-African-Community-communaut.jpg

Ouf. Vous avez compris ? Bon, je continue. Du fait de ce déplacement à venir en Afrique, qui durera un mois, je ne prends pas pour le moment d'habitation à Pau, ou à Bordeaux. L'intérêt serait trop limité. Je peux commencer aisément mes recherches de chez moi, mais j'aurai un jour besoin de fréquenter d'une manière intense les bibliothèques de ces deux centres de recherche.

Concernant les financements, la situation peut évoluer. A moi de trouver les bourses et d'y accéder. La bourse de l'IFRA est une possibilité très intéressante pour mon étude mais elle entraînera forcément mon éloignement de l'Europe pour une durée un peu plus longue. A voir si je pense réellement en avoir besoin. Le reste, des bourses pour la plupart anglo-saxonnes, sera à approfondir en vue de la deuxième et troisième année.


Bon, et à quoi ça sert une thèse ? Qu'est ce que tu veux faire ensuite ? Là, ce sont les questions les plus difficiles. Une thèse ça sert à avoir un bac + 8, ça a surtout une grande réputation à l'international. Pour être clair, une thèse, en France, n'est pas très valorisée. Comparativement parlant tout au moins. En Europe, aux Etats-Unis, une thèse, c'est un standing.
Pour la suite, après la thèse, j'avoue que cela me paraît bien loin. L'enseignement en université est une possibilité intéressante. Mais j'ai fort peur de m'ennuyer. Le secteur privé, et notamment les entreprises travaillant avec l'Afrique, en est une autre. La politique, un jour. Enfin, vous savez...



J'avoue douter un peu avant de débuter cette thèse. Douter de mes capacités à la faire, douter de mes capacités à la finir, douter de ma motivation sur trois années et un seul et même sujet. Ça m'a pris quand mes professeurs ont commencé à m'embrouiller avec leurs sigles. Ils parlaient de l'AFD, de la SAOS et autres sigles incompréhensibles pour celui qui ne les emploie pas, me citaient des noms de professeurs qui étaient apparemment des spécialistes du sujet mais dont je n'ai jamais vu le signalement dans mes articles à disposition. Ils m'évoquaient la bourse Lavoisier ou celle d'Oxford comme une évidence. Je les ai vu évoquer tel congrès à Lisbonne où ma présence serait très bénéfique pour me créer un réseau.

 

Tous ces doutes seront très vite balayés. Balayés par un travail important ces prochains mois. Je veux m'y mettre à fond, ne pas avoir l'impression, comme je l'ai en ce moment, d'être constamment en retard. Je veux commencer mes recherches à un rythme des plus soutenus pour pouvoir ensuite pouvoir bien gérer mon emploi du temps. Je veux pouvoir trouver ces bourses et les obtenir. Je veux me libérer du temps libre pour réaliser des stages. Je veux gagner du temps pour pouvoir enseigner en troisième année. Je veux voyager, et découvrir ces pays que j'ai déjà tant étudiés. Je veux passer du temps avec ma partenaire, avec ma famille, avec mes ami(e)s. Je veux tout. Reprendre le foot, regarder des films, me mettre à la musique. Mais il faudra faire des choix. Ainsi va la vie. Mais ce que je veux par dessus tout, c'est ne rien regretter. Alors allons-y, travaillons, à fond, pour construire ce futur qui nous fascine tant.

 
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