22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 06:01

Il paraît que ma chambre n’avait pas d’allure. Enfin, le papier peint plus précisément. Choisi à l’époque du collège, j’ai le souvenir d’avoir eu le choix entre trois. Aujourd’hui, à l’aube de mes 25 ans, il paraît que les inscriptions Love Parade, Techno Hardcore etc. ne sont plus au goût du jour. Des jeunes qui dansent, une bimbo en minishort, c’était gênant. Ce n’était pas mon avis, moi qui étais tant habitué à ce papier. Je ne le voyais même plus, observant simplement avec délectation mes photos de voyage. Mais la demoiselle que vous voyez assise sur le lit avait une autre opinion. Quitte à passer un mois dans cette chambre, autant la faire évoluer un petit peu a-t-elle suggéré. Ca m'embêtait un peu de perdre du temps à ça. Mais dans le couple, on fait parfois des choses dont on n'a pas envie. Juste pour son sourire.

Chambre 1

Chambre 33 jours de travail plus tard, me voici avec ma nouvelle chambre. Pas mécontent finalement. C’est vrai que ça donne une nouvelle impression, une nouvelle vision, au niveau des photos notamment. 
Bon, pour tout vous dire, je ne savais pas que c'était aussi fatiguant de peindre une chambre. Détapisser, déjà, fut un travail de longue haleine, notamment pour gratter des bouts minuscules collés au mur. Puis la séance peinture, moi qui n'aime déjà pas dessiner. Le rouleau, de haut en bas, puis de bas en haut, puis de gauche à droite, et de droite à gauche. La nuit suivante, au moment de m'endormir, j'en rêvais de ce foutu rouleau. Je me voyais repeindre des pièces à n'en plus finir, sans m'arrêter, allant au bout de l'effort. On en serait vite traumatisé par un rouleau !Chambre 2

A noter que les livres sur la droite et l’ensemble des cadres proviennent d’Emmaüs (à frais réduits donc). C’était le bon plan du jour.

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21 septembre 2012 5 21 /09 /septembre /2012 06:35

Le XXIème siècle sera religieux ou ne sera pas. On attribue souvent cette phrase à André Malraux, qui s’en défendait ardemment. Mais elle a le mérite de résumer pour moi la situation actuelle. D’un côté un nombre d’athées grandissant, qui sont en passe de devenir la majorité en France et dans d’autres pays occidentaux. Pour eux, le XXIème ne sera pas religieux. Et de l’autre, un nombre tout aussi important de personnes qui mettent la religion au centre de leur vie. C’est le cas dans les pays musulmans mais pas seulement (juifss orthodoxe, protestants évangéliques et j’en passe…). Pour eux, le XXIème siècle sera religieux. Quitte à entraîner les autres.

Depuis plusieurs jours, mois, années, c’est l’islam qui attire l’attention des médias occidentaux, et donc du public. Il faut dire que les attentats du 11 septembre ont changé la vision du monde d’après guerre froide. En 1991, on passa d’un monde bipolaire où le méchant soviétique et le gentil américain cohabitaient, à un monde où seuls les gentils occidentaux survivaient (ça, c’est la théorie). Du coup, on pouvait croire à un monde de paix éternel, où les méchants avaient totalement disparu. Entre Restore Hope, Slobodan Milosevic et le génocide rwandais, cette idée s’est rapidement envolée. Ca n’empêche, il n’y avait plus de grand méchant loup, celui qui pouvait notamment justifier les budgets abyssaux de l’armée.
Deux tours plus tard, un grand méchant est apparu : Oussama Ben Laden. Et Al-Qaïda. Et les Islamistes. Et les terroristes. Enfin, un mélange de tout ça, parce ce qu’on ne fait pas trop attention aux mots que l’on utilise. Toujours est-il que ça doit être des barbus. Pratique ces barbus, ils permettent de relancer l’industrie miliaire. S’en suivit la guerre d’Afghanistan, que tout le monde en Occident, ou presque, accepte. Un régime de talibans, fondamentalistes musulmans, où la burqa est de rigueur. Difficile de les soutenir, tellement ils sont extrémistes.

L’administration Bush lance donc sa « guerre contre le terrorisme », qui commence à Kaboul. Tout le monde se pousse au portillon pour pouvoir participer à la lutte contre les méchants talibans : 45 pays sortis d’une coalition OTAN-FIAS !

 

Jusque là, ça va encore. Mais l’administration Bush ne s’arrête pas en chemin et lance une « guerre préventive ». Concept original. L’Irak. Pourquoi l’Irak ? On nous a vendu des armes de destructions massives, mais on ne les a pas encore trouvées. Du coup, on ne sait pas trop. Toujours est-il que c’était toujours dans la « guerre contre le terrorisme ». Je ne vais pas défendre Saddam, loin d’être un enfant de cœur. N’empêche, se passer de résolution de l’ONU pour intervenir militairement, c’est gênant. Les Etats-Unis perdent beaucoup de leurs alliés dans l’affaire, et seulement 10 pays participent à l’invasion. Surtout, ils perdent là l’image d’un pays agressé et passent à un pays agresseur. Tout le monde devient soupçonneux, des musulmans se demandent si on n’attaque pas les Irakiens en raison de leur religion. Al-Qaïda et des extrémistes relancent à foison le terme de guerre sainte. Côté occidental, on pense que les Américains vont en Irak pour le pétrole, et on se demande même parfois si le 11 septembre a existé !

 

 

Depuis plusieurs jours, des manifestations, parfois violentes, ont lieu dans les pays musulmans, et pas seulement (France, Belgique), contre un film : l’innocence des musulmans. Personnellement, j’ai eu du mal à comprendre cet élan de violence pour un simple film amateur. J’ai regardé le film, qui ressemble à beaucoup de vidéos youtube, à savoir une bonne merde. Mais pas de quoi casser trois pattes à un canard. De là à brûler des ambassades et tuer l’ambassadeur…
Penser que ces manifestations sont seulement contre un film est une erreur. C’est toute une minorité (?) de musulmans qui en veut aux Etats-Unis. 8 ans en Irak, 11 ans en Afghanistan (et toujours là !), les Américains ont forcément une image un peu écornée au Moyen-Orient. C’est un pays qui envahit la région, qui reste sur place et qui tente d’imposer un modèle. Un pays qui se voit en libérateur mais que les locaux voient en envahisseur. Le modèle d’une démocratie. Où celui qui a le plus de voix ne gagne pas forcément (Bush vs Al Gore en 2000). Le modèle de la liberté d’expression. Où un pasteur peut brûler le Coran et des groupuscules KKK perdurent. Le modèle du capitalisme. Où l’Etat sauve les banques pour finalement devoir les rembourser à des taux d’intérêt importants ensuite. Le modèle de la malbouffe. Et c’est ainsi qu’un fast-food a été attaqué au Liban (comme en son temps en France). Un modèle de justice, où Guantanamo accueille toujours des prisonniers sans droits.
 

L-innonce-des-musulmans--l-innocence-des-Americains--Tunis.jpg

Les manifestations contre le film sont bien sûr un prétexte pour un mécontentement plus général. Déjà quand le pasteur avait voulu brûler le Coran des manifestations avaient éclaté dans la région. Les Etats-Unis sont loin d’avoir l’image de liberté qu’ils espèrent représenter dans tout le Moyen-Orient. Et pas seulement. En France, les Américanophobes sont nombreux. J’ai parfois tendance à penser qu’ils le sont plus que les Américanophiles. L’élection d’Obama avait un peu fait évoluer la chose. Même au Moyen-Orient. Quand je repense au discours du Caire, je me dis cependant que l’espoir aura été de courte durée. Obama a beau représenter une autre façon de présider, la représentation du pays n’a pas encore évolué. Il faudra du temps, beaucoup de temps, pour revoir des drapeaux américains flotter en guise de liberté dans le Moyen-Orient. Même en Lybie, où pourtant la nation étoilée a soutenu la révolution. Et c’est d’ailleurs à Benghazi, le fief de la rébellion contre Kadhafi, que l’ambassadeur a été tué. La faute à l’innocence des Américains. Qui pensaient qu’un soutien aux révolutions allait faire oublier 10 années de mauvaise gestion. Qui pensaient que la sécurité des Américains en Lybie était maintenant assurée, et qui fut surprise par 200 manifestants armés. Mais que les Américains se rassurent, c’est Al-Qaïda qui a fait le coup. C’est le centre américain des sites islamistes qui le dit. Des terroristes, ou des islamistes. Enfin, ça doit être des barbus. Alors des mesures de représailles, voir même une bonne guerre contre le terrorisme et ça sera fini ! Non ?

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20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 07:33

Il y a de cela un mois et demi, j’avais tiré un bilan de mon premier mois sans Facebook. Et j’avais précisé que cet article ne serait « pas complet pour une raison essentielle : cela ne fait qu’une semaine que je suis de retour en France ». De retour sur le réseau social, je vais tenter de vous faire partager cette étrange expérience que fut la vie sans Facebook (et sans téléphone) pendant deux mois.

 

J’avais donc décroché. Pour de bon. En tout cas, il me semblait. Je n’en avais plus l’envie, je me moquais de ma petite amie qui s’y connectait trois fois par jour pour "espionner" la vie de ses ami(e)s. Je n’y voyais plus d’intérêt. Je ne comprenais même plus pourquoi ce site rendait accro, pourquoi il m'avait rendu accro.

Et puis j’ai replongé. De mon plein gré. Pour plusieurs raisons. A plusieurs reprises. Petit à petit. Je voulais d’abord aller en Slovaquie et j’avais une amie Erasmus là-bas. Ce serait con de ne pas prendre de nouvelles. Alors je me suis reconnecté une fois, juste une fois, pour la contacter. Puis j’ai suspendu à nouveau mon compte. Facile. Ensuite, ce fut un périple à Bordeaux. Une nouvelle Erasmus sur place, pourquoi ne pas la contacter ? Arrivés sur place, nous avions du temps libre. Un peu trop. Je n'ai pas de nouvelles depuis plusieurs semaines de mes amies du lycée. Elles n’ont plus le réflexe mail. C’est de ma faute, c’est moi qui les ai poussées à s’inscrire sur le site. De même pour ceux de la fac. A mon retour, question organisation de soirée, ça commençait à être difficile. Question organisation de football je n’étais plus informé.

 

J’étais aussi devenu égoïste (ou était-ce précoce ?). Je souhaitais que les gens, mes ami(e)s, changent leur mode de vie pour ma personne. Alors que tout le monde utilisait le téléphone, je leur demandais déjà d’utiliser Facebook. Voilà maintenant que je les poussais vers les mails. Certains n’en avaient pas l’envie, le réflexe. Je les respecte. Et je les comprends maintenant. Pourquoi vouloir toujours se distinguer. J’ai déjà une drôle de vie, pas de téléphone, un blog actif. C’est suffisant. Etre sans Facebook ne m’apportait finalement pas grand-chose. Je gagnais du temps,  et c'est ce que je recherchais. Mais j’en perdais d’un autre côté avec mes ami(e)s. C’est dommageable. Le retrait de Facebook avait pour idée de passer plus de temps avec eux, pas de ne plus réussir à les voir.

 

En plus je pensais aller vivre à Bordeaux. S’éloigner géographiquement aurait déjà provoqué un éloignement du cœur. Si, en plus, je n’avais plus les « nouvelles facebook », comment garder le contact ? Certes, les gens ont mon blog, ils peuvent le lire et ainsi prendre de mes nouvelles. Mais je souhaiterais aussi avoir de leurs nouvelles. Et mes amis ayant un blog se comptent sur les doigts d'une main. Et quand je parle d'un blog actif... Voilà maintenant que je pars au Kenya dans 20 jours, pourquoi ne pas faire partager cette expérience ? Certains ne lisent pas le blog, mais ils apprécient regarder quelques photos, non ?

 

Ces deux mois sans Facebook ont surtout fait évoluer ma façon d’utiliser le site. J’ai notamment fait un peu de tri dans mes connaissances. Ceux que je connaissais finalement de loin, ceux dont je n’avais plus de nouvelles depuis Erasmus, et qui n’étaient pas mes proches là-bas. Ceux qui étaient mes "amis Facebook" mais qui ne disaient pas bonjour dans la vie réelle. Ce fut la première fois que je fis du tri dans mes « ami(e)s Facebook ». J’ai perdu « 100 amis ». Bonne blague. J’ai aussi personnalisé au maximum mon fil d’actualité, mes notifications & Cie.Facebook-I-like-j-aime-bouton.jpg Et finalement je suis de retour sur le site. J'ai repris quelques nouvelles des gens que je cotoie au jour le jour. Et aussi de ceux dont je n'avais finalement plus de nouvelle, hormis par le site. Une pensée spéciale à mes Erasmus, finalement loin des yeux mais proches du coeur. J'ai vu que récemment, 3 de mes contacts se sont mariés. Drôle d'idée n'est-ce pas. Mais fantastique en même temps.
De mon côté, après avoir pensé au divorce, je me suis rendu compte que je l'aimais finalement bien, mon Facebook. Qu'une histoire de 5 ans ne se casse pas comme cela, sur un coup de tête. Qu'au lieu de regarder les effets néfastes, il valait mieux observer les bons côtés. Always look at the bright side of life. Et cet article, d'ailleurs, je vais le publier sur Facebook. Et vous pouvez liker.

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17 septembre 2012 1 17 /09 /septembre /2012 09:25

C’est une jolie ville. Non, vraiment, très jolie. Son centre en tout cas, que nous avons arpenté de bon matin sous un beau soleil sudiste. Bordeaux, où j’allais pour rencontrer mes professeurs. Bordeaux, où j’allais pour chercher un appartement. Bordeaux, ma future ville ? Pas vraiment. Enfin, pas encore. Je n’ai pas besoin d’un appartement pour les deux premiers mois en tout cas.

Non pas que la ville ne me plaît pas. Le centre historique, inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco est un plaisir visuel de chaque instant. Les quais ont été parfaitement refaits, le tramway semble être une merveille technologique (pas de ligne aérienne de contact mais l’énergie qui provient directement du sol, afin de ne pas déformer le paysage).

Bordeaux (5) Bien sûr, nous nous sommes arrêtés devant le miroir d’eau (que la ville considère comme le plus grand du monde, ça doit être sans compter celui entre le Washington et le Lincoln Mémorial de Washington !) et la place de la bourse au fond.Bordeaux (3) Bien sûr, nous avons dégusté les canelés et autres gâteaux basques.Bordeaux (4)Bien sûr, nous avons découvert la cathédrale Saint-André et son atmosphère spirituelle.

Bordeaux

Mais nous avons appris quelque chose : Bordeaux n’est plus la belle endormie, un surnom qui lui collait aux basques il y a encore une bonne décennie. Bordeaux s’est réveillé, au rythme des marteaux-piqueurs. Des grands travaux, entrepris dans la décennie 1990, en ont fait une ville de toute beauté. Les universités bondées du centre et de Pessac ont amené la vie nocturne. Alors il reste la réputation des Bordelais, qui ne seraient pas très sympas, un peu hautains, un peu bourgeois. Pour nous, adeptes du Couchsurfing, nous n’avons pas remarqué. Hébergés tout d’abord par un couple, Anna et Fred, nous fûmes reçus comme des rois. Anna vient de finir son doctorat (en histoire de l’art), nous avions donc un sacré sujet de conversation ! Puis ce fut Nelly qui nous hébergea le temps d’une nuit. Enfin, de deux nuits, mais la seconde nous étions seuls dans l’appartement. Nelly nous a laissé les clefs, et nous a dit de faire comme bon nous semblait. Un souvenir du tour de France revient, celui de cette dame un peu âgée nous prenant en stop, nous invitant chez elle, nous laissant ses clefs, nous offrant le petit-déjeuner. Alors non, je ne laisserai pas dire que les Bordelais ne sont pas sympas. Ceux que j’ai rencontré ont le cœur sur la main, prêts à porter le poids du monde sur leurs épaules !Bordeaux (6)

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12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 06:53

Il y a un an de cela, je partais pour un voyage qui m’a transformé. A de nombreux niveaux. J’ai une vision différente de l’Asie, des peuples en voie de développement ou des religions. Mais j’ai également évolué vis-à-vis de l’Europe et des voyages. Je prends pleinement conscience de la chance que nous avons, nous, Européens, d’être sur un « mini-continent ». Non pas que de Porto à Helsinki il n’y a qu’un pas, mais il n’y a bien souvent qu’un avion. En 1h je rejoins l’Allemagne, 30 minutes plus tard c’est Budapest. Et tout cela à un coût limité.
Dune du Pilat (7)Le fait d’être à Bordeaux m’a permis de découvrir une région que je connais peu : l’Aquitaine. Au-delà de la visite de la capitale girondine (j’y reviens très vite), nous en avons profité pour pousser une heure plus loin. Qu’est-ce qu’une heure finalement, en échange de la dune du Pilat, la dune la plus haute d’Europe, dont l’altitude varie entre 100 et 117 mètres ?! Un beau dénivelé donc, pour une vue imprenable sur le bassin d’Arcachon d’un côté, la forêt  des Landes de l’autre. En photo, voilà ce que ça donne !

Dune du Pilat (2)Dune du Pilat (4)

Dune du Pilat (5)

Dune du PilatLa dune évolue constamment. Sa hauteur donc, qui varie constamment, et sa longueur et largeur. 2,7 km de long ! 500 mètres de large. Et elle gagne chaque année un mètre au moins sur les terres !
Dune du Pilat (3)Après une halte à Laval pour visiter (et faire la surprise !) à ma sœur, nous sommes remontés par le Mont-Saint-Michel. Une heure de détour aussi, mais un incontournable de la France qu’Alba a apprécié. Le temps était maussade et la vue très mystérieuse.Mont-Saint-MichelLa baie évolue beaucoup dernièrement (de nombreux travaux sont en cours pour désensabler le Mont), et nous avons dû nous garer sur les nouveaux parkings, avant de prendre une navette. Coût du parking pour 2 heures : 8,50€ ! Oui, il y a de l’abus, tout en sachant qu’il y a deux ans c’était 5€ (ce qui était déjà cher, mais là on passe à un autre niveau). N’empêche, il reste les photos !Mont-Saint-Michel (3)Mont-Saint-Michel (2)

Demain, un tour à Bordeaux ?

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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 09:17

Je continue ma remontée du Danube pour arriver à l’apogée de la splendeur architecturale des Habsbourg. Vienne, l’Autriche, le pays du génie (Mozart) et du diable (Adolf). Vienne, ville de neutralité, qui accueille le plus grand centre international d’entente sur les prix (le siège de l’OPEP) ainsi que l’ONUDI, l’OSCE et l’agence Internationale de l’Energie Atomique. Vienne, considérée comme la ville où la qualité de vie est la

meilleure depuis plusieurs années selon le classement Mercer (Paris est 30ème, Munich 4ème !).
Schönbrunn (5)Nous avons la chance d’être hébergé chez l’habitant, avec couchsurfing. Jennifer habite, avec son frère et sa mère, un magnifique appartement où il fait bon vivre. Autrichienne faisant ses études en Angleterre, elle fait plus anglophile que germanophile, tant sa culture et ses expressions me ramènent de l’autre côté de la Manche. Très vite elle nous emmène dans la capitale autrichienne sous un soleil de plomb. Nous commençons par deux bâtiments se faisant face, tel un miroir, le musée de l’histoire de l’art et le musée de Vienne. Nous passons par un petit marché, puis par l’artère commerçante avant de croiser l’opéra (Staatsoper) qui nous rappelle la place essentielle qu’a joué le pays en matière de musique classique. Nous arrivons enfin du côté de la bibliothèque nationale, le Hofburg qui abrite également le musée de Sissi, et de l’autre côté l’hôtel de ville.Vienne (15)

Vienne est un régal pour les amateurs d’histoire de l’art ou les fans d’architecture classique. A chaque regard vous pouvez vous perdre dans les multiples détails, sculptures ou peintures, que recèlent la majorité des bâtiments.Vienne (16) Nous rencontrons une statue de Johan Strauss un peu plus loin, puis un kangourou. Qui dénonce un cliché anglo-saxoA, et les problèmes de prononciation entre un Austria et un Australia. On dit même dans le pays viennois que c’est la raison du refus des Australiens d’accorder les visas vacance/travail aux jeunes autrichiens !Vienne (11)Avec Jennifer nous découvrons la vie autrichienne by night. Nous nous posons le long de la rivière, prenons le temps de découvrir ses amis, notamment un futur médecin qui parle un très bon français.Vienne (19) Le lendemain nous remettons ça, dans un appartement cossu de la vieille ville. Après m’être fait dévorer du regard nous partons vers une soirée London Calling qui reste de sinistre mémoire pour Olivia et Sophie, qui me rappela certaines grandes heures d’Erasmus pour ma part.

Schnitzel

 Le principe : du rock et de la pop britannique et US. Des années 70 à aujourd’hui. Les Clash ou Blur, The Killers et les Kings of Leon, du son qu’on apprécie écouter (pour ma part). 

Du son sur lequel les filles ont eu plus de mal à danser. Mais c’est là le grand avantage de Couchsurfing, de se retrouver dans des endroits pas forcément touristiques, seulement fréquentés par les locaux. Que dire par exemple de Beim Bannes, une auberge bondée à 40 minutes en voiture du centre-ville ? Elle est tenue par son beau-père, qui nous offrit un repas typique, avec le fameux Schnitzel (une escalope enrobée de chapelure). Et tout ça, c’est gratuit ! Elle n’est pas belle la vie ?!

Encore plus beau, l’apogée de ce voyage : Schönbrunn. Le château de Sissi et de François-Joseph, construit en 1699 pour être le Versailles autrichien.Schönbrunn (7) Les jardins, dessinés par Jean Tréhet, élève de Le Nôtre, sont à la française. S’y balader plusieurs heures sous une température caniculaire est un régal. La vue depuis la gloriette est splendide (plus de photos ici).Schönbrunn (8) Puis l’intérieur du château, que je n’avais pas fait. Autant l’histoire de l’Autriche que l’histoire de Sissi (LA star !). Un immanquable à toute visite viennoise. Le lendemain nous faisions Bratislava, mais vous le savez déjà. Nous sommes restés à Vienne, chez Alexandra. Un appartement un peu différent du précédent, plus artistique dirons-nous, avec une atmosphère très étudiante. Nous y avons rencontré le Ligretto, un jeu de société qui devient passion. C’est ainsi que s’achève cette remontée du Danube en trois étapes. Une idée me traverse l’esprit : pourquoi ne pas descendre le cours du fleuve depuis la forêt noire allemande jusqu’à la Mer Noire en canoë ? 3000 km et 10 pays traversés, tentant non ? Une idée à reprendre au vol !

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4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 08:31

Nous continuons notre remontée du Danube avec Bratislava. Et la comparaison avec Budapest fait mal à la capitale slovaque.

C’est là un de mes soucis récurrents. Comparer, villes et paysages traversés. J’ai beau essayer de me convaincre qu’il ne faut pas comparer, que chaque endroit mérite d’être vu, il n’empêche que mon cerveau le fait à l’insu de mon plein gré. Le comble du grand voyageur n’est-il pas de pouvoir dire qu’il n’aime pas New York ? Et Bratislava a grandement souffert de l’effet comparatif avec Budapest-Vienne.

Pour rejoindre la capitale slovaque nous avons choisi le bus depuis Vienne, et une heure plus tard me voici dans le 41ème pays que je vais découvrir. A la station de bus, nous faisons face à une magnifique synagogue. Il se révèle qu’elle est faite en polystyrène. Bizarre.Bratislava (3)

De bon matin nous escaladons le château, dont la construction débuta au Xème siècle. Sympa, mais pas tordant non plus.Bratislava (5) La vue sur la vieille ville n’est pas trop mal. La vue sur la banlieue est archi-soviétique : des  blocs, des blocs et des blocs de béton. Bratislava (7)
Slovaquie pièce de deux euros croix de LorraineLe château est l’un des symboles de la Slovaquie, c’est d’ailleurs ses tours qui figurent sur les pièces de 10, 20 et 50 centimes d’euros slovaques. Car oui, la Slovaquie est dans la zone euro ! Et ce depuis 2009. Une préférence pour les pièces de 1 et 2€ qui ont comme symbole les armoiries nationales, avec une belle croix de Lorraine !

Les rues du centre-ville sont très sympas pour flâner. Mignon, oui, c’est le mot qui convient. En une heure, une heure et demie de temps vous avez fait le tour. Et là, comme nous avions notre bus dans 5 heures, une question : que faire ? Alors nous avons mangé, nous avons bu, nous avons dormi. C’est ça le plaisir des vacances, pas d’obligation, pas de pression.

 

Bratislava (12)Quelques photos (plus ici). Nous discutons. De nos vies antérieures, de nos vies à venir. Le travail qui arrive, faut-il le fuir un peu plus longtemps encore ? Et l’amour ? Nous philosophions. Sans arriver à des conclusions, mais pour le plaisir des questions.

Demain, je vous emmène à Vienne, dans une ambiance royale, à la découverte de Sissi.

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3 septembre 2012 1 03 /09 /septembre /2012 10:05

L’excitation est à son comble. Je me suis levé avec beaucoup de motivation. 7 heures, un petit-déjeuner classique puis une nouvelle sieste avant de se préparer pour 8h30. A 9 heures, nous sommes sur la ligne de départ. A nos côtés, présents pour nous encourager, Sophie, Maxime et Lucas. Le second cité est passé par là, il doit comprendre les sentiments qui me traversent. Je fais partie des 5 000 personnes qui s’apprêtent à prendre le départ du semi-marathon de la braderie de Lille. Une foule compacte me côtoie, tous prêts à aller 21,1 km plus loin. Au bout de l’effort.


Le coup de feu du départ résonne, un mouvement de foule vers l’avant débute. 20 bonnes secondes plus tard nous pouvons faire nos premières foulées, à allure réduite. Difficile d’accélérer quand dix personnes font front devant toi. Je fais mon au revoir à Olivia, ma partenaire d’entraînement. Aujourd’hui c’est un effort solitaire. J’accélère enfin.

semi-marathon-lille-braderie-2012-photo-participants.jpg Quelqu’un devant moi court avec un grand panneau écrit « 1h50 ». Ca tombe plutôt bien, c’est peut-être le temps que je compte faire. En fait, je n’en sais strictement rien. J’ai couru 2 fois les quinze derniers jours, et un maximum de 14 kilomètres. Alors après quelques secondes je me décide à accélérer. Il y a trop de monde. Et je pense déjà au ravitaillement qui s’annonce très compliqué dans cette foule aussi compacte. Je double. Beaucoup de monde. J’ai l’impression que je me sens fort. J’accélère constamment. Après 3 kilomètres j’ai rejoint le panneau « 1h40 ». Je reste derrière lui. Le temps d’une petite pause. Mais je n’aime pas suivre l’allure de quelqu’un. Alors je réaccélère.

 

Premier ravitaillement. Cinquième kilomètre. Personne n’est devant moi. Je chope un gobelet d’eau. Pas facile de boire. Je bois un quart du gobelet, mon T-Shirt les ¾ restants. On ne s’arrête pas devant moi, j’imite mes voisins de course. Quelqu’un avec son T-Shirt Bricoman va à une allure qui me convient plutôt bien, je le suis. Sur le boulevard Vauban, nous croisons les premiers dans l’autre sens. Des Kenyans, en petit groupe. Tous mes voisins applaudissent en courant, je fais de même. Ce n’est pas la même course. Le premier, Ezekiel Chebii, un… Kenyan (comme 9 des 10 premiers !) finira son semi-marathon en 59 minutes et 5 secondes. Au 8ème kilomètre je passe la porte de Paris. Je suis encore frais, je peux faire un petit signe amical à mes supporters. Sur le coup je frappe presque mon voisin de course.


La grosse difficulté du début de l’épreuve s’appelle les autres coureurs. Quand tu doubles tu dois d’abord regarder à gauche, puis à droite. Sans rétroviseur. La tête se secoue dans tous les sens. Parfois, aussi, tu te fais doubler. Et il faut faire attention de ne pas percuter les pieds de l’autre coureur. De temps en temps, c’est un mur qui est devant toi. Tu slalomes vers la gauche puis la droite afin de trouver la bonne porte, le petit espace qui te permettra de franchir le mur.

 

Tout cela fatigue. Au 12-13ème kilomètre je commence à sentir qu’il me manque du coffre. De l’endurance. Un défaut d’entraînement. Je débute le décompte des kilomètres, qui s’effacent de plus en plus lentement. J’attends avec impatience chaque ravitaillement, tous les 5 kilomètres. Si je n’ai pris qu’un gobelet sur le premier, j’ai chopé de l’eau, une orange, une éponge sur le dernier. Je commence à être en perdition. Je le vois. Depuis plusieurs kilomètres je ne double plus personne, ou alors des coureurs plus en perdition encore que moi. Le reste du temps je me fais effacer par les autres coureurs. J’ai été lâché par Bricoman et son T-Shirt il y a quelques kilomètres, je ne le reverrai plus. J’essaie de calquer ma course sur les personnes devant moi mais j’ai l’impression que celles-ci accélèrent constamment. Les faux-plats montants du côté de la citadelle me font mal, je ne parviens plus à relancer. Je regarde de plus en plus derrière moi pour voir si le monsieur « 1h40 » n’est pas là. Merde, il reste 3 kilomètres, ce serait con de lâcher maintenant.


Heureusement il y a la foule. Qui t’encourage, qui te porte. Les autres coureurs aussi, avec un petit mot sympa quand ils te doublent. Certains doivent bien sentir à mon allure que je suis au bord de la rupture. Heureusement, il y a aussi un peu d’amour propre. Non, je n’abandonnerai pas. Je regarde derrière moi et je vois au loin le panneau « 1h40 » qui flotte. Non, je ne le laisserai pas revenir. Sous les 1h40 ce serait très bien. Alors je donne tout ce que j’ai. Le dernier kilomètre est un chemin de croix. Les pavés font mal, mes jambes encore plus. J’ai l’impression que mon genou droit commence à crier « tendinite ! tendinite ! ». Tais-toi donc ! Là, c’est le mental qui compte. Dans la dernière ligne droite j’ai les adducteurs en feu. Certains tapent un sprint. Rien à foutre. Je vois le chrono, 1:39:.. Ca me va. Plus besoin d’accélérer. Je fais un sourire à ma petite sœur et à Alba, présentes dans les derniers mètres. J’y suis. Je l’ai fait.


Les premiers mètres d’après-arrivée je boîte légèrement. Mais mon corps se réhabilite assez vite. Je chope à boire, me mets au sol pour réaliser les premiers étirements. Qui font tant de mal sur le coup, mais tant de bien pour la suite. Je rejoins mes supporters sur la dernière ligne droite. Olivia arrive, dans un temps surprise pour moi (2h02:51). Clap clap. J’ai froid. Je frissonne même. Désolé Christophe, mais je n’attends pas que tu finisses tes 10 kilomètres. La douche réparatrice m’attend. Puis une bonne sieste. 1h39:26. Temps de référence pour le prochain semi-marathon. Mais pas tout de suite.


Prochain objectif : sous les 1h30. Ou un 10 km en moins de 43 minutes. Et puis l’objectif final : le marathon de Paris. Je lance un appel à tous les intéressés !

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2 septembre 2012 7 02 /09 /septembre /2012 09:31

Les voyages sont une drogue dure, et je suis accro. Difficile de m’en détacher, je replonge constamment. Surtout quand j’ai du temps libre. Et comme ma rentrée arrive à grands pas, j’ai décidé de m’offrir un dernier petit périple, « pour la route ».

L’Europe centrale je l’ai traversée, à vitesse grand V. Le temps d’un tour d’Europe qui m’a laissé un goût d’inachevé dans la bouche. Nous avions tout vu, et finalement si peu. Les rencontres et les conversations m’avaient manqué. Remettre un pied à Budapest, c’est stimuler mes souvenirs et développer mes connaissances hongroises, alors que le pays traverse des turbulences politiques constantes depuis plusieurs années.Budapest (7)

42€ c’est le prix du billet d’avion depuis Charleroi jusque Budapest. 1357 km plus loin, en compagnie de Sophie et d’Olivia (qui est contente de lire son nom dans ce blog !), nous débarquons dans le pays du Rubik’s cube et du paprika. L’auberge de jeunesse est parfaitement localisée, à côté de la station de métro Astoria. La chaleur est, déjà, étouffante. Nous descendons très vite en ville pour rejoindre le free tour du côté de la cathédrale St Istvan (basilique Saint-Etienne en français), à 14h30. Pour ceux qui ne sont pas attentifs, c’est un tour gratuit de la ville avec un guide, qui se rattrape sur les pourboires.Budapest (2)

Nous visitons d’abord Pest, le côté oriental de la ville, architecturalement transformé par le règne des Habsbourg. L’histoire de la Hongrie est en effet difficile à dissocier de l’Autriche, du fait de la création de l’empire austro-hongrois en 1867. 

Trianon Hongrie panneaux mécontentement

L’Autriche-Hongrie comprenait en plus des deux premiers pays cités la République Tchèque, la Slovaquie, un peu de Pologne, la Slovénie, la Croatie, la Bosnie, la Serbie et une partie de la Roumanie. Prague, Budapest, Sarajevo, Vienne et Split dans le même empire, ça a laissé des traces. Notamment dans les mentalités. Les Hongrois ont encore en mémoire le temps de leur grande Hongrie, et des politiques d’extrême-droite (HVIM) n’hésitent pas à encore jouer du nationalisme hongrois à l’encontre du traité du Trianon, datant de… 1920. La Hongrie, puissance vaincue de la première guerre mondiale, se voit alors amputée des 2/3 de son territoire. Récemment une requête a été adressée au tribunal de la Haye pour purement annuler le traité ! Et en 2010 ils ont même organisé une manifestation à Versailles ! (en noir sur la photo, l’actuelle Hongrie, et les territoires perdus autour).

Nous avons ensuite quitté Pest pour rejoindre Buda. Oui, c’était deux villes auparavant (jusque 1873), reliées pour la première fois par le pont Széchenyi-Lánchid, ou pont des chaînes (on gagne en prononciation), inauguré en 1849. Détruit par les Allemands il fut reconstruit par les Soviétiques, comme l’ensemble de la ville. Et notamment le château. Les Soviétiques considéraient que ce château était la marque de l’ancien pouvoir, et choisirent alors de le reconstruire à la mode soviétique. Ils ont d’abord détruit plusieurs sculptures à l’extérieur, et quasiment l’ensemble de l’intérieur. Et ils ont reconstruit assez simplement. Depuis plusieurs années, le gouvernement planifie de reconstruire à l’identique l’ancienne résidence de Marie-Thérèse, mais les fonds semblent manquer.Budapest (23)

Après plus de 3h30 de marche nous donnons quelques florins (1€ = 277 florins selon le taux de change actuel) bien mérités à notre guide.

Bains turc de Budapest vus du ciel

Le lendemain, direction les thermes Széchenyi, plus communément appelés bain turcs ! Oui, Budapest était ottomane à partir du règne de Soliman le Magnifique, en 1526, et ce jusque 1686. Entre sauna et hammam, eau à 18°C ou à 40°C, nous n’avons pas chômé ! ^^
Le soir, du goulash ! Le plat traditionnel hongrois, une soupe de bœuf baigné dans du paprika, dans une ambiance cossue (joueur de piano). Nous avons ensuite déambulé dans les quartiers de Pest, les plus vivants, avant de boire un verre pas très loin du quartier juif. En soirée, une balade sur les berges du Danube pour voir Budapest la nuit. Et que dire, si ce n’est qu’une ville est toujours plus jolie la nuit (plus de photos ici)Budapest (20) Déception lorsque nous arrivons à deux pas du parlement, toutes les lumières s’éteignent ! Il est minuit et c’en est fini de l’éclairage ! Dommache !

Heureusement, notre dernier jour de voyage nous permet de voir celui que je considère comme le plus beau parlement d’Europe, mélange de gothique et baroque, ayant eu comme modèle Westminster. Et l’élève a dépassé le maître.Budapest (21)Demain, je continue ma balade sur le cours du Danube et je vous emmène à Bratislava !

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30 août 2012 4 30 /08 /août /2012 12:03

Je sais que vous commenciez à vous inquiéter, jeunes hommes et gentes demoiselles : « il nous évoque l’Irlande, Dublin, Galway, mais pas un mot du Connemara ». Ne pleurez plus, je vous l’offre ici !
Connemara (2) Le Connemara, sous une pluie soutenue, fut la dernière étape de cette balade irlandaise. Plus de photos ici.

Connemara (5)

Entre les sosies de personnes que nous connaissons bien, et les live music toujours aussi impressionnants, j’avoue avoir savouré ce dernier jour, déjà bercé par la mélancolie des jours écoulés trop vite à mon goût. Notre équipe, handicapée des deux tiers par un gros rhume, a eu plus de difficultés à enchaîner les soirées dans les pubs et les visites la journée. La fatigue a déjà fait son apparition, la carte de conseil général a arrêté de régaler. L’Irlande est belle, mais coûteuse.
Connemara (10)Galway respire français. Dans les pubs, la langue de Molière se fait autant entendre que Shakespeare (ou plutôt James Joyce !). Le Connemara, et ses lacs. Chanté de fort bel manière par Michel Sardou. Un chant entraînant, qui vous emmène dans un tourbillon de musique irlandaise en soirée, qui vous fait sauter, danser, hurler à la mort ses lacs et la vie là bas, dans le Connemara. Cette vie que je n’imaginais qu’avec ses paroles. J’ai maintenant les images.

Quand le chauffeur de bus a demandé s’il y avait des Français dans le bus, je n’imaginais pas qu’il exaucerait notre vœu le plus cher : les lacs du Connemara lors de la visite. Nous l’avons repris en chœur, sans doute pas en rythme (vous devez le percevoir !), mais avec toutes nos tripes, toute notre voix, du plus profond de notre cœur. Irlandais nous nous sentions. Un pays de musique et de chaleur humaine pas si éloigné du mien. 

 

 

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